Wednesday, June 30, 2010

UN MOIS APRÈS LA CESSASSION DES EXPORTATIONS DES GRUMES DU GABON, OÙ EN SONT LES CHOSES ?




Les émergents nous avaient prédit une révolution. L’industrialisation par la transformation du bois devait s’amorcer immédiatement. Ce blog s’est penché sur la question des retombés de l’interdiction de l’exportation des grumes et notre conclusion : rien de glorieux ! Nous nous sommes approchés des exploitants qui nous ont expliqué comment les choses fonctionnent. Après ces conversations, nous nous demandons si les émergents qui prennent ces décisions connaissent vraiment l’industrie du bois ?

1. Les grumes s’amoncèlent toujours au port d’Owendo, un vrai gâchis
Nos sources sont formelles et nous disent que depuis la mesure de non exportation des grumes gabonaises, beaucoup de bois qui a été coupé au Gabon ne sera jamais utilisé car les scieries industrielles préfèrent utiliser du bois frais, c'est-à-dire celui qui a été coupé dans les 6 mois précédant sa transformation. Mais au Gabon, des milliers de mètres cubes de bois vont s’éterniser à même le sol, sous les intempéries, à la merci des éléments naturels dégradants, tout simplement parce que le pays n’exporte pas et n’a pas la capacité de transformer ce bois. Les chiffres qui sont avancés sont d’un manque à gagner de plusieurs dizaines de milliards de francs CFA. Si les émergents pensaient forcer la main des exploitants en leur interdisant d’exporter, ils se sont trompés comme des débutants, car aujourd’hui, tous les acheteurs qui s’approvisionnaient en grumes au Gabon, se sont simplement tournés vers le Cameroun et le Congo-Brazzaville, pour obtenir les mêmes essences qu’ils achetaient naguère au Gabon. Nos sources font état d’importantes cargaisons de grumes partant des ports de Douala et de Pointe-Noire, vers la Chine, le principal acheteur en ce moment. Plus inquiétant, une publication qui se spécialise dans le commerce des grumes, affirme que la Chine serait en train d’abandonner le traitement de l’Okoumé dans ses scieries aux profits d’autres espèces plus disponibles dans les pays voisins du Gabon. Il semblerait donc que le marché du bois se prépare à vivre sans le Gabon. Dans ce cas, la fameuse industrialisation dont parlait Ali Bongo viendrait d’où ? Les gabonais qui ont perdu leurs emplois les retrouveraient où ? Voici ce qui arrive quand des incapables ont le pouvoir de décision : le désastre. Mais qui demandera des comptes à Ali Bongo, vu que l’état c’est lui ?

2. Il y a 60000 mètres cubes de bois qui se gaspillent au port d’Owendo et des milliers de gabonais au chômage
Que va t-on faire de toutes les grumes qui ont été coupées au Gabon? Personne ne s’intéresse à ce genre de question. Que vont devenir la famille mise au chômage ? Encore une fois les émergents vêtus de leur pagne Bongo ne s’intéressent pas à ce genre de questions « idiotes ». Mais bon, nous savons tous que face à ces interrogations, ils diraient en jurant 3 dieux au ciel que tout s’arrangera quand les « fameuses » usines auraient été construites, vous savez, quand les poules auront des dents ; qu’à ce moment là, tous les licenciés retrouveraient des meilleurs emplois ; de la même façon que les bongoïstes avaient trouvé des emplois aux anciens d’Air-Gabon, de l’Octra, de Gabon-Telecom etc. Des promesses, des promesses.

En plus des emplois perdus directement dans le secteur du bois, les gabonais paient aussi les contrecoups de cette mesure, de par la cessation des activités des bulldozers, dont les chauffeurs sont gabonais, les mécanos sont gabonais. Il y a aussi l’impact sur la Setrag, la compagnie de chemin de fer, qui transportait annuellement 1 millions de tonnes de bois, avec toute la manutention gabonaise que cela sous entend. Rien ne peut remplacer ce tonnage pour cette société. Nous continuerons de suivre pour vous ce dossier et vous donnerons les résultats tels qu’ils se mesurent sur le terrain, chose dont semble être incapable ce régime.

Tuesday, June 29, 2010

BIENVENU AU THÉATRE DE L'ABSURDE: MBORANTSUO ANIME UN ATELIER SUR L'ÉTAT DE DROIT AU GABON




C'est Ionesco qui doit se tordre dans son linceul. Les Gabonais auraient décidé de bâtir, grandeur nature, un état dont toute la politique reposerait sur les travaux d'Eugene Ionesco, le théâtre de l'absurde. Si le Gabon n'est pas une démocratie, il est assurément une "dramaturgie" de type comique et absurde. En effet, dans l'univers parodique que représente le Gabon, où les non-sens sont présentés par les ventriloques avec l'énergie du nouveau converti, la dichotomie entre la volonté d'un pouvoir totalitaire et le savoir universel est si évidente pour ceux qui se donnent la peine de regarder. Heureusement que le totalitarisme n'a pas encore trouvé la formule à reformater à son image, tout esprit logique. Naturellement tout observateur de la politique gabonaise depuis 1990, notera l’illogisme d'un lien entre le Gabon et la notion d'état de droit. Encore plus, lorsque le vecteur de cet état de droit se veut être dame Mborantsuo, là on touche les abysses du cynisme.

1. Mborantsuo, la personnification de la perversion du droit
Sérieusement, qu'ont les gabonais à apprendre de Mborantsuo, en ce qui concerne le droit? Quelle définition crédible pourrait-elle leur donner d'un état de droit? Va-t-elle dire aux gabonais que dans un état de droit, les institutions juridiques sont au service public, et non d'une famille? Va-t-elle leur dire que dans un état de droit, les institutions électorales sont idéalement au service des citoyens, du bien commun, de l'intérêt public, et non d'un clan mafieux? Va-t-elle leur expliquer que dans un état de droit, on ne puisse pas admettre que la présidente de la cour constitutionnelle soit la maitresse du président en exercice, ou encore sa belle mère? Va-t-elle leur expliquer que dans un pays de droit, il serait inadmissible que la présidente de la cour constitutionnelle construise un grand lycée à coup de milliards, sans que personne ne sache d’où proviennent les fonds? Va-t-elle leur expliquer que dans un pays de droit, le numéro 1 de la cour constitutionnelle ne saurait faire campagne pour un candidat, Ali Bongo ou Régis Imongault, assister à leurs meetings, en agitant le mouchoir et criant agitez-agitez-agitez! Tout en étant celle qui doit décider des contentieux électoraux de façon "NEUTRE"? Va-t-elle leur expliquer que la présidente de la cour constitutionnelle se doit d'être elle-même en règle avec la loi, chose que Mborantsuo foule au pied en restant à la tête de la cour, malgré l'expiration de ses mandats depuis des années? Au Gabon, personne n'est dupe. Tout le monde sait que Mborantsuo n'est pas à son poste pour ses qualités juridiques, mais parce qu'elle couchait avec Bongo et que ce dernier avait besoin de quelqu'un de confiance à ce poste stratégique. Mborantsuo est au service exclusif des intérêts des Bongo. Sombre tableau en effet pour quelqu'un qui voudrait oser parler aux gabonais d'état de droit. De quel droit?

2. Mborantsuo, un des leviers de la dictature
Avec l'aide de Mborantsuo et ce sans discontinuer depuis 1990, une famille s'est littéralement emparée du Gabon. En se servant des leviers de l'état, des institutions soit disant républicaines, et en les détournant au bénéfice exclusif d'un Clan, le sien, et à plus long terme, pour ses descendants, elle participe activement à notre esclavage. Grace aux Bongo et Mborantsuo, le Gabon perd ses acquis, ses valeurs, ses idéaux, son âme. Le Gabon est moribond! Grace aux décisions juridiques de Mborantsuo, la constitution gabonaise est un chiffon qui permet à un homme, un seul, de décider de tout. Aucun amendement parlementaire s'écartant de la ligne directrice n'est toléré; les médias sont sous contrôle; les institutions sont verrouillées, les grands commis de l'état sont mis au pas ou renvoyés, bref la voix du Gabon devient celle d'une seule famille. Grace aux decisions juridiques des gens comme Mborantsuo, l'opposition quand elle existe, est soit intimidée, soit récupérée, ridiculisée, ou laminée. les Elus sont alignés, soumis, ou priés de se démettre. Grace aux décisions juridiques de Mborantsuo, la Justice gabonaise se retrouve amputée de son indépendance, car elle s'assure que rien n'échappe au maître, qu'aucun contre-pouvoir fort ne se mette en place, et surtout pas d'alternance à l'horizon.

Avec des gens comme Mborantsuo, le Gabon a été transformé en une autocratie au service d'une caste indifférente au sort des gabonais. Et dans ce contexte, elle ose vouloir donner aux gabonais des cours sur l'état de droit. C'est surréaliste et honteux!

Monday, June 28, 2010

MERCI Á NOS LECTEURS ET HOMMAGE Á VOUS TOUS QUI NOUS DONNEZ LA FORCE DE CONTINUER, MALGRÉ LES MENACES ET INJURES




C’était le 23 Février dernier que nous lancions bénévolement ce blog. Ce jour là, si nous étions conscient de la soif de changement qui animait les gabonais dans leur ensemble, mais nous étions loin de mesurer l’intérêt que nos compatriotes manifesteraient à notre espace. A ce jour, nous sommes à notre 143ième billet journalier de publié, et avons établi petit à petit, de fil en aiguille, une bonne complicité avec notre lectorat qui continue d’augmenter. En ce jour, nous avons voulu prendre le temps de vous remercier de l’attention que vous nous portez, en vous faisant partager nos statistiques. Ces statistiques sont compilées par notre hébergeur, Blogger (Google) et nous sont disponibles à tout moment. Le graphe ci-dessus vous démontre la fréquence des visites journalières pour le mois de Juin 2010. Sur ce graphe, chaque colonne représente une journée du mois de Juin; les lignes horizontales vont en croissant, à raison de 2000 visiteurs par ligne. Donc l’axe des « x » est à zéro, la première ligne horizontale à 2000, la seconde à 4000, la troisième à 6000 etc. Vous voyez donc qu’en Juin, nous avons une moyenne quotidienne de 4000 visites, avec des minima d’un peu plus de 2000 les weekends, et des maxima de plus de 6000 de temps en temps, mais rarement quand même.

Au vu de ces statistiques plus qu’encourageantes, nous tenions à vous remercier, frères et sœurs, de nous aider par vos visites quotidiennes qui nous motivent et dont nous en avons vraiment besoin ; car sans vous, ce blog n’aurait aucun sens. Comme vous le savez, il se produit toujours des combats avant la victoire. Dans notre combat, c'est vous le lectorat qui nous fortifiez et nous donnez la force de continuer, car nous subissons toujours les intimidations de l'ennemi. Mais nous sommes capables d’ignorer et repousser toute ces attaques de l'ennemi, car nous vous savons à nos côtés. Alors ensemble, nous continuerons de nous battre contre ceux qui comme un nuage noir, veulent assombrir notre avenir collectif et nous emprisonner dans un déterminisme héréditaire qui a été discrédité partout dans le monde.

Sur ce site, nous ne serons jamais complaisants. Nous ne passerons jamais sous silence le fait qu’au Gabon, la fainéantise soit mieux récompensée que l'excellence ; le fait que nous ayons un pays où l'effort pour arriver à un objectif commun n'a jamais intéressé personne, étant donné que seul l’objectif bongoïste soit primordial ; le fait que nous nous ayons un pays où les belles paroles ont plus d'importance que les belles réalisations, un pays où les discours prometteurs et enjôleurs sont applaudis et les critiques objectives perçues comme des menaces au régime en place.

Encore merci de votre fidélité

Saturday, June 26, 2010

BRAVO LE GHANA, BRAVO AUX BAFOKENG. EN FOOT, EN ÉCONOMIE COMME EN POLITIQUE, LES DÉMOCRATIES ET LES BONS GOUVERNANTS TRIOMPHENT








Situé à Rustenburg dans la province du Nord-Ouest, le Royal Bafokeng Stadium, a abrité aujourd’hui la rencontre de 16ième de finale entre le Ghana et les USA. Mais la raison qui nous a poussé à consacrer un billet cet à évènement, vient du fait que le seul rescapé Africain, le Ghana, soit aussi une des rares démocraties pleines du continent et un des rares pays dont la bonne gouvernance est citée en exemple. Nous voulons aussi tirer notre chapeau aux Bafokeng, à qui le magnifique stade où s’est joué le match appartient. Une première dans l’histoire de la coupe du monde, de jouer des matches sur un stade appartenant à une communauté et entièrement financé sur les fonds de cette communauté, en toute transparence et voir une équipe africaine accéder aux quarts de finale sur ce stade.


1. Le Ghana sur un strapontin
L’Afrique n’aurait pas pu choisir une meilleure vitrine comme représentant aux quarts de finale, que le Ghana. Le continent le plus pauvre du monde, le moins bien géré, celui où on trouve encore la succession héréditaire au pouvoir, justifiée par des ventriloques sans foi ni loi ; le continent où des dirigeants vont acheter des propriétés à 65 milliards de francs CFA en France, sans que la presse nationale officielle en fasse état. Ce continent mérite des symboles d’espoir. Le Ghana incarne l’onde positive émettant du continent Africain. Il représente l’Afrique responsable, bien gouvernée et démocratique. Le Ghana nous démontre à tous, où se situe le vrai futur de l’Afrique. Il se situe résolument vers la compétence, la démocratie, la bonne gouvernance, les passations de pouvoir hors famille. Toutes les dictatures qui pullulent sur notre continent continuent de nous faire mordre la poussière, c’est pourquoi il faut porter le Ghana au plus haut des exemples Africains.

Foot - CM : Le royaume bafokeng à l'heure anglaise - kewego
Retrouvez durant la compétition, une série de reportages concoctée par France 24 sur les à-côtés de la Coupe du monde en Afrique du Sud.





2. Mais qui sont ces Bafokeng ?

Il s’agit tout simplement de la communauté noire la plus riche d’Afrique du Sud. Ils le sont devenus grâce à une victoire juridique à la fin de l’apartheid qui leur octroyait des royalties de 20% sur le platine, un métal précieux, exploité sur leurs terres ancestrales. Sur ce point les Bafokeng ont été visionnaires, et montré la voie à suivre pour les autres communautés africaines qui voudraient finalement se prendre en main et choisir de prendre le contrôle de leur destin par le truchement d’un droit de regard sur les richesses issues de leur sous sol. Les Bafokeng sont des gens qui ont vu juste. Ils sont environ 300000 personnes et leurs terres contiennent plus de 50% des réserves mondiales de platine et de chrome.


3. De bons investissements en toute transparence
Les Bafokeng avaient mis en place un Master Plan avec pour but, grâce à leur manne, l’accélération du développement économique de la communauté d’ici 2035, en mettant l’accent sur l'éducation, la santé et le tourisme. Et pour développer le tourisme, les Bafokeng misèrent beaucoup sur la Coupe du Monde. Ils ont construit leur stade en 1999. Ce stade a attiré l’attention des organisateurs de la Coupe du Monde de football en 2009 lorsqu’il a accueilli la Coupe des Confédérations. C’est un stade correspondant aux standards de la Fifa, et il fut retenu pour faire partie des dix qui accueillent la Coupe du Monde 2010. Ils possèdent également un complexe d’entrainement spécialement construit pour la Coupe du Monde et où est établie l’équipe d’Angleterre. Le succès des Bafokeng vient en grande partie du fait que leurs ressources soient gérées dans la plus grande transparence, ce qui prévient grandement la gabegie comme ailleurs en Afrique (suivez notre regard). Cette transparence permet à tous les membres de la communauté de savoir exactement le solde des comptes de la communauté et les montant des investissements et revenus de la communauté. A ce titre, ils sont en train de développer un nouvel hub IT (technologie de l’information) dont on dit qu’il serait l’un des plus importants d’Afrique. En toute transparence, les Bafokeng ont annoncé qu’en 2009, leurs revenus sur les royalties minières se sont élevés à 30 milliards de Rands, soit environ 2100 milliards de francs CFA. Avec cet argent, les Bafokeng construisent des hôtels and des écoles d’élites. Ils viennent aussi de construire sur fonds propres, 4 hôpitaux et achetés 12 bus convertis en cliniques mobiles fonctionnant 24h sur 24h. Ils ont surtout construit 55 écoles d’élites qui ont vu le nombre de diplômés doubler en quelques années.

Quand on voit comment les Bafokeng ont été visionnaires avec leurs ressources, on pleure pour le Gabon. Le pétrole est extrait de Gamba depuis des décennies, quelles sont les retombées sur les populations de Gamba ? Aucunes ! Le pétrole est extrait de Port-Gentil depuis plus près de 50 ans, quelles sont les retombées pour les populations ? Rien ! Et le projet Belinga prévoit quoi pour les populations ? Rien ! Qui a le plus gagné de l’exploitation du Gabon, les Bongo ou la population? Contrairement à des pays comme le Gabon, dont la gouvernance continue d’amuser les occidentaux et les conforter dans leurs préjugés voulant que les Africains soient de charmants "naïfs" qui ne savent que consommer et fêter, tant ils sont désespérément indisciplinés et infantiles, le Ghana et les Sud Africains, dans le cas présent des Bafokeng, démontrent que le continent peut avoir une image plus revalorisante, faite de bonne gouvernance, de compétence et de gagne. En revanche, aucun pays d’expression française ne s’est qualifie pour le second tour, et aucun des pays francophones d’Afrique, en dehors de l’Ile Maurice, ne peut être valablement aujourd’hui considéré comme une démocratie exemplaire. Et c’est cet espace francophone qui nous sert de référence. Quel Malheur.

CAN 2012 (SUITE) : Á FRANCEVILLE AUSSI ÇA PIÉTINE. VESTIMENTATION: BONJOUR LA POLICE DES FRINGUES




Les émergents gesticulent beaucoup, font beaucoup d’annonces et de promesses autour de l’organisation de la CAN 2012. Il ya quelques jours, nous vous montrions des images des sites de Libreville. Aujourd’hui nous renchérissons en vous proposant ceux de la ville de Franceville. Vous remarquerez qu’a un mois du retour des inspecteurs de la CAF, alors qu’en principe les sites devraient être dans leurs finitions, c’est la norme, au Gabon, les travaux démarrent a peine. Ali Bongo va encore imputer la lenteur des travaux de Franceville à des sabotages, comme il l’a fait honteusement pour justifier les retards dans la réfection de l’omnisport de Libreville. Mais nous sur ce site, savons que nos lecteurs ne sont pas du genre à se laisser conter fleurette ; c’est pourquoi nous vous proposons aujourd’hui des images des sites de Franceville devant recevoir cette compétition. Nous savons que nos lecteurs sauront tirer leurs propres conclusions.

1. Le stade de Franceville










2. Le stade d’entrainement de Franceville





3. Les structures hôtelières devant recevoir les équipes à Franceville








4. Ali Bongo peut se déguiser en tenue traditionnelle chérifienne, ça passe ; mais les autres gabonais auront leur vestimentation réglementée

Pour finir, puisque le gouvernement veut codifier la vestimentation au Gabon, en quoi l’accoutrement d’Ali Bongo ci-dessous est-il acceptable ? Depuis quand devons nous accepter les déguisements marocains ou saoudiens? Tout petit, on nous a appris à enlever tout couvre-chef (chapeau, chéchia etc.) quand on s’adressait aux gens. Dans cet accoutrement, beaucoup de Gabonais qui ont reçu une éducation classique, pourraient aussi dire à Ali Bongo qu’il n’est pas proprement vêtu. Alors, qui finalement devrait établir les normes de vestimentation au Gabon ? Remarquez la similarité entre les accoutrements d'Ali Bongo et du roi Marocain! Mimétisme quand tu nous tiens.

Friday, June 25, 2010

UN GÉNOCIDAIRE RWANDAIS ARRÊTÉ AU GABON PAR INTERPOL. IL ETAIT EMPLOYÉ Á LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE GABONAISE




Au moment où nous pensons que le Gabon a touché le fond, que plus rien de plus dégueulasse ne pourrait plus surprendre personne ; voici qu’Ali Bongo et ses amis s’arrangent pour continuer de prouver la profondeur de leur dépravation morale. L’homme s’appelle Jean-Chrysostome Ndindabahizi (photo ci-dessus). Il est génocidaire Rwandais. Le parquet de Kigali a annoncé aujourd’hui qu’Interpol lui avait mis la main dessus, à Libreville au Gabon, où il travaillait comme médecin à la présidence de la république d’Ali Bongo Ondimba. Mon dieu, pauvre Gabon !

1. Le parquet de Kigali est formel dans son communiqué
Le communiqué émane du parquet général du Rwanda, et est signé par son porte parole, Augustin Nkusi. Ce communiqué dit qu'un médecin rwandais accusé de participation au génocide de 1994, a été arrêté au Gabon. Toujours selon ce communiqué, le médecin génocidaire rwandais travaillait, jusqu'à son arrestation grâce à Interpol, à la présidence gabonaise. Cette affirmation n’est ni anodine, ni innocente, parce que le docteur Jean-Chrysostome Ndindabahizi faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Nous, sur ce blog, nous étonnons que cette arrestation sur notre territoire d’un criminel d’une telle envergure, soit passée sous silence par tous les media gabonais. Nous avons scruté tous les journaux et chaines de télévisions du pays, rien. Pas une ligne sur cette arrestation. Il faut aussi qu’on nous explique comment ce génocidaire a fait pour se retrouver au cœur même de l’état gabonais, c'est-à-dire la présidence de la république ? Mais dans quel pays vit-on ?

2. Chefs d’accusations accablants pour l’employé d’Ali Bongo
Le docteur Ndindabahizi aurait été médecin à l’hôpital universitaire de Butare, au sud du Rwanda. Quatre chefs d’accusation sérieux sont retenus contre lui : celui d’avoir participé à des réunions lors desquelles les listes de Tutsis qu’il fallait massacrer ont été établies ; et celui d’avoir encouragé, en compagnie de la ministre de la famille de l’époque, Pauline Nyiramasuhuko (qui est en jugement au tribunal pénal international), les milices Interahamwe à violer filles et femmes désignées avant de les tuer ; celui d’avoir, le 20 Avril 1994, commandé une expédition d’Interahamwe armés de fusils, grenades, machettes etc., qui ramassa des enfants dans les champs agricoles de Butare, les conduisirent dans un camp militaire et les exécutèrent à l’arme blanche ; et enfin, celui d’avoir tue 8 hommes et femmes dans une église de Butare.

Comment un tel personnage, avec un palmarès sanguinaire si apocalyptique, a-t-il pu se voir ouvrir les portes de la présidence gabonaise? Quand il a été contacté par les agences de presse internationales, Guy Bertrand Mapangou, le porte parole d’Ali Bongo a voulu mentir en disant que ce monsieur travaillait au Gabon sous une fausse identité et qu’il n’était pas titulaire à la présidence de la république auprès d’Ali Bongo, mais plutôt qu’il exerçait à l’hôpital militaire. Du n’importe quoi! Encore une fois, les émergents sont pris la main dans le sac et font une fuite en avant. Nous savons tous que c’est la France qui a aidé les Interahamwe à commettre le génocide. Nous savons tous que c’est la France qui a aidé les Interahamwe à fuir le Rwanda vers le Zaïre de Mobutu, le Congo de Lissouba à l’époque et le Gabon de Bongo. Nous savons que le Gabon a toujours été le dépotoir de la françafrique. Comme Interpol a coincé les bongoïstes en train d’employer dans le périmètre immédiat d’Ali Bongo, un criminel contre l’humanité, les émergents font ce qu’ils savent faire le mieux, c’est dire enfuir leur tête sous le sable et prétendre qu’il ne s’est rien passé. S’ils refusent d’informer la population, nous sur ce blog le feront.

Thursday, June 24, 2010

LES SECRÊTS DE LA PROPRIÉTÉ ACQUISE PAR ALI BONGO SUR LA RUE DE L’UNIVERSITÉ, COMMENCENT Á ÊTRE REVELÉS. VIVE L’ÉMERGENCE !




Pendant qu’au Gabon, les média d’état abrutissent les gens avec des promesses d’émergence burlesques, pendant qu’on cherche à anesthésier la capacité des gabonais de penser, à l’aide d’une presse aux ordres , heureusement que sous d’autres cieux il y a des gens qui fouillent la véritable information et nous permettent de voir l’empereur Ali Bongo tout nu comme un ver, malgré la couche de verni qu’a voulu lui faire passer son ami et frère (c’est la formule consacrée) Sarkozy. Ces révélations continuent de nous convaincre, si besoin encore était, que nous n’ayons à faire qu’à un petit voyou qui prend la caisse de l’état pour son héritage familiale.

1. Le quotidien Britannique « MAIL » lève le voile sur la fameuse propriété de la rue de l’Université à Paris.
Dans un article au « cimeterre » (photo ci-dessus), Ian Sparks, journaliste au « MAIL », coupe en lambeaux tous les arguments dont voudraient bien se prévaloir les « émergents » pour justifier cet achat inutile pour la Gabon. D’entrée, l’article nous annonce que cet achat arrive dans un contexte où le revenu moyen d’une famille gabonaise se situe à 5000 francs CFA par jour. L’article nous donne de précieuses informations qui convaincront même les plus sceptiques, que cette propriété n’a jamais été achetée pour en faire une ambassade, mais bien pour en faire un bien immobilier à l’utilisation exclusive de l’empereur gabonais. Tout au plus, ce n’est qu’une annexe du bâtiment qui pourrait servir d’ambassade car le reste de la propriété est construit pour usage domestique et non de bureaux. Grace à l’article, nous apprenons que cette propriété a 14 chambres, et un parking automobile de 7 voitures. Premier point incongru : l’ambassade du Gabon en France ayant plus de 14 employés, même si chaque chambre est transformée en bureau, ce blog ne voit pas comment Ali Bongo va entasser tous les employés dans ces 14 pièces ; de même le parking de 7 voitures s’inscrit plus dans les besoins d’une intimité familiale bongoïste que d’un bâtiment administratif. Deuxième point incongru : cette propriété est munie d’une grande piscine chauffée et des Jacuzzi (des grandes baignoires à jets d’eaux). Peut être que c’est l’émergence qui monte au cerveau des « émergents », mais nous n’avons connaissance d’aucune ambassade (nous disons bien ambassade et non résidence d’ambassadeur), qui compte en son sein une piscine, chauffée ou non. Ali Bongo veut-il nous convaincre que Félicité Ngoubili ira entre deux réunions diplomatiques émergentes, enfiler son maillot de bain pour se détendre avec son personnel dans cette piscine ? Et ce, même en plein hiver vu que la piscine soit chauffée ! Et les jacuzzi servent a quoi dans une ambassade ? Non, il ne faut pas se foutre de la gueule des gens ; cette propriété n’a rien d’une ambassade. C’est une coquette petite demeure pour l’empereur, qu’on a fait acheter au Gabon. Point barre ! Troisième point incongru : cette propriété a un court de tennis. Peut être que le Gabon veut initier la méthode du tennis diplomatique, mais encore une fois nous ne comprenons pas pourquoi une ambassade a besoin d’un court de tennis. Ce genre d’aménagement est plutôt l’expression d’un logement et non d’un bureau administratif à caractère diplomatique.

2. On endort les gens pendant qu’Ali Bongo et les siens continuent de s’en mettre plein les poches
Quand on lit la description que fait ce journal de cette propriété, on a pitié. Pitié pour notre pays qui est tous les jours un peu plus dépouillé ; pitié de notre presse officielle qui cherche encore à justifier ce genre de dépense en essayant, comme l’ont fait le weekend dernier les gens de « Pluriel », de nous mentir en disant que ce bâtiment servira à loger les étudiants gabonais qui auront la bourse coupée ; pitié pour ceux qui comme des moutons, pensent que l’émergence arrivera avec les Bongo ; pitié pour ceux qui vivent avec moins de 5000 francs CFA par jour mais vont bouger les fesses pour acclamer Ali Bongo et son PDG, qui eux roulent en Bentley au Gabon où il n’y a presque pas de routes.

Comment peut-on espérer nous développer un jour si nous avons des dirigeants qui n’hésitent pas un seul instant pour prendre de l’argent dans nos caisses et aller s’acheter ce genre de frivolités en Europe ? Comment ces gens peuvent-il parler de développement ou d’émergence ? Comment, sachant les manquements criards qu’il y a au pays, peut on cautionner ce genre de comportement en 2010 ? Imaginez ce qu’on peut faire avec 65 milliards de francs CFA au Gabon ? Mais pour certains, il est plus important d’avoir une piscine chauffée que des routes praticables.

Wednesday, June 23, 2010

LES CHANTIERS DE LA CAN 2012 PIÉTINENT, Á VOUS DE JUGER

L'état du stade omnisport à ce jour

A écouter les émergents en tous genres, les travaux préparatifs de la CAN 2012 iraient bon train, et il n’y aurait aucune inquiétude à se faire. Nous en parlions déjà il y a quelques jours. Mais voila qu’aujourd’hui, Ali Bongo et sa suite sont allés sur les chantiers pour qu’il joue les « managers » s’intéressant à l’avancement des travaux. Nous vous offrons les images de ce qu’a visité Ali Bongo, et ce que verront les inspecteurs de la CAF qui reviennent en Août. Au stade omnisport, on en est encore qu’à la démolition, au stade d’Angondje nous ne constatons qu’un gros bourbier, au stade de Nzeng-Ayong qui servira de terrain d’entrainement, les travaux commencent à peine, et le fameux complexe hôtelier d’Angondje n’existe que par un sous bassement sommaire. Voici, les amis, où en sont les choses. Regardez les images, jugez en par vous-mêmes et faites vous votre propre opinion sur le sérieux de ces émergents.



Ali Bongo et sa bande dans le bourbier de l’omnisport


Le stade omnisport toujours en phase de démolition


Le stade omnisport côté Shaba



Le stade de Nzeng-Ayong qui doit être un stade d’entrainement pendant la CAN 2012



Le stade d’Angondje
Le stade d’Angondje



Le complexe hôtelier d’Agondje

Tuesday, June 22, 2010

ON NE SORT PAS DES SENTIERS BATTUS. OÙ EST L’UTILITÉ D’ALLER OFFRIR DES PAGNES Á NOS VIEILLES MÈRES DU VILLAGE ?

Madame Nziengui-Nzoundou en train de distribuer des pagnes « émergents » à des villageoises à Lébamba



Il y a donc des choses qui ne changeront jamais. Hier, les esclavagistes venaient sur nos côtes convaincre les plus naïfs et les plus cupides de nos ancêtres de leurs échanger des territoires, des richesses comme l’ivoire, et des esclaves contre de la pacotille comme des colliers ou des miroirs sans valeurs ou encore du whisky frelaté rejeté par les distilleries européennes. Aujourd’hui, ce sont nos bongoïstes qui vont dans nos campagnes distribuer de la pacotille à nos vieilles parentes, comme si ces objets pouvaient se substituer aux vrais besoins de nos populations villageoises.

1. Est-ce que les villageois et villageoises demandent à recevoir des pagnes ?
Même si au Gabon on ne fait jamais des sondages sérieux, nous pouvons parier que jusqu’au plus profond de nos villages, s’il était demandé aux populations de faire une liste de leurs besoins, le désir de recevoir des pagnes à l’effigie des chefs politiques ne serait pas la priorité. Il est alors étonnant de constater que la distribution villageoise de pagnes soit l’une des actions principales qu’ont les politiciens gabonais et leurs compagnes, envers nos populations villageoises. Ce genre de choses futiles sont malheureusement très à la mode au Gabon. Tellement à la mode qu’on en fait la pièce essentielle des journaux télévisés de la très émergente RTG1. On passe d’une province à l’autre, d’une femme de ministre à une autre, tous et toutes allant « rencontrer » les populations de l’arrière pays pour leur transmettre la « bonne nouvelle » de l’émergence. Vu que ces gens de pouvoir ne disposent d’aucun argument qui puisse véritablement avoir un impact sur la vie des villageois, on se refugie alors dans des habitudes d’une autre ère, et dans des reflexes faciles de distribution de camelotes à une population qui pourtant ne demande rien de ces articles.

2. Un peu plus de considération pour nos paysans serait souhaitable
On a parfois l’impression que nos compatriotes bongoïstes pensent que nos populations paysannes soient toutes idiotes. Dans toutes les provinces, dans toutes les circonscriptions politiques, c’est le même schéma consistant à infantiliser nos villageois avec les vieux clichés de l’enfant prodige parti en ville qui revient muni d’une bonne situation politique, et les bras pleins de camelotes pour la parenté. C’est dépassé, ce genre de façon de faire. Il faut traiter nos parents avec le respect qu’ils méritent et les traiter comme les gens intelligents qu’ils sont, avec des besoins réelles et spécifiques et non seulement le désir de porter des pagnes Bongo. Que les bongoïstes arrêtent donc de se couvrir de ridicule en allant dans l’arrière pays, non pas parler d’expansion de l’agriculture, réfection des routes, amélioration de l’éducation, mais pour toujours réduire nos populations à l’assistanat et l’attentisme d’une émergence qui n’est qu’un mirage, à coup de distribution de pagnes, de cuisses et ailes de dinde. Quand on arrive dans l’arrière pays où l’activité économique est presque suspendue faute de routes, où l'autorité politique ne se manifeste que soit à la veille d’élections, soit pour distribuer des babioles sans incidences dans la vie des gens, on ne peut qu’admirer nos parents qui s’efforcent de rester eux-mêmes dans des circonstances toujours plus difficiles. Il est quand même curieux de constater que ce sont ceux qui nous parlent d’émergence à perdre haleine, qui soient les mêmes à se rendre coupables de comportements rétrogrades et condescendants envers nos populations villageoises. Depuis des générations, nos paysans se débrouillent à vivre avec les moyens qui sont les leurs. Si les gouvernants sont incapables de leur procurer un véritable développement, ce n’est pas la peine de compenser avec des actes de conneries qui n’apportent rien aux villageois.

Chez nous, la fâcheuse tendance est de trouver dans la tradition, des explications à toutes les bêtises. C’est ainsi que les bongoïstes vont certainement nous écrire pour réclamer que la remise de pagnes répondrait à une quelconque tradition enfuie quelque part dans nos us et coutumes. Nous disons NON ! Il faut arrêter ces conneries infantilisantes et abrutissantes. Nos paysans valent mieux que ça. Ils ont toujours été indépendants dans leurs plantations de cultures vivrières ou de cultures de rente ; ils n’ont pas besoins de vos pagnes, messieurs et mesdames les gouvernants. Occupez-vous plutôt de vos chantiers « émergents » qui devraient être : l’exode rural, l’environnement, l’entassement dans des agglomérations urbaines invivables, le sous-emploi, la malnutrition, les épidémies, la frustration des jeunes, etc. Laissez les villageois continuez de vivre leur vie, avec leurs chants, leurs cultures (vivrieres et intellectuelles), bref ne salissez pas leur dignité avec vos conneries « émergentes ».

Monday, June 21, 2010

GABON CAN-2012. L’ÉMERGENCE DANS SES ŒUVRES : L’ÉTAT DES LIEUX EN DIT LONG Á 2 MOIS DE L’ULTIME VISITE DE LA CAF




Pendant que nous regardons les matchs de la première coupe du monde en terre africaine, et admirons les beaux stades de ce pays, nous sur ce blog, nous sommes penchés sur le cas des infrastructures que le Gabon doit construire dans le cadre de la coupe d’Afrique des nations. Nous ne voulons pas vous faire une description de l’avancement des travaux au Gabon à deux mois de la prochaine visite des inspecteurs de la CAF. Nous vous laissons des images de ces stades filmées ce jour, et vous laissons arriver vous-même à vos conclusions. Il y a des choses qui se passent de commentaires et qui laissent simplement stupéfaits.










Vive l'émergence!!

Sunday, June 20, 2010

ATTENTION: NOTRE BLOG ET CERTAINS AUTRES SUR LE POINT D'ÊTRE CENSURÉS AU GABON




Comme les dictatures se ressemblent. Des amis de ce blog viennent de nous informer que le pouvoir Ali Bongo vient de décider de mettre internet sous le contrôle du conseil national de la communication (CNC), pour surveiller l'accès de la population gabonaise à des sites comme le notre. A ce qu'il parait, Gabon-Telecom va installer des filtres qui bloqueront certains URL indésirables pour le régime. En ce qui concerne internet, le Gabon sera désormais comme la Chine, où un logiciel de filtrage bloque systématiquement les sites non approuvés par le régime.

1. Après les écoutes téléphoniques voici le blocage des sites internet
Tous les signes de la dérive autoritaire sont là. Incapable de persuader les gabonais malgré sa main mise sur tous les media d'état du Gabon, le régime Ali Bongo estime désormais que certains sites internet lui sont très dangereux. De la même façon que le régime craint la liberté que les gabonais ont d'utiliser les téléphones portables, il craint aussi que le contenu de nos sites ne soit lu par des milliers de gabonais tous les jours et qu'une culture de questionnement des gouvernants s'installe et que le béni-oui-ouisme recule. Selon nos sources, dans l'immédiat ce sont principalement 3 sites que le pouvoir voudrait bloquer promptement: ce blog, le site LVDPG et celui de Ben Moubamba. Il y en a bien sur d'autres comme celui du BDP dont nous imaginons aussi le filtrage par le régime. Bizarre qu'un régime "démocratiquement élu" s'adonne à autant de censure. Comme quoi, le fameux avenir en confiance tarde à arriver et le bateau de l'émergence prend de l'eau, et le régime semble penser que notre présence cybernétique pourrait aider à conscientiser les gabonais.

2. Comment comptons-nous réagir?
Pour bloquer notre blog, le régime utilisera certainement notre URL et le mot clé "Gabon Enervant". Pour contourner le blocus, nous avons deux solutions: soit changeons de URL pratiquement tous les jours et jouons au chat et à la souris, soit nous envoyons à nos lecteurs au Gabon le contenu de notre blog par mel. La première solution n'est pas pratique car nos lecteurs auront du mal à nous suivre d'URL en URL ce qui arrangerait, du reste, le roi Bongo. La deuxième solution nous semble idéale, mais avec une précision: nous ne pourrons pas demander à nos lecteurs de nous envoyer leurs adresses mel de façon à ce que nous leur envoyions nos billets journalierement, car il suffirait aux censeurs du régime de s'infiltrer parmi nos lecteurs pour qu'ils soient en possession de notre source de mel et la bloque. Empêchant ainsi nos lecteurs de recevoir la bonne information. Nous ne pouvons donc pas envoyer des mels à partir d'une seule source. Ce que nous allons proposer à nos lecteurs est de procéder comme les Chinois qui contournent la censure de ce pays. Il vous faut donc contacter par mel, un ami, un parent, à l'extérieur du Gabon, et leur demander de vous faire un copier-coller journalier du contenu de notre site, et de vous l'envoyer par mel en prenant soin d'effacer toute reference à notre URL et au terme "Gabon-Enervant". De cette manière vous recevrez ces mels de sources diverses et le régime ne pourra pas bloquer le contenu de ces mels.





3. Ali Bongo acculé, envoie les gens de "Pluriel" tenter de sauver misérablement les meubles
Ayant été pris la main dans le sac de la gabegie, Ali Bongo a envoyé ses hommes de main de l'émission "Pluriel" donner des explications ridicules aux gabonais, concernant l'achat de la propriété sur la rue de l'université à Paris. Ces sbires émergents de "Pluriel" prétendent que si Ali Bongo a fait cet achat, c'est parce que l'ancienne ambassade était devenue vétuste, et que la nouvelle bâtisse servirait aussi de maison d'accueil pour tous les gabonais sans logement à Paris (ne riez pas, ils l'ont dit). Donc désormais, si un gabonais a la bourse coupe, il lui suffira d'aller avec ses bagages à cette adresse et tout le confort d'un château sera mis à sa disposition. Mais les membres de "Pluriel" nous prennent pour des crétins! Ok messieurs les émergents. Si cet achat a été fait au nom du Gabon et pour le bien des gabonais, pour loger les gabonais, s'occuper des gabonais, mais dites nous donc pourquoi cet achat s'est fait en cachette? Pourquoi il a fallu que ce soit la presse française qui nous en informe? Pourquoi les bénéficiaires de cette vente, les vendeurs, sont une famille Corse, les Pozzo Di Borgo, proches de Charles Pasqua et dont un des leurs, Yves Pozzo Di Borgo est un influent sénateur Français proche de Sarkozy? Nous attendrons que "Pluriel" nous explique toutes ces coïncidences.

Tous les jours qui passent, le pouvoir Ali Bongo montre encore plus visiblement ses limites. Mais la censure ne nous arrêtera pas. Il y a une profonde dynamique de refus qui anime les gabonais, même quand ils sont impuissants à réagir devant la dictature. Le premier pas est de refuser mentalement et moralement; le reste suit.

Saturday, June 19, 2010

UNE RÉPUBLIQUE, PAS UNE MONARCHIE: RÉPONSE Á UN LECTEUR QUI NOUS INTERPELLE ET NOUS DEMANDE D'ÊTRE MOINS CRITIQUE




Nous recevons toutes sortes de messages et nous ne pouvons pas toujours répondre à toutes les questions qui nous sont posées ou à toutes les suggestions qui nous sont faites. Mais nous avons choisi de répondre à un compatriote qui nous interpelle au sujet de notre billet sur Ali Bongo et Eramet. Pourquoi répondons-nous à ce compatriote en particulier? Parce que ce dernier illustre parfaitement le genre de raisonnement qu'ont certains gabonais qui pensent encore que les décisions prises par Ali Bongo, le sont pour le bénéfice des gabonais. Nous répondons à ce compatriote pour le désabuser de cette notion.

Un compatriote s'identifiant sous le nom de Brice nous a écrit ceci:

"Sincèrement, certes nous sommes tous fatigué du PDG et des Bongos. Mais à certain moment, je pense qu'il y'a des choses qui mériterait une critique un peu plus polie, en accordant parfois le bénéfice du doute car même vous à la tête du Gabon, vous ne serez jamais parfait. Vous avez raison qu'Ali Bongo doit consulter les gabonais avant de prendre de tels engagement au nom du Gabon. Mais il aurait été plus juste de reconnaître aussi que si cela est bénéfique pour le Gabon, de tels engagements doivent se multiplier pour sortir notre pays d'une économie de rente qui ne nous mènera nulle part. Parce que l'Afrique est en retard, nous devons faire plus de sacrifices que les autres, parce que nous sommes en retard nous devons être plus sérieux que les autres, parce que nous sommes en retard nous devons faire moins de polémiques stériles."

Notre réponse:

1. A quoi servent les institutions si nous ne nous en servons pas?
Non cher compatriote, nous ne demandons pas la perfection. Nous demandons seulement que les choses se fassent Dans les règles. Si le Gabon est supposé être une république, au sens formel, nous devrions avoir une forme de gouvernance qui soit tout le contraire de la monarchie. Mais comme vous même l'insinuez par votre admission de ras le bol des Bongo, nous sommes loin du compte. Quand on regarde la gestion du Gabon, on s'aperçoit que les traits qui définissent le régime monarchique ne sont pas l’existence d’un roi en tant que tel, mais les principes qui animent et régissent cette gérance. Plus que jamais, le Gabon se calcifie entre ce que nous appelons "un roi" et sa cour « serviles » absolutiste et despotique, et d’autre part le reste de la population qui subi. Ce que nous disons est pourtant simple; pourquoi se donner des institutions comme le sénat, l'assemblée nationale, qui devraient être les réverbères de la nation; si on les outrepasse et on signe tout à huit clos? Ce que nous disons est ceci: si nous sommes tous responsables du remboursement des dettes que contracte Ali Bongo, n'avons nous pas le droit de savoir à quoi et pourquoi sont faits les investissements? Ali Bongo ne peut pas à la fois se réclamer favorable à un régime "ouvert" et "transparent" (les mots sont de lui) et agir en monarque héréditaire. Les actions absolutistes du roi Ali dans presque tous les secteurs de l'économie gabonaise et même de la société gabonaise vont continuer d'empêcher la consolidation d'un esprit républicain et constitutionnel au Gabon. Cher compatriote, si Ali Bongo veut investir les fonds du Gabon à bon escient, il gagnerait à aller devant les parlementaires, comme cela se fait dans toutes les démocraties, expliquer ses projets, se livrer à des échanges questions-réponses qui expliqueraient aux populations le soit disant bien fondé de ses actions. N'oubliez pas que c'est notre argent qu'il engage et non le sien. Nous avons le droit de savoir le pourquoi du comment.

2. Faire confiance à Ali Bongo? Ça jamais.
Cher compatriote, dans notre malheureux pays, il y a une minorité familiale au pouvoir, vous le reconnaissez. Et elle est sans état d'âme, ayant le pouvoir d'imposer le "oui" que la majorité abandonnée et sans moyen de pouvoir dire"non" doit subir. Donc cher compatriote, quand vous nous demandez de laissez le bénéfice du doute à Ali Bongo, nous vous répondons que chat échaudé craint l'eau… Vous êtes sans oublier que la première richesse du Gabon est le pétrole et que cette richesse est contrôlé et géré par un seul homme depuis 30 ans, qui est aussi le père de l'époux de la fille d'Ali Bongo. Si comme vous le dites, Ali Bongo voulait faire sortir le Gabon de l'économie de rente, il commencerait par reformer la gestion du pétrole gabonais. Mais au moment où nous vous écrivons ces lignes, Samuel Dossou-Aworet reste le mandataire exclusif de la part de pétrole de l'Etat gabonais. Cher compatriote, quand on veut qu'un pays se développe, on n'a pas ce genre de pratiques opaques. Si vous préférez faire du oui-ouisme en attendant qu'Ali Bongo vous mènent vers "l'émergence", nous sur ce blog choisissons la dénonciation de ce qui nous apparait comme la spoliation de nos biens et ressources collectives au profit d'une famille.

Cher compatriote, votre déception risque d'être à la hauteur de vos attentes à un progrès du Gabon sous Ali Bongo. Les milliards qui sont en train de sortir, vous ne les reverrez jamais. Ces gens sont là pour piller, ils le démontrent depuis 42 ans. Nous espérons que vous continuerez à nous lire et que petit à petit, la lumière apparaitra peut être au bout du tunnel.

Bien à vous

Friday, June 18, 2010

ALI BONGO ACQUIERT DES PARTS DANS ERAMET, AU NOM DU GABON, SANS CONSULTER LES GABONAIS




Le journal Français "Les Echos" l'écrit aujourd'hui, Ali Bongo aurait rencontré à Libreville le PDG d'Eramet, et signer un accord d'acquisition de 5% des parts d'Eramet, au nom du Gabon. Mais le problème pour les gabonais est de savoir ce qui motive cette participation dans Eramet, et de relever qu'il soit inadmissible dans une république qu'un président aille engager l'état, donc l'ensemble des gabonais, sans que cet engagement soit ouvertement débattu. On a de plus en plus la ferme impression qu'Ali Bongo estime qu'il n'a de compte à rendre à personne. Il fait ce qu'il veut au nom du Gabon et le peuple doit subir, un point, un trait.

1. Une autre décision d'Ali Bongo qui outrepasse le parlement et même le gouvernement
Nous avons ce matin vérifié dans divers services au Gabon, si des débats avaient eu lieu concernant ces participations dans Eramet. Nous avons contacté des députés qui nous ont dit qu'aucun débat n'a eu lieu ni à l'assemblée nationale, ni au sénat. Nous avons contacté des membres de la primature qui nous ont dit n'avoir rien entendu de cette affaire. Même son de cloche au ministère en charge des mines où le bureau d'un des conseillers nous a répondu n'avoir aucune information sur le sujet. Même au ministère du budget qui va décaisser les milliards gabonais qui iront à Eramet, il nous a été répondu que ce dossier n'avait pas été traité dans ce département. Alors nous posons la question suivante: qui a donc décidé qu'une "république" devait engager d'énormes fonds pour acheter des parts dans une société occidentale, sans consulter ni les institutions de cette république, ni les principaux ministères directement impliqués? Voici qui est digne d'une république bananière.

2. Combien tout ça va nous coûter? Quelles sont les projections de bénéfices pour le pays?
Les informations disponibles aujourd'hui font état d'un coût de 300 millions d'euros pour les 5% d'Eramet. Donc Ali Bongo vient d'engager un investissement d'environ 200 milliards de francs CFA, sans dire aux gabonais ni le pourquoi, ni le comment. Pour un pays comme le Gabon qui manque de tout, quand on décide de dépenser autant d'argent dans ce qui est véritablement un transfert de milliards du Gabon vers la France, alors qu'il y a des besoins important au Gabon, il faut quand même qu'on explique aux gens ce que le Gabon gagne dans la transaction. Il faut qu'on sache combien 5% d'Erame rapporteront en dividendes annuelles au Gabon. Il faut qu'on dise aux gens, qui donc recevra les dividendes au nom du Gabon. On sait que les recettes pétrolières gabonaises sont gérées par UNE SEULE PERSONNE depuis 30 ans, un vrai scandale. Si nous avions la transparence, ces questions auraient été ouvertement débattues, et nous aurions eu toutes les réponses et assurances. Mais dans une situation d'opacité totale, où les informations nous sont données par les publications étrangères et où seul Ali Bongo à voix au chapitre, permettez nous d'être pessimistes quand au résultat de cette transaction pour le Gabon.

3. Eramet aurait besoin d'argent
Il est publié aujourd'hui dans la presse qu'Eramet aurait besoin de "cash flow" (argent frais), pour justifier sa valeur d'entreprise. Eramet est supposée dégager 1,2 milliards d'Euros chaque année, mais n'en dégage que la moitié, environ 600 millions d'euros. Ce qui suppose qu'Eramet soit surévaluée, et risque de voir ses actions chuter. Il est donc étonnant de voir le Gabon choisir d'investir dans une société dont les résultats ne sont que la moitié de ce qu'espèrent les investisseurs. Voici ce qu'écrit une publication: "une part substantielle du capital d'Eramet ne trouverait pas acquéreurs au cours actuel. Toutes ces raisons finiront bien par inciter les actionnaires historique d'Eramet à vendre leurs titres" (source: Boursorama, publication française sur les valeurs boursières). Donc si nous lisons entre les lignes, Eramet se porte mal financièrement et la France est encore une fois en train d'utiliser le Gabon comme vache à lait qui va utiliser ses maigre ressources pour renflouer une société française en crise, alors que les gabonais sont dans le besoin.

Une visite sur le site internet d'Eramet nous a bien amusé, car cette société prétend et affirme être un contributeur au "progrès" social du Gabon. Nous supposons sur ce blog qu'Eramet fait référence à Mangasport en football et basketball, car en dehors de ça, nous ne voyons aucune contribution substantielle d'Eramet au "progrès" du Gabon, qu'il soit social ou même économique.

Wednesday, June 16, 2010

LE PRIX DE LA LIBERTÉ: COMMENT DES GAMINS MONTRÈRENT AUX ADULTES QU'IL FALLAIT SE BATTRE POUR LA LIBERTÉ




Même si au moment où nous mettons en ligne, l'Afrique du Sud vient de connaitre un revers sportif face à l'Uruguay, ce jour reste un grand jour pour ce pays. Il y a exactement 34 ans, le 16 Juin 1976, les lycéens de Soweto manifestèrent contre le gouvernement ségrégationniste Sud-Africain, pour réclamer de meilleures conditions d'études. Les étudiants noirs refusaient absolument d'appliquer le "Bantu Education Act", une mesure gouvernementale qui exigeait que l'éducation des noirs se fasse en Afrikans, la langue de l'oppresseur Boer. Les étudiants descendirent dans les rues et l'armée d'apartheid répliqua en tirant à balles réelles. Des centaines de jeunes noirs furent tués. Le vrai chiffre ne sera jamais connu car les dictatures n'aiment pas compter les morts (n'est-ce pas Ali Bongo?), mais les experts sur la question s'accordent à penser qu'entre 30 et 200 lycéens perdirent leur vie ce jour là.

1. Pourquoi les jeunes noirs sud-africains ne voulaient pas de la "Bantu Education Act"?
Cette mesure pro-apartheid créait un département ministériel chargé de la formation estudiantine des noirs. La mission fut confiée à Henrik Verwoerd, un sympathisant des thèses nazi, de mettre sur pied un programme d'éducation pour noirs. Ce dernier déclara "on doit enseigner aux noirs dès leur plus jeune âge que l'égalité avec les blancs ne leur convient pas". Selon son programme, les noirs ne devaient que recevoir une formation leur offrant des emplois de subalternes et de main d'œuvre non qualifiée dans les mines. Il fallait donc aux noirs, un enseignement de mauvaise qualité, c'est-à-dire des classes surpeuplées avec des enseignants mal rémunérés (comme au Gabon, n'est-ce pas?). Quand le gouvernement publia un décret qui exigeait que l'Afrikans devienne la nouvelle langue d'enseignement des noirs, le jeune lycéen Tsietsi Mashinini, qui avait 19 ans, prit ses responsabilités et convoqua ses collègues lycéens à une manifestation "pacifique" le 16 Juin 1976. Son appel fut entendu car 20000 lycéens se rendirent aux manifestations. Et la suite on la connait!




2. La liberté n'est pas gratis et ne se donne pas
Parmi les premiers lycéens à tomber sous les balles de l'apartheid, ce jour du 16 Juin 1976, fut Hector Pieterson âgé de 13 ans. La photo de son corps sans vie transporté par Mbuyisa Makubu âgé de 18 ans, devint le symbole de la brutalité et la sauvagerie de l'apartheid (les 3 photos ci-dessus). Cet épisode constitue un tournant décisif de la lutte anti-apartheid. La jeune génération disait clairement aux anciens qu'elle n'allait plus accepter de courber l'échine face au régime ségrégationniste blanc; et que l'heure était désormais au refus énergique et même paramilitaire. Les jeunes lycéens payèrent un prix de sang très fort, mais aujourd'hui l'Afrique du Sud est libre et démocratique, en grande partie grâce au mouvement qu'ils catalysèrent. Alors, quand les gabonais assis sur leur sofa, regardent la coupe du monde en s'émerveillant des stades sud-africains, de leur infrastructures, de leurs capacités d'organisation, de leur démocratie et liberté, ils doivent savoir que rien n'a été donné aux sud-africains. Ils se sont battus becs et ongles pour avoir ce qu'ils ont aujourd'hui; que les sud-africains soufflent dans les vuvuzelas aujourd'hui en accueillant le monde entier chez eux, parce qu'en partie, des lycéens se levèrent pour dire NON, ASSEZ, ÇA SUFFIT!

Aujourd'hui, la date et les évènements du 16 Juin 1976 est commémorée dans toute l'Afrique du Sud à l' occasion de la "Youth Day" ou la "Journée des Jeunes". Un musée à Soweto a été construit en mémoire des victimes.

Ci-dessous, certainement ce qui peut être considéré comme l'un des plus beaux hymnes nationaux du monde. Un hymne né de la bataille et de l'honneur. Chaque mot y est prononcé avec amour et conviction. Un des rares hymnes en Afrique chanté dans une langue que les blancs doivent apprendre, et ne suivant pas le rythme des marches militaires imposées par les fanfares occidentales.

Tuesday, June 15, 2010

COMME TOUTE DICTATURE QUI SE RESPECTE, LE GABON D'ALI BONGO RENFORCE SON DISPOSITIF DE TRAÇAGE TÉLÉPHONIQUE




Tous les pays du monde utilisent l'écoute téléphonique. La différence se situe dans les règles et les lois régissant cette utilisation. En Europe et aux USA (en occident), avant de mettre un téléphone sous écoute, les autorités doivent obtenir l'autorisation d'un juge. On a même vu des sociétés de téléphonie refuser de collaborer avec l'administration Bush qui leur demandait de leur communiquer la liste de leurs clients. Récemment en Italie, le gouvernement venait de déclarer illégale les écoutes téléphoniques systématiques. Par contre au Gabon, nous allons à contre courant, c'est-à-dire que le gouvernement gabonais veut obtenir la liste de tous les usagers de la téléphonie mobile, ainsi que les numéros de série de leur carte SIM. Si les écoutes peuvent exister à des degrés divers dans tous les pays, dans une dictature comme le Gabon, elles sont un véritable moyen de gestion des hommes, d'espionnage politique et de chantage et intimidation. Pour tenir le Gabon, les écoutes téléphoniques font parties du dispositif qui maintient autour des Bongo, un climat qui veut qu'avoir des avis divergents aux leurs soit un acte de mort politique.

1. Tous les numéros de cartes SIM ainsi que leurs propriétaires doivent être fichés.
D'après certaines indiscrétions, les services de renseignements gabonais qui sont pilotés par des français au sein même de la présidence de la république, ont installé depuis plusieurs années un système performant d'écoutes téléphoniques capable d'intercepter tant les communications orales en téléphonie fixe ou mobile, que celles écrites (sms, mms). Le service de ces écoutes est appelé Silam et se trouve dans l'enceinte de la présidence. Il serait dirigé par le colonel Boisseau, un Français. Mais seulement, les écoutes téléphoniques ne valent rien si les services de sécurité sont incapables d'identifier et authentifier les interlocuteurs, et c'est là l'origine de la nouvelle mesure visant à ficher toutes les cartes SIM. Cette carte est en effet l'empreinte identitaire d'un téléphone portable, elle a un numéro de série qui identifie l'appelant et l'appelé. Mais cette identification n'est pas un problème pour les usagers sous écoutes, si ces derniers peuvent se procurer des cartes SIM en tout anonymat. Au Gabon, comme dans beaucoup de pays, il est possible de s'acheter des cartes SIM à la criée, sans avoir à attacher une identité (nom et prénom de l'utilisateur) à cette carte. Dans ces conditions, étant donné qu'il y ait des dizaines de milliers de téléphones cellulaires en activité, il devient difficile aux services de sécurité de faire un espionnage sélectif et effectif car ils ne savent pas toujours qui écouter en priorité. Ecouter 100000 anonymes, revient à n'écouter personne. C'est cette défaillance que veut corriger Ali Bongo en demandant à ce que tous les détenteurs de cartes SIM se fassent enregistrer auprès de leur société de téléphonie mobile. Ali Bongo veut donc attacher au numéro de série de chaque carte SIM en utilisation au Gabon, un nom et prénom bien spécifique. Ceci permettra à ses services de mieux cibler leurs activités de surveillance des gabonais en sachant exactement qui parle à qui et qui communique avec qui.

2. Un régime incapable de stopper le petit banditisme veut faire croire qu'il faille ficher tous les portables pour mieux protéger les gabonais
La raison donnée par le régime Ali Bongo pour justifier sa demande de fichage de toutes les cartes SIM au Gabon est totalement ridicule. Le régime dit que son intention par cette mesure est de protéger la population contre les malfrats qui utiliseraient les téléphones cellulaires pour préparer leurs coups. On peut en rire ou en pleurer, car cette justification provient d'un gouvernement qui se fiche pas mal de la sécurité des gabonais. A-t-on besoin de rappeler que jamais au Gabon, la police n'a fait aboutir une enquête sur les meurtres politiques, ou encore les crimes rituels. Que les assassins de René Ziza courent toujours; que l'enquête sur les évènements de Port-Gentil tant promise, n'a jamais eu lieu et le nombre de morts n'a jamais été officiellement annoncé; que les braquages les plus vicieux ont lieu tous les jours et toutes les nuits au nez et à la barbe des autorités gabonaises. Ce régime qui se fiche de la sécurité des gabonais utilise l'argument de la protection de cette population, pour justifier sa demande d'une autre violation des libertés individuelles de ces mêmes populations; mais quel cynisme!

Sur ce blog, nous anticipons que ceux qui justifient toujours l'injustifiable, offriront l'argument que les écoutes téléphoniques existent, sous une forme ou une autre, dans tous les pays du monde. D'accord, mais dans les pays respectueux des droits individuels, ces écoutes doivent être autorisées sur la base individuelle par un procureur de la république, ce qui n'est pas le cas au Gabon. Chez nous nous avons affaire à un régime peu conscient des libertés individuelles. Ce régime s'apprête à renforcer ses écoutes illégales qui serviront certainement à emprisonner et même éliminer demain, d'autres valeureux gabonais. Qui seront les gabonais mis sur écoute en priorité? Les journalistes courageux et dérangeants? Les syndicalistes indépendants? Les quelques opposants qui s'opposent encore?

Monday, June 14, 2010

IL FAUT ALLER JUSQU'AU KENYA POUR S'INFORMER SUR LE GABON, PENDANT QU'A DOMICILE LA PRESSE BONGOÏSTE NOUS ABREUVE DE CONNERIES A JET CONTINUE




Le Daily Nation du Kenya, est le quotidien le plus influent de ce pays et celui dont le tirage est le plus élevé avec plus de 200000 exemplaires tirés par jour. C'est un quotidien indépendant qui existe depuis 1958. Il faut aussi signaler que la presse Kenyane est vraiment libre, et que c'est en partie grâce à elle que la démocratie existe dans ce pays. En effet, lors de la dernière présidentielle de ce pays, pendant que les bulletins de vote étaient dépouillés dans l'ensemble des circonscriptions du pays, les reporters de cette presse communiquaient le décompte en temps réel directement par texto aux rédactions centrales à Nairobi, la capitale, qui les publiaient immédiatement. Ces résultats en temps réel, régulièrement réactualisés sur Internet et sur d'autres média, indiquaient que le candidat de l'opposition Raïla Odinga se dirigeait vers une victoire historique. Cependant, l'annonce officielle des résultats du scrutin a fait avec stupéfaction, du président en exercice, Mwaï Kibaki, le vainqueur. Tout le monde comprit alors qu'il y avait eu fraude et les Kenyans prirent leur destin en main et imposèrent la démocratie par la rue. Grace à la presse Kenyane, ce pays est aujourd'hui plus démocratique. On est aux antipodes de la presse gabonaise. Récemment, le Daily Nation a publié une critique d'Ali Bongo dont le titre était clair, net et précis: "Le Fils D'Omar Bongo Prouve Qu'Il N'Est Pas Différent De Son Père". Cet article analysait l'acquisition du bien-mal-acquis de la Rue de l'Université. Une analyse qui se fait toujours attendre dans l'Union, Gabon Matin, ou encore la RTG1.

1. Comment maintenir les gabonais dans leur situation de sous information?
Il est étonnant qu'au Gabon, deux semaines après que des révélations d'un achat par le pouvoir d'un immeuble à Paris, pour une somme ahurissante de 65 millions de francs CFA, aucune voix officielle ne ce soit élevée pour demander des comptes a qui de droit. Aucun mot du parlement, de la cour des comptes, du gouvernement, de la presse d'état. Rien de rien. Tout le monde applique la politique de l'autruche, c'est-à-dire de se mettre la tête dans le sable et prétendre ne rien voir ni ne rien entendre. Donc, si les gabonais d'en haut ne réagissent pas, ce ne sont pas ceux des matitis qui le feraient car ils n'ont pas toujours l'information. Si l'accès à Internet par ordinateur privé demeure peu répandu au gabon, la consommation d'information par portable, est elle en expansion. Au Gabon, le texto peut devenir un outil de reportage important s'il est bien utilisé par notre presse indépendante. Et c'est parce qu'Ali Bongo mesure le danger que représente pour son régime, l'usage des téléphones portables, qu'il veut que tous les gabonais usagers de portables soient fichés. Ne vous y trompez pas, au Gabon, le téléphone portable représente l'opportunité pour la population ordinaire d'avoir voix au chapitre et accroître la transparence sur des sujets qui ne lui étaient tout simplement pas accessibles dans le passé. Les journalistes gabonais entreprenant devraient utiliser le texto pour contourner les nombreux obstacles tels que, la médiocrité des media d'état et la censure.

2. Ficher tous les portables pour mieux faire peur aux gabonais et réprimer toutes les tentatives d'informer
Parce que le texto est potentiellement facilement utilisé pour informer les gens, du fait que cette technologie permet à chacun de diffuser rapidement et aisément des informations, cette forme de communication fait peur. Le régime qui a pour habitude de réprimer les média, ne sait pas comment contrôler les textos et les blogs. La solution pour Ali Bongo est de ficher tous les usagers de téléphonie cellulaire qui sauront ainsi que le régime les a en ligne de mire.

Au Gabon, il est clair que la population continue de compter essentiellement sur la presse étrangère pour être informée sur son propre pays. Dans l'avenir, il nous faut être créatifs et intégrer les nouvelles technologies qui pourraient permettre à plus de gabonais d'avoir plus d'information sur le pays.

Sunday, June 13, 2010

PERSONNE N'EST DUPE, LE GABON RESTE UN PAYS TRÈS CORROMPU




Pendant que les média d'états au Gabon amusent la galerie avec un dithyrambisme d'un autre âge, pendant que les publications françafricaines font des publi-reportages payés à prix d'or par les Bongo, des institutions journalistiques prestigieuses comme le NEW-YORK TIMES américain nous rappellent que le Gabon n'est rien autre qu'un pays où la corruption reste endémique, et où toutes les promesses d'émergence resterons de vœux pieux si la transparence sous toutes ses formes n'est pas préalablement établie dans la gestion du pays.

Dans son édition du 21 Mai dernier, le New-York Times publie un réquisitoire d'Ian Gary, Manager de Oxfam America, dont le titre est "Corruption in Gabon". Dans cette missive, dont nous vous donnons la version originale en Anglais ci-dessous, Ian Gary assène que le paradoxe de la pauvreté au Gabon provient du pillage des revenus pétroliers du pays par les gouvernants. Il nous rappelle que les gabonais qui ont osent élever la voix contre cette corruption ont été souvent intimidés et harassés par des emprisonnements; que le sénat américain a découvert qu'Omar Bongo a illégalement transféré des millions de dollars dans des comptes d'agences de lobbying américaines. Il recommande l'adoption d'une loi qui exigerait que toutes les sociétés pétrolières et minières du monde publient ouvertement tous les paiements qu'elles feraient aux gouvernements des pays dans lesquels elles sont implantées. Il dit finalement, non sans une pince d'ironie, qu'avant que le Gabon se proclame le "Costa Rica" d'Afrique (un pays émergent et écologique), il va d'abord falloir y instaurer la transparence et la bonne gouvernance.

Dommage que nous devions aller à 12000 km de Libreville pour trouver une publication qui dise ces vérités, alors que tout le monde au Gabon les connait, mais beaucoup font semblant de ne rien savoir.


Corruption in Gabon

Nicholas D. Kristof’s column about Gabon’s new national parks (“Visiting Africa’s Eden,” May 16) mentions the country’s oil-fueled corruption only in passing.
The decades of misuse of oil revenues are at the core of Gabon’s poverty paradox. Anti-corruption campaigners trying to uncover missing millions have been harassed and jailed.
A United States Senate investigation published in February showed that former President Omar Bongo used loopholes in United States laws to transfer millions to bank accounts of American lobbyists.
The Senate can directly help Gabonese activists and others around the world by passing the bipartisan Energy Security Through Transparency Act (S. 1700). The proposed law would require any oil company registered with the Securities and Exchange Commission to disclose its payments to foreign governments around the world.
At a minimum, Gabon will need good governance and transparency if it has any hope of becoming Africa’s Costa Rica.
Ian Gary
Senior Policy Manager
Extractive Industries
Oxfam America
Washington, May 16, 2010

NON CHERS BONGOÏSTES, LES CARAVANES MÉDICALES NE SONT PAS UN SYSTÈME DE SANTÉ




Le bongoïsme a transformé les gabonais en refugiés dans leur propre pays. C'est ainsi que dans le domaine de la santé, devant la catastrophe du manque d'infrastructures médicales adéquates desservant l'ensemble de la population, le pouvoir utilise les fameuses caravanes médicales pour donner l'impression que les populations sont soignées. Donc, au lieu d'investir à long terme en mettant en place un programme de prévention médicale au sein des populations, les émergents se contentent d'envoyer aux populations quelques médecins, la veille d'une élection pour faire du cinéma, et d'en faire grand écho dans les media. C'est ça la santé pour tous, version bongoïste.

1. Les caravanes médicales sont un instrument politique et non de santé
Toutes les caravanes médicales au Gabon, ont en commun le parrainage d'une personnalité politique. C'est surtout à la veille d'une élection qu'on voit se mettre en branle la succession de ces caravanes dans les coins reculés ou urbains du Gabon. Invariablement, c'est le PDG qui sponsorise ces caravanes. Et le numéro 1 du genre caravane médicale au Gabon, n'est autre que la fondation Amissa Bongo. Cette fondation a été encore mise à contribution lors de la récente campagne pour aller dans l'Ogooué-Lolo et le Como-Mondah, annoncer la bonne nouvelle médicale aux populations et leur dire que tonton Imongault et tonton Nkoghe-Bekale pensaient tellement a eu qu'ils leur offraient une consultation ponctuelle avec un médecin qu'ils ne verront sans doute plus jamais de leur vie, en échange de leur vote. Le tout, devant les bienveillantes caméras des média d'état. En surface, les gens de la fondation Amissa Bongo vous diront que l’objectif visé par leurs actions soit de fournir les traitements et des médicaments aux populations les plus démunies, qui sont souvent situées dans des zones rurales enclavées. On veut bien mais le problème est que ces caravanes arrivent souvent dans la poche arrière des politiques en campagne, et disparaissent aussitôt la campagne terminée, pour ne réapparaitre qu'à la campagne électorale suivante. Aucune organisation s'occupant de la santé des populations ne peut prétendre fournir des services médicaux conséquents, si elle n'ausculte ces populations qu'une fois en passant, tous les 2-4 ans. On ne peut pas appeler cela faire de la médecine, mais c'est faire du cinéma. De la même façon que les politiques donnent aux populations à boire et à manger à la veille des élections, ils leur donnent aussi désormais 1 ou 2 comprimés.

2. Les caravanes médicales n'ont qu'une incidence marginale sur la santé des populations
Dans la plupart des autres pays Africains, les caravanes médicales servent surtout à la sensibilisation des populations sur telle ou telle fléau ou maladie. Mais au Gabon, ces caravanes deviennent une forme de système de santé. Et c'est là où le bat blesse, dans un pays sérieux, on met en place un système médical qui permet d'apporter à la fois des réponses pratiques pour subvenir aux besoins immédiats des populations dans le besoin; et des réponses stratégiques qui permettent de planifier l'avenir de manière à éradiquer ou diminuer les sources des maladies qui affectent les populations. Voyez vous, ce n'est pas en envoyant à des villageois des médecins une fois dans leur vie, qu'on va changer grand-chose dans leur probabilité à souffrir de maladies endémiques sévissant dans leur recoin de pays. Sans services sanitaires fixes au service de ces populations de manière régulière, et en tout temps, ce ne sont pas les interventions ponctuelles des caravanes médicales qui auront un quelconque effet. Imaginez que la caravane passe dans un village et pose des diagnostics d'hypertension artérielle à un bon nombre de vieillard. Cette maladie nécessite un suivi continue et les médicaments coutent chers. A la fin de la journée, la caravane plie bagage et quitte le village laissant derrière elle des villageois hypertendus n'ayant aucun moyen d'accès à des structures hospitalières et encore moins à des médicaments. Vous comprenez donc que la portée médicale de ces caravanes soit somme toute limitée.

Pour aider les populations démunies, les bongoïstes devraient comprendre que des consultations et distributions itinérantes de médicaments, à la veille d'une élection, sont loin de faire l'affaire. Tant que les ressources du Gabon ne seront pas utilisées pour bâtir un vrai système de santé fixe, et accessible aux populations, toutes les caravanes Amissa Bongo ne seront que des actions politiques à faible conséquence sanitaire.

Saturday, June 12, 2010

LE GABON RESTE BIEN UNE VACHE A LAIT POUR AIR FRANCE




Pendant que les media d'état au Gabon distraient la population avec des clips célébrant "l'humanisme" d'Omar Bongo; pendant que nos fameux "intellectuels" passent à la RTG1 pour rivaliser d'éloges à l'endroit d'Omar Bongo; des journaux sérieux continuent de nous faire la démonstration de notre statut de vache laitière pour les intérêts économiques français. Heureusement que ces journaux existent car jamais vous ne lirez ce genre de révélations et analyses dans Gabon Matin ou encore L'Union. Dans son édition du jour, le très prestigieux Financial Times de Londres, nous révèle qu'Air Franche est en train d'empêcher que d'autres compagnies aériennes européennes s'installent en Afrique francophone, principalement au Gabon, pour protéger sa situation de monopole.

1. La liaison Paris-Libreville est la plus profitable de toutes les liaisons du réseau Air-France
C'est à la page 23 de sa section Companies & Markets que le Financial Times nous apprend que la Lufthansa et ses affiliées Brussels et Swiss, se voient mettre des bâtons dans les roues par le gouvernement Français qui veut les empêcher de prendre pieds en Afrique francophone et offrir aux africains plus de choix, car Air-France est pratiquement en situation de monopole en Françafrique. L'article nous dit que la raison de ce verrouillage des pays francophones par Air-France, se trouve dans le fait que cette compagnie dégage l'essentiel de ses marges bénéficiaires sur son réseau Africain. En fait, Air France perdrait de l'argent partout sauf en Afrique francophone où elle jouit d'une situation de monopole. Air-France est battue en Amérique, en Asie et en Europe; il n'y en qu'en Afrique et dans les Caraïbes-Antilles où elle se fait des profits. Si elle venait à être confrontée par la Lufthansa, le gouvernement Sarkozy a peur que le marché Africain aussi échappe à Air-France. Pour illustrer l'enjeu, le journal nous dit que la ligne Paris-Libreville est la plus profitable de toutes les lignes d'Air France dans le monde. Cette seule ligne qui utilise un seul avion en va et vient, rapporte à Air-France 45 millions d'euros par an, soit près de 30 milliards de francs CFA. La France ne veut pas perdre ce pactole. Ce journal nous dit aussi qu'Air-France tremble en ce moment car Lufthansa vient de signer un partenariat avec Ethiopian Airlines pour se donner plus de force de frappe en Afrique. Quand on connait l'efficacité industrielle Allemande, on comprend que la solution des Français soit de fermer le marché francophone à la Lufthansa en demandant à ses alliés dictateurs africains de ne pas signer les autorisations de desserte aux Allemands.

2. Les potentats comme la famille Bongo sont le gage du maintient du monopole économique que veut la France
N'est-ce pas Sarkozy qui déclarait lors de son séjour au Mali, ou encore au Sénégal, que la France n'avait pas besoin de l'Afrique? Aujourd'hui, ce même Sarkozy dit que les destins de l'Afrique et de l'Europe sont liés. Mais c'est ce même Sarkozy qui s'assure que les présidents africains francophones doivent leur pouvoir et la pérennité de leur régime à la France. Ils sont placés à la tête de leurs pays pour les gérer selon les mots d’ordre venus de Paris. En récompense de cette loyauté, la France laisse les roitelets nègres cultiver l’impunité, le pillage, la dictature et l’anti-démocratisme dans leur pays. Beaucoup de gabonais pensent, non sans bonnes raisons, qu'Air-Gabon ait été délibérément sabordée pour laisser le marché exclusivement à Air-France.

Quand nous nous demandons pourquoi la France soutient des gens comme Ali Bongo? Souvenons nous des besoins économiques de la France et réalisons que sans des gens comme la famille Bongo, Air-France n'aurait pas le quasi monopole du trafic aérien chez nous entre Gabon et Europe; Areva n'aurait pas le monopole sur notre uranium et manganèse; Total ne serait pas le numéro 1 dans le pétrole au Gabon; et Bolloré ne serait pas le champion des ports. Quand Chirac disait « Les Africains ne sont pas mûrs pour la démocratie », il aurait dû dire, les vaches à lait n'ont pas besoin de démocratie.