Tuesday, November 30, 2010

QUAND LA GESTION DE L’ÉTAT SE RÉSUME Á ORGANISER DES FORUMS. BIENVENU AU GABON ÉMERGENT !





Ils organisent tous des forums. Il n’y a pas longtemps, le ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, Léon Nzouba, organisait un forum dit «Formation-Emploi ». Avant lui c’était Rufin Pacôme Ondzounga, qui annonçait conduire à « une urbanisation rationnelle et modélisée » des cités gabonaises en l'horizon 2011, grâce à son «forum national sur l'habitat». Le forum entre les hommes d’affaires gabonais et tunisiens vient de s’achever. Sans oublier Moundounga qui a organisé les états généraux de l’éducation qui eux aussi ont été précédés et suivit de nombreux forums sur l’éducation. Tous ces forums se succèdent, passent les uns après les autres. Les gens y parlent beaucoup, mangent les bonnes choses et boivent les bons vins. Et après ? Quel impact ? Les émergents pensent qu’organiser des forums leur permettra de masquer le fait que leur doctrines et leur gouvernance soient basées sur une idéologie du vide, d’action sans aucun contenu.

1. Tant d’incuries managériales chez les émergents
Le management, en termes simples, se présente comme l'art de gouverner les hommes et les choses. Au Gabon il n’est pas rare d’entendre les bardes de l’émergence clamer que tel ou tel ministre est un « manager ». On nous dit même qu’Ali Bongo en est un. Mais enfin, Ali Bongo a managé quoi de sa vie ? Etre nommé conseiller de papa ou ministre de papa ne fait pas de lui un manager de quoi que ce soit. On peut parler d’expérience managériale quand quelqu’un a été professeur d’université, cadre dans une boite, ou encore businessman indépendant. Ils ne sont pas nombreux à remplir ces conditions dans ce gouvernement gabonais. Il y en a quelques un comme le ministre de l’agriculture qui a monté son affaire qui est très prospère, il y en a peut être d’autres ici et là, mais dans la plupart des cas, nous avons des militaires qui savent donner et recevoir des ordres, et des gens qui ignorent tout du management, qui en tout cas n’en ont que des notions rudimentaires. Les vrais managers sont capables de diriger, savent ce qu'est l'efficacité, ce que veut dire gérer un budget, avec des dépenses qui n'excèdent pas les recettes. Ce sont des gens qui ont des profils et des parcours ancrés dans le réel, ce qui est un véritable élément de crédibilisation. Mais dans la gouvernance du Gabon, qui sont ces managers ? Quel est le ministre gabonais maitrisant son sujet au point de susciter la confiance des investisseurs ? Par contraste, Lee Myung-bak, le président de la Corée du Sud, a dirigé Hyundai, donc quand il parle d’économie ou d’industrie, les gens font attention à ce qu’il a à dire. Quand Ali Bongo parle, qui fait attention à lui? Il sort d’où ? Pourtant. L’histoire démontre que tous les pays émergents l’on été par le truchement de managers brillants au gouvernail. C’est avec Ali Bongo que le Gabon sera émergent ?

2. Comme ils ne savent que faire, les émergents organisent des forums qui donnent une fausse impression d’activité alors qu’il ne se passe strictement rien
La stratégie favorite des émergents est celle de la diversion. Elle consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants qui risquent de mettre en évidence leurs incuries politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. Au lieu de réellement régler les problèmes de l’éducation gabonaise, on organise des états généraux qui ne mènent à nulle part car au sortir de ces cessions, les problèmes des enseignants restent entiers. Cette poudre aux yeux est indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la gouvernance du pays. Il faut garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, il faut garder le public occupé, occupé, occupé à des futilités, sans aucun temps pour penser. Pour preuve, dans nos correspondances avec certains de nos lecteurs « émergents », ils n’hésitent pas à nous dire : « mais pour la première fois, des états généraux de l’éducation ont été organisées » ! Quand nous leur demandons de nous énumérer ce qui a changé pour les élèves et enseignant au Gabon, grâce à ces fameux états généraux, ces émergents fuient.

Pourtant chers lecteurs, ce ne sont pas des problèmes à résoudre qui manquent au Gabon. Avec notre chômage massif, la précarité qui s’étend, les salaires n’assurant plus un revenu décent, etc., les émergents ont du pain sur la planche. Mais au lieu de prendre de vraies mesures, on va de forums en forums. Depuis le forum de l’habitat, combien de maisons ont été construites ? Les émergents pensent avoir à faire à des enfants en bas-âge. Le discours qu’ils tiennent au grand-public a un ton particulièrement infantilisant, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental : « laissez-nous avancer, libérez la route, on est ensemble, le pays est géré, etc. Pourquoi ? Et bien simplement parce que si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 8 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 8 ans. C’est pourquoi si vous allez demander a Pacôme Ondzounga où sont les 5000 maisons promises, il va vous répondre le plus sérieusement du monde : « elles sont à l’étude, nous en avions parlé lors du forum de l’habitat».

Sunday, November 28, 2010

LA CÔTE D’IVOIRE VOTE. QUE LA TRANSPARENCE L’EMPORTE. PENDANT CE TEMPS, AU GABON, LES MÊMES BÉTISES





Manifestement, certains en Afrique, et plus précisément au Gabon des Bongo, pensent que la démocratie n’est pas faite pour les Africains. Ils croient que les gabonais ne seraient pas prêts à accueillir la Démocratie. Dans les courriers que nous recevons, certains bongoïstes, à cour d’inspiration, vont jusqu'à soutenir que si Ali Bongo et la machine familiale qui confisque le Gabon, a dû truquer les élections présidentielles, c’était pour le bien des gabonais, pour le bien « de la démocratie ».
Il fallait empêcher que la « mauvaise personne » devienne président de ce pays, car selon eux, ça aurait été le chaos. Dans leur discours, le pays devrait une fière chandelle à Mborantsuo et Co. Truquer la présidentielle se justifie donc à posteriori, par les bongoïstes, comme une action préventive. Et pour eux, évidement peu importe la légitimité des moyens : seul compte ce qui est bon pour les Bongo. Le reste, on le justifie comme on peut. Le degré de cynisme de ces gens est quand même terrible. Ils se trouvent en permanence amené à cautionner les conneries de la famille Bongo. Mais jusqu'à présent, la Côte d’Ivoire nous montre une autre image de ce que peut être la démocratie en Afrique. Alors que chez nous, on préfère parler de « Démocratie à la gabonaise», sans trop savoir ce que ça veut dire, les ivoiriens eux refusent jusqu'à présent de penser que l’Afrique aurait besoin d’une démocratie particulière et différente.
La Côte d’Ivoire démontre que la démocratie peut et doit être universelle. Quand il y a plusieurs candidats, il faut deux tours ; un premier tour qui décante les candidats et un second tour face à face entre les 2 premiers au sortir du premier tour. Mais au Gabon les choses se passent différemment ; rien n’est jamais vraiment comme ailleurs. Dans notre pays, le pouvoir s’efforce de cacher ses défauts comme le parfum qu’on met avant de sortir dans la rue. L’odeur est là, mais elle est masquée. Ceux qui ont du nez peuvent la sentir. La majorité des bongoïstes ne voient pas l’injustice, non parce qu’ils ne la connaissent pas, mais parce qu’ils pensent que cela ne les concerne pas. Dans ce pays, tout le monde connait la corruption parce qu’elle est présente dans chaque centimètre. Mais les émergents préfèrent dire que les choses s’améliorent parce que cette corruption est aussi dans leur intérêt. Tout le monde joue le jeu. L’ignorance est l’argument qui permet toujours aux émergents de se dédouaner. Fermer les yeux est pour eux un pur délice, car ils disent : « qu’est-ce qu’on en à foutre que ce pays soit vendu ou finisse dans un bain de sang du moment qu’on puisse continuer nos petites affaires et qu’on puisse s’en tirer à bon compte »?

Ce soir, nous regardons la télévision ivoirienne avec la ferme conviction que ce pays a réussi à éviter et devenir ce qu’est en train de devenir le Gabon. Un Ali Bongo n’aurait jamais pu être installé à la présidence du Gabon si nous avions résisté. La Côte d’Ivoire a payé de sa chair, car elle a voulu cesser d’être le jouet de la France. Au Gabon, contrairement à la Côte d’Ivoire, nous continuons à surestimer le rôle de la Françafrique. Nous aimons l’incriminer parce que c’est plus facile que de voir ses propres responsabilités. Même Ali Bongo fait dire à sa presse qu’il est la victime de la françafrique ; c’est vous dire ! Le monde à l’envers. Personne ne peut nier que la françafrique existe, a existé et elle a joué un grand rôle dans le devenir de nos états francophone d’Afrique. Mais de grâce, on ne devrait pas la prendre pour un bouc-émissaire systématique pour notre propre inaction. La françafrique et les réseaux similaires réussissent parce que les citoyens sont apathiques et qu’ils ne font rien quand on spolie leurs droits fondamentaux La Côte d’Ivoire nous a démontré et continue de nous démontrer comment la françafrique peut être neutralisée. Bonne chance aux ivoiriens et que le meilleur gagne.

Saturday, November 27, 2010

LE GABON A DES LECONS A RECEVOIR DE LA COTE D'IVOIRE

A tous les compatriotes qui pensent encore que la politique se résume á des slogans creux; á tous les gabonais qui ne savent que dire "laissez nous avancer, libérez la route, le pays est géré, etc."; regardez le premier débat entre 2 candidats aux présidentielles dans le pré-carré français d'Afrique. Ayez honte, vous qui soutenez Ali Bongo et le statut-quo; ayez honte car grâce á vous, le Gabon patauge dans la médiocrité des Mborantsuo, pendant que des pays comme la Côte d'Ivoire se battent pour RÉELLEMENT AVANCER.



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Friday, November 26, 2010

MALGRÉ LA RÉSISTANCE DE DERNIERS NOSTALGIQUES, Á TERME, LA FRANCE N'A PAS LE CHOIX: IL FAUT LÂCHER LES BONGO




La France qu'on le veuille ou non, est une démocratie, une des plus vielle démocratie du monde; et elle compte bien le rester. La France n'est plus tout à fait politiquement la puissance autonome qu'elle fut pendant les siècles de la colonisation. La France aujourd'hui appartient à un ensemble qui est l'Union Européenne. Plus important encore, la France n'est pas le leader de cette Union, l'Allemagne l'est et le restera. Comme nous l'avons constaté avec les cas de la Grèce et maintenant de l'Irlande, c'est l'Allemagne qui dicte la conduite à suivre au sein de l'UE. Quand l'Allemagne a dit á la Grèce de reformer son système bancaire, les grecs on voulu résister mais les Allemand ont cogné sur la table et menacé de bloquer tout soutient á l'économie grecque et ces derniers ont obtempéré. Même chose avec l'Irlande, les Allemand exigent et les Irlandais s'exécutent. Nous avons vu dernièrement la puissance de l'Allemagne être démontrée dans l'Affaire des Rom. Quand Angela Merkel a dit á Sarkozy d'arrêter les expulsions, celles-ci se sont arrêtées sec et nette. Chers lecteurs, l'Allemagne est train de prendre contrôle de l'Europe et de réécrire le principe des termes de l'échange au sein de cette communauté. Dans le nouveau contexte économique européen, les sociétés françaises connues comme mafieuses en Afrique risquent de devoir reformer leur conduite. Dans un nouvel espace économique dont les contrôles seront fait par Bonn et Bruxelles, la françafrique risque d'être á l'étroit et il pourrait être demandé á la France de démontrer son sérieux, en lâchant le symbole même de la françafrique, les Bongo du Gabon.

1. L'UE désavoue de plus en plus publiquement la françafrique de papa
Dans la françafrique, nous avons été habitués á un chapelet de coups d’états aussi bien électoraux que militaires. Et ces crimes restent souvent impunis. L’Union Européenne quand elle s'est mise en place, a pris des engagements de gouvernance assez clairs dans ses textes. De plus en plus, l'UE se retrouve comme observatrice principale de l’ensemble des processus électoraux en Afrique. Nous l'avons vu en Guinée dernièrement, et nous l'observons en Côte d'Ivoire. Petit à petit, la France ayant grillé toutes les cartes de sa crédibilité, est mise carrément hors jeu car personne ne souhaite qu'elle soit partie prenante des processus électoraux, car là où passe la françafrique, la démocratie trépasse. Nous l'avons encore vu au Togo, au Gabon et á Madagascar avec le coup d'état de TGV. Le constat est frappant, quand la France est présente, aucune chance de démocratie; quand la France est éloignée, on voit des avancées en ce sens. Autre aspect conjoncturel non négligeable, les ONG les plus actives dans le processus de bonne gouvernance en Afrique, connaissent parfaitement les roublardises des milieux françafricains, et préfèrent travailler directement avec l'UE. C'est ainsi que l’association Survie demande régulièrement à l’Union Européenne qu’elle prenne ses responsabilités face aux scrutins dévoyés en françafrique, et aux dérives souvent violentes des régimes qui y sont mis en place par la France. L'UE commence à réagir, en publiant des rapports qui sont d’ores et déjà accablants pour la françafrique. La liste des irrégularités constatées par l'UE, dans le cas du Gabon, entre autres, est á peu près la suivante: un gonflement du fichier électoral, des enregistrements de mineurs dans les régions favorables à Ali Bongo, des achats de voix, une inégalité de traitement des candidats à l’élection présidentielle dans les médias d’état, des dérogations et procurations sans contrôle permettant des votes multiples, des problèmes dans la centralisation des résultats, qui favorisent la fraude électorale, etc. La liste est longue.

2. La France ne peut plus rester dans la logique du "pré-carré"
La logique du pré-carré voudrait que les chefs d'état mis en place en françafrique, soient de manière humiliante, des agents de pouvoir étrangers dans leur propre pays. L'archétype du président françafrique est une personne que l'on retrouve au pouvoir, entourée de sa famille proche pour garantir la fidélité à l'homme et la stabilité du pouvoir. Là encore, le Gabon est un bel exemple. Dans un tel système, la plupart des ministères importants dit de souveraineté, et les entreprises d'état importants, sont entre les mains des membres de la famille présidentielle, de manière directe ou par alliance matrimoniale. Aux proches du pouvoir n'ayant aucune attache personnelle avec le chef, on réserve les ministères des affaires sociales, des sports, de la culture etc. Il s'ensuit un sentiment de frustration mettant en danger le pays tout entier. La France commence à comprendre que la gouvernance d'un pays, fut-il de la françafrique, par un groupe au détriment du reste de la population, ne peut marcher éternellement. Mais dans cette France, il y a des nostalgiques. Ceux qui soutiennent Ali Bongo et Faure Gnassingbé estiment que le danger viendra des anglo-saxons qui prendrons inévitablement tous les marches en françafrique si la "démocratie" s'y installait. Mais toutes les gesticulations de la France ne doivent pas cacher la pourriture économique que la françafrique faite exposer á l'UE. Chers lecteurs, le pré-carré de la France en Afrique est le théâtre de pirateries économiques en tout genre. Piraterie bancaire avec le groupe BGFI bank qui blanchi l'argent des détournements des régimes et des activités illicites de la mafia des jeux Corse; les sociétés écrans qui exploitent les minerais sensibles; le pétrole pirate dont personne ne sait exactement où vont les recettes. Avec un système économique européen ayant les allemand comme régulateurs, il sera de plus en plus difficile á la France de protéger les activités illicites qui justifient le maintient au pouvoir de gens comme Ali Bongo et famille. Si la France ne trouve plus son affaire à maintenir les Bongo, pourquoi alors les proteger?

La globalisation est lá, les grands ensembles se mettent en place. Ce qui se passe à un bout du monde peut influencer positivement ou négativement un autre espace. Nous pensons que dans un monde de plus en plus interconnecté, les raisons du maintient d'une économie mafieuse justifiant la françafrique, devient de plus en plus anachronique. Il est aussi de notre avis que plus les ONG internationales pousseront l'UE à accélérer ses mouvements de reformes en Europe, plus les Bolloré, Total, Eramet etc., seront á l'étroit et auront des difficultés à opérer en toute impunité dans la françafrique. A terme, le verrou sautera et avec lui la décomposition du système Bongo et ses dérivées.

LITURGIE MAÇONNIQUE A LA SAUCE EQUATORIALE

Les videos surprises du baptême maçonnique du grand Rais des musulmans du Gabon continuent d'apparaitre sur Internet et nous reveler les dessous des rituels tres saugrenus de cette organisation qui affectionne le secret. 




Bien que les images des vidéos ne soient pas toujours claires, on peut facilement reconnaitre le gratin politique du pays assitant à ces messes d'un genre un peu particulier. Quand on est à la fois président du Gabon, patron d'une loge maçonnique, et roi des musulmans du Gabon, bien entendu qu'on peut un peu s'embrouiller et melanger rituel maçonnique et symboles de l'etat. Aucun symbole d'un etat n'est plus important que l'hymne national. Quand le chef de cet etat utilise l'hymne national pour sanctifier son rituel maçonnique comment ne pas conclure qu'aux yeux de cette classe politique, le Gabon soit une logeocratie maçonnique. Comme il y a des theocraties (cas de l'Iran avec ses mollah), le Gabon serait donc une logeocratie, c'est à dire un etat qui fonctionne par le truchement de divers loges qui se substituent et sont plus influentes que l'etat.

Selon La Lettre du Continent, ces videos inquieteraient le rais, le presid..., heu le chef des maçons gabonais, enfin Ali Bongo. Lire ci-dessous.
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Objectif législatives 2011 pour Bongo
     Pour espérer l’emporter aux élections législatives de 2011, Ali Bongo fait de plus en plus la cour à son opposant Pierre Mamboundou. Tactique électorale.
A peine rentré, le 17 novembre, de sa tournée à Singapour et en Arabie Saoudite, Ali Bongo a piqué une grosse colère contre des membres de son cabinet. En cause, leur incapacité à empêcher la publication sur le web des images de son intronisation début novembre comme grand maître de la Grande Loge nationale du Gabon. Des images censées rester secrètes, mais qui tournent en boucle depuis plusieurs semaines sur des sites animés par des Gabonais. Furieux, Ali Bongo a exigé que les services de renseignement identifient et arrêtent les responsables.

Le Palais du bord de mer vit une période délétère, rythmée par les rumeurs et les tracts anonymes mettant en cause l’entourage direct du chef de l’Etat. Pour remédier à cette situation, ce dernier s’emploie à sensibiliser ses concitoyens sur ses projets économiques, les grands travaux ou la réforme de la fonction publique. Mais rien n’y fait. Un seul événement semble mobiliser l’opinion publique : les législatives de 2011. Un scrutin qui pourrait d’ailleurs être reporté à la mi-2012, après la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN) co-organisée avec la Guinée équatoriale. Soucieux d’élargir sa base électorale, le chef de l’Etat s’est rapproché de Pierre Mamboundou, président de l’Union du peuple gabonais (UPG, opposition), rentré au pays le 21 novembre, après un long séjour médical en France.

Objectif d’Ali Bongo ? Nouer une alliance entre le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) et l’UPG afin de neutraliser André Mba Obame, secrétaire général de l’Union nationale (UN), considéré comme l’opposant le plus influent. Un tel accord permettrait d’obtenir la majorité dans les principales provinces du pays. Mais ce scénario suppose l'adhésion de la grande famille politique du PDG, ce qui n'est pas acquis. Selon nos informations, un "groupe de mécontents" s’est même formé en pays téké de la province du Haut-Ogooué. Discrètement encouragés par des officiers tékés-obambas, mis de force à la retraite, les élus PDG des villes de Léconi, Bongoville (ancienne circonscription d’Ali Bongo), Boumango, Franceville et Moanda menacent déjà de se présenter comme candidats indépendants à ce scrutin. Le chef de l'Etat est prévenu !

Thursday, November 25, 2010

QUAND UN ARTICLE ATTIRE NOTRE ATTENTION

LU POUR VOUS DANS LA LETTRE DU CONTINENT
 
 
 
N° 600 25/11/2010
 
  AFRIQUE/FRANCE

  Guerre judiciaire autour des biens mal acquis

L'heure n'est pas à l'euphorie dans les milieux d'affaires tricolores en Afrique. Ils craignent des mesures de rétorsion suite à la décision de la Cour de cassation française, le 9 novembre, de juger recevable la plainte de Sherpa et Transparence International France dans l'affaire dite des "biens mal acquis". Cette décision permet d'enquêter sur l'origine de l'important patrimoine immobilier dans l'Hexagone de trois chefs d'Etat d'Afrique centrale. En attendant la nomination d'un juge d'instruction, la guerre des plaintes fait rage. Enquête.

"Tout sauf Total" au Gabon - Omar Bongo décédé, c'est autour du patrimoine de ses descendants que se concentreront les investigations. Une tâche complexe. L'ex-président gabonais a reconnu 52 enfants ! Le dossier de l'héritage, qui comprend les biens immobiliers acquis en France, est entre les mains de l'avocate Danyèle Palazo-Gauthier et de plusieurs notaires, parmi lesquels Lydie Relongoué-Bevignat et Christine Damiano-Conynck. Bien qu'il ait jugé cette affaire "sans importance", Ali Bongo, défendu par Me Patrick Maisonneuve, devrait - à nouveau - "s'intéresser" aux personnalités gabonaises toujours prêtes à relayer la cause de l'ONG Sherpa. Dans son viseur : Georges Mpaga, président du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon ; Marc Ona Essangui, responsable à Libreville du réseau international Publiez ce que vous payez ; ainsi que Gregory Ngbwa Mintsa. Le 12 novembre à Bangkok, ce dernier a reçu le Transparency Integrity Award décerné par TI. Mais le régime gabonais sait mobiliser ses propres ONG. Le Mouvement génération Omar Bongo Ondimba demande ainsi le boycott des produits de Total-Gabon à travers le slogan "TST" (Tout sauf Total). Pour sa part, la coalition d’ONG Cashbo, qui agirait sur recommandations d’hommes politiques français, vient de porter plainte contre TI-France pour "incitation aux troubles à l’ordre public".

Obiang hurle au "complot néocolonial" - De l’autre côté du Rio Muni, les avocats français d'Obiang Nguema - Olivier Pardo, Elisabeth Thomas-Werner et Ludovic Landivaux - sont vent debout pour mener la contre-attaque. Le 5 novembre, ils défendaient déjà, devant la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris, les plaintes intentées en 2009 par le président équato-guinéen dans le même dossier contre le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD). L'audience a été renvoyée au 24 juin 2011. Si l’émir d’Afrique centrale est peu inquiété, les premières investigations n'ayant identifié qu’un pavillon en banlieue parisienne, son fils et dauphin Teodorin est, lui, dans le collimateur. Aux Etats-Unis, son patrimoine et son train de vie ont été soigneusement décortiqués par le Permanent Subcommittee of Investigations du Sénat. Malgré la francophilie d'Obiang, les entreprises françaises pourraient souffrir dans ce pays, où les marchés s’obtiennent via des procédures de gré à gré. Air France, CFAO, France Télécom et Bouygues dominent leur secteur, tandis que Total et Bolloré tentent une discrète incursion.

Sassou tance ses lobbyistes - Longtemps réfugié derrière la figure tutélaire de son beau-fils Omar Bongo, Denis Sassou Nguesso affiche en public une totale "zénitude". Mais, en coulisses, ses lobbyistes de tous poils - avocats comme journalistes - ont senti le vent du boulet. Pendant des mois, ils ont assuré au chef de l'Etat congolais que la plainte Sherpa/TI France n’aurait aucune suite… Emmené par le Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) et le ministre des transports Isidore Mvouba, le gouvernement affûte maintenant sa stratégie. Brazzaville entend faire pression sur Paris pour que le juge désigné dans cette affaire soit le moins médiatique possible. Pour éviter toute surprise, les membres de la famille de Sassou disposeront désormais d’une "autorisation officielle de mission" avant tout déplacement en France. Du côté de l’opposition, la Plateforme congolaise contre la corruption et l'impunité (PCCI) de Benjamin Toungamani n'attend que la nomination effective du juge pour se porter partie civile. Ambiance...

Tuesday, November 23, 2010

UNE PETITE PRÉSENTATION DE L’ONG « TRANSPARENCY INTERNATIONAL » S’IMPOSE (2ième PARTIE). LES POURSUITES JUDICIAIRES




Ceux qui ne reçoivent leurs informations que par les biais des medias d’état au Gabon en sont certainement à se demander si Transparency International ne poursuit en justice que les potentats équatoriaux. Et ben, ce que les clébards de l’émergence oublient sciemment de signifier à leurs lecteurs et téléspectateurs, est que cette ONG engage des poursuites judiciaires aussi bien contre les africains indélicats que les européens, asiatiques ou américains qui s’engagent dans la corruption.

1. L’affaire Ratiopharm vous connaissez?
Le 24 Janvier 2008, Transparency International portait plainte contre Ratiopharm, une société pharmaceutique Allemande, pour pratiques de marketing corruptives dans les pays suivants : Allemagne, Canada, Espagne, Estonie, et Belgique. Tous des pays d’Europe. Le principal chef d’accusation était d’offrir des ristournes illégales aux pharmacies. Comme vous le voyez chers lecteurs il n’y a pas que les dictateurs équatoriaux qui sont dans le collimateur de cette ONG.

2. Connaissez-vous le cas du Kosovo ?
Le 3 Novembre 2009, Transparency International engageait une procédure contre la corruption dans le système judiciaire du Kosovo. Suite a cette plainte, une cinquantaine de juges Kosovar furent juges pour corruption. Comme quoi chers lecteurs, il n’y a pas que les Bongo qui intéressent Transparency International.

3. Connaissez la plainte contre Charles Pasqua dans le cadre de l’affaire « Pétrole contre nourriture » de Total en Irak ?
En 2002, Transparency International engagea une procédure contre diverses personnalités françaises soupçonnées d'avoir perçu au début des années 2000 des commissions occultes sous forme d'allocations de barils de pétrole du régime irakien de Saddam Hussein, en violation du programme onusien "Pétrole contre nourriture". En tout, ce furent 20 personnes physiques, et deux entreprises et non des moindre, Total et Vitol, qui furent mises en examen dans ce dossier. L’une des pièces maitresses de ce dispositif n’était nul autre que Charles Pasqua, bien connu au Gabon dans les registres mafieux, aussi bien Corses que pétroliers. Le principe était une politique de surfacturation imposée par le régime de Saddam Hussein pour contourner le programme onusien permettant à Bagdad d’engranger des recettes supplémentaires pour Saddam Hussein et sa famille. En somme, un peu comme au Gabon. Encore une fois chers lecteurs, vous conviendrez avec nous que Transparency semble aller vers la corruption où qu’elle se trouve.

Comme vous l’aurez deviné, les clébards de l’émergence n’ont aucune crédibilité. La vérité reste que les ONG internationales jouent un rôle de plus en plus important dans l’effort vers la bonne gouvernance. Voici pourquoi ces ONG dérangent des pouvoirs comme celui du Gabon. Les enquêtes à l’échelle mondiale, comme celle des biens mal acquis, démontrent que les ONG bénéficient d’une meilleure marge de manœuvre que les nationaux isolés dans leurs pays respectifs, qui se heurteraient à des gouvernements sanguinaires et répressifs. Outre la volonté interne de transparence et de responsabilité, la Charte de responsabilité collective vise également à recevoir un large écho international de façon à ce que personne ne dise : « je ne savais pas, je n’étais au courant de rien ». C’est pour cela que l’engagement des ONG comme Transparency International est capital pour la réussite de la bonne gouvernance dans nos pays. Quand aux clébards de l’émergence, ben pourquoi faire attention à des chiens errants ?

UNE PETITE PRÉSENTATION DE L’ONG « TRANSPARENCY INTERNATIONAL » S’IMPOSE (1ère PARTIE)

La une du site de Transparency International


Le weekend écoulé, les clébards de l’émergence que sont les animateurs de l’émission « Pluriel » se sont livrés à un autre exercice d’abrutissement des gabonais, en attaquant l’ONG « Transparency International », pour avoir osé porter plainte contre leur raison de vivre, de voyager, de bouffer, et surtout de rouler en Suzuki Vitara et posséder des blackberry. Cette raison pour laquelle ils se ridiculisent chaque weekend devant les gabonais toujours étonnés du degré de mercantilisme auquel certains compatriotes sont près à se soumettre pour quelques miettes jetées ci et là. Cette raison c’est la famille Bongo. Famille qui sait se montrer généreuse pour quiconque près à jouer au cabot. Pour apporter un éclairage à nos lecteurs, nous avons voulu faire une recherche sur cette ONG. Nous nous sommes demandé qui sont-ils, que font-ils, et surtout, est-il vrais comme l’a dit Pluriel, que ces gens ne s’attaquent qu’aux africains? Nous sommes donc allés sur leur site web et l’avons décortiqué à la recherche d’un meilleur cadrage de cette ONG. Si vous allez sur leur site, vous remarquerez que les 3 lauréats récents, dont le gabonais Gregory Ngbwa-Mintsa, grâcent la une de ce site planétaire. Voici ce que nous avons trouvé sur le site de cette ONG et dans la presse mondiale qui parle d’elle. On est loin des phantasmes de Pluriel.

1. Présentation de « Transparency International » ?
Organisation Non Gouvernementale, créée en 1993. Cette ONG est aujourd'hui présente dans 90 pays. Son siège est basé à Berlin en Allemagne. Voici une liste des membres de son bureau de Berlin. Vous n’y trouverez que des gens au cursus solide venant des 4 coins du monde. Nous vous livrons une liste partielle des membres car la liste complète est sur leur site ; elle est trop longue pour être postée ici. Néanmoins, nous avons trouve nécessaire de diffuser cette liste car il est important de faire comprendre aux cabots qu’ils ne peuvent plus se contenter d’abrutir les gens, il y a désormais moyen d’aller à l’information. Cette partie est en Anglais car nous voulons être fideles à l’original et ne rien traduire de façon à ne rien perdre de la substance d’origine.

Conny Abel: Germany, Germany, Programme Coordinator
She is currently responsible for the region of South Eastern Europe, including the ex-Yugoslavian states, Bulgaria, Romania, Moldova and Turkey. Conny holds a Master’s in Communication Science from the University of Dresden, Germany.

Kulan Amin: Germany, Programme Manager Poverty and Development
Kulan Amin joined TI in January 2007 as Programme Manager, Poverty and Development. Prior to joining TI she worked for over 5 years with the European Commission in India managing an extensive portfolio of bilateral projects in the field of rural development and environment in India and Bhutan and more recently a water sector policy support programme in Rajasthan. Kulan studied in India, Germany and the UK and completed her MA in Public Administration (International Relations) from the University of Konstanz and a post-graduate course from the Centre for Advanced Training in Rural Development in Berlin.

Leticia Andreu: Italy, Senior Programme Coordinator
Leticia joined TI in March 2000 and supported the work of a member of the Board of Directors, Jermyn Brooks. she joined the Communications team as a Senior Programme Coordinator and works closely with the Communications Director. Leticia comes from Italy and studied Linguistic and Translation at the Humboldt University, Berlin.

Paul Banoba: Uganda, Senior Programme Coordinator
Paul joined TI in January of 2009 as a Senior Programme Coordinator in the Africa and Middle East Department to support good governance and anti-corruption efforts in the Service Delivery in the Health Sector in Africa. He has a background in Biological Sciences, Communication and Development Cooperation.

Teun Bastemeijer: Netherlands, Manager of the Water Integrity Network (WIN)
WIN aims to fight corruption in the water sector worldwide in order to reduce poverty. Teun has a background as a civil engineer from Delft University, specialised in Polder Development, water in relation to land use management and physical infrastructure planning.

Priya Behrens-Shah: UK, Assistant Communications Coordinator, Media and Young Professionals
Priya Shah joined TI in January 2008. Priya currently manages the WIN Small Grants Fund, a pioneering fund aimed at reinforcing the base of anti-corruption tools, methodologies and advocacy styles, relevant for fighting corruption in the worldwide water sectors. Priya is soon to complete a degree in International Studies, with a primary focus on International Development, Environmental Science and Urban Technologies. Priya is of Indian origin, born and raised in London. She speaks English, German, Hindi, Urdu and Gujarati.

Francesc Bellaubi: Spain, Programme Coordinator
Francesc Bellaubi joined TI-S in January 2009 as Programme Coordinator in the Africa and Middle East Department supporting the anti-corruption efforts in service delivery in the water sector. Francesc holds a MSc in Agricultural Management and Environment from Centre International de Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes (CIHEAM) in Montpellier, France.

Stephy Burnett: USA, Online and Publications Assistant
Stephy joined the Communications Department in January 2010. She has a BSc in Arts Administration with a minor in Religious Studies from Wagner College in New York.

Doris Bäsler: Germany, Programme Manager
Doris Bäsler joined TI in August 2006 as Programme Coordinator in the Africa and Middle East department. Doris studied languages and development economics at Heidelberg University in Germany, and has completed a Masters degree in international and comparative legal studies from the School of Oriental and African Studies in London.

Maël Castellan: France, Capacity Development and Francophone Programmes
He holds a bachelor of science in global resource systems from the University of British Columbia, specialized in water and natural resource studies and international development.

Annette Chemnitz: Germany, Human Resources Manager
Annette Chemnitz joined TI-S in January 2010. Annette has held positions previously as Human Resources Manager and Director of Human Resources. She is responsible for the Human Resources Department and together with her team she supports the TI Secretariat staff with all relevant HR matters.

Marie Chene: France, Senior Programme Coordinator
Marie Chêne first joined TI in 1999 as the programme coordinator for French speaking African countries. Since 2007, she is operating the U4 Helpdesk in the Policy and Research Department. Her qualifications include degrees in Public Health, Social Communication, Political Science, Information and Communication.

Stan Cutzach: France, Governance Manager
Stan Cutzach studied in France, Australia and Germany and graduated in Economics, Law and Foreign Languages. A French national, he volunteered for the improvement of the prisoners' condition by working for the Lyon-based NGO, Observatoire International des Prisons.

Susan Côté-Freeman: Canada, Programme Manager
Susan Côté-Freeman is a Canadian who first joined the TI Secretariat in Berlin in 1997 as a programme officer for francophone Africa and a member of the public relations team. She holds a degree in translation from Université Laval in Québec City, Canada.

Hannah Deimling: Germany, Office Administration
She holds a degree in Business Administration.

Gillian Dell: USA, Global Programmes Manager
Gillian Dell studied law at the University of California-Berkeley and at the Universite Libre de Bruxelles and has a degree in Politics, Philosophy and Economics from Oxford University. Prior to joining TI she worked as a lawyer at a New York law firm, as a research fellow on international trade law issues at the Freie Universität Berlin, as a consultant at the United Nations and as a law lecturer and administrator at an American university in Berlin.

Krina Despota: USA, Contributing Editor
She holds a B.A. in Urban Studies from Barnard College, Columbia University, and an M.Phil in International Peace Studies from Trinity College, University of Dublin.

Harald Diesner: Germany, Financial Accountant
He holds a diploma in business administration degree having studied in Paderborn, Nottingham (GB) and Minnesota (USA), with a specialization in Marketing and HR Management/Business Psychology.

Rebecca Dobson: UK, Contributing Editor, Global Corruption Report
Becky has a Master in Law and Development from Warwick University and a Bachelor in Geography from Durham.

André Doren: Canada, Director of Communications
André Doren joined as Director of Communications in 2008. Prior to Transparency International, André was Head of Communications and Resource Mobilization at the International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies in Geneva.

Alexander, Jr Kambili: Malawi, Project Accountant
Alex is an accountant by profession and has just embarked on his MBA (with University of Wales) Dissertation.

Florah Ikawa-Witte: Kenya, Assistant Resources Coordinator
Florah holds an MSc in Urban Management from Berlin University of Technology and a Bachelors in Education (Science) from Egerton University, Kenya. She is a member of the DAAD sponsored African Good Governance Network.


Comme vous le voyez chers lecteurs, ce sont des gens venant des 4 coins du monde travaillant ensemble. Pourquoi ces gens en voudraient au Gabon des Bongo Particulièrement ? Comme le prétendent les animateurs de Pluriel,


2. Comment « Transparency International » définie telle la corruption
D’après cette ONG : « La corruption est l'abus d’un pouvoir confié, à des fins privées. Elle frappe toutes les personnes dont la vie, les moyens d’existence ou le bonheur dépendent de l'intégrité de ceux qui occupent une position d'autorité. (Définition de Transparency International). Depuis la fin des années 1970, on assiste à la prise de conscience par la communauté internationale des méfaits de la corruption, de l’atteinte qu’elle porte à l'intérêt général. Un consensus international existe autour du fait que la corruption constitue:

• un frein au développement économique,
• une menace pour la démocratie et la bonne gestion des affaires publiques,
• un facteur de renforcement de la pauvreté.

La corruption n’est pas une fatalité: chaque jour, des témoignages du monde entier nous prouvent qu’il est possible de la combattre ».


Que les clébards de l’émergence nous disent en quoi cette définition claire et limpide ne s’appliquerait pas au comportement des Bongo. Pourquoi vocifèrent-ils contre « Transparency International » ?




Transparency International est avant tout un « Think Tank », c'est-à-dire un organisme d’intellectuels qui publie régulièrement des rapports touchant le monde entier à propos de la corruption. Les pays du Nord comme du Sud sont touchés par ces rapports.




L’image ci-dessus présente des rapports de Transparency International sur la corruption dans des zones hors de l’Afrique noire. En Egypte, au Liban, au Maroc et en Palestine dans le premier rapport, ce qui prouve bien qu’il n’y a pas que l’Afrique noire qui intéresse cet organisme. Ensuite, un autre rapport sur la corruption en Arménie, en Azerbaïdjan et en Géorgie. Ensuite un autre rapport sur la corruption dans les 500 plus grandes corporations du monde. Alors quand les emergents crient à la persécution de la famille Bongo, nous devons leur dire de sécher leurs larmes car Transparency va là où il y a corruption et si les Bongo ont fait boire la tasse au Gabon pendant 42 ans, il faut qu’ils trinquent à leur tour.

Demain la suite avec les poursuites judiciaires de Transparency International. Il n’y a pas que l’Afrique qui les subisse.

Monday, November 22, 2010

LES MÉDIAS DU POUVOIR DONT LA RTG1 ET GABONEWS TRIOMPHALISENT LE RETOUR DE PIERRE MAMBOUNDOU





Que c’est beau l’amour, surtout quand il est tout frais émoulu.



Le « je t’aime moi non plus » d’adolescents hormonaux passionnés, auquel se livrent le pouvoir et la direction UPG-ACR, vient de passer un autre seuil ; celui du prêt des medias d’état par le pouvoir, à la couverture du retour « triomphal » sous une pluie battante s’il vous plait, de Pierre Mamboundou après 8 mois d’absence pour raison de maladie. Oh que c’est beau, les nouveaux amours. Si vous vouliez savoir tout sur cette arrivée, il vous aurait suffi de consulter le site Gabonews, qui devrait être rebaptisé « Bongonews », le site de l’agence de presse de Laure Olga Gondjout, le ministre de la communication. Le militant moyen de l’UPG ou n’importe quel curieux y trouvait tout ce dont il avait besoin pour se tenir informé. Pour les images, ben voyons, notre très chère chaine publique, la RTG1, celle qui est là pour nous servir tous, sans discrimination ni parti pris. Comme nous vous le prédisions et comme les images que nous postons l’indiquent, le retour de Mamboundou a bénéficié d’une couverture de type « bongoïste ». Tout s’est passé sur la RTG1 comme si c’était Bongo lui-même qui rentrait au bercail. L’envoyé spécial de la RTG1, Edgar Nziembi-Doukaga a réalisé son reportage sous la pluie, le courageux journaliste. Il a interviewé des militants les yeux pleins d’émotion, qui ne pouvaient contenir leur joie face à ce retour ; les cadrages ont été fait de façon à ce que le bain de foule de Mamboundou soit clair et évident à tous les téléspectateurs. Nous vous le disions, l’amour c’est si beau que ça donne presque la chair de poule.

La nouvelle sollicitude des medias d’état envers Pierre Mamboundou est d’autant plus « touchante » que lors des dernières élections présidentielles, au moment où Mamboundou en avait le plus besoin, les mêmes medias d’état ne lui ont accordé aucune attention. Pas une minute de reportage sur la RTG1, rien. Mais comme disent les autres, hier c’était hier, aujourd’hui c’est aujourd’hui. La donne est différente aujourd’hui, car au Gabon des Bongo, la tradition voudrait que le régime obtienne la soumission de ses adversaires politiques, en leur confiant une partie du pouvoir afin de les réduire à l’état de parti d’opposition fantoche servant à l’ameublement de la vitrine d’une démocratie cosmétique. Que reste t-il d’un Mamboundou remerciant Nicholas Sarkozy et Ali Bongo pour lui avoir permis d’être traité dans un grand centre médical comme il n’en existe pas au Gabon, l’hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce? Qui ne devine pas ce qui va suivre le fait exprès.

Bon retour au Bercail, Mr Pierre Mamboundou. Heureux de vous voir d’aplomb !



Autres Nouvelles :


1. Paul Biyoghe-Mba dare dare à Paris : après avoir lâché tous les clébards de l’émergence contre l’ONG Transparency-International, sur les medias d’état, dans une rhétorique anti française ces derniers jours, le régime Ali Bongo dépêche son premier ministre en reconnaissance à Paris, pour aller ausculter la situation et prendre le pouls du milieu françafricain Parisien. Mais Biyoghe Mba risque de revenir bredouille car la position politique de Sarkozy est très affaiblie en ce moment avec l’uppercut foudroyant que vient de lui assener De Villepin, il serait étonnant que Sarkozy veuille dépenser le peu de capital politique qui lui reste, à défendre une monarchie équatoriale dans une affaire indéfendable comme les biens mal acquis.





2. Attention danger : SOCOBA coule un mauvais béton : les petits travaux qui étaient fait et dont se gargarisaient les émergents, pour crier haut et fort que l’échangeur de Nzeng-Ayong avançait, devront être détruits. La cause ? le béton qu’a coulé SOCOBA ne répond pas aux normes de solidité. Pourtant, chers lecteurs, nous sur ce site, et d’autres ailleurs, n’avons cesse d’attirer l’attention sur le fait qu’on ne pouvait pas réaliser et livrer des ouvrages en béton armé de bonne qualité et bonne solidité, dans les temps dont parlent les émergents pour la CAN 2012. Quand nous disions aux émergents que le béton a besoin de temps pour se solidifier et que le respect des normes est capital à la sécurité des usagers, comme d’habitude, ils nous ont répondu : « laissez nous avancer ». La même SOCOBA est en train de construire le stade de Franceville. Il y a lieu de s’interroger sur la qualité du béton utilisé pour construire ce stade. Il faut même se poser la question sur les garanties qu’offrent tous les stades en construction en ce moment. Mais chut pas trop fort car il faut les « laisser avancer ».

Sunday, November 21, 2010

DIFFUSION PROCHAINE SUR FRANCE-2 D’UN FILM DOCUMENTAIRE DONT LE TITRE EST FRANÇAFRIQUE. LE GABON Y EST EXAMINÉ.


FRANÇAFRIQUE - Extrait 1
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Chers lecteurs, si le contenu de la vidéo ci-dessus est un présage, alors il va falloir tous nous installer devant nos petits écrans (grands écrans pour les bongoïstes), les 9 et 16 décembre prochains, car à ces deux dates, France 2 se propose de diffuser en deux épisodes, le film documentaire « Françafrique ». Dans ce documentaire, dans l’extrait proposé ici, nous avons l’ancien chef des services secrets français du Gabon qui avoue que l’élection de 2009 a été truquée. Il dit même quelque chose d’explosif, en l’occurrence que même l’agence France-Presse de Libreville a les vrais chiffres. Ce qui suppose que notre compatriote Bruno Ben-Moubamba soit dans le vrai concernant son procès face à l’agent de l’AFP au Gabon. Eh oui chers compatriotes, il devient difficile de cacher la vérité car les moyens de communications sont tels aujourd’hui qu’on ne puisse plus subjuguer complètement les gens. Vivement que notre frère Moubamba entre dans ses droits face à l’AFP ; car ce film est une pièce à conviction implacable contre les sornettes que raconte l’agent de AFP quand il dit que Moubamba l’accuse à tord de rouler pour le régime Bongo. Dans le même ordre d’idée, l’ancien monsieur Afrique de Jacques Chirac est tout aussi formel, Ali Bongo a été battu à cette élection. Plus grave encore, l’ancien ambassadeur de France au Gabon, poste qui est en fait le pouvoir, enfonce le clou en disant : « bien sûr que l’élection a été truquée !» Chers lecteurs, donc lorsque les uns et les autres vous parlent d’émergence en se grattant le ventre, ignorez les et allez à la recherche de la vérité. Cette vérité qui nous rendra tous libre.

Nous reparlerons longuement de ce film, après sa diffusion en 2 phases de 90 minutes chacune. Mais le DVD lui sera déjà mis en vente des le 2 Décembre. Nous l’avons commandé et essaierons de le mettre en ligne dès que possible.

Saturday, November 20, 2010

LES MISSIONS ASSIGNÉES AUX DIFFÉRENTES FACTIONS DE « L’OPPOSITION » SONT CLAIRES. IL FAUT QU’UNE "OPPOSITION" SABORDE L’AUTRE " OPPOSITION "






Les habitués de ce blog s’en souviendront. Nous vous en avertissions depuis Février et Mars de cette année ; et pour ça DES ÉDITORIAUX furent écrits dans des journaux de pouvoir gabonais affirmant que ce blog était tendancieux et en voulait à Pierre Mamboundou. Pourtant, depuis la prise de pouvoir d’Ali Bongo, la stratégie des tenants du pouvoir est très simple : il leur faut assoir le pouvoir héréditaire et éliminer toute possibilité d’alternance aussi longtemps que possible au Gabon. Comme chat échaudé craint l’eau froide, les tenants du pouvoir héréditaire ont estimé qu’il y avait un vivier électoral qui leur serait propice à la conquête; et ce vivier était celui qui traditionnellement soutient Pierre Mamboundou. Ils pensèrent que la stabilité du pouvoir des Bongo, dont les ambitions sont d’être au moins centenaire, nécessitait la transformation de ce pouvoir de bipède comme l’a qualifié avec fierté Guy Nzouba-Ndama, en un tripode après l’ajout de ce troisième pied. Si vous cherchez le pourquoi de l’attitude de l’UPG, ne cherchez pas longtemps car dans cette «opposition», il s’agit désormais moins de combattre le pouvoir Bongo, que de bloquer les velléités des autres « oppositions ». Les rôles sont distribués avec à la clé un partage du pouvoir qui laissera la part du lion aux Bongo et les miettes aux collabos. Chers lecteurs, depuis un certains temps, depuis que nous vous en parlions il y a 10 mois, vous assistez en direct au pétainisme tropical de la part de certains dans l’opposition.

1. Jamais l’UPG n’a eu tant accès aux medias d’états
Il est entendu qu’un parti politique a pour vocation fondamentale, la conquête du pouvoir pour gouverner selon sa vision. Lorsque l’on a la même vision, on peut se coaliser pour arriver à un objectif commun. Partout en démocratie, c’est comme ça. Mais ce qui est plutôt rare dans les système démocratiques mures, est le cas insolite où l’on voit un parti supposé d’opposition, qui dans son discours officiel parle de son ambition à l’alternance politique, aller carrément à l’abordage d’autres formations de l’opposition, pour consolider et réconforter le pouvoir en place. Ça c’est assez insolite. Attention, nous ne parlons pas ici d’une volonté d’union de l’opposition, non. Les partis d’opposition ne sont pas obligés de s’unir, loin de là. Par contre, il est rare que lorsqu’un groupement de partis d’opposition décide d’organiser une marche ou une manifestation, que ce soit un autre parti d’opposition qui fasse le tour des medias en annonçant et demandant au « peuple » de ne pas se joindre à cette marche. C’est simplement ahurissant ce que fait l’UPG ; mais aussi très révélateur de l’orientation des ambitions de ce parti. Si ce parti estime ne pas se sentir concerné par les manifestations, qu’il se retire simplement. Mais quand en plus de se retirer, l’UPG se voit fournir par le pouvoir des boulevards médiatiques, qui lui sont interdits en temps normal, pour annoncer que la marche n’a pas lieu d’être, que le peuple ne devrait pas y participer, qu’il faille faire échec à cette manifestation, alors chers lecteurs, vous comprenez aisément ce qui se passe. Chers amis, c’est cette attitude "démocraticide" qui nous amuse et dont ce blog vous avertissait déjà il y a 10 mois.

2. Sur la RTG1 le porte parole de l’UPG prétend que la manifestation des partis d’opposition est destinée à nuire à… Pierre Mamboundou
Comme au Gabon le ridicule n’est jamais bien loin, la Rtg1 l’une des stations du pouvoir, a décidé de prêter le flanc à l’UPG et à l’ACR, lors de son journal de 20 heures. Quand on sait que la RTG1 est fermée à toute critique du pouvoir, vous devinez bien que ces gens ont été conduits sur le plateau pour faire une déclaration à sens unique, c’est à dire tenter de saborder la manifestation que les autres partis préparaient. Chers lecteurs, nous ne faisons pas dans la langue de bois sur ce blog, et affirmons que lorsque le porte parole de l’UPG affirme que l’intention de cette marche est de nuire à Pierre Mamboundou, nous entrons dans les catacombes du saugrenu. En quoi une marche pacifique qui n’a rien à voir à priori avec Pierre Mamboundou, lui serait nuisible ? Evitons les folklores et regardons-nous dans les yeux ; si l’UPG a décidé de ne pas participer à cette marche c’est parce que ceux qui décident dans ce parti, avec leurs amis de l’ACR, ont résolu de se ranger côté Ali Bongo et faire corps avec lui pour bâtir un équilibre de gouvernance et accessoirement de pouvoir, qu’ils espèrent prochain et qui leur permettra d’avoir voix au chapitre. Prétendre à d’autres raisons pour justifier leur attitude n’est qu’une insulte à l’intelligence des observateurs avertis.

Sur ce blog, nous sommes conscients de la liberté qui échoit à tous d’adhérer ou non à un mouvement ou manifestation. L’UPG et l’ACR ne se reconnaissent pas dans les manifestations des autres partis d’opposition, c’est tant mieux pour eux, qu’ils expriment leur libre arbitre. Mais qu’ils s’inventent des raisons ridicules pour justifier leur non adhésion alors que nous savons tous ce qui est à l’origine de leur attitude, est le comble même de l’incohérence. Le simple fait que la RTG1 offre ses studios et ses ondes à l’UPG et à l’ACR pour se répandre dans une fausse indignation envers d’autres partis qui voudraient manifester contre le pouvoir, démontre à suffisance que désormais les positions sont prises et claires. L’UPG semble graviter de plus en plus vers le pouvoir d’Ali Bongo. Trêve de cache cache, qu’ils annoncent donc les fiançailles. Le flirt va bon train puisqu’on nous signale que la RTG1 risquerait de retransmettre l’arrivée de Mamboundou sur ses ondes ce Dimanche, alors que vous pouvez vous promettre de sectionner votre annulaire à la manière « yakuza » si une seule minute de la manifestation des partis de l’opposition de ce samedi est retransmise sur cette chaine. Il n’y a aucune inquiétude, vous ne risquez pas de perdre votre doigt.

Friday, November 19, 2010

EN RÉPONSE DE LA PLAINTE SUR LES BIENS MAL ACQUIS, ALI BONGO COMMENTE : « LAISSEZ NOUS AVANCER »





Dernier délire d’Ali Bongo de retour d’une énième villégiature; donnant son point de vu sur la plainte des biens mal acquis par sa famille en France, en mal de justification et de rationalisation, il se contente de prononcer la formule consacrée, l’expression fourre tout : « laissez nous avancer ». Ah que c’est drôle. Les dictatures aiment bien les formules simples, faciles aux perroquets pour la répétition ; et Ali Bongo ne contrevient pas à la règle, lui qui se contente de fournir à ses ouailles leur petit « catéchisme » lexical aux formules définitives. Quand vous êtes acculés, répondez seulement par un tonitruant « laissez nous avancer » ; quand les questions deviennent trop embarrassantes, réfugiez vous derrière le toujours très sûr « mais on vous connait », et si vous n’avez aucune réponse aux interrogations des compatriotes, et bien il y a toujours le très indispensable « le pays est géré ». Muni du lexique du parfait Bongoïste, de lamentables personnes arpentent les rues de LBV en ce moment sous les cameras bienveillantes de la RTG1, scandant leur attachement au monarque gabonais qui selon eux est persécuté par la « maudite » France pour une affaire de 33 propriétés de luxe, alors que l’homme de « paix » qu’était Omar Bongo en méritait certainement une centaine sinon plus.

1. L’argument sélectif du principe de la « non-ingérence »
Ils se croient malin les émergents. Eux qui n’ont jamais parlé de non-ingérence quand les Robert Bougi et Claude Guéant les adoubent au nom de la françafrique, sont aujourd’hui à la criée, à verser des larmes de crocodiles sur la souveraineté du Gabon bafouée. Mais comment peuvent-ils parler de non-ingérence, quand on connait leur comportement loin d’être exemplaire, qui consiste à piller leur trésor public pour aller faire fonctionner l’économie de la France. Les émergents doivent savoir qu’a notre époque, par le développement de la mondialisation du commerce et de l'économie, par le développement des communications, tant matérielles qu'informationnelles, plus aucun régime ne peut vivre caché. Qu'on le veuille ou non, tout fini par se savoir, comme ils l’on apprit à leurs dépends avec la vidéo maçonnique. Quand on vole son pays pour aller investir ailleurs, surtout si on vole chez les pauvres pour aller acheter des châteaux en Europe, ce comportement de voyou nécessite l’application d'un système de contrôle et de régulation fiscal, avec « Droit d'Ingérence ». Quand Ali Bongo dit « laissez nous avancer », en fait il veut vraiment dire : « laissez nous piller tranquillement ». La déclaration des droits de l’homme est dite « universelle » par conséquent, quand on s’intéresse aux droits humains, on ne peut pas soutenir que des voleurs et fossoyeurs de centaines de milliers de gens, voir de millions, se prévalent d’impunité, au nom de la non-ingérence, alors que leurs crimes économiques ont un impact direct et immédiat sur la vie des gens. Les routes non construites, les hôpitaux non réalisés et les écoles qui restent en friches, représentent un nombre important de destins brisés, et d’avenir compromis. Les émergents sont-ils prêts a nous dire que l’Espagne n’aurait pas du arrêter Pinochet ? Que le boycott contre l’apartheid fut une mauvaise idée ? Que Ferdinand Marcos et son épouse ne devaient nullement être inquiétés ? Tout ceci au non de la non-ingérence ? Milosevic à La Haye, est-ce de l’ingérence ? Charles Taylor devant le TPI, est-ce de l’ingérence ?

2. Quand la coopération autrichienne construit l’hôpital militaire ou quand l’union européenne finance le pont d’Eboro, y a-t-il ingérence ?
Même si l’affaire est loin d’être conclue, nous croyons aujourd’hui que le pouvoir des Bongo connait un léger frémissement avec la justice à leur trousse. Et c’est là quelque chose de nouveau et de salutaire. Il n'y a pas si longtemps, les états démocratiques comme la France, fermaient systématiquement les yeux sur les saloperies des dictateurs. Nous l’avons subit au Gabon et peut être le subirons encore. Mais le monde change, et il sera de plus en plus difficile aux tortionnaires de peuples, de passer discrètement entre les mailles du filet collectif des gens décent. On ne peut pas demander aux occidentaux de venir financer la construction des ponts et des routes au Gabon, en arguant que le Gabon est un pays pauvre ayant besoin de moyens pour le développement, tout en assistant au spectacle d’un Bongo qui claque 100 millions d’euros pour un hôtel particulier parisien. Il faut être sérieux.

Sani Abacha qui avait spolié les fonds publics de son pays à hauteur de 2,2 milliards de dollars, mourut de sa belle mort. Mais pourtant, le pactole qu’il avait placé dans divers paradis fiscaux, au nom de ses proches, dont ses enfants, fut soumis à enquêtes. L'un de ses fils, fut reconnu coupable de participation à une organisation criminelle de détournement de fond, par le tribunal de police de Genève. Les juges suisses ordonnèrent la confiscation des fonds de l'ancien dictateur du Nigeria cachés en Suisse, au Luxembourg et aux Bahamas. Le tribunal avait estimé qu'Abba Abacha, le fils, a été un membre actif de la structure familiale mise en place sous le régime de son père Sani, pour piller les ressources du Nigeria. Voici un précédent qui devrait faire réfléchir les émergents, et qui démontre qu’ils auront beau crier au principe de la non-ingérence, mais qu’un jour, ils seront rattrapés par la justice !

Thursday, November 18, 2010

RIEN DE TEL QUE LA PENSÉE UNIQUE POUR JUSTIFIER LA CORRUPTION


L’avocat des tartuffes gabonais



Aujourd’hui au Gabon des Bongo, les sorties maladroitement orchestrées par le pouvoir, laissent entrevoir une déliquescence qui n'a plus de boussole que celle du mensonge, et d’adhérents que des gens pour la plupart inaccomplis et inconditionnels vassaux des pilleurs du pays. Ces derniers jours, en réponse à la plainte des biens mal acquis, le pouvoir fait défiler, dans une campagne médiatique infâme sur la RTG1, des flatteurs de l’émergence, qui viennent se déchaîner devant les cameras en affirmant que l’affaire des biens mal acquis est « UNE INGÉRENCE INTOLÉRABLE » qui bafoue la souveraineté du Gabon. le pouvoir en place veut faire croire qu’il y ait des compatriotes qui trouvent tout à fait logique qu’Omar Bongo et famille aient environ 33 propriétés en France pour une valeur globale de plus de 150 millions d’Euros, soit environ 100 milliards de francs CFA.


1. Ils se comportent en criminels et disent défendre les valeurs des gabonais
Ce que les émergents ne pourront jamais occulter et qui reste incontournable et fait de plus en plus tâche d’huile, est que notre pays, pourtant gorgé de ressources naturelles à n’en point savoir quoi en faire, ait été pillé par le bongoïsme de manière révoltante. Le pouvoir se fourvoie tellement en explications justificatives idiotes de la fortune des Bongo, qu’ils en sont désormais à réécrire l’histoire du Gabon. Ainsi ce jour, sur le journal de 20hrs de la RTG1, Mathias Otounga Ossibadjouo a affirmé que les gabonais devaient tout à Omar Bongo car c’est lui qui a créé le Gabon. Non sans blague, sincèrement, le sentiment qui traverse l'esprit en écoutant autant d'inepties servies sur la RTG1, est un profond dégout face à des mensonges qui révulsent au plus haut point, car ce bongoïste a certainement entendu parler de Léon-Mba, d’Aubame-Eyeghe, d’Ekoh, de Damas, d’Ayouné, et de beaucoup d’autres qui ont contribué à façonner le Gabon du temps où Albert Bongo était encore au Congo et ne connaissait rien du Gabon. En somme, ce n'est pas parce que le bongoïsme a tué l’éducation au Gabon, qu'aujourd'hui il faille laisser une bande de pseudo lettrés manipuler les opinions, acheter les consciences d'êtres faibles mais cupides, pour alimenter leurs médias de slogans pour attardés mentaux. Mais ils se trompent car ils se heurteront à de plus en plus de gabonais dont la volonté louable est d’éveiller leur conscience, et se maintenir en état d’alerte face à une pensée unique, véhiculée par le PDG et ses medias d’état insidieux, qui minent gravement notre société. Quand bien même beaucoup de citoyens ont acquis une réelle culture des médias, qui leur permet de préserver un sens aigu du discernement en décryptant les infos distillées par la sphère politique et la presse officielle gabonaise, il n’en demeure pas moins vrai que nul n’est à l’abri d’une instrumentalisation par la propagation d’informations bidons. La vigilance doit être de tous les instants.

2. La nécessité d’une opposition solide et constructive
Il n’y a qu’une opposition forte qui serait capable de jouer pleinement son rôle de contre-pouvoir face à une vague bongoïste déferlante qui tient le Gabon en otage. Dans la manipulation et le conditionnement de l’opinion, n’occultons pas la place prépondérante accordée à la surexposition médiatique, du message bongoïste qui en est essentiellement un de pensée unique. C'est-à-dire qu’on vous dit que 33 propriétés en France, c’est normal ; que le pouvoir héréditaire, c’est normal ; que le népotisme outrancier, c’est normal ; que des étrangers au centre du pouvoir au Gabon, c’est normal ; etc. Chers lecteurs, dans le Gabon des Bongo, plus que jamais la distanciation et la vigilance sont de mise. Ayons les idées claires : le tenant du pouvoir a accédé au poste suprême que lui et les siens estiment être le leur de naissance, c’est la réalité. Il ne lui importe rien d’autre, il n’est pas allé jusque là pour qu’on l’y déloge facilement. Prenons cela pour argent comptant. Il a fait fi de l’opinion des gabonais et fera de même pour le restant de ses jours qui, nous vous le promettons, seront passés au pouvoir si nous ne remédions pas à la situation. C’est pourquoi, chers lecteurs, qu’il faut continuer à manifester notre désapprobation à ces actes anti-démocratiques et de corruption dont se rendent coupables les Bongo. Et ce sans relâche, car la vérité est que nos putschistes ne l’entendent de cette manière, le pouvoir représente leur assurance-vie et font bloc pour le conserver à tous prix ; leurs securocrates sont là pour parer à toutes manœuvres visant à les gêner. Les plus intelligents et conséquents dans l’opposition, devront chercher où sont les forces qui peuvent contrebalancer l’équilibre actuel. Rien n’est impossible, on vient de voir Alpha Condé arriver finalement au pouvoir en Guinée-Conakry. Rien n’est impossible.

Les gabonais ouvrent les yeux, il est impossible de les rouler avec des informations idiotes sur des degrés de moralité contestables comme l’achat avec les deniers publics de biens immobiliers en France, et prétendre recevoir le soutien spontané des masses. Non, tout le monde sait que la situation se complique pour les émergents. Il y a l’affaire des biens mal acquis, la vidéo maçonnique, les travaux de la CAN 2012 qui piétinent, etc. Le peuple attend car tant qu’il n’y aura pas assurance d’une réelle poussée pour la prise du pouvoir, ses doutes et ses craintes sur le sérieux de l’opposition ne seront pas levés. Mobilisons-nous et dehors les putschistes.

Wednesday, November 17, 2010

LE PENDULE SPIRITUEL D’ALI BONGO : LA FOI MUSULMANE CETTE SEMAINE, LA FOI MAÇONNIQUE LE RESTE DU TEMPS.




Sur ce blog, nous ne faisons pas dans la religion, car nous considérons que toute personne est libre de choisir sa religion ou sa non-religion. Mais au regard des gesticulations d’Ali Bongo qui se ballade de l’Islam à la franc-maçonnerie, nous avons voulu savoir ce que pense l’Islam de la « compatibilité » entre ses doctrines et les croyances maçonniques. A ceux qui nous liront en pensant que la franc-maçonnerie n’est pas une religion, nous leur répondons déjà que la franc-maçonnerie est absolument déiste et que sa divinité est appelée sous la désignation de «Grand Architecte de l'Univers ». C’est d’ailleurs ce fameux « Grand Architecte de l'Univers” qu’invoquait Ali Bongo quand il se mit à genoux devant les maitres maçons dans la fameuse vidéo. Mais alors, quand nous savons que l’Islam parle de Mohamed comme de l’unique prophète et de leur Dieu, Allah, comme de l’unique Dieu, on peut se demander de quelle croyance finalement se reconnait donc notre cher petit prince devenu roi du Gabon des Bongo.


1. Pourtant, L’Islam est formel.
Deux versets coraniques nous permettent de mesurer ce que l’Islam penserait du type de mélange de genre auquel se livrerait Ali Bongo :

[7:59] Al-Araf : Nous avons envoyé Noé vers son peuple. Il dit : "Ô mon peuple, adorez Dieu. Pour vous, pas d'autre divinité que Lui. Je crains pour vous le châtiment d'un jour terrible".

[60:4] L'éprouvée (Al-Mumtahanah) : Certes, vous avez eu un bel exemple [à suivre] en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple : "Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors de Dieu. Nous vous renions. Entre vous et nous, l'inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu'à ce que vous croyiez en Dieu, seul". Exception faite de la parole d'Abraham [adressée] à son père : "J'implorerai certes, le pardon [de Dieu] en ta faveur bien que je ne puisse rien pour toi auprès de Dieu". "Seigneur, c'est en Toi que nous mettons notre confiance et à Toi nous revenons [repentants]. Et vers toi est le devenir.


Vous voyez donc, chers lecteurs, qu’il y ait peu d’ambigüité dans ces écrits coraniques. En fait, jusqu'à nos jours, les Imams et les oulémas qui sont les autorités de la religion musulmane, considèrent toujours que tout musulman qui adhèrerait à une organisation ou secte non musulmane, doit être considéré comme mécréant et perdrait en conséquence sa qualité de musulman. Alors quand on sait qu’Ali Bongo, le fameux rais de la communauté musulmane du Gabon se prosterne devant les symboles maçonniques, nous avons là une violation des principes cardinaux de la religion musulmane.

2. Quand les allégeances ne sont plus claires

En effet, quand un musulman se fait initier à une loge maçonnique qui reconnaît la croyance en un Grand Architecte de l'univers, et dont les symboles sont des sigles tels que l'œil de la providence et le triangle de la trinité ; quand on sait que l’Islam interdit formellement d’adorer les symboles, on se demande quel genre de musulman est Ali Bongo. La question que beaucoup d’entre vous nous posent est celle de savoir pour qui et à qui Ali Bongo fait allégeance quand il se prosterne devant les maçons ? Mais aux maçons évidemment. Et à qui et pour qui fait il allégeance cette semaine à la Mecque, quand il marche autour de la Ka’ba ? Là les choses sont moins claires.

Le plus intéressant dans tout ça est que les fondements de la franc-maçonnerie eux-mêmes, sont aux antipodes des religions comme l’Islam, le Judaïsme ou le Christianisme. Les principaux points opposant la franc-maçonnerie aux principales religions sont :
L’Islam et le Christianisme prônent une vérité définitive et une vérité universelle. Le croyant de ces religions affirme que Jésus Christ ou Mahomet sont les chemins de la vérité et la vie. Par contre dans la tradition maçonnique, "Le grand architecte de l’univers" est quelque chose d’indéfini, ouvert à toute compréhension et interprétation. La franc-maçonnerie refuse la possibilité d’une révélation divine. Mais les franc-maçon n’acceptent pas que Dieu donne la lumière aux hommes, une lumière confiée à l’Eglise pour être transmise fidèlement à tous les hommes. La franc-maçonnerie est essentiellement « matérialiste » au sens philosophique du terme, car elle propose que l’homme soit le point de départ de toute chose et de toute connaissance, qu’il soit sa propre référence. Que seul l’homme puisse dire ce qui est bon pour l’homme. Vous voyez donc chers lecteurs comment la double appartenance d’Ali Bongo comme patron d’une loge maçonnique et comme Rais islamique du Gabon des Bongo, pose un énorme problème de crédibilité. Les deux obédiences sont incompatibles dans les textes ; alors pourquoi les tartufferies ? pourquoi tant de cinéma ?

Tuesday, November 16, 2010

LE GABON APPARTIENT-IL TOUJOURS AUX GABONAIS ? A VOUS DE JUGER

La manchette du dernier numéro de la « La Lettre Du Continent ».







Monday, November 15, 2010

BIENS MAL ACQUIS : LA DÉBANDADE DES BONGOÏSTES




Trop habitués, qu’ils sont, aux décisions de la justice Mborantsoise qui continue de sévir au Gabon des Bongo, le petit monde bongoïste du Gabon ne s’en remet toujours pas que la Cour de cassation, la plus haute juridiction pénale française, ait jugé recevable la plainte de l'ONG Transparence International (avec des gabonais) dans l'affaire dite des « Biens mal acquis » accumulés en France par la famille Bongo, en ce qui concerne les gabonais. Les bongoïstes du Gabon qui baignent dans un climat d’impunité total depuis 43 ans, ont du mal à comprendre qu’ils ne constituent pas partout dans le monde, une caste intouchable jouissant d’une immunité universelle.






1. Ils rivalisent d’arguments stupides, sur la RTG1
A écouter les « émergents » sur la RTG1, on arrive a la conclusion que personne ne peut être aussi idiot que nous paraissent ces gens, En effet, on ne peut que constater avec abasourdissement, combien les arguments des Ndassikoula, Ella-Mintsa et autres, ne résisteraient pas à l’analyse d’un gamin de 10 ans. Le principal argument utilisé par les bongoïstes consiste à accuser Transparence Internationale, de « racisme », de néocolonialisme, et de mépris envers l’Afrique. Pourtant ce sont les mêmes bongoïstes qui applaudissent des deux mains quand Bourgi vient adouber Ali Bongo au nom de l’Elysée avant la campagne présidentielle, ou encore quand Sarkozy vient adouber lui-même Ali Bongo après que ce dernier ait pris le pouvoir par la grâce de Mborantsuo. Quand Bolloré vient s’adjuger la part du lion dans nos ports, les bongoïstes ne parlent pas de néocolonialisme. Quand Areva-Eramet empoisonne des gabonais dans le Haut-Ogooué avec des déchets irradiés, les bongoïstes ne parlent pas de mépris des africains. Quand la coopération autrichienne construit un hôpital militaire, les bongoïstes disent que c’est à cause d’Ali Bongo ; mais quand une ONG d’origine allemande parle de la corruption de la famille Bongo, ces mêmes bongoïste parlent de néocolonialisme. Quand l’Union européenne construit le pont sur Eboro, les bongoïstes disent que c’est à cause de la famille Bongo, mais quand la cour de cassation française dit aller dans le sens de la bonne application du droit, David Ella-Mintsa crie au non respect de l’homme noir. Il ne faut pas que les bongoïstes oublient que les milliers de familles, au Gabon, souffrent à cause des crapuleries des Bongo et qu’utiliser des arguments qui insultent l'intelligence des gabonais est plus que ridicule. Quand le pouvoir français bloquait l’instruction du dossier judiciaire en ordonnant plus de trois ans durant, au parquet français de classer l'affaire, les Bongoïstes n’on jamais parlé de néocolonialisme.





2. La sempiternelle rengaine du complot anglo-saxon
En marge des clowneries des David Ella-Mintsa et Co., sur la RTG1, en France, les milieux françafricains, eux, posent une problématique purement axée sur l’unique raison d’être de la françafrique, le fric. En effet, les françafricains voient derrière Transparence Internationale, Survie et Sherpa, la main invisible des « anglo-saxons ». Pour eux, l’équation est très simple ; le golf de Guinée représente la clé de voute du système économique français en Afrique et mettre en cause les régimes amis de cette région, revient à y affaiblir la France, particulièrement bien implantée dans cette région aux considérables réserves minières et pétrolières. Pour ces françafricains, Survie et Sherpa, basées en France, Global Witness de Londres et Transparence qui est basée à Berlin, ne sont que des agents des anglo-saxons qui veulent prendre la place de la France dans le golf de Guinée. Pour noyer le poisson comme on dit vulgairement, les françafricains affairistes veulent décrédibiliser les ONG en leur collant l’identité de fer de lance d’un sournois complot anglo-saxon contre la France. Vous remarquerez, chers lecteurs, qu’à la base, dans tout l’argumentaire proposé par les ardents défenseurs et protecteurs de la françafrique tant au Gabon qu’en France, personne ne parle du vrai problème, du fond du problème ; c'est-à-dire de la corruption et des biens mal acquis, dont les ONG ont révélé l’existence.

Toutes les dénonciations des bongoïstes du Gabon et des françafricains affairistes de France, ne parviendront jamais à faire oublier le principal dans cette affaire : que l’acquisition des biens immobiliers ahurissants par certains dirigeants africains et français il faut le dire, est purement et simplement criminelle. Les gabonais, même s’ils n’ont pas le pouvoir (ce sont les Bongo qui l’ont), sont désormais habités par l'instinct de justice et le besoin de rétablir l'équilibre et la vérité. Le dénouement de cette affaire peut potentiellement faire sonner la fin de l’impunité dans le milieu françafricain ou depuis toujours, la grande délinquance financière, les détournements des fonds publics, les crimes de sang etc., sont tolérés au nom du « business ». Il est possible que les Bongo soient obligés de se trouver de nouvelles destinations pour leur pognon sale. Et espérons que partout où ils iront, des intrépides les y poursuivront.

Saturday, November 13, 2010

GREGORY NGBWA-MINTSA: Prix de l’Intégrité 2009-2010





Ce n’est pas tous les jours que les ressortissants du Gabon des Bongo ont la joie (pour nous), ou l’amertume (pour d’autres qui se reconnaitront), de voir leurs compatriotes briller au plus haut niveau mondial, et être reconnus internationalement par des jurys totalement impartiaux. C’est avec grand plaisir en ouvrant notre boite mèl aujourd’hui que nous constations qu’un ami de ce blog nous avait envoyé une note faisant état de l’attribution par l’organisation internationale basée à Berlin en Allemagne, « Transparence Internationale », du « Prix de L’Intégrité ». Après Marc Ona-Essangui, qui avait remporté le Prix Goldman pour son engagement environnemental, c’est au tour de Gregory Ngbwa-Mintsa d’être co-lauréat du Prix de l’Intégrité. Cette distinction lui échoit certainement dû au haut degré de courage et d'intégrité qu’il démontre depuis toujours, dans sa poursuite sans relâche de la vérité et de la justice au Gabon des Bongo. Gregory Ngbwa-Mintsa nous démontre par sa tenue intellectuelle rigoureuse et démarche sociopolitique constante et sans compromis, que la simplicité, la rationalité et LA VÉRITÉ DES FAITS MIS EN LUMIÈRE sont des armes bien puissantes à termes, contre la corruption, l’intimidation et hélas le larbinisme ambiant au Gabon des Bongo. Ci-dessous, nous vous livrons le discours prononcé par Gregory Ngbwa-Mintsa, à l’occasion de l’acceptation de ce prix le Vendredi 12 Novembre à Bangkok en Thaïlande. Plus bas, nous vous montrons la brochure de « Transparence Internationale » éditée à l’ occasion de ce prix. Plus bas, pour ceux qui ne connaissent rien de Gregory Ngbwa-Mintsa, nous vous laissons regarder quelques vidéos qui vous permettront de mesurer la densité de l’homme.

Bonne lecture et bravo à Gregory Ngbwa-Mintsa et a tous ceux qui de près ou de loin ont aidé et aident encore l’effort de l’aboutissement de l’Affaire des biens mal acquis.


Discours de Gregory Ngbwa-Mintsa, prononcé le 12 novembre 2010, au Queen Sirikit National Convention Center de Bangkok (Thaïlande).

Mesdames et Messieurs,

C’est un insigne honneur pour moi de me retrouver au sein de cette illustre assemblée afin de recevoir cette noble distinction. Je ne sais pas si je la mérite plus que d’autres, car, à travers le monde, nombreux sont ceux qui se battent pour un monde meilleur. Nombreux sont ceux qui, comme Sergei Magnitsky qui aurait du être avec nous, ce soir, ont donné leur vie pour l’équité et la justice.

Mesdames et Messieurs,

Face aux multiples formes de la violence totalitaire, une action isolée a très peu de chance d’aboutir, si elle n’est pas soutenue par des forces solidaires. Sans le soutien sans faille de la solidarité internationale que vous animez, je ne serais probablement pas là ce soir. Je ne vous en remercierai jamais assez. Je voudrais remercier particulièrement Transparence France et Sherpa pour avoir toujours entretenu des relations basées sur le respect et pour avoir été la cheville ouvrière d’une grande victoire.

En effet, cette semaine, la Cour de Cassation a jugé recevable la plainte Bien Mal Acquis. Cette décision constitue une victoire historique. Outre qu’elle affirme la volonté d’indépendance de la justice française vis-à-vis des pouvoirs politiques et des puissances d’argent, elle préfigure également la fin de l’impunité du crime patrimonicide, appropriation du patrimoine public par des individus ou des groupes d’individus.

Le fait patrimonicide est bel et bien un crime. En effet, quelle différence y a-t-il entre celui qui est poursuivi pour crime contre l’humanité pour avoir décimé un village par le feu et le sang et celui à qui l’on déroule le tapis rouge, alors qu’il s’est approprié le patrimoine qui aurait du permettre à des gens de naître, de grandir, de se nourrir, de s’éduquer, de se soigner, de travailler, d’aimer, de fonder une famille, d’élever ses enfants, de leur laisser un monde meilleur et de mourir en paix ? La différence est que, parce qu’il est moins spectaculaire, le crime patrimonicide n’intéresse indirectement les médias et les opinions que lorsqu’il tourne à la famine, lorsque les peuples spoliés et désespérés par la misère et la mort, prennent les armes ou posent des bombes.

Il nous appartient, donc, de revoir nos paradigmes. Ne nous laissons pas aveugler par le cynisme du dogme selon lequel le marché, le profit, l’argent sont les seuls crédos de l’humanité, sous le postulat qu’il ne peut en être autrement. Pourtant, il peut en être autrement. Le profit doit servir la vie, et non l’inverse : quel est le bilan humain d’un chef d’Etat, lorsqu’il est directement responsable de la mort d’au moins une personne par jour -365 morts par an- à l’échelle d’un mandat renouvelable à vie? N’est-il coupable pas de crime contre l’humanité ?

Si je suis ici, aujourd’hui, ce n’est pas seulement parce que nous partageons une philosophie. Si je suis ici aujourd’hui, c’est, et je ne vous en remercierai jamais assez, parce que j’ai joui de la solidarité active de la communauté ici présente et de bien d’autres organisations.

C’est pourquoi, confiant dans votre détermination, je vous invite à mobiliser toutes nos énergies pour que le crime patrimonicide soit reconnu par le droit international comme un crime contre l’humanité devant lequel il ne faut plus dérouler le tapis rouge.




La brochure














Les Vidéos


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