Monday, January 31, 2011
LA PEUR EST INEXORABLEMENT EN TRAIN DE CHANGER DE CAMP
Chers lecteurs, après près d’un an de publication quotidienne, nous avions accumulé trop d’archives, d’images et de « drafts » de billets sur le support « Blogger ». Nous devrions donc opérer un nettoyage qui fut assujettie d’un redesign de notre blog. Nous espérons que vous continuerez d’apprécier et nous resterez fideles. Mais pendant nos travaux, les évènements au Gabon en particulier et en Afrique, en général, se sont précipités. Nous pouvons même vous dire, chers lecteurs, que les plus arrogants des émergents, commencent à sérieusement contempler l’éventualité d’une fin de règne abrupte, tellement les évènements au Gabon et le contexte international, leurs donnent le tournis. Ces gens qui hier encore, se contentaient de répondre par un méprisant « laissez nous avancer », à toute conversation politique au sujet du Gabon, suivent désormais avec la plus grande attention les évènements qui s’y déroulent, et au vu des développements récents, leurs inquiétudes sont nombreuses et leurs spéculations vont bon train. Depuis la formation par André Mba Obame, d’un gouvernement parallèle, le pouvoir Ali Bongo, prit de court, se garde bien d’exprimer la moindre initiative constructive, préférant même vouloir précipiter, par une répression sauvage, ce qui semblerait pouvoir être et potentiellement devenir la fin de l’ère des Bongo du Gabon. Le silence du reste de ce qui constitue l’opposition gabonaise officielle, est aussi inquiétant, car révélateur d’un manque de préparation. Nous vous livrons ci-dessous, la température politique à Libreville telle que décrite par le journal l’Union.
Depuis de nombreux mois, ce blog a brandi la menace monarchique comme l’ennemi numéro un au Gabon. Les actuels remous qui se déroulent au pays, ne sont pas conduits, pour l’heure, ni par les pays voisins, ni par aucune force d’opposition organisée importante. Non, c’est tout simplement la rue gabonaise qui veut, peut, doit et va renverser une dictature familiale dont elle ne veut plus. La peur qui a longtemps habité les gabonais commence à faire place à une détermination qui a été causée par l’impasse dans laquelle le régime Bongo a poussé le peuple. Les soutiens à une dictature pseudo-éclairée, vont inexorablement se tarir, car même Sarkozy a l’instinct de survie, et sa collaboration économique avec un pouvoir Bongo Honni par la plupart des gabonais, risque de se retourner contre lui comme un boomerang. La France a tout à perdre en soutenant à bout de bras les Bongo. Le gabonais de la rue, gavé de misère abjecte, exige dès maintenant un changement de politique, et des nouveaux dirigeants pour le Gabon. Si le pouvoir Bongo s’effondre, quels sont les partis d’opposition assez organisés pour prendre le relais ? L’avenir du Gabon exige des discussions sérieuses à ce sujet. Les timidités du positionnement qu’on peut lire dans les communiqués de certains de ces partis ne sont pas rassurantes. Ils doivent trancher et être clairs. L’effet domino est en cours et son escale à la destination Gabon est probable, car les événements qui se déroulent en Afrique en ce moment, sont comparables à la chute du mur de Berlin et à l’effondrement du bloc soviétique. Une nouvelle Afrique doit voir le jour, les plaies qui nous sont tombées dessus jusque là, doivent s’effondrer.
Il est encore trop tôt pour se prononcer mais quelque chose vient de changer profondément, au Gabon, et les conséquences de cette transformation se feront sentir et prendront forme dans les jours et semaines qui viennent. En effet, les choses semblent se précipiter à la vitesse grand V et le vent est entrain de tourner pour les Bongo. Ce n’est certainement pas en interdisant TV+ et en interdisant un parti politique qu’Ali Bongo espère rétablir sa suprématie sur le pays de manière définitive, car malheureusement pour lui, il est du mauvais côté de l’histoire. Le vent souffle dans l’autre direction et il va en pâtir. Ses soutiens Français vont prendre les devants le moment venu pour l’exhorter à quitter le pouvoir puisqu’une dictature de 42 ans ne peut mener une transition démocratique, nous l’avons vu en 2009. De façon détournée donc, ils doivent fournir au clan Bongo, une porte de sortie, pour qu’il échappe à la vindicte populaire ….mais. Ali Bongo et son régime doivent savoir que les automitrailleuses qu’ils déploient dans Libreville, pour intimider les gabonais ne suffiront jamais à la tâche. Au tour d’Ali Bongo de réaliser à ses dépends, que ces (ses) outils militaires ne pourront arrêter un peuple épris de liberté et appauvri par 42 ans de pillage systématique. Ce régime ne résistera pas. On va bien voir comment, en supprimant le parti UN et la chaîne TV+, Ali Bongo espère reprendre la main. C’est un exercice vain… Il y a trop de convergences allant dans le sens du changement, pour que ce que nous percevons comme le chant du cygne du régime Bongo, ne deviennent pas plus effectif et de plus en plus palpable dans les jours, et semaines qui viennent. Sous peu, si nous continuons la pression, nous pourrions avoir la merveilleuse nouvelle de l’exfiltration d’Ali Bongo du Gabon vers l’Arabie Saoudite, où l’attendront d’autres déchus dans le même genre. Mais pour que cela se produise, nous devons être des hommes et femmes de la situation et de la transition vers un autre Gabon…
Depuis de nombreux mois, ce blog a brandi la menace monarchique comme l’ennemi numéro un au Gabon. Les actuels remous qui se déroulent au pays, ne sont pas conduits, pour l’heure, ni par les pays voisins, ni par aucune force d’opposition organisée importante. Non, c’est tout simplement la rue gabonaise qui veut, peut, doit et va renverser une dictature familiale dont elle ne veut plus. La peur qui a longtemps habité les gabonais commence à faire place à une détermination qui a été causée par l’impasse dans laquelle le régime Bongo a poussé le peuple. Les soutiens à une dictature pseudo-éclairée, vont inexorablement se tarir, car même Sarkozy a l’instinct de survie, et sa collaboration économique avec un pouvoir Bongo Honni par la plupart des gabonais, risque de se retourner contre lui comme un boomerang. La France a tout à perdre en soutenant à bout de bras les Bongo. Le gabonais de la rue, gavé de misère abjecte, exige dès maintenant un changement de politique, et des nouveaux dirigeants pour le Gabon. Si le pouvoir Bongo s’effondre, quels sont les partis d’opposition assez organisés pour prendre le relais ? L’avenir du Gabon exige des discussions sérieuses à ce sujet. Les timidités du positionnement qu’on peut lire dans les communiqués de certains de ces partis ne sont pas rassurantes. Ils doivent trancher et être clairs. L’effet domino est en cours et son escale à la destination Gabon est probable, car les événements qui se déroulent en Afrique en ce moment, sont comparables à la chute du mur de Berlin et à l’effondrement du bloc soviétique. Une nouvelle Afrique doit voir le jour, les plaies qui nous sont tombées dessus jusque là, doivent s’effondrer.
Il est encore trop tôt pour se prononcer mais quelque chose vient de changer profondément, au Gabon, et les conséquences de cette transformation se feront sentir et prendront forme dans les jours et semaines qui viennent. En effet, les choses semblent se précipiter à la vitesse grand V et le vent est entrain de tourner pour les Bongo. Ce n’est certainement pas en interdisant TV+ et en interdisant un parti politique qu’Ali Bongo espère rétablir sa suprématie sur le pays de manière définitive, car malheureusement pour lui, il est du mauvais côté de l’histoire. Le vent souffle dans l’autre direction et il va en pâtir. Ses soutiens Français vont prendre les devants le moment venu pour l’exhorter à quitter le pouvoir puisqu’une dictature de 42 ans ne peut mener une transition démocratique, nous l’avons vu en 2009. De façon détournée donc, ils doivent fournir au clan Bongo, une porte de sortie, pour qu’il échappe à la vindicte populaire ….mais. Ali Bongo et son régime doivent savoir que les automitrailleuses qu’ils déploient dans Libreville, pour intimider les gabonais ne suffiront jamais à la tâche. Au tour d’Ali Bongo de réaliser à ses dépends, que ces (ses) outils militaires ne pourront arrêter un peuple épris de liberté et appauvri par 42 ans de pillage systématique. Ce régime ne résistera pas. On va bien voir comment, en supprimant le parti UN et la chaîne TV+, Ali Bongo espère reprendre la main. C’est un exercice vain… Il y a trop de convergences allant dans le sens du changement, pour que ce que nous percevons comme le chant du cygne du régime Bongo, ne deviennent pas plus effectif et de plus en plus palpable dans les jours, et semaines qui viennent. Sous peu, si nous continuons la pression, nous pourrions avoir la merveilleuse nouvelle de l’exfiltration d’Ali Bongo du Gabon vers l’Arabie Saoudite, où l’attendront d’autres déchus dans le même genre. Mais pour que cela se produise, nous devons être des hommes et femmes de la situation et de la transition vers un autre Gabon…
Saturday, January 22, 2011
BLOG EN TRAVAUX
Notre espace sera en travaux a partir de vendredi 21 Janvier 2011. Remise en ligne aussitot que les travaux s'achevent.
Charlie
Charlie
Friday, January 21, 2011
Thursday, January 20, 2011
UN AUTRE DICTATEUR, FILS DE DICTATEUR, RATTRAPÉ PAR SON PASSÉ. BÉBÉ DOC INCULPÉ EN HAÏTI
Bébé Doc et sa compagne à leur "retour" en Haiti
Bébé Doc du temps de sa toute puissante splendeurComme Ali Bongo, il était l'héritier d'une dynastie dictatoriale tropicale. Comme Ali Bongo, il avait un embonpoint qui provenait certainement d'un trop plein de bonne vie facile. Comme Ali Bongo, il prétendait avait fait toutes les écoles les plus prestigieuses du monde, alors que dans son pays, les vrais cadres avaient du mal à joindre les deux bouts. Après tout, comme Ali Bongo, Bébé Doc était le fils du président á vie d'Haïti, et quand son dictateur de père est mort, Bébé Doc comme Ali Bongo, est devenu président du pays. Comme Ali Bongo, Bébé Doc a d'abord annoncé qu'il reformerait la gestion de l'état, avant de simplement poursuivre le mode du régime paternel, en compagnie de sa sœur ainée Marie-Denise Duvalier, la Pascaline d'Haïti, et sa mère (comme Joséphine Bongo pour Ali). Comme Ali Bongo, les affaires administratives furent léguées à l'ancien entourage de son père. Au Gabon, on retrouve toujours les Lemboumba et Michel Essonghe dans les couloirs de la présidence. Autre similitude non négligeable, Jean-Claude Duvalier, dit Bébé Doc, comme Ali Bongo, n'était finalement qu'un individu plus apte pour une vie de cocktails et de jet-setteur que de celle de chef d'un état sérieux.
Voila donc que l'ex-dictateur, qui fut accueilli par la France avec toute la trésorerie Haïtienne qu'il avait dévalisé á l'époque et qu'il s'empressa de dépenser en France, est de retour dans "son" pays, certainement par nostalgie. Oui il est de retour, car il y a bientôt 25 ans, à l'aube du 7 février 1986, il fuyait une révolte populaire pour se refugier en France. Il est revenu comme un voleur; mais en fait c'est très approprié car il n'est en effet rien qu'un voleur. Les journaux nous révèlent que la France avait envisagé envoyer le couple Duvalier dans les pays suivants: la Suisse, l'Espagne, la Grèce, le Maroc et …le Gabon. La France décida finalement de l'accueillir "temporairement" pour une période qui totalise maintenant 25 ans. Il faut dire que Bébé Doc s'est essayé dans la comédie, car en 2007 il avait demandé "pardon" au peuple haïtien, pour les "erreurs commises" durant son régime. Son geste aurait été jugé plus sincère, s'il avait restitué à ce peuple haïtien auquel il implorait le pardon, les plus de 100 millions de dollars avec lesquels il s'était barré pour la France. Malgré les tentatives de recouvrement de plusieurs gouvernements haïtiens, ce trésor demeure introuvable depuis vingt-cinq ans.
Visiblement, les autorités haïtiennes ne l'attendaient pas. Mais rapidement, les voix se sont élevées pour exprimer leur rejet de Bébé Doc. Il n'a pas été difficile de rappeler la nature totalitaire du règne des Duvalier et la terreur qu'ils ont fait peser sur les haïtiens. Il est estimé qu'entre 30 000 et 50 000 personnes sont mortes sous le régime des Duvalier, père et fils. Le pays s'est vidé de ses meilleurs cerveaux et des dizaines de milliers de Haïtiens ont dû se réfugier à l'étranger. Alors, sous la pression populaire, le 18 janvier, c'est-à-dire hier, deux jours seulement après son retour inopiné en Haïti, l'ex-dictateur a été entendu par la justice de ce pays pour la première fois, et a été inculpé pour corruption, vol et détournement de fonds, et passible de poursuites á venir, pour la mort sous sa présidence de milliers de personnes.
Le retour de Duvalier en Haïti, en compagnie de sa compagne Véronique Roy, devrait faire réfléchir les apprentis "émergents" gabonais, qui estiment que le pouvoir soit éternel et que seule la famille Bongo devrait le détenir au Gabon. A ces gens qui se croient être nos seigneurs, mais ne réussissent qu'á être nos saigneurs; a eux qui se disent que seule une bonne dictature sait "tenir" le peuple, et que le business a besoin de "calme" et donc d'une population apeurée pour prospérer, qu'ils sachent que, comme avait si bien dit Martin Luther King, "l'arc de l'univers moral est long, mais il tend vers la justice". Ali Bongo et sa famille, comme les Duvalier en Haïti, ont profité du Gabon et en profitent encore. Ils se sentent intouchables, même si nous entrevoyons déjà les fissures, nous qui partageons ce désir insatisfait de voir se construire un autre Gabon. Les parallélismes s'enchainent de manière événementielle et exponentielle pour les Bongo du Gabon. Après Gbagbo, Ouattara et la Côte d'Ivoire, voici la Tunisie et Ben Ali; et tout de suite après, voici Haïti avec les Duvalier. La mise à nu de ce système mafieux qui nous gouverne depuis 43 ans, semble déjà entamée; l'occasion ne doit pas être ratée.
Wednesday, January 19, 2011
QUOI QU’ON DISE, IL A DE L’ÉTOFFE, CHARLES BLÉ GOUDÉ
Quel que soit le dénouement de la crise en cours, quand on écrira l’histoire de la Côte d’Ivoire du début du vingt et unième siècle, un personnage occupera une place de choix dans cette narration. Ce personnage étonnant est Charles Blé Goudé. Nul ne pourra jamais douter que, plus que quiconque, Laurent Gbagbo doit sa survie politique en grande partie à Charles Blé Goudé. En effet c’est lui qui mit sur pied, guida et mena le mouvement des jeunes patriotes. Mouvement qui empêcha le putsh de la France contre Gbagbo et qui est en train de confondre toute la « communauté internationale ». Ce n’est pas un maigre palmarès quand on considère que Blé Goudé n’a pas d’armes en tant que telles, sauf sa force de mobilisation et de persuasion. Ce garçon, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, est un meneur d’hommes comme il y en a peu, et ce sur n’importe quel continent. L’interview qui suit est à écouter, et se passe de tout commentaire. Alors, nous ne serons pas longs et vous laissons écouter.
Interview : Charles Blé Goudé
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Monday, January 17, 2011
ANNONCE PRÉCIPITÉE D’UN GOUVERNEMENT POUR DÉTOURNER L’ATTENTION DES GABONAIS DES ÉVÈNEMENTS DE CÔTE D’IVOIRE ET DE TUNISIE

Alors que nous assistons à une autre révolution en Afrique, celle des peuples qui décident de se prendre en main et faire pression à partir de la rue pour un plus grand contrôle de leur destinée ; au Gabon, Ali Bongo, dans une manœuvre désespérée de diversion, annonçait un nouveau gouvernement, comme si c’est cela qui intéressait les gabonais. Pour les tenants du pouvoir au Gabon, le défi que la rue ivoirienne jette à la France de Sarkozy, est déjà assez problématique comme symbole ; mais voici qu’une autre rue démontre qu’un peuple qui veut, peut se débarrasser d’un pouvoir totalitaire. Cette fois, le peuple Tunisien. Alors, pris de court, le pouvoir Bongo au Gabon s’est empressé de trouver un moyen de diversion pour détourner l’attention du public et empêcher que la chute du président Ben Ali, sous la pression de la rue, ne fasse des émules dans la population gabonaise. Le pouvoir Bongo a peur que la révolte des tunisiens et celle des ivoiriens qui tiennent seuls face au monde entier, ne constituent des exemples pour les gabonais sevrés de liberté. N’ayant rien d’autre à proposer au gabonais, le pouvoir Bongo a fait ce qu’il sait faire de mieux, c’est dire créer un écran de fumée en annonçant un remaniement totalement insignifiant, pour essayer d’obscurcir l’actualité africaine qui nous montre comment ivoiriens et tunisiens peuvent être, comme le furent hier les sud africains, les nouveaux phares du monde africain.
1. Le pouvoir Bongo pris au piège
Que vont faire les émergents, maintenant que tout le monde sait que non seulement Ali Bongo est un usurpateur, mais aussi que des peuples africains peuvent, soit faire échec aux desseins des puissances coloniales, soit chasser du pouvoir par la rue un dictateur aussi indésirable qu’envahissant? Vont-ils accentuer la répression en interdisant l’expression politique, ou alors changer de cap définitivement en écoutant la voie de la raison en engagent le pays sur la voie de la démocratisation et de la réforme politique? Les tunisiens ont donné une leçon à tous les pays africains encore sous la coupe de dictatures archaïques, en prouvant qu’il était possible de se libérer d’une répression qui dure depuis près de 50 ans sous les régimes totalitaires. Il ne fait aucun doute que les gabonais suivent avec sympathie, et même jubilation ce qui est en train de se passer ces derniers temps en Côte d’Ivoire et en Tunisie. Il est aussi indéniable que ces évènements, notamment la chute de Ben Ali, donnent des sueurs froides à nos officiels; terrorisés qu’ils sont par la peur de l’effet contagion que ces événements peuvent avoir sur leur propre pouvoir au Gabon. Cette peur est d’ailleurs fondée, car le Gabon est sur un volcan latent, que le moindre prétexte peut faire entrer en éruption, quoique ceux qui s’estiment être les propriétaires du Gabon s’obstinent à répéter à qui veut l’entendre, que le Gabon est un pays stable et tralala… Mais aussi obtus que soient les émergents, ils savent bien que la colère de la rue fini toujours par avoir raison. Nous pouvons même dire qu’un consensus psychologique officieux est en train de se mettre en place au Gabon ; ce consensus appel de plus en plus à un véritable limogeage populaire d’Ali Bongo et de ses obligés. Les courtisans du pouvoir gabonais, qui vont encore jusqu’à soutenir que la dictature et l’arbitraire soient l’avenir du Gabon, risquent d’avoir un réveil brutal, car ce qui vient de se passer en Tunisie démontre que même sous l’oppression, le peuple reste souverain. Tôt ou tard, toutes les tyrannies tombent.
2. La France doit faire ses choix
La Côte d’Ivoire et la Tunisie démontrent que la France a perdu la main en Afrique, car les injonctions de cette ancienne métropole, restent désormais sans effets pour les africains. Quand Sarkozy donne 48 heures à Gbagbo pour s’en aller et que le peuple Ivoirien dise : « viens le chercher », et que la France se rebiffe, on voit bien que le pouvoir de ce pays en Afrique s’est bien étiolé. La France ne peut plus prévoir ni le moment, ni la tactique qu’utiliseront les africains pour se débarrasser de leurs dictatures. La France est particulièrement en mal car se retrouvant invariablement conspuées par la rue africaine. Les anciennes colonies francophones veulent enfin se libérer, et nous voyons qu’au Gabon, au Togo et en Côte d’Ivoire, la France tente d’imposer un ordre ancien qui est totalement discrédité et dépassé. Au lieu de préserver ses intérêts en Afrique en se mettant du coté des peuples, en disant haut et fort que la démocratie est le seul système tolérable; qu’un leader ne peut rester vingt ou quarante ans au pouvoir, qu’il ne peut pas réserver sa succession à son fils; la France joue à l’autruche en pensant que les africains accepteront toujours les dictatures, car d’après un ex-président français, ils ne soient pas mûrs pour la démocratie. Et pour cela, la France est en train de perdre toutes ses attaches africaines, car elle a oublié d’établir de vraies relations d’état à état avec les pays africains, et a préféré les établir avec les dictateurs de service. L’attitude de la France va nuire considérablement et à long terme, aux intérêts de ses entreprises en Afrique ; et ce pour des générations.
Que le pouvoir Ali Bongo se détrompe ; les remaniements ministériels bidons ne feront jamais oublier aux gabonais les vrais enjeux de leur futur, ni le fait que ce soient toujours eux qui occupent le pouvoir au Gabon. Ils auront beau prétendre que tout changement, au Gabon, doit se faire dans le cadre des institutions, ils ne nous feront pas oublier que toutes les institutions du Gabon ont des clones des Bongo à leur tête. Par conséquent, sous cette formule, le changement profond au Gabon n’arrivera jamais selon le processus institutionnel. Les gabonais savent maintenant qu’il va falloir certainement changer les institutions de notre pays en les renversant car elles sont devenues si complexes et enracinées, qu’une petite action n’aura que l’effet d’une piqure de moustique. Il faut les secouer sérieusement car comme dit le proverbe, c’est en secouant vigoureusement le cocotier qu’on fait tomber les noix de coco. Si nous voulons reprendre notre destin en main, si nous voulons reprendre notre nation en main, face aux déviances systématiques des Bongo, cela ne peut plus être que par un choc, un grand tremblement.
Sunday, January 16, 2011
POURQUOI DÉPENSER TANT D’ARGENT Á COMMANDER DES REPORTAGES BIDONS DANS JEUNE AFRIQUE ?

C’est devenu une habitude, chaque fois que les Bongos ont besoin de redorer ce qui leur reste comme blason, l’hebdomadaire Jeune Afrique leur consacre un numéro spécial au plus élogieux encore que les précédents. Pourtant, bien des gabonais se demandent ce qu’il y a d’élogieux dans le parcours des Bongo. Grace à ce que les spécialistes appellent « publireportage », Jeune Afrique a trouvé un modèle économique qui rapporte gros sans trop se fatiguer. Comme nous l’apprend « La Lettre Du Continent » de cette semaine, Laure Gondjout aurait commandé au quotidien de la famille Ben Yahmed, des publireportages pour plusieurs centaines de millions de francs CFA. Ainsi, attendez-vous dans les semaines et mois qui suivent, à un déluge de dossiers, dans Jeune Afrique, à la gloire des Bongo, payé par la trésorerie du Gabon. Et dire que certains s’interrogent encore sur comment sortir le pays de la crise économique, mais les Bongo vont dépenser le fric du contribuable à s’offrir des encarts publicitaires dans Jeune Afrique. Il est vrai que le lecteur de Jeune Afrique saura comprendre que ces dossiers sont des commandes faites sur mesure et préparées exprès pour leurs commanditaires qui ont payés le prix fort pour ces flatteries journalistiques. Mais ce qui blesse, est le gaspillage de l’argent du contribuable pour ces bêtises.


Saturday, January 15, 2011
MENSONGES ÉMERGENTS ET CE QUE DIT LA PRESSE OFFICIELLE DU ROYAUME
Assurément, la seule chose qui "émerge" au Gabon des Bongo est la bonne dose de mensonges de plus en plus épaisse que les tenants du pouvoir laissent sur leur passage. La seule chose "impressionnante" de cette "émergence", est le chapelet de mensonges qu'Ali Bongo et ses supplétifs égrènent comme « preuves » de progrès du Gabon sous leur magistère. Le fameux gouvernement de « l’émergence » disparait sans avoir laissé une seule trace mémorable aux gabonais et une soit disant nouvelle équipe est mise en place avec un sentiment général de réarrangement de chaises sur le pont du Titanic.
1. La manipulation des chiffres
Pour se donner un profil économique "encourageant" après une année d'oisiveté et de tourisme internationale, Ali Bongo n'a pas hésité á faire publier en grand titre dans sa presse, que grâce á sa décision d'interdire l'exportation des grumes, le Gabon était arrivé á transformer 1,625 million de mètre cube de bois en 2010. Mais ce que les émergents n'ont pas voulu mettre en grand titre gras, est qu'avant l'interdiction d'exportation, c'est-à-dire en 2009, la capacité de transformation locale était de 1,600 million de mètre cube. Donc chers lecteurs, en termes économiques, si nous faisons un petit calcul de croissance entre l'avant et l'après interdiction d'exporter, on s'aperçoit que cette croissance de capacité à transformer le bois au Gabon a été de: 1,625 ÷ 1,600 = 1,016 c'est-à-dire une croissance de 1,5%. En termes économiques, ce n'est pas une croissance et on n'annonce pas ce genre de résultats comme étant le gage d'une croissance de capacité. Si les émergents annoncent ce "non changement" de capacité de transformation comme étant un bon résultat, c'est qu'ils aient peine á trouver dans leur gibecière propagandiste, des sujets á résultats probants qu'ils pourraient exhiber. Quand on sait que le conseil des ministres émergents annonçait avoir créé onze nouvelles unités de transformation du bois, si l'addition de ces onze unités se résume à une croissance de capacité de 1,5%, il y a lieu de se demander combien d'unités il va falloir créer pour avoir une croissance à deux chiffres. Mais ça les émergents ne le disent jamais car dans les effets d'annonces, moins on en dit, mieux c'est!
2. Les manouvres d'intoxication économiques
Récemment, Paul Biyoghe-Mba annonçait que le Gabon connaitrait une embellie économique en 2011. Notre Biyoghe-Mba est allé jusqu'à dire aux gabonais que l’économie allait croitre de 4,5%. Chers lecteurs, comprenez bien que ce que Biyoghe-Mba voulait dire aux gabonais est qu’ils seraient collectivement plus riches en 2011 car l’économie allait connaitre une expansion ; et une économie en expansion créée des emplois qui par conséquent permettent à l’ensemble de la population de devenir plus riche. Mais ce que Biyoghe-Mba oublia de dire aux gabonais dans la foulée, est que Janvier 2011 avait connu l’annonce d’une série de mesures inflationnistes qui feraient en sortent que le gabonais moyen paie avec une majoration de 10% en moyenne, pour la plupart des produit de première nécessité. Donc si on fait une petite arithmétique, d’après Biyoghe-Mba, les gabonais auront +4,5% en 2011, mais la réalité est que l’inflation sera à 10% en moyenne (d’après les chiffres de l’état gabonais) ; donc au finish les gabonais seront plus pauvre de -5,5%. C’est bien ça le progrès économique « émergent » du Gabon. Tout en trompe l’œil. On vous dit que vous vous enrichirez, alors que la réalité est que vous serez plus pauvres. Ce même principe se retrouve cyniquement dans la manière dont Ali Bongo fait financer la construction du stade d’Agondje par la Chine. Nous vous disons ici, avec l’assurance de nos propos, que si les chinois construisent ce stade pour le Gabon, c’est tout simplement parce qu’Ali Bongo leur permet de contourner la mesure d’interdiction de l’exportation des grumes. Le pouvoir gabonais a fait un quiproquo avec les Chinois, c'est-à-dire vous construisez le stade et nous fermons les yeux sur les grumes que vous continuerez à exporter. Donc chers lecteurs, pendant que des milliers de gabonais tirent le diable par la barbichette pour cause de perte de leurs emplois dans le secteur bois, Ali Bongo et les siens laissent les Chinois continuer de couper et exporter au vu et au su de tout le monde. C’est bien ça leur émergence.
Gabon-Matin et L’Union du Lundi 10 Janvier 2011









































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