Monday, February 28, 2011

JEAN PING SE RETROUVE CURIEUSEMENT LE BEC DANS L’EAU






Lors du dernier sommet de l’Union Africaine qui se tenait en Janvier 2011 a Addis Abeba, le président de la commission de cette Union, le Gabonais Jean Ping, répondant aux questions des journalistes qui lui demandaient de se prononcer face a la crise politique au Gabon suite a la proclamation de sa présidence par André Mba Obame, et aussi la dissolution du parti dont ce dernier était membre, l’Union Nationale, déclarait laconiquement : « il n’y a pas de crise au Gabon ». Mais depuis cette déclaration, beaucoup d’évènements se sont succédés au Gabon, au point de provoquer l’implication de Ban Ki Moon, le Secrétaire General de l’ONU. Alors nous posons la question de savoir si Jean Ping Pense toujours que le Gabon n’est pas en crise politique.

1. Jean Ping très volubile sur la Côte d’Ivoire mais silencieux dans le cas du Gabon
Alors que Jean Ping, du haut de son perchoir de l’Union Africaine, donnait des injonctions à Gbagbo, lui demandant d’accepter « le vœu » du peuple Ivoirien et entériner la décision de Commission électorale dite indépendante qui tenait à porter Ouattara au pouvoir. Mais nous au Gabon, tendions l’oreille vers l’Union Africaine, espérant capter quelques bribes du discours que tiendrait Jean Ping à propos de ce qui pour nous reste une vraie crise, c'est-à-dire l’usurpation et la confiscation du pouvoir au Gabon. Mais rien, silence radio. Alors que Jean Ping décidait de se substituer au Conseil constitutionnel ivoirien et de valider par la force s’il le faut, en compagnie de l'Onu, de la France et des quelconques institutions internationales ou régionales, la « victoire » Ouattariste. Mais au Gabon, où Ali Bongo s’est vautré au pouvoir par la force, aucune demande d’intervention de la part d’aucune instance internationale. Le plus drôle est que l’attitude pseudo légaliste adoptée par Ping et ses amis en Côte d’Ivoire, qui insiste, en bute, vouloir passer outre le droit constitutionnel Ivoirien sous prétexte que la cour constitutionnelle est pro Gbagbo, est totalement applicable au cas du Gabon où les décisions de la cour gabonaise sont aussi suspectes vu que Mborantsuo est carrément un membre de la famille royale. L’analyse des positions contradictoires de Jean Ping vis-à-vis des situations ivoirienne et gabonaise, nous invite à l’inévitable conclusion qu’il estime que les situations politiques de ces deux pays ne doivent pas être soumises aux mêmes critères d'analyses. Il est clair que Jean Ping applique une variante spéciale au cas Gabon, car il se permit carrément, et ce en pleine crise politique suite à la dissolution du parti UN et des interpellations de plusieurs personnes à Libreville et à l’intérieur du pays, de déclarer qu’il n’y avait aucune crise au Gabon. Alors nous nous demandons si dissoudre un parti politique et faire tabasser les gens n’est pas une raison suffisante pour reconnaitre une crise. Aussi, on se demande pourquoi Ban Ki Moon aurait envoyé à Libreville un émissaire pour négocier la sortie des cadres du parti UN du bâtiment du PNUD, s’il n’y avait pas crise au Gabon ? La politique de l’autruche ne saurait continuer plus longtemps, car les gens voient et sentent clairement de quel côté souffle le vent.

2. Jean Ping perd sa langue quand il s’agit des massacres en Libye
Alors qu’en Lybie, Mouammar Kadhafi ne veut rien lâcher, demandant même à ses partisans à prendre les armes contre les manifestants, que dit l’Union Africaine et Jean Ping, si bavards quand il s’est agi de la Côte d’Ivoire ? Ben pas grand-chose ! Alors que l’opposition gagne du terrain en Lybie et prépare une marche pour tenter de prendre Tripoli, que propose l’Union Africaine ? Rien d’autre chers lecteurs qu’un partage du pouvoir avec Kadhafi ! Rendez-vous compte, chers lecteurs, alors que le monde entier crie sa douleur et colère contre la folie meurtrière du « guide de la grande Jamahiriya libyenne » à l'encontre de son peuple, l’Union Africaine de Jean Ping se distingue dans un très fortement préoccupant silence et une inaction qui trahissent une complicité et surtout comme une allégeance continue de cette institution panafricaine, au Colonel Kadhafi. Ce constat est loin d’être surprenant quand on sait que Kadhafi est le principal bailleur de fonds de l’UA et qu’il y fait et défait les gens.

Nous sommes d’avis que les institutions africaines ou internationales ne sauraient pratiquer un double langage, ou avoir des règles différentes en fonction des situations ou des allégeances. Si ces institutions doivent survivre, il faut qu’elles jouent pleinement leur rôle.

Ali Bongo ne peut bénéficier d’un statut spécial à l’UA, sous prétexte qu’il est un peu le beau frère de Jean Ping. S’il y a des crimes politiques au Gabon, Jean Ping doit avoir le courage, au nom de l’Union Africaine, d’exprimer son indignation face à la cruauté de la répression politique au Gabon. S’il en est incapable, c’est qu’il ne mérite pas d’être à ce poste, car si l’UA estime que le pouvoir doit ménager les civils sans défense à Abidjan, cela doit aussi être vrai à Libreville, Bitam ou Tripoli. Pourquoi Jean Ping serait bavard dans un cas et très silencieux dans d’autres ?

Sunday, February 27, 2011

NOUS ACCORDONS UNE INTERVIEW A UN LECTEUR



Un Lecteur nous a fait parvenir ce jour, cinq questions auxquelles il aimerait avoir nos réponses. Comme vous le savez, nous ne ferons jamais dans la langue de bois. Nous publions donc ci-dessous les questions qui nous ont été soumises ainsi que nos réponses.

1. Lecteur: Pourquoi tant d'acharnement contre la famille Bongo? Tous les jours votre blog matraque cette famille avec la dernière énergie. Je dois avouer que j'admire votre ténacité. Mais pourquoi cet acharnement? Avez-vous une vendetta personnelle contre eux?

Gabon Enervant: La seule vendetta que nous ayons contre les Bongo est contre le fait qu'ils confisquent le pays. Après 43 ans de pouvoir, les gabonais se retrouvent dirigés par une seigneurie familiale. Maintenant que les Bongo ont établi le précédent de la succession héréditaire au Gabon, nous ne pensons pas qu'ils voudront s'arrêter en si bon chemin. Si Nous ne faisons rien, nous aurons de génération en génération, des présidents tous issus de cette famille. Pour nous, ce scenario n'est pas du tout envisageable. Nous ne voulons pas que le pays soit éternellement sous un joug féodale, avec d'un côté une famille seigneuriale au pouvoir, et de l'autre leurs sujets. Rien de personnel contre les Bongo, mais nous désirons recouvrer notre pays qu'ils tiennent en otage.

2. Lecteur: Votre blog a été le premier à signaler que Mamboundou allait, a découvert, rejoindre Ali Bongo. Comment avez-vous fait pour obtenir ce scoop?

Gabon Enervant: Très simplement, on nous a mis la puce à l'oreille. Au sortir des élections de 2009, deux blocs électoraux s'étaient dégagés: le bloc Mba Obame et le bloc Mamboundou. Nos sources nous ont simplement fait savoir que Mamboundou allait devoir céder son électorat à Ali Bongo, pour les échéances à venir. En contrepartie, Mamboundou se verrait associé au l'exercice du pouvoir. Comme vous le savez, toutes ces prédictions de notre source se sont réalisées.

3. Lecteur: Pouvez-vous admettre qu'Ali Bongo a fait des choses positives depuis qu'il est au pouvoir.

Gabon Enervant: Au risque de vous décevoir, les quelques reformes cosmétiques d'Ali Bongo, masquent mal les faits suivants qui eux restent bien en place: LA PRÉSIDENCE Á VIE, LA CONFISCATION DU POUVOIR, L'HÉRITAGE DU POUVOIR PAR LA FAMILLE, etc. Fondamentalement, rien n'a changé au Gabon et c'est cela que nous dénonçons chaque jour, et nous pensons que les faits nous donnent raison.

4. Lecteur: Pensez-vous que les gabonais soient capables de faire comme les Tunisiens et Egyptiens et faire partir Ali Bongo?

Gabon Enervant: Ça c'est la grande question. Mais n'oublions pas qu'hier encore, pas grand monde aurait, même dans les rêves les plus fous, imaginé que Tunisiens et Egyptiens seraient capables de provoquer une telle issue. Nous restons optimistes que le petit pays qu'est le Gabon, peut aussi changer radicalement de cap. Il faut y croire et le souhaiter, car au Gabon, la dictature est toujours là ! La Stasi des Bongo est toujours là. Le Politburo du PDG est toujours là. Le peuple n'a toujours aucun pouvoir, pas même celui de choisir librement ses dirigeants. Les bongoïste savent que si la dictature disparait, ils seraient tous à l'abandon, n’ayant plus de maître, ils seraient aux abois. Alors tout est fait pour que les mêmes « gouvernants » soient en place, donnent des miettes pour calmer la population, gagnent du temps, préparent leurs trésors, font disparaitre les traces de leurs méfaits etc.

5. Lecteur: Que pensez-vous d'André Mba Obame et du parti Union-Nationale?

Gabon Enervant: Nous pensons qu'aujourd'hui, il faut absolument éviter le culte de l'homme providentiel. Nous avons tous vu comment la personnalisation de l'opposition autour de Mba Abessole et Mamboundou, a étouffé la mise en place véritable d'une opposition cohérente ne dépendant pas des hommes mais des idées. Mba Obame a des talents considérables et si lui et son parti les mettent au service de la destruction du régime Bongo, c'est tant mieux. Mais nous souhaitons que la marche vers la libération du Gabon des tenailles des Bongo, soit moins une question de personnes, qu'une question nationale et impersonnelle dans le temps. Et pour cela, la population doit prendre les devants. Ce que fait le parti UN est louable, mais pas suffisamment soutenu pour faire vaciller le pouvoir. Décréter un gouvernement parallèle c'est bien, mais ce dont nous avons besoin est d'un changement radical de gouvernance et donc de gouvernants. Et on ne peut pas faire céder une dictature en demandant: « dites, Monsieur Ali Bongo, auriez-vous la gentillesse de quitter votre poste ?». Non, Il faut que le peuple réclame et s'adjuge "son" pouvoir. Rassurez-vous, les Bongo ne vont pas vous le donner. Avec "notre" constitution taillée et maintes fois rapiécée, pour être du «sur-mesure», et totalement à l’image du dictateur, il est évident que l'alternance par les urnes reste un leurre. Il faut alors que le peuple réagisse, si certains leaders veulent aider le peuple dans cet objectif c'est tant mieux; mais le peuple doit être capable de mener cette bataille. Le Gabon regorge de compétences, nous ne devons plus attendre que l’homme providentiel, AMO ou un autre, prenne les devant. La libération ne s'obtiendra que par le peuple.


Fin de l'échange

Saturday, February 26, 2011

CE FAMEUX GABON « ÉMERGENT » RESSEMBLE ÉTRANGEMENT AU BON VIEUX GABON QUE NOUS AVONS TOUJOURS CONNU



Comment pourrait-il en être autrement? Quand nous savons que le fils nourri à la mamelle du pouvoir sans partage du père qui ne rendait aucun compte à personne, a succédé à ce dernier. Dans ce Gabon qui va de Bongo en Bongo, nous avons mal à notre humanité quand nous savons que tant des nôtres sont démunis et ignorés ; muselés par la force. Et pourquoi ? Parce qu’ils réclament la liberté a ces fous qui règnent en maître absolu depuis plus de quarante ans sur notre pays. Au Gabon, l’histoire se répète sans cesse. Avec les Bongo, c’est toujours la même chose. La preuve:

On nous avait pourtant promis l’orthodoxie financière, mais la réalité sur le terrain reste que:

a. Ali Bongo se déplace avec un entourage pléthorique de plus de 70 personnes, dont ses enfants dont personne ne sait vraiment ce qu’ils font dans la délégation officielle. Alors que la république gabonaise a des avions présidentielles, Ali Bongo trouve le moyen de louer des Boeing 737 à la compagnie Privajet, basée à Malte, qui se spécialise dans la location d’avions avec équipage. Quand on sait que Privajet facture la location d’un 737 a environ 7000 dollars l’heure, sans équipage ; avec l’équipage on peut imaginer un tarif d’environ 10000 dollars l’heure. A ce prix, un aller retour Paris-Libreville couterait au bas prix 140000 dollars, c'est-à-dire 70 millions de francs CFA. Quand on va jusqu'à New-York, il faut compter le double ; plus les frais de missions de ce beau petit monde, eh bien ça fait un pactole.

b. Pendant que l’état gabonais peine à régler ses dettes à la SEEG, et éprouve toutes les difficultés à distribuer régulièrement les bourses des étudiants, la trésorerie du pays vient d’agréer avec une promesse d’assistance totalisant 2,3 milliards de francs CFA, le projet d’un gamin de 27 ans sans aucune expérience, dont la mère se trouve être Laure Gondjout. L’état est tellement emballé par ce projet qu’il a déjà verse au gamin, étudiant de son état, une avance de plus de 800 millions de francs CFA. Mais quel est donc ce projet qui stimule tant d’enthousiasme au sommet de l’état ? Ni plus ni moins que la construction d’un hôtel de… 60 chambres. Rien que ça. Si vous mettez 2,3 milliards de francs CFA pour 60 chambres, c’est en moyenne 38 millions de francs la chambre. Avec de tels chiffres, il y a de quoi s’inquiéter de ce Gabon émergent.

c. Le communiqué de la présidence de la république Gabonaise du 19 mai 2010 nous disait pourtant ceci : «Dans son projet de société l’Avenir en confiance, le président de la république, S. E. Ali Bongo Ondimba, a fait le serment de restaurer l’image du Gabon à l’extérieur. Il a notamment promis d’acquérir des propriétés au bénéfice de nos représentations diplomatiques. En ce sens, le Président de la République Ali Bongo Ondimba vient de faire procéder, en toute transparence, à l’acquisition d’un bien immobilier à Paris, rue de l’Université, dans le 7ème arrondissement pour le compte de l’Etat. Cet immeuble a été acquis au profit de l’ambassade du Gabon en France, pays avec lequel nous avons des liens amicaux étroits et historiques. En raison de plusieurs évènements importants liés au rôle du Gabon sur la scène internationale, particulièrement en Europe, cette décision du Chef de l’Etat contribue à offrir à notre pays, aux résidents gabonais en France et en Europe, un espace d’échanges, de travail et d’hébergement de délégations gabonaises afin de réduire notablement les frais d’hôtel lors des missions officielles. Cette acquisition immobilière est d’autant plus opportune qu’elle intervient au moment où l’Ambassade du Gabon à Paris connaît des travaux de réfection de longue durée et qu’il s’agit là d’un placement immobilier pour la République Gabonaise. De même, cette acquisition s’inscrit dans la logique des décisions visant à rationnaliser et à rentabiliser l’utilisation des finances publiques à court, moyen et long termes». C’était bien trop beau pour être vrai, car des révélations récentes annoncent que cette propriété a été acquise avec les fonds du trésor public gabonais, mais au nom de Sylvia Bongo, l’épouse d’Ali du même nom. Que nous sachions, quand l’état gabonais achète un bien immobilier, normalement c’est l’état qui en détient le titre de propriété, et non l’épouse du chef de l’état, fut-il usurpateur.

Comme vous saurez le constater, chers lecteurs, dans «leur» Gabon émergent, difficile de trouver dignité, fierté, justice ou équité. Toutes les promesses ne sont que des blablas. Face à cet état de fait, la volonté de tout être humain serait de ne plus vivre assujetti à cette poudre aux yeux. Hier comme aujourd’hui, les régimes Bongo marchent à la corruption et comptent sur le fait que les gabonais soient devenus peu conscients de notre leur propre humanité et acceptent de se faire marcher continuellement dessus.

Friday, February 25, 2011

LA RÉVOLTANTE EXPRESSION DE LA VIOLENCE PRESQUE BANALISÉE DU RÉGIME BONGO




Pour comprendre les particularités de la dictature gabonaise en matière de violation des droits de l’homme, rien de plus éloquent que le récit de notre compatriote qui nous narre, ci-dessus, le calvaire que lui ont fait subir les forces de défenses d’Ali Bongo, pour la simple raison que ce compatriote ait osé descendre dans la rue pour manifester pacifiquement, à Bitam, sa désapprobation quand à la présence d’un usurpateur et imposteur à la tête du pays.

1. Il convient d’affirmer que le régime d’Ali Bongo soit un pouvoir quasi militaire.
Dans le contexte historique et politique du moment et compte tenu des nombreuses interventions des forces de défenses contres les populations depuis Aout 2009, ont peut donc affirmer que les sévices que viennent de connaitre nos compatriotes à Bitam, n’ont rien d’une expérience isolée mais représentent une manière normative et même banale, pour Ali Bongo de Controller les populations, et d’assoir son autorité. Mais la série d’interventions militaires que nous observons au Gabon, suite à la moindre revendication sociale ou politique, ne peut s’expliquer que par une frilosité à fleur de peau qu’éprouverait le régime, et une peur que la contestation ne gagne du terrain et fasse des émules au sein de la population. Pour les émergents, il faut tuer l’esprit contestataire dans l’œuf. Cette succession d’expériences autoritaires, pratiquement constante depuis l’arrivée d’Ali Bongo au pouvoir, n’est rien d’autre que du «prétorianisme»; c'est-à-dire une dictature s’appuyant sur l’armée. Pour Ali Bongo, il faut se servir de l’armée comme instrument assurément politique. C'est-à-dire pour pousser les récalcitrants à son pouvoir, soit au silence, soit vers les partis politiques « autorisés et conviviaux ». Donc, les militaires gabonais sont tacitement engagés dans un mouvement pendulaire entre autoritarisme brutal tel que décrit dans la vidéo de notre compatriote, et convivialité infantilisante au sein du même régime politique au pouvoir depuis 43 ans. Dans ce schéma, les interventions militaires sont partie intégrante du système politique.

2. Le militarisme à outrance mène à une dynamique sociale très dangereuse
Dans un pays, il ne faut jamais perdre de vue la relation état-société. Lorsqu’il y a processus ascendant de militarisation de la société, et de politisation des forces armées, on coure inévitablement vers des modèles de sociabilité et de conception du pouvoir basés sur la seule force. C'est-à-dire, que nous nous acheminons, si nous n’y sommes pas déjà, vers une culture politique et idéologique qui banalise et normalise le recours à la violence comme forme efficace et légitime pour la résolution des conflits politiques et des désagréments sociaux. Nous avons vu au Gabon, l’instauration d’une batterie de lois destinées à soit disant « discipliner » la société, mais qui ne sont que des atteintes aux libertés individuelles. Ainsi, ont été adoptées des lois interdisant une certaine vestimentation dans les administrations; des lois interdisant aux jeunes gens d’être a l’extérieur de leur foyers après une certaines heure, pourtant nous constatons que les braquages et meurtres continuent d’être endémiques. Donc, ces tentatives de « civiliser » la jeune population masculine sont idiotes et vouées à l’échec. Nous voyons aussi depuis un certain temps, des décrets ou ordonnances visant à la dissolution de partis ou associations n’étant pas du goût du pouvoir. Nous voyons enfin comment le pouvoir interprète toute manifestation publique, comme un délit passible d’arrestation, de torture, de radiation de la fonction publique, de perte d’immunité parlementaire ou de la pension d’ancien premier ministre. Le danger, chers lecteurs, est que progressivement, s’installe, au fil des interventions militaires, un climat social de forte tolérance envers le traitement de «l’autre» au moyen de méthodes répressives. À partir de ce moment, la torture devient une modalité systématique, appliquée aussi bien aux prisonniers politiques qu’à ceux de droit commun. Mais ce qu’Ali Bongo oublie, est que la pratique répressive peut se retourner contre lui. Qu’aussi brutal il sera contre les gabonais, que le cas échant les gabonais seront sans pitié contre lui, si l’occasion leur était donnée de le brutaliser. Plus les Bongo seront tortionnaires, plus il va falloir le moment venu, débongoïser la société gabonaise par la force et la brutalité.

Dans le contexte actuel du Gabon, nous pouvons dire que l’expérience démocratique gabonaise est faiblement républicaine et de manière très minimale pluraliste. Il y a donc destruction de la crédibilité de la restauration démocratique au Gabon, au profit de l’instauration d’un militarisme à outrance. Dans ce contexte d’érosion de la légitimité démocratique, le système politique perd son efficacité pour résoudre les conflits sociaux, qui s’orientent alors vers d’autres arènes. Nous vivons donc en « liberté surveillée » au Gabon, et cette situation n’a jamais rien donnée de bon et débouche très régulièrement sur des tragédies.

Tuesday, February 22, 2011

NOS FRÈRES DE L'UPG D'AMÉRIQUE DU NORD CHOQUÉS PAR L'ENRÔLEMENT DE PIERRE MAMBOUNDOU COMME AUXILIAIRE D'ALI BONGO

Chers lecteurs, dans un texte qui traduit toute la peine de ceux qui l'écrivent, et que nous reproduisons ci-dessous, nos compatriotes et frères de l'UPG-Amérique Du Nord ont envoyé par courrier électronique, à leurs sympathisants, un communiqué donnant officiellement leur position. C'est direct et sans langue de bois.

Notre blog s'associe au contenu de ce courrier, tout en rappelant à nos frères de l'UPG de ne pas baisser les bras car ils sont du bon côté de l'histoire. Notre compatriote Pierre Mamboundou se rendra bien compte de son erreur. Surtout, n'insultez pas Mamboundou; car c'est ce que veulent les Bongo, que nous nous déchirions pour rendre impossible un front commun contre eux. Laissez l'histoire suivre tranquillement son cours et organisons nous en conséquence.

Bonne lecture

Monday, February 21, 2011

ALERTE : LE FOREIGN OFFICE BRITANNIQUE ANNONCE LA FUITE DE KADHAFI DE LIBYE

William Hague


C’est le secrétaire d’état aux affaires étrangères Britannique, William Hague, qui annonçait la nouvelle aujourd’hui. Le guide de la grande Jamahiriya aurait déjà pris la poudre d’escampette. Seule la destination restait à déterminer.

A suivre…

ALERTE : DEUX PILOTES DE CHASSE LIBYENS PREFERENT ATTERIR AVEC LEUR CHASSEURS A MALTE AU LIEU DE BOMBARDER LEUR POPULATION



C’est le site Aljazeera qui vient de diffuser l’information avec images à l’appui. Deux pilotes de chasse, colonels de l’armée de l’air Libyenne, a qui Kadhafi a confié une mission de bombardement des manifestants, ont préféré faire défection vers Malte aux commandes des chasseurs qu’ils pilotaient. Ils affirment à Aljazeera qu’on leur a demandé de bombarder Benghazi tombée aux mains des manifestants, et que dans la capitale Tripoli, il y ait des bombardements de l’armée régulière, qui auraient déjà fait 160 morts rien que ce Lundi.

A suivre…

ALERTE : INTERNET A ÉTÉ COUPÉ EN LIBYE ET KADHAFI AURAIT QUITTÉ LA CAPITALE



D’après les dernières informations, la barrière de la peur serait en train de s’écrouler en Libye. L’ultime tentative de Saif al-Islam, le fils du dictateur et certain successeur du père, de restaurer la peur en promettant un bain de sang à la population dans un discours musclé à la télévision, n’a pas abouti. La ville de Benghazi serait entre les mains des manifestants et le guide de la grande Jamahiriya a même filé à …« l’anglaise » de la capitale. Personne ne l’a aperçu sous la tente depuis plusieurs jours.

A suivre…

LE REFLEXE D’UN PEUPLE TRAUMATISÉ EST DE REFUSER DE SE PRENDRE EN CHARGE. ÇA, LES BONGO LE SAVENT ET Y COMPTENT.



Le pouvoir Bongo est frileux, voir même nerveux, car depuis quelques temps, une contestation indépendante prend pied au Gabon. Cette contestation est pour nous indépendante car elle nait organiquement de la réalisation par des gabonais pensants, que la situation qui veut que les Bongo continuent à traire la république gabonaise de toute sa substance vitale, ne saurait être tolérée plus longtemps. Cette contestation est d’abord psychologique, donc découle d’un état d’esprit, d’une conviction non matérielle. Par définition, une contestation psychologique est plus difficile à endiguer, car même si la dictature emprisonne, intimide ou torture les dissidents, la grande majorité des gabonais semble avoir déjà franchi le pas psychologique et la marche vers la liberté est engagée. Cette marche sera-t-elle courte ou longue ? Seule la volonté physique des gabonais donnera réponse a cette question. Pour les Bongo, il ne faut absolument pas que le peuple gabonais fasse ce cheminement vers la concrétisation de ses aspirations. Alors, il faut encore plus l’intimider, lui faire peur, empêcher résolument la naissance d’un sentiment de prise en charge personnelle au sein de ce peuple. Pour les Bongo il faut continuer à accentuer le traumatisme des gabonais, car de ce traumatisme, nait le larbinisme ambiant que nous connaissons malheureusement chez nous, et qui est le socle même de la longévité des pouvoirs Bongo.

1. Diviser les gabonais par la peur de l’autre est le principe de base de la politique dite « du Gabon émergent ».
Souvenez-vous chers lecteurs, il y a exactement 1 an, nous vous avertissions du passage de Pierre Mamboundou en auxiliaire d’Ali Bongo. Beaucoup c’étaient insurgés à l’époque contre notre jeune blog, nous taxant de faire de l’intox, de nous attaquer à l’auguste « opposant historique » etc., etc., mais aujourd’hui où en est-on ? Si nous avions publié cette information à l’époque, presqu’un an avant que les masques ne tombent officiellement, c’est parce que cette information nous la tenions de source absolument certaine. C'est-à-dire de quelqu’un qui était en position d’avoir une chaise autour de la table où s’élaborait ces discussions et plans pour assoir le pouvoir d’Ali Bongo au Gabon (vous comprenez la métaphore). Cette personne nous a informé du besoin par le groupuscule autour d’Ali Bongo d’élargir sa base de popularité. Quand nous lui avons rétorqué par la question de savoir où irait, le groupe d’Ali Bongo, chercher des supporters ? Nous avons été surpris par la réponse : Pierre Mamboundou et le réservoir de l’UPG. Il nous a dit : « vous allez voir, on va commencer par ouvertement faire la promotion stratégique de certains cadres de la région géographique visée, puis une ouverture vers les populations, et enfin une alliance ouverte avec Mamboundou ». Voici pourquoi chers lecteurs, nous étions si surs de nos prédictions. Nous pouvions donc l’écrire sur nos blog et heureusement, certains d’entre vous ont su analyser et voir que nous étions dans la vérité, alors que d’autres ont préféré l’attitude de l’autruche. Quand Mamboundou est venu dire devant les camera de la RTG1 a Paris au sortir de son audience avec Ali Bongo, que le Gabon allait bien et que l’on ne devait pas parler du Gabon a l’étranger, c’était le signal de la phase final du processus ; Pierre Mamboundou était fin prêt pour son nouveau rôle d’émergent. Les apôtres de la langue de bois vous diront ce qu’ils voudront, chers lecteurs, mais cette stratégie s’accompagne d’un autre versant plus pernicieux qui veuille que pour mieux pousser Mamboundou et surtout ses supporters dans les bras d’Ali Bongo, il faille donner une raison existentielle à ceux-ci pour le faire car Ali Bongo reste viscéralement inacceptable aux gabonais. La solution est que cette raison existentielle revienne à présenter Ali Bongo et son régime familial comme les derniers remparts de la protection d’un certain Gabon contre une imaginaire hégémonie ethno-nordiste financée par la Guinée-Equatoriale. Voici pourquoi, chers lecteurs, vous pourrez régulièrement lire dans « La Griffe », une publication émanant des services de la présidence de la république, des articles annonçant aux gabonais l’imminence d’un malheur venu du nord et soigneusement sponsorisé par nul autre que Théodoro Obiang-Nguema dont, selon La Griffe, André Mba Obame serait le neveu (le raffinement dans le mensonge n’est décidément pas l’apanage des émergents, il le préfère brut). Voici aussi pourquoi, étant ces derniers temps acculé, Ali Bongo pour rallier à sa cause un certain Gabon sociologiquement défini, agite à nouveau le spectre de la menace venu du nord en procédant ostensiblement à des consultations sur la problématique des Iles disputées avec la Guinée-Equatoriale. Depuis quand des consultations populaires ont déjà réglé un problème frontalier dans le monde? Chers lecteurs, tenez vous le pour dit : quand le pouvoir Bongo parle de « Guinée-Equatoriale », le message subliminal est que ce pays représente une menace, et cette menace deviendrait encore plus accrue si un membre d’un groupe ethnique retrouvé en Guinée-Equatoriale venait au pouvoir au Gabon. Chers lecteurs, cette stratégie n’est pas élaborée pour les prochains 6 ans comme veulent vous le faire croire les émergents qui vous disent « il faut attendre les prochaines élections présidentielles »; cette stratégie est élaborée pour les prochains 100, 200 ans ou même plus. Pour les Bongo, il faut traumatiser les gabonais au point de leur faire croire que leur ennemi n’est pas ce pouvoir prédateur qui ne sait que pomper nos richesses à longueur d’années ; oh que non, le véritable ennemi est la Guinée-Equatoriale avec ces hordes nordistes qui n’attendent que le moment venu pour vous immoler tous sur le bucher de leur civilisation sanguinaire etc. Le résultat voulu par les Bongo est que les gabonais soient totalement tétanisés par la peur de l’autre au point qu’aucune capacité de mobilisation contre le pouvoir Bongo ne soit possible. La preuve de cet état de traumatisme dont souffrent certains gabonais est qu’à la suite d’un communiqué de presse de certains membres de la société civile gabonaise, faisant état de l’interdiction de sortir du territoire national infligée de manière arbitraire à l’épouse de Mike Jocktane, un membre du parti UN, nous avons reçu des correspondances de gabonais qui, au lieu de remarquer une profonde violation des droits fondamentaux à la liberté de cette citoyenne, s’interrogeaient de manière bien gabonaise : « mais elle voulait aller où ?» Oubliant les conséquences de cette violation des droits de la personne en se concentrant sur le fait que son époux est membre de UN, et que s’il y a une manifestation prévue pour le 21 Février, l’épouse ne peut pas voyager avant cette date, etc., etc. Comme vous voyez chers lecteurs, le traumatisme de certains gabonais est profond. Si Mohamed Bouazizi avait été gabonais, les traumatisés du bongoïsme aurait réagi à son auto-immolation en se disant : « mais qui l’a envoyé aller se bruler ? » Heureusement qu’il était Tunisien et que ses compatriotes ont compris toute la gravité de son sacrifice et se sont dit que le moment était venu pour se prendre en main. Aussitôt dit, aussitôt fait, et la Tunisie était libérée de la dictature.

2. Comment se libérer du traumatisme paralysant de la dictature ?
Ci-dessus la leçon tunisienne. Comment en partant du déclic Bouazizi, la Tunisie a dit non à jamais à la dictature. Ce superbe document provient de chaine américaine CBS et de son émission vedette « 60 Minutes », diffusée ce dimanche 20 février 2011. Le document est en anglais mais vaut vraiment le détour. Les gabonais ont à apprendre.


Sunday, February 20, 2011

LA FIN TRAGIQUE DES RÉGIMES DICTATORIAUX: LEÇONS POUR ALI BONGO




Depuis quelques temps, les révoltes en série, parties du Maghreb arabo-berbère, et ayant déjà contraint á la démission des présidents Ben Ali de Tunisie et du jusque là très solide Moubarak d'Egypte, démontrent une chose capitale: que ces régimes policiers, autoritaires et dictatoriaux, qui étouffent et suffoquent leurs peuples dans un système "cocotte minute" qui ne permet qu'à une poignée de privilégiés de s'accaparer et de piller les richesses du pays; s'écroulent misérablement quand les peuples décident de se prendre en main, et leurs leaders ultimes finissent invariablement dans l'indifférence et l'abandon de leurs "amis" d'hier. La preuve, ces dictateurs ne survivent pas souvent longtemps à la déchéance.

1. Les dictateurs sont têtus et refusent d'apprendre de l'histoire des dictatures précédentes
Alors que les grandes puissances qui soutiennent souvent ces dictatures, comme tout le monde, peuvent sans peine entrevoir une image divisée, avec d'un côté les rues opprimées, et de l'autre, la volonté de continuer de traiter avec un allié autocratique dont le peuple réclame le départ. Alors qu'il est convenu qu'en démocratie, le pouvoir doit répondre á l'appel du peuple, et ce dans les plus brefs délais. Toutefois les dictateurs, même quand la détermination des peuples devient irréductible, refusent souvent de croire que les heures de leur régime politique sont comptées. Ils refusent jusqu'à la dernière minute la cession du pouvoir sous la pression de la rue. Nous sommes encore en train de voir à Bahreïn et en Lybie; et nous le verrons certainement au Gabon, où notre héritier de président se voit déjà avec un magistère d'au moins 25 ans. Nous avons vu la forme la plus caricaturale de cet entêtement à rester au pouvoir, dans la déchéance de l'ultime "roi africain", Joseph Désiré Mobutu, qui fut un des plus anciens, plus puissants et plus tenaces dictateurs issus de la guerre froide et de la décolonisation. Et pourtant á cause de son refus de savoir quitter les choses á temps, il finira dans l'indifférence quasi générale. Le cas Mobutu est une leçon dont doivent s'inspirer tous les dictateurs encore en service. Abandonné de tous, Mobutu est mort dans l'indifférence la plus absurde, car ignoré de tous ses pairs qui pourtant lui mangeaient dans la main pendant des décennies. Triste fin pour un homme considéré comme l'un de plus riches de la planète. Mobutu s'est effacé dans le plus grand désintéressement du peuple de son pays et de pseudos amis pourtant naguère nombreux à travers le monde. Sa déchéance précédée d'une dégradation pitoyable de sa santé avant sa mort, sont véritablement un signe et un présage pour les dirigeants comme Ali Bongo, pour qu'ils se souviennent que la gloire, le pouvoir, l'arrogance ne doivent jamais servir de prétexte pour mépriser les aspirations des peuples. Pour rappel, Mobutu a accédé au pouvoir à la suite d'un coup d'état militaire. Come pour Bongo au Gabon, il imposa à son peuple une "paix" fondée sur la peur, la violence, la répression. Comme Bongo au Gabon, il devient un des hommes les plus craints et les plus riches du monde. Comme Bongo au Gabon, il est l'allié de l'occident, il édifie la pyramide d'un pouvoir autocratique et prédateur, cimenté par l'argent. Comme Bongo au Gabon, il distribue faveurs et disgrâces, et règne sans partage sur les ruines d'un pays ravagé par la corruption.

2. Chaque dictateur se croit homme providentiel
Comme les faits sur le terrain sont souvent indéfendables et tragiques pour les populations, le dictateur fait systématiquement appel à la fabrication de l'information "dans le sens du poil". C'est ainsi qu'il est demandé par les ministres de l'Information à tous les employés de la télévision et de radio d'état, à venir à l'appui au dictateur-président. Alors qu'il a été clairement rejeté par le peuple; la presse d'état, dans une campagne de propagande à la faveur du régime, présente le dictateur comme l'homme providentiel, presque l'envoyé de Dieu pour sauver le pays, celui qui garanti la paix sociale face "aux vendeurs d'illusions" (une expression très á la mode au Gabon). Mais souvent occupé à torturer leur peuple, ces dictatures ne voient même plus ni l'érosion, ni la fragilité de leur pouvoir. Alors, quand il y a révolte populaire, elles sont surprises par la rapidité des lâchages des capitales européennes et occidentales qui les ont toujours soutenues. Le plus tragique, ou amusant, dans l’histoire, est que ces lâchages dramatiques par les puissances occidentales qui leur déroulaient le tapis rouge et les considéraient comme les messies de la stabilité, sont sans état d'âme. Au crépuscule de leur vie, les "pères de la nation" se retrouvent désespérément seuls, au Maroc, en Arabie Saoudite, ou encore dans une chambre d'hôpital à Quiron à Barcelone.

C'est en réaction face au choc de l'abandon, que les dictateurs veulent faire leur mea culpa, mais il est souvent trop tard, car le peuple ne veut plus rien savoir. La maladie et la dépression prennent alors le dessus et la triste fin est proche. Ben Ali qui hier encore était à la cime de la société tunisienne se bat entre la vie et la mort aujourd'hui dans l'anonymat Saoudien, loin de sa terre. On nous dit aussi que Moubarak serait gravement malade. Ali Bongo apprendra t-il la leçon de l'histoire?

Friday, February 18, 2011

MICHEL MBOUSSOU REPAND LA POUDRE DE PERLIMPINPIN SUR AFRICA 24


JT LIVE - 17/02/11 - Edition du soir
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Nous avons regardé avec un mélange d'incrédulité et d'amusement, la présentation de la réalité de la couverture sociale au Gabon, faite par Michel Mboussou. Parmi les affabulations de Mboussou, nous avons appris que le Gabon avait dans chaque lieu de province un hôpital moderne, ou encore que Libreville avait un trop plein de compétence médicale. On croit rêver, c'était "du bling, vous avez dit bling bling"? Les émergents pensent vraiment que les gabonais vont tomber dans un panneau aussi grossier que la description féerique qu'ils font Gabon? Comment Mboussou peut il encore compter Jeanne Ebori comme un centre de soins adéquat?

Regardez et écoutez a partir de la quatrieme minute:

Wednesday, February 16, 2011

SI CE N'EST TOI, C'EST DONC TON FRÈRE. PRINCIPE DE REPRESSION ÉMERGENTE




Jean de La Fontaine ou encore Charlie Chaplin, sont heureusement pour nous toujours pertinent, pour nous aider à analyser le monde qui nous entoure; surtout quand on est prisonnier de l'univers dictatorial qui enveloppe le gabonais moyen. Malheureusement, les méthodes de la dictature d'opérette qui gouverne le Gabon, ne prêtes pas á la rigolade quand nous considérons que des familles et des être humains en subissent les affres. Figurez-vous chers lecteurs, qui si un de vos parents décidait d'exercer son libre arbitre et se prononcer ouvertement contre le régime Bongo, que vous le vouliez ou non, que vous ayez un avais sur ces prises de position ou non, le régime peut vous interpeller, vous faire arrêter et vous faire subir toutes sortes de supplices, simplement parce que vous partagez la parenté avec quelqu'un s'opposant á Ali Bongo.

1. Mettre la pression sur les innocents membres de la famille pour que les dissidents se plient devant le souverain
La véritable épreuve de démocratie est pour le citoyen d'avoir le courage de se prononcer contre les dirigeants de son pays, quand ceux-ci commettent des bêtises. Là est la véritable preuve de maturité et de patriotisme qu'on puisse avoir envers son pays. Malheureusement, chez nous au Gabon, ces élans de patriotisme se heurtent aux plans du souverain. En effet, comme nous le savons, le souverain et son pouvoir ne doivent pas être distraits par des considérations de bonne gouvernance et de droits humains, car il doit gouverner, pour sa gloire et pour le retour sur investissement de ses commanditaires. Alors la dissidence, notre monarque la refuse, le combat; il se démène et est partout, lorsqu'il s'agit de persécuter les dissidents. Pour peu que quelqu'un remette en question l'ordre établi par les Bongo, et conteste leur autorité; pour peu que l'on demande un peu plus de liberté de presse, ou la mise en place de mécanismes représentatifs dans la gouvernance, le monarque voit rouge. Il attaque tout, saccage tout ce qui de près ou de loin et n'hésite pas à incarcérer de les innocents parents de dissidents comme Madame Jocktane, le fils de Jean-Eyeghe-Ndong ou encore le frère de John Nambo. Le monarque n'hésite pas à faire la filature des parents des indésirables, pourtant innocents. Nous en connaissons qui pour se déplacer désormais a Libreville, font des grands détours, et hésitent á rendre visite á la famille car ils ne veulent pas impliquer un plus grand nombre encore. Le message du souverain pour les dissidents est simple: "faites gaffe, je sais qui sont vos parents, où ils travaillent et vivent. Si vous ne vous calmez pas, je les ferais souffrir".

2. Le peuple est mécontent. Trop de désillusions et une pauvreté de plus en plus implacable
L'ambiance au pays est carrément morose. La prépondérance des gabonais, sages sans aucun doute, ne peut suivre un chef aussi calamiteux qu'Ali Bongo. La seule forme de leadership qu'Ali Bongo et son équipe véhiculent aux gabonais, est le sentiment de peur. Pour Ali Bongo, plus le peuple aura peur, plus il sera docile. Pour imposer sa volonté aux gabonais, Ali Bongo se dit qu'il ne sert à rien de construire un raisonnement, il faut simplement faire peur aux gabonais en leur disant par exemple que d'autres gabonais sont leurs ennemis et veulent leur perte. Il se positionne donc comme le seul garant de la sécurité de ces gabonais frileux, ce que nous savons tous être faux. Mais pendant que les innocents souffrent, la presse aux ordres, outil de désinformation et arme de propagande, nous dit que le pays "se porte bien".

C'est avec désolation que nous voyons, regardons et constatons, ceux là, sans scrupules, qui inondent encore les plateaux TV et les colonnes des journaux, dans une tentative de faire peur aux gabonais et d'achat d'estime d'Ali Bongo. Nous avons affaire au bon vieux piège de la peur, pratiqué avec depuis longtemps par les Bongo et leurs complices. Il s'agit pour eux, de nous entretenir dans le sentiment qu'une menace pèse sur nous en permanence, et surtout dans le sentiment de notre impuissance collective face à eux. Ainsi, nous faire abandonner jusqu'à l'idée qu'il nous soit possible de réagir. Ainsi va l'émergence.

Tuesday, February 15, 2011

A LIRE SUR LE SITE "HUFFINGTON POST"




http://www.huffingtonpost.com/2011/02/15/gregory-meeks-ali-bongo-hillary-clinton_n_823461.html

Monday, February 14, 2011

ATTENTION: UN ARTICLE SUR LA POSSIBILITE DE LA CHUTE D'ALI BONGO, PUBLIE PAR LE TRES SERIEUX CHRISTIAN SCIENCE MONITOR



Lire l'article au lien suivant:http://www.csmonitor.com/World/Africa/Africa-Monitor/2011/0212/Now-that-Egypt-s-Mubarak-is-out-could-Gabon-s-Bongo-be-next

LE DIALOGUE SUPPOSÉ AVEC ALI BONGO, NOUS PRÉFÉRONS EN RIRE

Image Moubamba


Le décor ne surprend plus. Il confirme même que les procédés de Bongo père, continuent dans le sillage de Bongo fils. Pourquoi en serait il autrement, vu que l'un a reçu le pays, ses richesses et ses habitants en héritage de l'autre. On voit donc la résurgence de vieilles recettes qui ont toujours plombé les opportunités de destituer la dictature au Gabon. L’activité politique est en effet animée par les vicissitudes d’Ali Bongo qui fait arrêter les indésirables á bâbord, quand á tribord il joue l'ouverture a l'aide de conciliabules à répétition avec ce qui s'appelle au Gabon: "les forces vives". Pendant ce temps, ses subalternes sont en tournée de tables rondes nationales où ils expliquent au petit peuple la menace de l'alternance.

1. Un dialogue de sourds
Par définition, le dialogue avec un dictateur est un dialogue de sourds, car le dictateur ne s'intéresse à rien d'autre qu'à la consolidation de son pouvoir, alors lui parler d'alternance est une perte de temps. Quand Ali Bongo propose aux gabonais d’engager des consultations au sujet du différent frontalier de Mbanié, on a peine à contenir un fou-rire; car jamais un Bongo ne s'est soucié de ce que pensent les gabonais, á commencer par l'opinion exprimée par leurs suffrages. Il est amusant de constater en effet, qu'après avoir été traqué sans répit et fait les frais de répression du pouvoir, certains dans l’opposition gabonaise ont dû prendre, la mort dans l’âme nous l'espérons, la direction du palais présidentielle, avec la désagréable perspective de se constituer en décor expiatoire sur l’échafaud médiatique du dictateur qui veut apparaitre rassembleur. Quand on voit défiler Mamboundou, Bissielo, Mouity Nzamba et les autres, on voit bien qu'encore une fois, cette opposition a sauté sur une promesse de dialogue où le leitmotiv reste et restera pour eux de tout donner et ne rien recevoir. Dans un pays où le régime éprouve des difficultés à se doter d’un système politique basé sur le libre exercice de la souveraineté populaire, à garantir la liberté d’expression et le pluralisme idéologique, à bien traiter ses adversaires idéologiques et à faire respecter les droits humains; qui peut bien croire á la sincérité de ces "supposées" consultations nationales par Ali Bongo? Comme d'habitude, nous semblons observer que certains aient décidé de devenir des appendices du pouvoir et de leur servir d'alibi. Mais 43 ans plus tard, les temps ont changé. Et les revendications d'aujourd'hui sont, en grande partie, portées par une jeunesse assoiffée de liberté et de justice sociale, qui se nourrit d'échanges véhiculés par internet plutôt que d'émissions propagandistes sur la RTG1, et relayées dans les journaux d'état.


2. Heureusement qu'Oye Mba garde son sens de l'humour


Il a du être assez surpris, le Casimir national, d'avoir reçu l'invitation d'Ali Bongo de se rendre au palais présidentiel pour consultations. Surpris certainement aussi de voir que cette invitation demandait à Oye Mba de se présenter avec 5 membres de son "parti" (voir documents ci-dessus). Mais dans sa réponse pleine de sarcasme, Oye Mba n'a pas manqué de faire remarquer a l'émergent national que les 5 membres du "parti" qui auraient pu l'accompagner a cette consultation, étaient en ce moment encerclés par les milices d'Ali Bongo dans les locaux du PNUD. Le plus cocasse est qu'Ali Bongo invite pour consultation les membres d'un parti dissous qu'il traque et qu'il vient de radier de la fonction publique. Ça il faut le faire, surtout qu'Ali Bongo vient aussi de décider que les anciens premiers ministres dissidents perdent leur droit d'anciens premiers ministres. Alors en quelle qualité Ali Bongo a-t-il invité Oye Mba et 5 membres de "son Parti"? Seul Ali Bongo le sait.

Sunday, February 13, 2011

LEÇON POUR ALI BONGO: COMMENT LES USA ONT LACHÉ LEUR HOMME DE MAIN DE 30 ANS, MOUBARAK




Certains émergents qui veulent rester aveugles, nous écrivent, argumentant qu'au Gabon, les gens mangent, ils travaillent et sont soignés; donc le pays fonctionne et rien ne doit changer. Mais par ce billet, nous voulons leur demander de posez la question aux gabonais eux-mêmes, particulièrement à la jeunesse. Qu'ils demandent aux gabonais s'ils ont le sentiment de pouvoir s'exprimer librement? De pouvoir choisir librement d'être dirigés comme ils le souhaitent? Le courrier qu'ils nous envoient est clair, les émergents pensent que gouverner le Gabon appartient exclusivement á certains; et les autres doivent vivre dans la soumission, l'ignorance et l'obscurantisme total. Ces émergents qui misent tant sur le soutien de Sarkozy devraient pourtant se raviser, au regard du camouflet que vient d'infliger Obama á Moubarak. Si vous pensez que Sarkozy soutiendra Ali Bongo jusqu'au bout, détrompez vous, dès que la France sentira que le vent a tourné, elle voudra être dans le bon sens de l'histoire et rejoindra la population gabonaise. Mais pour en arriver là, comme en Egypte, il faut que le peuple soit tenace.

1. Quand le peuple décide d'en finir véritablement avec une dictature, les sponsors lâchent toujours le dictateur devenu encombrant
On l'a vu en Iran avec la chute du Shah qui était l'homme des américains, on l'a vu au Nicaragua où les USA lâchèrent leur homme Anastasio Somoza; on vient encore de le voir en Tunisie et en Egypte; les grandes puissances soutiennent les dictatures jusqu'au moment où il devient politiquement suicidaire de les soutenir. Il appartient aux gabonais d'accélérer ce processus. Pas plus tard que Jeudi soir passé, dans une allocution télévisée, Hosni Moubarak a exclu de démissionner. Au lieu d'exécuter le souhait de la population, Moubarak, qui croyait encore en sa toute puissance, a plutôt parlé d'harmonie, de dialogue et de sécurité, etc., on aurait dit Ali Bongo. Mais personne n'était dupe, en tout cas pas le peuple égyptien qui savait que Moubarak essayait uniquement de sauver son pouvoir. Cette déclaration très décevante fut la raison d'une montée de la pression par ce même peuple le lendemain. Devant cette escalade, et ses potentielles conséquences explosives, de longues heures de délibérations et de discussions furent engagées par les américains avec le vice-président Souleiman et l'armée, pour convaincre Moubarak de quitter une fois pour toute, le pouvoir.

2. Les dictatures veulent toujours jouer la montre. Moubarak a essayé et échoué. Au Gabon, Ali Bongo échouera aussi
Le dernier discours de Moubarak, tout à fait inacceptable pour les manifestants, fut la dernière preuve que les anciennes forces du pouvoir s'accrochaient à l'illusion de s'en sortir en jouant la montre. Les manifestants ont aussi eu la preuve que Moubarak n'avait pas compris l'étendue et la profondeur du mouvement pour le changement. Les forces de l'ancien régime et ceux qui espéraient obtenir une transition hésitante, voulaient à court terme empêcher que les manifestations se poursuivent. La tentative de Moubarak de faire retomber la tension est l'évidence qu'alors même que les manifestations atteignaient leur apogée, le dictateur apparemment encore imbu de sa puissance, se croyait suffisamment fort pour continuer à imposer sa volonté á tout un peuple. C'est alors que les Etats-Unis décidèrent d'exercer une plus grande pression. La volonté d'Obama de voir une 'transition ordonnée' fut le signal, par un euphémisme, qui signifiant le soutien des USA aux forces du changement par celle-ci. Les craintes américaines étaient que la nouvelle Egypte continue d'être un allié fiable dans le Proche-Orient; et pour cela, il fallait que les USA se rangent du côté du peuple qui allait droit vers la victoire. Plus rien ne pouvait empêcher la déchéance de Moubarak, et l'abcès fut crevé.

La leçon pour les émergents est que dans le monde d'aujourd'hui, la stabilité d'un pays ni les intérêts des multinationales ou grandes puissances, ne peuvent plus davantage être garantis par un dictateur conspué se croyant intouchable. L'argument selon lequel le départ d'Ali Bongo provoquerait le chaos au Gabon, ne tient pas et ne tiendra jamais. Le chaos, c'est Ali Bongo qui l'installe en déclenchant une répression contre ceux qui veulent être indépendants. A terme, même la France se placera clairement du côté de l'histoire.

Saturday, February 12, 2011

APRÈS MOUBARAK, ET SI LES GABONAIS OSAIENT ET ENTRAIENT DANS L'HISTOIRE EN SE DEBARRASSANT D'ALI BONGO? LE SUD DU SAHARA AURA-T-IL SES "RÉVOLUTIONS POPULAIRES"?


EGYPTE - Obama Discours et analyse
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Assurément, rien ne sera jamais plus comme avant dans le monde des peuples opprimés comme on veut que soit le notre. Après la démission d'Hosni Moubarak, sous une pression sans précédent de la part d'une population ayant pour seul arme l'internet et une farouche volonté de liberté; une révolution, et c'est le terme approprié, est en marche. Cette révolution a déjà avalée le tunisien Ben Ali et ne s’arrêtera pas en si bon chemin, car des tyrans, ce n'est pas ce qui manque ni plus au nord, ni au sud du Sahara. Ceux qui ne sauront pas lire l'oracle de l'histoire, la subiront.

1. Si la Tunisie avait été l'entrée en matière, le déracinement du tout puissant Moubarak est la pièce de résistance
Parce que l’Egypte n'est pas n'importe quel pays, il est en effet le pays arabe le plus peuplé (80 millions d’habitants); le pays arabe le plus prestigieux grâce à son passé six fois millénaire; et le phare intellectuel du monde arabe; ce qui se passe en Egypte a une importante réverbération dans le monde. Quand le peuple égyptien a fermement et pacifiquement exigé que ses desiderata soient respectés par le pouvoir, et que ce pouvoir écoute ce peuple, cet événement fera forcement des émules ailleurs, et principalement au Sud du Sahara. Les autres dictateurs toujours en services, et qui pour masquer leur peur du peuple, procèdent á la répression aveugle, doivent trembler dans leurs bottes. Nos bons dictateurs, à la Ali Bongo, doivent bien se rendre compte que le soutien de Sarkozy ne vaut pas un clou face á un peuple qui dit non. Le tyranneau du Gabon, digne héritier de son père et vassal de Sarkozy, est un fruit mur ne demandant qu'à être cueillie par une contestation populaire soutenue. Ses politiques erratiques et absurdes qu'il fait avaler aux gabonais qu'il bâillonne sous couvert de "c'est l'émergence", sont suffisantes pour pousser les gabonais á bout, car Ali Bongo comme son père, ne sera qu'un dictateur affameur du peuple. C'est maintenant qu'il faut l'arrêter, pas dans 20 ans quand son fils sera aux portes de devenir lui aussi président, le troisième du nom successivement. Certains émergents téméraires et richissimes espèrent encore, pour l’instant, échapper à cette vague révolutionnaire grâce aux largesses que leur pactole leur permet de distribuer au petit peuple: un emploi par ci un sac de riz par là. Mais, chers lecteurs, n'ayez craintes car leurs jours à eux aussi semblent comptés; car l’aspiration des gabonais à la liberté d’expression et d’association, leur désir d’établir des sociétés moins férocement inégalitaires, toucheront aussi ces émergents dans un proche avenir. Cher lecteurs, les Bongo ne comprennent pas que la dictature est un modèle dépassé, révolu. Un nouveau Gabon, débarrassé des chimères du passé, doit naître. Et ce Gabon doit se faire sans les Bongo.

2. En finir une fois pour toute avec le phénomène des vaincus vainqueurs
Il est tout de même remarquable de noter l’incroyable cécité de ceux qui nous dirigent depuis 43 ans. Ils ont l'arrogance de penser que les gabonais soient assez stupides pour ne pas s'apercevoir que les Bongo les enferment dans un monolithisme politique sans issue, où les élections sont déterminées d'avance avec une seule constante: "les vaincus sont systématiquement proclamés vainqueurs". Pour les Bongo, il semble que le Gabon ne soit qu'un foyer d'affamés á qui il suffit de balancer deux ailes de dinde pour qu'ils se disent "émergents". Le jour est peut être proche, où le peuple entier, soudainement se dressera pour jeter bas ce régimes corrompus et dictatorial.
Nous vous laissons écouter l'allocution qu'a prononcée Obama à la suite de la démission de Moubarak. Cette allocution vaut vraiment le détour.

MOUBARAK CAPITULE ET DÉMISSIONNE DEVANT LA PRESSION POPULAIRE. AVIS AUX GABONAIS: LE DÉPART D'ALI BONGO EST Á NOTRE PORTÉE!!!

Ali Bongo et Hosni Moubarak



Après deux semaines passées à vouloir intimider la population égyptienne, Hosni Moubarak a finalement consenti à quitter le pouvoir, quand il a compris que plus il menaçait le peuple, plus les manifestants renforçaient leurs positions en faveur de la fin du règne sans partage de plus de 30 ans. La leçon pour les gabonais est que le régime du tout puissant Moubarak a pris fin sous la pression, pacifique, des citoyens égyptiens à mains nues. Toute la puissance militaire de Moubarak n'a pas suffit à faire fléchir les égyptiens. La moralité de l'histoire est qu'aucune force ne peut subjuguer un peuple qui a décidé de se libérer. Chers lecteurs, on peut donc dire que le temps est bien sale pour nos dictatures. Va-t-il leur arriver ce qui est survenu dans les pays de l'Est, à la suite de la chute du mur de Berlin? Seuls nos peuples peuvent faire réaliser ce rêve. Toutes nos dictatures africaines sont des châteaux de cartes, et une fois que la peur qu'ils ont instillée dans la population grâce à des décennies de brutalités et d'intimidations, disparaît, ces régimes s'effondreront d'eux mêmes. Il est à souhaiter que nous saisissions le moment, pour que vive la liberté sur la côte gabonaise!

Cher lecteurs, il n'est pas exagéré de penser que nous nous ayons l'opportunité d'imposer la fin des dictatures; tout simplement parce que le simple citoyen, refuse d'être dirigé par des personnes non-méritantes, dont le seul atout serait d'être "fils de", "neveu de", "nièce de" etc. Avec la marginalisation des canaux d'information aux ordres, comme la RTG1 qui participe à diffuser une information propagandiste, fini donc l'ère où l'information était transmise par des professionnels payés par ceux qui ont de l'argent et le pouvoir. Aujourd'hui, nous pouvons nous-mêmes formuler nos propres analyses, nos modes d'action, et nous les échanger de manière totalement autonome, sans que les Bongo n'y puissent absolument rien. Comme tunisiens et égyptiens qui ont utilisés les réseaux sociaux sur internet avec ingéniosité, mettons nous au travail avec objectif le départ d'Ali Bongo et de sa famille. C'est possible. La principale leçon pour nous gabonais restera que les révolutions pacifiques soient possibles. Ceux qui disent toujours "on veut la paix, on veut la paix", n'ont plus d'excuses, car Tunisiens et Egyptiens viennent de nous démontrer que la violence est inutile. D'ailleurs, le seul à utiliser la violence et l'intimidation est Ali Bongo. Il doit bien se rendre compte que sa violence est inutile et que si les gabonais décidaient de se lever comme un seul homme, il ne pourrait pas résister á cet orage populaire. Comme les égyptiens et Tunisiens, les gabonais doivent manifester pacifiquement, et surtout s'unir dans ces revendications. L'armée est issue du même peuple que nous. Même si Ali Bongo gesticule aujourd'hui en arrêtant les gens à tour de bras pour faire peur à la population, Il serait moralement inacceptable que notre armée extermine sa propre population qui manifesterait. Si le peuple gabonais se montre déterminé dans ses revendications pacifiques, à la longue, Ali Bongo perdra le soutien de l'armée; et s'il perd le control de l'armée, il perd le pouvoir. La leçon que les égyptiens et tunisiens viennent de donner à tous les dictateurs de ce monde est que si les armes tuent, et si les bombes causent la terreur, par contre, seule la parole fait avancer les choses. Et cette parole appartient aujourd'hui au peuple gabonais qui se bat pour se libérer des Bongo. Et ça, personne ne peut le contester; pas même le plus béni-oui-oui des courtisans bongoïstes.

Chers lecteurs, dans ces moments critiques où certains choisissent de prendre des risques pour nous et tandis que d'autres continuent honteusement de louer la crapule Ali Ben qui torture et fait enfermer d'honnêtes gabonais qui ne font que revendiquer pacifiquement leurs droits, restons sereins mais enregistrons tout pour archives, gardons tout pour la postérité. Ces gabonais qui sont aux anges quand ils parlent d'Ali Bongo aujourd'hui, le moment venu, nous devrons leur ressortir s’il le faut, les articles de presse, les vidéo. Demain, si nous réussissons à faire fuir Ali Bongo, toute honte bue, les mêmes salueront le nouveau Gabon. Chers lecteurs, pratiquons l'hygiène de la pensée en classifiant ces gens et le moment voulu leur rappeler leurs positions.

Thursday, February 10, 2011

UNE SITUATION QUI NE PEUT PLUS DURER: UN RAPPORT ACCABLANT SUR LA SITUATION AU GABON PUBLIÉ PAR LE SERVICE PRESSE DES… NATIONS-UNIS

Penelope Chester, auteur du rapport.


C'est un poète de nos cousins créoles, déportés il y a des siècles, qui écrivait si justement que pour comprendre la dictature, il fallait un jour la subir. C'est-à-dire qu'il fallait apprendre à être puni sans pouvoir réagir; qu'il fallait accepter une situation où le droit désiste au voulu et où les lois s'interprètent á la tête du client, et où á la poubelle, sont jetées les revendications les plus légitimes. Voici qu'aujourd'hui, les étudiants gabonais descendent dans la rue pour revendiquer des meilleures conditions de travail, le paiement de leurs bourses d'études, et enfin la fin de l'arbitraire politique. Et nous qui pensions bêtement que le très émergent Séraphin Moundounga avec ses états généraux de l'éducation, avait mis l'université "sur la voie de l'émergence". Ce jeudi, le service presse des Nations-Unis, UN Dispatch, publiait un article de Penelope Chester, qui posait la question de savoir pourquoi le silence autour de la situation au Gabon? Cet article mérite d'être lu par tous, même s'il est en anglais, car son contenu est limpide comme l'eau de roche.

Bonne lecture

Gabon’s Silent Struggle

February 10, 2011

Penelope Chester

When UN Dispatch editor Mark Goldberg asked me to write a post about the events in Gabon, I quickly Googled “Gabon” to see the recent news about the small African nation. The top news stories were about football and announcements of new contracts for foreign companies. Digging a little deeper, I found a post by Ethan Zuckerman, one of the founders of Global Voices, the citizen-journalist website, where he talks about our responsibility to bear witness to the popular uprisings in Tunisia, in Egypt, and in Gabon.
Indeed, while major news networks are flying out their best, most notable anchors to Cairo, there is a hardly a news wire story about what’s happening in Gabon. And what is happening in Gabon, you might ask. When autocratic, kleptomaniac Omar Bongo – one of the world’s longest standing dictators – died in the summer of 2009, elections were promptly held. About 15 candidates from various political parties were in the running for the August 30 vote, Gabon’s first ever “true” democratic election. At the time, the Committee to Protect Journalists condemned the communications ministry for “arbitrarily harass[ing] and censor[ing] local and foreign journalists.”

Unsurprisingly, Omar Bongo’s son – Ali Bongo – was declared to have won shortly after the election, both by the national election commission and the country’s highest court. Ali Bongo’s victory was met with a burst of violence from opposition supporters, who, in retaliation, attacked French property in Gabon (France is considered a long standing ally of the oppressive Bongo regimes.) Opposition candidates asked for a recount, which ended up confirming the original result, and Ali Bongo was sworn in by mid-October. Since then, legislative elections yielded a majority for Bongo. In December 2010, the Gabonese parliament passed an amendment allowing the president to extend his mandate “in case of emergency”, leaving the door open for continued undemocratic rule.
A few weeks ago, on the same day that Egyptian protesters started taking to the streets en masse, opposition candidate Andre Mba Obame – who firmly believes he won the election – challenged Ali Bongo’s presidency by declaring himself president and appointing his own cabinet – all this broadcast on the TV channel he owns, TV+. This prompted the Gabonese government to dissolve Obame’s party and shut down his TV station’s broadcast, and the AU called for the opposition to exercise restraint. Meanwhile, Obame holed up in UNDP’s headquarters, encouraged his supporters to imitate their brethren in Tunisia and take to the streets. These protests were violently suppressed by the government, and opposition leaders have allegedly been kidnapped. The government, for its part, is dismissing this recent revolt a “non-event.” As Ethan Zuckerman notes in his post, “At this point, it’s unclear whether protesters will be able to continue pressuring the government, or whether the crackdown has driven dissent underground.”
So why is there so little media interest in Gabon? Gabon has a small population of 1.5 million, and is considered a “middle-income” country due to its approximately $7,000 per capita GDP. (It’s important to note that 50% of the country’s GDP comes from oil wealth, which, similarly to its neighbor Equatorial Guinea, has not benefited the population equally. I couldn’t find an accurate number for Gabon’s Gini Coefficient, which calculates the level of inequality, but it’s well-known that the ruling classes have continually plundered the national wealth for their personal benefit.) Gabonese protesters – unlike Tunisians and Egyptians – have not been relying on social media. Zuckeman notes that there are about 99,000 internet users and 25,000 Facebook users in Gabon. I’m sure the number of Twitter users is even smaller, and this has made the kind of global attention that existed for Egypt and Tunisia difficult to come by. I was honestly surprised to see that even Reuters – who typically has some of the best coverage of relatively obscure events – has published very few stories about the revolt in Gabon.
The silent struggle underway in Gabon is a reminder that subjugated people everywhere are looking to free themselves and their country from oppressive rule. This aspiration should be supported and encouraged wherever it materializes itself. We have not seen the same outpouring of support for Gabon as for the courageous people of Egypt and Tunisia in the last few weeks, though, and we are failing to bear witness to their struggle.

L’ACTUALITÉ SELON « LA LETTRE DU CONTINENT »

Wednesday, February 9, 2011

QUAND UN ARTICLE ATTIRE NOTRE ATTENTION

Lu pour vous dans l’hebdomadaire Burkinabè « San Finna » N°602 du 07 au 13 Février 2011


LE GABONAIS ANDRE MBA OBAME
CONTRE-EXEMPLE DE L’IVOIRIEN ALASSANE OUATTARA ?

La situation que connaît le Gabon inspire forcément des comparaisons avec celle que vit la Côte d’Ivoire. Dans l’un comme dans l’autre pays, il y a querelle de légalité, de légitimité, au plus haut niveau de l’Etat. En Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara revendique un score de plus de 54 % à la présidentielle au détriment de Laurent Gbagbo : c’est sur la base de la proclamation provisoire des résultats (illégale dans la forme comme dans le fond) par le président de la CENI à l’Hôtel du Golfe. Au Gabon, André Mba Obame réclame la victoire contre Ali Bongo, estimant avoir gagné avec 52 % de voix. C’est ce qu’a confirmé un film documentaire qui a estimé que les chiffres avaient été inversés en faveur du fils de feu Omar Bongo, avec la complicité des services secrets français. Dans un pays comme dans l’autre, on assiste à une duplication d’organes gouvernementaux avec en toile de fond, l’imputation de la France dans toute cette panade. Mais comment réagit cette dernière par rapport à ces deux pays ? De façon totalement opposée, il faut le dire.

Pour le Gabon, on retiendra que la France, patrie des droits de l’homme, respectueuse des principes universels qui fondent la démocratie, ne saurait substituer sa propre volonté à celle d’un peuple pour lui imposer un président. Le pays de Sieyès, de Lamartine, de Victor Hugo, respecte les institutions, les lois, les constitutions des autres pays comme elle respecte les siennes. Et évidemment, comme il s’agit d’un pays d’expression française, les Etats-Unis comme la Chine ont embrayé sur le même registre : le seul président est Ali Bongo. Et les zones d’influence sont ainsi respectées. Les USA ont beau jeu de demander «le respect de la loi gabonaise et de la Constitution».

Cette position partagée est ainsi relevée par le journal « La Voix du Peuple Gabonais » du 03 février 2011, en ces termes : « Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valéro, a invité le 2 février les acteurs politiques gabonais au respect de la Constitution. Pour son pays, la victoire d’Ali Bongo au scrutin du 30 août 2009 ne souffre d’aucune contestation. A la faveur d’une conférence de presse tenue le 2 février à Paris, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valéro, s’est exprimé sur la situation politique actuelle du Gabon, consécutive à la prestation de serment d’André Mba Obame, secrétaire exécutif de l’Union nationale (UN, opposition), le 25 janvier à Libreville. ‘Les résultats du scrutin présidentiel qui s’est tenu le 30 août 2009 ont été validés par la Cour constitutionnelle du Gabon’ ». Voilà qui est bien dit, qui du reste est tout à fait dans le ton de ce qui se dit en ce moment par rapport à la Tunisie et l’Egypte. Là-bas aussi, la France ne saurait commettre la grave faute de soutenir qu’un président doit quitter le pouvoir, d’en appeler à un autre pour assumer les charges présidentielles ou de s’immiscer de quelque manière que ce soit dans les affaires intérieures de ces pays.

La belle affaire ! Si tel était le cas, pourquoi avoir adopté une attitude tout à fait opposée par rapport à la Côte d’Ivoire ?

A ce qu’on sache, là-bas aussi, il y a une loi fondamentale, des organes mis en place en fonction de cette constitution, des institutions fonctionnant dans le respect de la hiérarchie des normes juridiques. Qu’est-ce qui explique alors que les dirigeants français, s’agissant de ce pays, se permettent de harceler des présidents d’institutions par des coups de téléphone, des notes, pour leur donner des instructions contraires à celles de leurs dirigeants ? D’où vient qu’à partir de capitales étrangères, le président français puisse, sur un ton autoritaire, définitif, ordonner au président Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir dans les 48 heures sous peine de sanctions ? Surtout, qu’est-ce qui justifie que les dirigeants français, américains…dans la négation des institutions ivoiriennes, de la constitution de Côte d’Ivoire, puissent reconnaître sur la base d’une fausse proclamation provisoire des résultats, l’élection d’un président en lieu et place de celui issu d’une proclamation du Conseil constitutionnel, seul organe habilité en la matière ? A la vérité, tout cela n’est que roueries, mépris et politique à deux vitesses, qui témoignent de la pérennité de l’esprit de Berlin !

En définitive, les jurements de non immixtion convainquent ni dans le cas des pays arabes en révolution ni dans celui du Gabon et a fortiori celui de la Côte d’Ivoire. Ce qui est constant, c’est la permanence du diktat des grandes puissances.

Le seul point de différence à souligner ici entre les deux pays francophones de référence, c’est qu’au Gabon, André Mba Obame, qui a formé son gouvernement et qui n’a pas l’appui de la France, est le président effectivement élu par le peuple gabonais. Il s’y bat tout seul, sans le soutien des médias de France et de Navarre, sans ceux de la communauté internationale car le mot d’ordre, en ce qui le concerne, c’est « Circulez, y a rien à voir ! ». Ban Ki Moon, peu diplomate, a même demandé au représentant du PNUD où Mba Obame et ses ministres sont retranchés, de les faire virer manu militari ! Ce n’est pas qu’au Gabon, il n’y ait pas de protestations, de marches suivies de répressions par le gouvernement mais on ne veut pas permettre que la relation en soit faite pour créer un « buzz » autour de l’homme qu’on a électoralement éliminé. Par contre, Alassane Ouattara, non élu sinon que par la communauté internationale, qui se trouve à l’Hôtel du Golfe de son plein gré, est l’objet de toutes les attentions : les médias sont à ses ordres et Ban Ki-moon n’a de cesse d’exiger qu’il soit mis fin au blocus contre l’Hôtel du Golfe où il est retranché.

Ah philosophie de la misère, misère de la philosophie ! Quand donc en finira-t-on avec cette gouvernance dictatoriale, hypocrite, pratiquée à la tête des Nations Unies par cinq Permanents qui s’y sont impatronisés ?



La Rédaction

Tuesday, February 8, 2011

AINSI VA L’ÉMERGENCE



Ce jour, nous avons reçu confirmation que Monsieur Alexis BENGONE, le fils de l'ancien Premier Ministre Jean Eyeghe Ndong, qui s’opposa avec énergie à la monarchisation du pouvoir au Gabon, et milite désormais dans l’opposition, a été présenté devant le parquet judiciaire de Libreville. Ce développement constitue donc l’étape suivante d’une traque qui a commencé au lendemain de la proclamation d’André Mba Obame comme président. La série pour Monsieur Alexis BENGONE a commencé avec son interpellation, suivie de sa torture sous détention par la police ; torture qui provoqua son internement dans une clinique. Il fait parti des 17 prévenus qui sont sous arrêts, pour les mêmes motifs, c'est-à-dire leur participation à des marches de contestation au régime Ali Bongo. La répression contre les manifestants gabonais s’exprime donc par les sévices qui sont en train d’être infligés au fils de Jean Eyeghe Ndong. Si le régime Bongo agit de la sorte, c’est qu’il a été ébranlé par le risque d’une formidable mobilisation du peuple gabonais. Mais paradoxalement, ce genre de comportement de la part du régime, ne fera que motiver ceux qui veulent aller à l’assaut du régime et crient leur refus de la dictature, du népotisme, de la corruption et de la mal-vie. Ces manœuvres dilatoires d’un régime en mal de légitimité doivent être mises en échec.

1. Ali Bongo perdit l’élection au sein du PDG, mais on l’imposa comme candidat
La rumeur le clamait, Casimir Oye Mba et Jean Eyeghe Ndong l’avaient déjà dit. De nombreux témoins l’attestaient et continuent de l’attester. Mais voici que pour la première fois, une déclaration de presse charge que lors des primaires du PDG organisées en vue de la présidentielle de 2009, Ali Bongo était arrivé troisième, derrière Casimir Oye Mba et Jean Eyeghe Ndong. Mais Guy Nzouba, Boukoubi, Rogombe et les autres qui voulaient la continuité du régime Bongo dans le cadre familiale, leur garantissant leurs prébendes, décidèrent de passer outre les règles et imposer Ali Bongo comme candidat. Quand on est sincère avec soit même, peut on au vu de ces révélations et connaissant les circonstances frauduleuse de l’arrivée d’Ali Bongo au pouvoir, s’attendre à quoi que ce soit de positif de ce personnage ? Peut-on affirmer comme le disent certains plaisantins que le Gabon soit un état de droit ? Quel code de conduite attendre d’un personnage dont le CV n’est qu’une série d’impostures ? Ne sommes nous pas en présence de pratiques qui ne sont ni plus ni moins que l’expression d’une corruption pure et simple et d’une perversion de la signification du droit de vote. Nous avons donc une parodie de démocratie dans une république fièrement bananière. Sachant qu’un état n’émerge pas de nulle part, quel est l’espoir qu’un état fort soit bâti sur les ruines que sont en train de faire du Gabon, les Bongo ? Ce que nous avons au Gabon est une dictature dont Bongo père et maintenant fils s’entourent de béni-oui-oui en lieu et place de véritables élus responsables. Les ramifications du fonctionnement de ce système font qu’il y ait dans notre administration un ordre de préséance de béni-oui-ouisme. Nous avons le premier ministre qui est le béni-oui-oui senior, suivi des ministres béni-oui-oui juniors, qui eux-mêmes précèdent leur délégués qui sont des béni-oui-oui cadets ; suivent les autres béni-oui-oui qui donnent leur accord, sans réfléchir, à tout ce que fait le régime Bongo. La démocratie en action….



2. Mborantsuo superstar
Plus que jamais, le Gabon est un pays fantastique pour certains. La preuve, ce pays est une vraie sucrière pour la famille tentaculaire Bongo, qui chaque jour que Dieu fait, consolide encore un peu plus sa main mise sur des pans entiers de l'économie nationale. Si dame Mborantsuo est si violemment conspuée, c'est parce qu’elle incarne très bien toute la corruption et le faible pour les montages financiers douteux et juteux dont ce clan est spécialiste. Figurez-vous que dans un style quasi-mafieux, Marie Madeleine Mborantsuo est propriétaire du local abritant les locaux de la cour constitutionnelle qu’elle préside. Pour cette petite faveur faite à l’état gabonais, elle se fait payer par vous et mois les contribuables de ce pays, à raison de plus de 300 millions de franc CFA par an, c'est-à-dire plus de 25 millions de francs CFA par mois. Tout de même ! Tout de même ! Cette corruption systémique doit quand même s’arrêter à un moment ! Qui peut imaginer que Mborantsuo donnera un Bongo perdant un jour, avec de tels conflits d’intérêts pour elle ?

Quand on pense qu'il y ait beaucoup de gabonais qui crèvent de faim, mais que des gens comme Mborantsuo soient assises sur des fortunes entièrement construites avec l’argent du contribuable ; fortunes dont l’éclat colossal les empêche de voir désormais la misère des gabonais ordinaires autour d’eux!

Sunday, February 6, 2011

PEUT ÊTRE LA FIN DE LA PASSIVITÉ ET DE L’OBÉISSANCE AVEUGLE FACE Á UNE DICTATURE QUI TORTURE


Déclaration de la Société Civile Gabonaise
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A Paris, l'Afrique marche vers la liberté ...
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Depuis l’ère des Bongo, le Gabon vit sous le joug d’une dictature associant pouvoir, répression et argent pour écraser toute velléité de changement. La famille Bongo a donc mise en place un régime autoritaire, corrompu, illégitime, c'est-à-dire qui gouverne le pays au détriment de son peuple et au seul profit de cette famille et de quelques alliés stratégiques. Bongo père et fils en leur qualité de présidents, mais aussi leur famille élargie, leur cour de ministres aux ordres et leurs hommes d’affaires préfabriqués et véreux, sont autant de vieux visages qui tiennent les mêmes discours encourageant les gabonais a adopter des position attentistes, pour mieux les détourner de leurs véritables ennemis: c'est-à-dire la corruption, la misère, le chômage, la répression (l’état d’urgence est en vigueur en permanence car on peut vous arrêter sans mandat pour un rien), l’absence d’éducation et les libertés muselées. Le tout sous le regard complaisant des gouvernements « amis », voire la complicité active des instances internationales comme l’Union Africaine dont la figure de proue, Jean Ping, un allié stratégique des Bongo, déclarait récemment à Adis Abeba, qu’en dépit des représailles et de la répression en vigueur au Gabon, il ne se passait absolument rien de fâcheux dans ce pays !

1. Heureusement, des gabonais libres choisissent d’agir et de s’exprimer
Depuis quelques temps, la colère des gabonais contre la dictature et la pauvreté, s’exprime par un mouvement populaire qui se met en place et prend forme petit a petit. A notre sens, ce mouvement est sans précédent dans la mesure où il se développe dans le pays, sans un aiguillage particulier d’un leader politique. C’est ce qu’on appelle un mouvement contestataire organique, c'est-à-dire un mouvement dont l’énergie provient de la spontanéité non seulement de ses motivations, mais aussi de ses actions. Un tel mouvement est difficilement contrôlable car il n’y a aucun centre de commandement et les actions ont tendances à se multiplier comme des métastases avec des groupuscules de citoyens qui assument leurs responsabilités et décident d’agir. C’est ce type de mouvement qui soit le plus efficace face aux dictatures. C’est ainsi que malgré la censure (y compris coupures internet et écoutes téléphoniques.), l’intimidation policière, les provocations, le couvre-feu et une répression sanglante, des centaines de compatriotes n’hésitent plus à descendre dans la rue manifester pour exiger la chute du régime Bongo. Ces gabonais réclament la LIBERTE, la DIGNITE et la JUSTICE SOCIALE.

2. Plus question de la même rengaine
Depuis plus de 43 ans, des générations de gabonais se sont succédées et ont fait face à la même rengaine, aux mêmes discours, à la même politique, toujours dans un sens unique, c'est-à-dire au détriment du peuple gabonais et au profit d’un « monarque » autocrate entouré de notables corrompus et repus. Mais aujourd’hui, heureusement, nous constatons que les réactions des gabonais commencent à changer et peut être que le Gabon ne sera plus jamais tout à fait le même, car son peuple va relever la tête et le défi du changement, bien décidé à ne plus accepter la soumission. Le vent de liberté réclamant démocratie et justice sociale, se renforce de plus en plus, et a désormais atteint l’inconscient collectif d’une forte concentration de gabonais, même parmi ceux qui hésitent encore, et se propage dans l’ensemble de la population. Si on ne peut pas encore dire catégoriquement que les gens n’aient plus peur, on peut sans risque de nous tromper affirmer qu’ils aient moins peur.
Nous osons espérer que les gabonais dans leur ensemble ne se contenteront pas de vagues promesses de « transition » démocratique, et qu’ils ne se feront dicter par personne – surtout pas par les dirigeants du régime Bongo– la conduite à suivre. Ils sauront dire halte à la répression de leurs aspirations à la liberté, pour gagner ensemble de nouvelles conquêtes démocratiques, sociales et politiques.

TOUT LE MONDE SAIT QU’UNE DICTATURE NE NEGOCIE PAS ; ALORS POURQUOI PERDRE SON TEMPS A FAIRE SEMBLANT?



L’ultime orgueil d’un dictateur est de se croire tout puissant et infaillible. Sur ce point, Ali Bongo est loin de déroger à la règle. Aux gabonais, il veut faire croire que tout est nouveau sous le ciel équatorial, alors que nous refaisons piteusement les expériences des 43 dernières années. L’histoire nous démontre clairement que la monarchie s’est écroulée et discréditée, à terme, partout où elle a été tenté comme forme de gouvernance. Cette même histoire nous instruit que sur le plan contemporain, les pouvoirs autocratiques et dictatoriaux reposant sur un seul homme sont en voie d’être chassés par leur population qui en a assez. Quel est ce gabonais qui oserait penser qu’Ali Bongo serait disposé à quitter le pouvoir un jour ? Dans son esprit, le père est mort au pouvoir et lui le fils suivra le même script.

1. L’appartenance familiale avec un opposant est désormais un délit passible de torture
Ceux la mêmes qui profèrent et vocifèrent d’un coin de leur bouche, qu’Ali Bongo ne devrait pas être assimilé à son père sur toute la ligne, et que les fautes du père ne peuvent être imputées au fils ; sont aussi les mêmes qui de l’autre coin de leur bouche ordonnent les arrestations arbitraires de paisibles citoyens gabonais dont le seul et unique tord est d’avoir une filiation de sang ou de matrimonie avec des individus qui sont dans le collimateur d’Ali Bongo. Y a-t-il un seul gabonais en possession de toutes ses facultés mentales qui serait en mesure de nous dire et de nous argumenter pourquoi il soit justifié que le fils de Jean Eyeghe-Ndong soit non seulement arrêté, mais aussi torturé au point d’être interné dans une clinique pour soins ? Si la photo ci-dessus ne vous interpelle pas en tant que gabonais ou être humain, c’est que vous méritiez vraiment Ali Bongo comme président. Comment peut-on tolérer ce type de « délits de faciès politiques » ? Pourtant, nous croyons savoir que ni le fils de Jean Eyeghe-Ndong, ni l’épouse de Jocktane, et bien d’autres, ne mènent des activités politiques particulières; sauf si on peut considérer leurs filiations avec père et époux comme étant des raisons suffisantes pour justifier les représailles d’Ali Bongo à leur endroit. Pourquoi donc, chers lecteurs, ce profilage politique qui veuille que tout parent d’un dissident au régime Bongo soit lui-même susceptible de subir les pires sévices de la part des services de sécurité ; et ce sans qu’aucune raison ne soit nécessaire. Sommes-nous en train de construire un état de droit ? Qui pourrait répondre par l’affirmative ?

2. Ali Bongo, un « César » de carnaval qui pense qu’infliger des sévices aux parents de ses adversaires politiques soit un avantage psychologique sur ces derniers
Il est quand même triste et ridicule pour ceux qui se proclament « émergents », de constater que dans un pays qui a 2 chaines de télévisions publiques et 2 quotidiens d’état, sensés informer les gabonais, aucune émission ni aucun article n’a jusqu’ici parlé des arrestations plus qu’arbitraires que subissent des compatriotes sans aucune raison juridique, ni aucun chef d’accusation qui tienne. L’insupportable pour Ali Bongo est tout simplement qu’il y ait des gabonais qui le contestent. Mais la stupidité d’Ali Bongo est telle qu’il ne se rend même pas compte que ces arrestations montrent bien, si besoin encore était, quelle est la nature de son régime. Pendant ce temps, nos journalistes d’état organisent des « Agora » à la noix ou on parle de négociation entre pouvoir et opposition. Mais enfin, que va-t-on négocier ? Qu’y a-t-il à négocier avec Ali Bongo ? Va-t-on négocier son abdication? Assurément pas ! Va-t-on négocier la mise en place de mécanismes de transparence électorale ? Mais vous voulez rire ! Alors soyons sérieux, aller négocier avec Ali Bongo est une énième futilité dont l’issue est connue d’avance, car Ali Bongo et ses lieutenants ne légifèreront jamais pour accroitre le contrôle des institutions du pays par des citoyens autres que ceux sortis de leur sérail familial ou régional. Pour eux, le pouvoir est à ce prix. La preuve est que quand les choses semblent leur échapper, on retrouve très vite les reflexes dictatoriaux latents ; c'est-à-dire les arrestations sommaires et arbitraires et la torture des proches comme moyen de pression psychologique sur les dissidents. Quel est le gabonais assez fou pour croire à la sincérité d’une négociation avec Ali Bongo ?

Aux émergents nous disons ceci : danser a coup de slogan pendant que votre régime incarcère et viole de paisibles gabonais, peut vous sembler joli, mais regardez dans quel espace vous évoluez ; pendant que votre pouvoir enferme les dissidents, vous qui vous baladez encore librement n’êtes pourtant pas si libres non plus, car vous continuez à vous enfermer tous seuls et volontairement dans l'apologie béate d'un système qui ruine les citoyens et le pays. Il n’y a, à notre sens, rien à négocier avec Ali Bongo sinon d’un départ prochain sous la menace d’une poussée contestataire populaire.