Friday, April 29, 2011
DANS LES GRANDS PAYS, LA MONARCHIE N'EST PLUS QU'UNE ATTRACTION TOURISTIQUE. AU GABON, ELLE DIRIGE LE PAYS.
Alors que le monde entier a les yeux rivés sur Buckingham Palace où vient de se dérouler le mariage princier de l'héritier du trône britannique, nous avons juge opportun de nous souvenir du fait que dans les pays développés, les monarchies soient en nette déclin, tandis que dans nos existences tropicales bananières, on nous impose la monarchie comme forme de gouvernance. En effet, en Angleterre, la monarchie n'est plus qu'une relique pour touristes, situation identique en Espagne, en Suède, aux Pays Bas, en Allemagne etc. En France, la révolution et sa guillotine ont fait le travail qui débarrassa les "sans culottes" d'une classe d'individus qui se voulaient privilégiés de naissance. Au Gabon et ailleurs en Afrique francophone, nous vivons l'introduction de la monarchie, sous les encouragements ardus de la France qui y voit une forme de contrôle de ces pays à long terme. Mais la monarchie a été un échec en Europe et elle le sera aussi en Afrique.
1. Pourquoi l'Europe s'est débarrassée de la monarchie?
Nous remarquons que partout en Europe, les monarchies qui y firent la pluie et le beau temps, ne sont plus que des institutions archaïques juste bonnes pour célébrer de beaux mariages qui dopent un peu l'économie en temps de crise; ou pour attirer les touristes comme un banal produit commercial. Comment et pourquoi les européens en sont arrivés là? Compte tenu quand même du fait que la France ait connue la monarchie, sans discontinuer, du VIème siècle avec Clovis jusqu'à 1789 avec Louis XVI. Plusieurs facteurs ont contribué à la chute de la monarchie. Il y a eu des facteurs institutionnels comme le refus des populations européennes de continuer à accepter l'organisation archaïque de la société qui leur était imposée. Surtout le caractère absolu des pouvoir du roi était devenu insupportable. L'aspect conjoncturel n'est pas á négliger non plus, car dans un contexte ou la majorité de la population vit de l'agriculture, si la terre appartient aux maîtres, les termes de l'échange sont fossés et d'un jour á l'autre, les paysans peuvent se révolter pour demander de meilleures conditions d'existence et des droits non basés sur l'hérédité. Finalement, le très important facteur intellectuel. Avec l'arrivée des "lumières" et réflexions philosophies demandant une plus grande autonomie de l'individu, la masse populaire commença à comprendre l'exploitation dont elle était victime. De manière inévitable, cette cocotte-minute finie par exploser en 1789 en France. Chers lecteurs, vous voyez donc bien que les conditions en vigueur en Europe au temps de la chute des monarchies, sont bien en vigueur chez nous. Pourtant, on est en train de nous imposer la dynastie, la monarchie. Ceux qui ont fait une révolution pour se débarrasser de la monarchie chez eux, sont en train de la mettre en place chez nous. Comme quoi ce qui est bon pour eux, ne l'est pas pour nous.
2. A ceux qui nous diront qu'Ali Bongo n'est pas un monarque puisqu'il a été "élu"
Premièrement, Ali Bongo n'a jamais été élu et ça vous le savez! Deuxièmement, une monarchie est définie étymologiquement comme un régime politique où le pouvoir est détenu par un seul individu: le chef, le monarque ou le souverain. Nous pensons qu'au Gabon nous vivons ce cas de figure. Il sera clair á tout gabonais de bonne foi, que la manière "directive" et "personnelle" avec laquelle Bongo père et maintenant Bongo fils, mènent les affaires du Gabon, témoigne d'une dérive et tendance vers une très forte forme de pouvoir personnel, pour ne pas dire d'une monarchie "frauduleusement" élective. Il faut aussi savoir que monarchie et hérédité sont deux choses distinctes. On peut être en monarchie sans que cela soit héréditaire, même si dans le cas du Gabon, nous avons les deux c'est-à-dire une monarchie héréditaire. Voici pourquoi dans nos écrits sur ce blog nous parlons du régime d'Ali Bongo comme d'un régime monarchique héréditaire. Que les émergents se rassurent et comprennent bien le sens des mots. Ce n'est pas parce qu'il y a élection qu'on n'est plus en monarchie. Alors, on va vous demander de faire l'économie d'artifices rhétoriques dont vous vous servez pour mentir aux gens. Chers émergents, le système Bongo que vous servez nous vient d'un vieux modèle monarchique français qui voulait que les monarques soient élus, ou choisis. Ce fut longtemps le cas sous les capétiens (jusqu'à Philippe Auguste) en France, même situation sous le Saint Empire Romain Germanique, ou encore en Pologne. Monarchie est un mot grec qui signifie « le pouvoir d’un seul », point barre. C'est pourquoi nous qui reconnaissons cette dérive monarchique du pouvoir au Gabon, doublée de son caractère indéniablement héréditaire, véhiculons un courant de pensée qui prône une remise en cause de l'absolutisme des Bongo au pouvoir et pensons que ce courant de pensée devrait être en mesure d'ébranler la monarchie naissante du Gabon, avant qu'elle ne prenne racine.
Chers lecteurs, les européens ont démantelé la monarchie, précisément parce que là où il y a monarchie, la notion de citoyen ne peut véritablement pas exister. Dans une démocratie, le citoyen est celui qui a sa place dans la cité, il relève de la protection et de l'autorité d'un état dont il est ressortissant. Il bénéficie des droits civiques et politiques et doit accomplir des devoirs envers l'état en retour. La notion de citoyen désigne tout homme ou femme, sans notion de hiérarchie. Ceci est en contraste et opposition au système de castes á l'ancienne que veut nous imposer le régime Bongo. Les membres de ce régime se considèrent comme la désormais noblesse gabonaise et nous devons leur céder le pas. Alors, nous disons non á cette officialisation de la classification des gabonais en grade d'habitants, car nous voulons que tous soient traités de la même manière, sans hiérarchie entre eux, quelle se définisse de façon sociale, économique, culturelle, religieuse. Quand il n'y a pas d'égalité sociale au sein d'une société, il ne peut pas y avoir de citoyenneté. Alors, nous nous adressons à tous ceux là qui servent ce régime dont le népotisme et despotisme ne sont plus à démontrer. Dans quel Gabon de demain voulez-vous que vos enfants et petits enfants puissent vivre ?
L'HYPOCRISIE DU RÉGIME BONGO! LAURE GONDJOUT PRÉTENT QUE CE RÉGIME S'INTÉRESSE AU SORT DE GBAGBO?
Le régime Bongo est vraiment incorrigible. Lors De sa visite à Ouattara, Laure Gondjout a fait une déclaration à la télévision ivoirienne dans laquelle elle prétendait que le régime auquel elle appartient s'apitoyait sur le sort de Laurent Gbagbo et de son épouse. Mais depuis quand ce régime s'intéresse-t-il a la dignité du couple Gbagbo?
1. Les Bongo, complices de Ouattara jusqu'au bout
Pendant toute la crise ivoirienne, l'organe de presse Gabonews dont le propriétaire n'est autre que Laure Gondjout, a affiché une virulence á l'endroit de Gbagbo particulièrement vitriolique. Les articles qui le démontrent sont encore disponibles sur leur site internet. Nous comprenons parfaitement que Ouattara soit le choix des Bongo. Apres tout, ils ont le même tuteur et protecteur, la France, mais un fait non négligeable est que les Bongo et Ouattara ont des alliances d'affaires, notamment dans l'immobilier. Dominique Ouattara est la propriétaire de la société immobilière Aici, qui gérait les propriétés immobilières d'Houphouët et d'Omar Bongo. Il se dit que Ouattara considérerait Omar Bongo comme son parrain. Alors, que Laure Gondjout ne vienne pas nous prendre pour des enfants. Si le régime Ali Bongo s'intéressait à la paix et à la justice en Côte d'Ivoire, Laure Gondjout aurait pu dans sa déclaration mentionner les horreurs des massacres de Doukoué! Tout le monde sait que depuis on élection comme président de la Côte d'Ivoire en 2000, Gbagbo vu son autorité toujours contesté par Ouattara. A tel point qu'en 2002 Ouattara sous couvert d'une rébellion, tente le coup d'état. Mais le coup échoue. Néanmoins, la France qui avait orchestré ce coup, intervient pour permettre à ce pays d'être coupé en deux. La méthode est bien connue : diviser pour mieux régner. Les jours de Gbagbo au pouvoir étaient comptés.
2. Malheur aux vaincus
La partition est claire, après avoir travaillé à saboter Gbagbo et installer Ouattara, le régime gabonais veut se positionner comme ayant de la compassion envers le couple Gbagbo. Mais il faut avouer que l’image plait : Gbagbo et épouse, à l’Hôtel du Golfe, en vrac, hébétés et certainement fatigués. La mise en scène est horrible et nous fait nous demander: quels sont ces minables vainqueurs désignés par la France, obligés d’humilier leurs vaincus ? L'immensité du crime de Gbagbo est que son comportement d'indépendant dérangeait nos prédateurs. Le Gabon par le truchement d'organes comme Gabonews, indiquait depuis toujours, qu'il était urgent, selon eux, de mettre un terme à "l'anarchie" en Côte d'Ivoire. Mais ce que les gens comme nos émergents oublient, c'est que la tragédie ivoirienne ne se résume pas au sort de Gbagbo, la réalité restant que ce pays reste un pays coupé en deux par des problèmes ethnico-religieux insolubles.
Alors que tous les observateurs pensent qu'il faut énormément de gestes d'apaisement et d'actes pour rassurer le peuple en Côte d'Ivoire, nous assistons á une succession de meurtres commis par le camp Ouattara. Gbagbo était soutenu par une partie importante des Ivoiriens. Il faut en tenir compte. La politique de vengeance extra judiciaire en cours aura des répercussions. Voici ce sur quoi les pays qui veulent aider la Cote d'Ivoire devraient se concentrer. Tout le reste n'est que du bruit fait par des gens comme Laure Gondjout. La partialité du régime Bongo à l'égard de Ouattara est totale et reconnue de tous; quoiqu'en disent des gens comme Laure Gondjout.
Thursday, April 28, 2011
ÉTUDE COMPARÉE ENTRE LA GESTION DU PÉTROLE EN NORVÈGE ET AU GABON
Oslo
Libreville
La Norvège produit du pétrole, beaucoup de pétrole. Elle produit 1,8 million de barils par jour, pour une population de 5 millions d'habitants. La Norvège ne produit le pétrole que depuis 23 ans et grâce á ce pétrole, la Norvège a dans les 23 dernières années, connue une croissance économique de 439%. Le Gabon est aussi un pays pétrolier, mais qui reste misérablement pauvre, malgré une production de plus de 50 ans. La courbe de croissance du Gabon est presque plate. Pourquoi les Norvégiens ont des résultats extraordinaires avec leur pétrole et pas les gabonais?
1. Que fait la Norvège et pas le Gabon?
En Norvège, contrairement au Gabon, le secteur pétrolier est nationalisé et les élus du pays c'est-à-dire les membres du parlement, gèrent directement tout ce qui touche au secteur pétrolier. En 23 ans, la Norvège a su gérer sans gaspillage inutile les richesses accumulées grâce au pétrole. Dans les mêmes temps, le parlement norvégien, prépare activement l’après-pétrole. En contraste, le Gabon a une industrie pétrolière complètement contrôlée par les multinationales et la gestion des parts gabonaises de la vente de ce pétrole est totalement opaque et n'est soumise qu'à un individu, Samuel Dossou, qui n'a de comptes à rendre qu'á la famille Bongo. Inutile de vous rappeler que Samuel Dossou est le père de l'époux de la fille d'Ali Bongo et en même temps conseillers d'Ali Bongo en matière pétrolière, ce cumulativement avec le fait qu'il soit propriétaire d'une société de négoce pétrolier. Chers lecteurs, vous comprenez donc la grande différence entre un pays moderne et démocratique qui contrôle sa destiné, la Norvège et une république bananière où tout est permis et où les conflits d'intérêts n'émeuvent plus personne tellement ils sont nombreux et outrancier, le Gabon. L'un est riche et moderne et l'autre misérable et pauvre. En Norvège, dès la découverte du pétrole, le Storting ou parlement norvégien a adopté une ligne de conduite fondée sur la modération, l’environnement, le développement durable et la nécessité de répartir équitablement les revenus pétroliers à travers une politique sociale avancée, dont bénéficie toute la population de 5 millions. Grace à cette politique, les norvégiens jouissent d’un niveau de vie très élevé. Selon les statistiques de la Banque mondiale, la Norvège est à la 4ième place en termes de PIB par habitant dans le monde. Le Gabon est évidemment vers la queue du peloton.
2. Pourquoi le Gabon a choisi l'opacité en matière de gestion pétrolière
Les ressources minières gabonaises ne sont soumises á aucun contrôle par des gabonais, ça tout le monde le sait. Cette situation est encouragée par les bénéficiaires de ces ressources qui peuvent donc allègrement nous piller sans que nous ne bronchions. Un régime démocratique garantirait une gestion transparente des ressources sous le contrôle des élus. C'est pourquoi dans des pays comme le Gabon, la tutelle coloniale ne veut absolument pas que la démocratie s'installe et que le peuple choisisse ses leaders. L'opacité au Gabon arrange tout le monde, car elle permet la gabegie et la mauvaise gestion grâce auxquelles les apparatchiks du régime peuvent s'enrichir au détriment du plus grand nombre et réduire de vaillants gabonais á la mendicité. La mauvaise gestion et la corruption qui perdurent depuis 4 décennies rendent l'implantation de la démocratie pluraliste et la réduction de la pauvreté au Gabon, très difficile. Plus le temps passe, plus la grande majorité de la population s'enfonce dans la précarité extrême. L’argent du pétrole gabonais finance quoi, vu que le Gabon s'endette pour le moindre petit projet? Le Gabon pourrait s’inspirer de l’expérience de la Norvège en réduisant le manque de transparence et la corruption dans la gestion des recettes pétrolières. Il est honteux de constater que l'indice de développement du Gabon qui produit du pétrole est si bas; que l’espérance de vie et le niveau d'instruction moyen de la population sont parmi les moins élevés dans le monde. En contraste, la Norvège occupe la première place mondiale du classement des indices de développement humain et ceci dans une large mesure grâce à une politique économique faisant une place importante à la santé et l’éducation et á la justice sociale.
Le dernier né des producteurs de pétrole en Afrique, le Ghana, dont la production a débuté á la fin de l'année 2010, vient d'annoncer son intention de s’inspirer du modèle norvégien pour la gestion responsable de son pétrole. Le Ghana tient á absolument éviter les effets corrosifs de la gestion pétrolière telle qu'elle se fait dans les pays comme le Gabon. Mais la grande différence est aussi que le Ghana est une des vraies démocraties est Afrique, ce que le Gabon n'est absolument pas, englué que notre pays demeure, dans la dictature corruptive et héréditaire. Au Ghana, une loi a été votée par le parlement, allouant 70% des revenus pétroliers sont reversés au budget de l’état, 30 % à un fond de stabilisation et 10 % aux générations futures. Qui peut nous dire comment sont repartis les revenus pétroliers du Gabon, ce pays où tout est opaque?
Libreville
La Norvège produit du pétrole, beaucoup de pétrole. Elle produit 1,8 million de barils par jour, pour une population de 5 millions d'habitants. La Norvège ne produit le pétrole que depuis 23 ans et grâce á ce pétrole, la Norvège a dans les 23 dernières années, connue une croissance économique de 439%. Le Gabon est aussi un pays pétrolier, mais qui reste misérablement pauvre, malgré une production de plus de 50 ans. La courbe de croissance du Gabon est presque plate. Pourquoi les Norvégiens ont des résultats extraordinaires avec leur pétrole et pas les gabonais?
1. Que fait la Norvège et pas le Gabon?
En Norvège, contrairement au Gabon, le secteur pétrolier est nationalisé et les élus du pays c'est-à-dire les membres du parlement, gèrent directement tout ce qui touche au secteur pétrolier. En 23 ans, la Norvège a su gérer sans gaspillage inutile les richesses accumulées grâce au pétrole. Dans les mêmes temps, le parlement norvégien, prépare activement l’après-pétrole. En contraste, le Gabon a une industrie pétrolière complètement contrôlée par les multinationales et la gestion des parts gabonaises de la vente de ce pétrole est totalement opaque et n'est soumise qu'à un individu, Samuel Dossou, qui n'a de comptes à rendre qu'á la famille Bongo. Inutile de vous rappeler que Samuel Dossou est le père de l'époux de la fille d'Ali Bongo et en même temps conseillers d'Ali Bongo en matière pétrolière, ce cumulativement avec le fait qu'il soit propriétaire d'une société de négoce pétrolier. Chers lecteurs, vous comprenez donc la grande différence entre un pays moderne et démocratique qui contrôle sa destiné, la Norvège et une république bananière où tout est permis et où les conflits d'intérêts n'émeuvent plus personne tellement ils sont nombreux et outrancier, le Gabon. L'un est riche et moderne et l'autre misérable et pauvre. En Norvège, dès la découverte du pétrole, le Storting ou parlement norvégien a adopté une ligne de conduite fondée sur la modération, l’environnement, le développement durable et la nécessité de répartir équitablement les revenus pétroliers à travers une politique sociale avancée, dont bénéficie toute la population de 5 millions. Grace à cette politique, les norvégiens jouissent d’un niveau de vie très élevé. Selon les statistiques de la Banque mondiale, la Norvège est à la 4ième place en termes de PIB par habitant dans le monde. Le Gabon est évidemment vers la queue du peloton.
2. Pourquoi le Gabon a choisi l'opacité en matière de gestion pétrolière
Les ressources minières gabonaises ne sont soumises á aucun contrôle par des gabonais, ça tout le monde le sait. Cette situation est encouragée par les bénéficiaires de ces ressources qui peuvent donc allègrement nous piller sans que nous ne bronchions. Un régime démocratique garantirait une gestion transparente des ressources sous le contrôle des élus. C'est pourquoi dans des pays comme le Gabon, la tutelle coloniale ne veut absolument pas que la démocratie s'installe et que le peuple choisisse ses leaders. L'opacité au Gabon arrange tout le monde, car elle permet la gabegie et la mauvaise gestion grâce auxquelles les apparatchiks du régime peuvent s'enrichir au détriment du plus grand nombre et réduire de vaillants gabonais á la mendicité. La mauvaise gestion et la corruption qui perdurent depuis 4 décennies rendent l'implantation de la démocratie pluraliste et la réduction de la pauvreté au Gabon, très difficile. Plus le temps passe, plus la grande majorité de la population s'enfonce dans la précarité extrême. L’argent du pétrole gabonais finance quoi, vu que le Gabon s'endette pour le moindre petit projet? Le Gabon pourrait s’inspirer de l’expérience de la Norvège en réduisant le manque de transparence et la corruption dans la gestion des recettes pétrolières. Il est honteux de constater que l'indice de développement du Gabon qui produit du pétrole est si bas; que l’espérance de vie et le niveau d'instruction moyen de la population sont parmi les moins élevés dans le monde. En contraste, la Norvège occupe la première place mondiale du classement des indices de développement humain et ceci dans une large mesure grâce à une politique économique faisant une place importante à la santé et l’éducation et á la justice sociale.
Le dernier né des producteurs de pétrole en Afrique, le Ghana, dont la production a débuté á la fin de l'année 2010, vient d'annoncer son intention de s’inspirer du modèle norvégien pour la gestion responsable de son pétrole. Le Ghana tient á absolument éviter les effets corrosifs de la gestion pétrolière telle qu'elle se fait dans les pays comme le Gabon. Mais la grande différence est aussi que le Ghana est une des vraies démocraties est Afrique, ce que le Gabon n'est absolument pas, englué que notre pays demeure, dans la dictature corruptive et héréditaire. Au Ghana, une loi a été votée par le parlement, allouant 70% des revenus pétroliers sont reversés au budget de l’état, 30 % à un fond de stabilisation et 10 % aux générations futures. Qui peut nous dire comment sont repartis les revenus pétroliers du Gabon, ce pays où tout est opaque?
Wednesday, April 27, 2011
COMMENT FONCTIONNE L'INDUSTRIE DU PÉTROLE ET POURQUOI SOMMES-NOUS SI PAUVRES?
Le pétrole est extrait du sous sol gabonais depuis 50 ans, mais paradoxalement le moyen des gabonais reste pauvre; très pauvre. Quand nous demandons aux gabonais, même universitaires de nous expliquer comment fonctionne cette industrie, nous remarquons qu'il n'y a pas beaucoup de personnes capables de satisfaire à cette curiosité. Dans ce billet nous tentons d'éclairer notre lectorat sur cette industrie, son fonctionnement et espérons qu'à la fin de cette lecture, vous en saurez un peu plus sur cette industrie dont on nous dit riches, mais dont nous ne percevons pratiquement aucun dividende.
1) Qu'est-ce que le pétrole
C'est un liquide brun plus ou moins visqueux d'origine naturelle. Le pétrole brut résulte de la transformation, sous des pressions élevées et à l’abri de l’oxygène, de débris organiques. Le pétrole contient des hydrocarbures, ainsi que des traces de soufre, d'azote, d'oxygène, d'eau salée et de métaux (fer, nickel). On le trouve en grandes quantités dans des gisements enfouis sous la surface des continents ou au fond des mers. Le mot pétrole vient du latin petra qui signifie pierre et oleum signifiant huile, on peut donc traduire pétrole comme étant " huile de pierre".
2) L'exploration pétrolière
Pour chercher le pétrole brut sous la surface de la terre, les géologues doivent rechercher un bassin de sédimentation dans lequel des matières organiques ont été enfouies suffisamment longtemps pour que le pétrole ait pu se former. Les géologues et les géophysiciens ont plusieurs outils à leur disposition pour identifier les zones potentielles de forage. La cartographie de surface des affleurements de lits sédimentaires rend possible l'interprétation des caractéristiques de sous-surface. Cette approche est complétée par des informations obtenues par le forage de la croûte et par le prélèvement d'échantillons ou de carottes des couches de rochers rencontrées. De plus, des techniques sismiques sophistiquées révèlent des détails de la structure. Enfin, la seule manière de prouver que du pétrole se trouve sous la surface reste le forage d'un puits. Un champ pétrolifère, une fois découvert, peut comprendre plusieurs bassins, c'est-à-dire plusieurs accumulations de pétrole continues et limitées. La taille de ces bassins peut aller de quelques dizaines d'hectares à des dizaines de kilomètres carrés et de quelques mètres d'épaisseur à plusieurs centaines.
3) Les principales compagnies pétrolières dans le monde
Exxon Mobil (Esso ; Irving TX), Royal Dutch/Shell (Pays-Bas/Royaume-Uni), BP (British Petroleum ; Amoco ; Royaume-Uni), Total Fina Elf (France), ChevronTexaco (San Ramon CA), ConocoPhillips (Houston TX), ENI (Ente Nazionale Idrocarburi ; Agip ; Italie), PetroChina (Chine), Petrobras (Brésil), CNPC (China National Petroleum Corporation ; Chine), Statoil (Norvège), Repsol-YPF (Espagne), Lukoil (Russie), Valero Energy (San Antonio TX), EnCana (Canada), Marathon Oil (Houston TX), Occidental Petroleum (Los Angeles CA), Fortum (Finlande), Schlumberger (Pays-Bas), Indian Oil (Inde), Petro-Canada (Canada), Anadarko Petroleum (Woodlands TX), Surgutneftegas Oil (Russie), Sunuco (Philadelphia PA), Amerada Hess (New York NY), Burlington ressources (racheté par ConocoPhillips), Apache (Pasadena TX), Sasol (Afrique du Sud), Unocal (Union Oil Company of California ; Santa Paula CA), Nippon Oil (Japon), Halliburton (Houston TX), Premcor (Old Greenwich CT ; racheté par Valero), Tesoro (San Antonio TX), Murphy Oil (El Dorado AR), Ashland (Covington KY), El Paso (Houston TX), Frontier Oil (Houston TX), Giant Industries (Scottsdale AZ), Holly (Dallas TX), Technip (France), Tenaris (Luxembourg), CNOOC (China National Offshore Oil Corporation ; Chine), Sinopec (China Petroleum and Chemical Corporation ; Chine)...
4) La commercialisation du pétrole
Le pétrole brut est vendu aux raffineries qui le transforment en produits pétroliers qui eux sont á haute valeur ajoutée. Un baril de pétrole correspond à 158,97 litres de brut. Avec ce contenu, on peut raffiner en moyenne : 7,2 l. de propane & butane ; 7,2 l. de GPL (gaz de pétrole liquéfié); 73,8 l. d'essence (carburant des automobiles) ; 15,2 l. de kérosène (carburant de l'aviation); 34,8 l. de gazole (diesel) & de fioul (carburant des locomotives); 8,7 l. de mazout (carburant des navires et des centrales thermiques); 6,8 l. de coke ; 4,5 l. de naphtas (bases pour la pétrochimie : polymères, nylon, caoutchoucs synthétiques, encres, peintures, détergents, pesticides) ; 1,9 l. de lubrifiants (huiles pour moteur) ; 1,1 l. de cires, de graisses, de paraffines ; 4,9 l. d'asphalte, de bitumes (pour le revêtement des routes). Chers lecteurs, vous comprenez donc qu'avec un baril, on fait beaucoup de choses. Donc une raffinerie qui achète le baril à 100 dollars, c'est-à-dire à 50000 francs CFA, rien qu'en revendant l'essence tire de ce baril, fait déjà des bénéfices, car si cette essence est vendue en France, à un prix de 1,5 Euro le litre, les 73,8 litres de carburant rapporteront pratiquement 111 euros, c'est à dire 72811 francs CFA. Le reste des produits dérivés viendront s'ajouter à ce bénéfice. Donc en dépensant 50000 francs CFA, une raffinerie peut se faire jusqu'à 10 fois plus, c'est-à-dire 500000 francs CFA sur chaque baril. Chers lecteurs, vous comprenez donc pourquoi on tue et bouleverse des nations entières pour le pétrole; ça rapporte gros!
5) Si le pétrole rapporte gros, pourquoi le Gabon est si pauvre ?
Cher lecteurs, tout simplement parce que nous sommes pillés et ce à la source même, c'est-à-dire depuis l’exploitation et de connivence avec les gens qui nous gouvernent qui sont eux-mêmes mandatés par la France pour garantir ce pillage. Faisons les comptes :
i) Au Gabon il s’extrait 240000 barils de pétrole par jour. 240000 X 365 jours = 87,6 millions de barils par an.
ii) En prenant le baril à 50000 CFA, le produit de la vente du pétrole brut extrait du Gabon rapporte aux différentes compagnies pétrolières installées au Gabon la somme globale de 87,6 millions X 50000 = 4380 milliards de francs CFA.
iii) Les arrangements entre Total et les Bongo sont secrets, mais comme nous l’a appris Eva Joly, la part du Gabon dans le produit de la vente du pétrole par les compagnies pétrolières doit tourner autour de 30% au maximum. C'est-à-dire que sur les 4380 milliards de francs CFA de recettes sur la vente du brut, le Gabon recevrait théoriquement 1314 milliards. Mais dans la part qui revient au Gabon, Eva Joly nous avait dit que Bongo père touchait un pourcentage qui pouvait être de 5%. C'est-à-dire que sur les 1314 milliards de francs CFA qui devraient aller dans les caisses de l’état gabonais, Bongo ponctionnerait 70 milliards à la source. Ensuite quand le reste de l’argent arrive au trésor public, il a encore des prérogatives dessus.
Á Suivre demain : « ÉTUDE COMPARÉE ENTRE LA GESTION DU PÉTROLE EN NORVÈGE ET AU GABON »
Tuesday, April 26, 2011
DEPUIS PLUS D’UN AN, POINT D’EAU AU CENTRE HOSPITALIER DE LIBREVILLE, L’ÉMERGENCE DANS SES ŒUVRES.
Les grands penseurs de l’émergence, les conseillés du prince, toujours en hyper activité à la recherche de nouveaux slogans accrocheurs, malgré l'amoncellement d'erreurs dont leur présidence est remplie, devraient aller au centre-ville, juste à côté de la SEEG (oh l’ironie !), à un pas de la présidence. Ils se trouveraient face à un vrai test de leur gouvernance, c'est-à-dire la capacité de ce régime à fournir aux gabonais moyens un accès aux soins de santé répondant à certains minimaux. S’ils faisaient cet exercice, nos émergents prolifiques de la pensée fast-food qui se réduit à quelques slogans qu’ils essaient de faire passer aux incultes, verraient la réalité de leur incompétence. Dans ce pays qu’ils promettent à l’émergence, depuis plus de 12 mois ils sont incapables de fournir de l’eau à l’hôpital le plus important et le plus représentatif du pays. Oui chers lecteurs, le CHL de Libreville qui jouxte la SEEG, manque d’eau.
1. Le ministre de la santé parle de commander un audit pour savoir d’où vient le problème du manque d’eau. Mais on croit rêver !
Il est bien connu que les incompétents et incapables prennent comme habitude d’avancer des excuses toutes faites pour expliquer leurs résultats décevants. Ces explications valent ce qu’elles valent. Aujourd’hui, devant la pénurie d’eau qui perdure au CHL et rend la situation des malades très difficile, l’émergent Nziengui Nzoudou n’a pas trouvé d’autre explication que la promesse d’un audit prochain qui devrait déterminer les causes du manque d’eau au CHL. Nous savons qu’invariablement, ce fameux audit ne sera pas suivi de gros progrès et n’est qu’un prétexte dont se servent les autorités pour camoufler leurs échecs. Ce n’est pas avec des solutions bidons que le pays sortira de la spirale sans fin de l’incompétence. Nziengui Nzoundou devrait simplement demander à la SEEG qui est située juste à côté du CHL, pourquoi un grand hôpital comme celui-là n’a plus d’eau depuis 1 an ? Ce n’est pas avec des audits qu’on résout ce genre de problèmes, mais en prenant le taureau par les cornes. Quand on gouverne et surtout quand on promet à une population qu’on croit naïve, qu’elle sera émergente dès 2020, on ne peut se permettre d’être réactif. Il faut absolument être proactif. Un leader réactif va blâmer les circonstances extérieures et accuser les autres d’être responsables de ses échecs. Par conséquent, Nziengui Nzoundou semble considérer que les causes du manque d’eau au CHL lui sont non seulement inconnues, mais aussi inconnues de tous, car il demande un audit. Il dit ainsi aux gabonais n’avoir absolument pas la possibilité d’agir autrement. Ce qui est faux, car un individu proactif, au contraire, assume la responsabilité de sa fonction, prend le contrôle de la situation, anticipe les difficultés, conçoit un plan et agit de manière à surmonter tous les aléas afin de régler le problème. Mais ça, les émergents en sont incapables, préférant construire des châteaux en Espagne à coup de belles promesses de ci et de ça. Qu’ils règlent d’abord le problème de l’eau au CHL et après on verra ! Vous pensez vraiment qu’un pouvoir incapable de réaliser les petites choses comme fournir en eau le CHL va vous livrer l’émergence, au sens économique du terme ?
2. Bientôt 2 ans de pouvoir et toujours de nombreux flottements
Après deux ans au pouvoir, aucun plan de la part d’Ali Bongo, n’est en vue pour réellement impacter le quotidien des gabonais. Les dépenses frivoles de l’état n’ont pas été réduites, les usagers de l’aide sociale ne sont pas mieux lotis malgré la propagande qu’on fait sur la CNAMGS, les hôpitaux restent dans un état lamentable, les retraités ont toujours des problèmes à toucher leur pension… Quant à la construction des logements et la résorption du chômage, là absolument rien de sérieux n’est fait. Ce n’est pas la construction et la donation d’une maison ici et là à une gabonaise qui indique qu’on fasse du social ; mais une véritable politique de planification à long terme avec des objectifs précis sur une base annuelle. En fait, le régime Ali Bongo a vécu jusqu’à maintenant d’expédients politiques et économiques, c'est-à-dire au jour le jour, sans projet véritable, si ce n’est qu’une série de slogans. Ces slogans, qui ne rapporteront rien au budget de l’état et qui ne résoudront aucun de nos problèmes, sont l’illustration par excellence de la vacuité de ce régime.
L’actuel gouvernement gère d’importantes recettes, nous dit-on. Les revenus pétroliers étant à la hausse. Mais curieusement, ses politiques n’arrivent pas à apaiser le climat social et économique très tendu, caractérisé par une flambée du cout de la vie difficile à juguler, surtout, quand les moyens mobilisés par l’état, comme on peut le voir avec le manque d’eau au CHL, n’ont qu’un impact insignifiants dans la vie des gabonais. Alors, nous demandons aux émergents que nous savons nombreux à nous lire, jusqu’où sera ce régime, toujours défendu bec et ongles par eux qui sont passés maîtres dans l’art de l’apologie du médiocre et de l’optimisme exagéré que rien n’indique sur le terrain de la réalité ? L’exemple du manque d’eau au CHL, pourtant voisin de la SEEG, n’est qu’une des déficiences parmi le chapelet de lacunes répertoriées par les observateurs de la politique gabonaise. Comment voulez-vous parler d’émergence dans un pays pétrolier où le président roule dans des multitudes de Bentley à 200 millions de francs CFA l’unité, mais où les hôpitaux n’ont pas d’eau courante. Nous nous trouvons dans la caricature même de la république bananière des bandes dessinées occidentales.
Monday, April 25, 2011
UN PEUPLE DOIT SE FAIRE RESPECTER
Avec Faure Gnassingbé au Togo, Ali Bongo au Gabon et maintenant Ouattara en Côte D'Ivoire, nous notons une résurgence sinon un renforcement du contrôle direct de la France dans son pré-carre africain. Les promesses sont nombreuses et les intentions louables; on nous parle de paix, de prospérité et même d'émergence. Le parrain français renoue cyniquement avec son rôle de "messager de la paix" et de pourvoyeur d'humanisme. La France nous avait déjà fait le coup, car déjà à l'époque de nos grands parents, sous l'ère coloniale, le travail forcé et la chicotte étaient déjà présentés comme les nécessaires attributs de "l'émancipation" des nègres. En d'autres mots, nos parents devaient accepter la chicotte parce que c'était pour leur bien. Aujourd'hui on nous dit qu'Ali Bongo doit obligatoirement être président comme son père et la raison? Ben voyons, l'émergence! Et nous ne disons rien! Pourtant, les Français qui nous gouvernent et nous dictent notre ligne de conduite n'accepteraient jamais, eux-mêmes, de vivre dans les conditions d'humiliation qu'ils nous imposent. Nous allons vous le prouver.
1 Les grands peuples ne tolèrent jamais l'humiliation
Après avoir perdu la première guerre mondiale, l'Allemagne est un pays morose et démoralisé. L'outrage associé à la perte de territoires et le sentiment palpable d'humiliation nationale à la suite du traité de Versailles, deviennent des arguments forts entre les mains d'Hitler, qui promet aux allemands un avenir meilleur. Dans ses discours populaires, Hitler blâme la faiblesse du gouvernement de l'époque qui a asséné, d'après lui, un coup de poignard dans le dos de l'Allemagne en signant ce traité humiliant pour ce peuple. Nous savons tous qu'une fois au pouvoir, Hitler a jure de faire payer aux français cet affront. En effet, la France avait donné au peuple allemand le gout de la revanche, car un grand peuple prend toujours sa revanche et ne se laisse jamais faire. L'humiliation faite le lit de la vengeance. Il le fit en occupant la France, faisant défiler la Wehrmacht sur les champs Elysées et en faisant signer la capitulation aux français, l'armistice de 1940, dans un wagon de Versailles. Sacrés allemands! Personne jusqu'aujourd'hui n'ose leur marcher dessus. Quand un allemand parle, on écoute car le monde entier sait de quoi ils sont capables. Les grands peuples de ce monde ont compris depuis des siècles qu'il ne sert à rien de se faire aimer. Il n'y a que les africains qui veulent qu'on les aime. Les autres exigent qu'on les respecte. Vous pouvez les détester, ils s'en foutent, du moment que vous les respectiez. Vous avez par exemple vu les bidasses français au Gabon. Pensez-vous qu'ils ont de la considération pour nous? Croyez-vous qu'ils perdent leur temps à essayer de se faire aimer de nous? Non, ils font la loi et c'est tout. Ils couchent avec les gamines gabonaises du camp De Gaulle sans égard á la pudeur, un point c'est tout et c'est leur seul contact avec les gabonais.
2 Les grands peuples ont toujours une force de dissuasion comme avis aux amateurs
Nous l'avons vu en Côte d'Ivoire ou la force licorne a installé Ouattara au pouvoir. Nous l'avons vu en Irak et en Afghanistan ou les USA ont installé des régimes fantoches qui leur obéissent au doigt et à l' œil. L'histoire nous montre que le monde est cruel et injuste et que si vous voulez vous faire respecter, il faut être fort militairement. Dépendre de quelqu'un d'autre pour vous sauver est une erreur, comme vient de l'apprendre Gbagbo qui dépendait d'une promesse de soutien de l'Angola. Mais l'Angola n'a pas pu s'opposer au diktat américano-français de destitution de Gbagbo. Si Gbagbo avait sa propre force identique á l'Angola, personne ne l'aurait attaqué. Aujourd'hui Mugabe est toujours au Zimbabwe malgré les menaces de l'occident. Pourquoi? Parce que Mugabe a une bonne armée capable d'infliger des pertes sérieuses á ceux qui l'attaqueront. Les français savaient que l'armée de Gbagbo était sous équipée. Ils savaient qu'ils n'en feraient qu'une bouchée. Les grands pays ont compris comment se faire respecter et dicter leur loi au reste du monde. C'est pourquoi ils se dotent de toutes sortes d'armement. Ils ont: l'arme conventionnelle, l'arme nucléaire, l'arme biologique, l'arme chimique et ils sont les premiers à parler de paix á longueur de journée et accuser ceux qui n'ont aucune arme d'être des dangers á la paix. Les grands de ce monde savent qu'on ne préserve pas son influence avec des vœux pieux sur les droits de l'homme, mais grâce à la menace de la force. De tout temps, les grands se sont servis de la force pour faire plier les petits. A titre d'exemple, le meurtre d’un consul allemand à Pékin en 1900, fut l'excuse qui avait conduit à l’envoi d’un corps expéditionnaire occidental sous commandement allemand jusque dans la capitale de l’Empire du Milieu pour demander réparation. Ces comportements ne datent pas d'aujourd'hui. Mais surtout montrent qu’une nation ne se mesure pas seulement aux valeurs qu’elle s’est forgées au fil du temps, mais particulièrement à son aptitude à les défendre, contre vents et marées et ce, quels que soient le lieu et les responsables.
Les évènements se déroulant en Afrique en général et au Gabon en particulier, sont l'abominable illustration que nous restons des pays sous domination étrangère quasi officielle. Les guerres ne sont que l’écho des rivalités entre nos aspirations et celles des pays dominants. On cherche à obtenir du pétrole et on fait livrer combat par des africains, miséreux mais espérant pouvoir récolter quelques miettes de la table de leur maitre. Les forces spéciales françaises ont mis Ouattara au pouvoir et vont le défendre arme au poing. Mais Là où on fait plus que frôler la schizophrénie, c’est que beaucoup, y compris certains africains, nient cette situation et affirment vigoureusement que l’Afrique est responsable de son sort. Leur explication est que l’Africain ne "s’élance jamais vers l’avenir". Et c’est comme ça sur tout ce continent, dont les riches ressources en matières premières, en énergie et en produits agricoles sont la malédiction. C'est ce qui nous vaut l'éternelle colonisation et quasi esclavage. Dans ces conditions, chers lecteurs, point de RESPECT!
Saturday, April 23, 2011
L'INDISPENSABLE HUMILIATION DES PEUPLES DOMINÉS, UN OUTIL DE DOMINATION PSYCHOLOGIQUE HÉRITÉ DE LA COLONIALE
Chers lecteurs, les évènements en cours au Gabon et en Afrique nous font nous demander ce qui reste de notre respectabilité. En une phrase, sommes-nous respectables? Nous savons aussi que Pour être respecté, il faut au préalable être respectable. On ne peut exiger d'autrui qu'il nous respecte si nous ne nous respectons pas déjà nous-mêmes. Les gabonais et africains peuvent-ils inspirer du respect lorsqu'ils acceptent qu'on travestisse constamment des pans entiers de leur mémoire par crainte de heurter frontalement ceux qui n'ont cure de nos concessions? On nous dit qu'Ali Bongo est né á Brazzaville avec 3 actes de naissances confectionnés en 2009 et nous acceptons cela, á l'exception du seul Luc Bengone Nsi qui a eu le courage historique de dire publiquement que c'était faux et que l'imposteur venait du Nigeria. Notre attitude conciliante et en fait notre lâcheté, sont considérées par les Bongo, comme autant d'aveux de notre faiblesse et d'encouragement pour eux à persévérer dans la prédation du Gabon, car se disent-ils : "en face il n'y a personne". Chers lecteurs, à chaque fois que nous laissons nos prédateurs nous marcher dessus, nous devenons de moins en moins respectables et par voie de conséquence de moins en moins respectés.
1. La preuve de notre état de colonisé permanent
Dans un extrait tiré de "La Cause Des Peuples Colonisés", l'incomparable Frantz Fanon nous donne tous les indices de reconnaissances d'un milieu colonisé. Vous verrez que suivant les prescriptions de Fanon, vous n'aurez aucun mal à reconnaitre le Gabon. Le plus extraordinaire est que ce texte fut publié dans les années 60. Le texte nous dit:
a. Le monde colonisé est un monde coupé en deux. La ligne de partage, la frontière en est indiquée par les casernes et les postes de police. Aux colonies, l'interlocuteur valable et institutionnel du colonisé, le porte-parole du colon et du régime d'oppression est le gendarme ou le soldat.
En Effet au Gabon, le pouvoir place les forces de défense comme interface avec le peuple. Tous les prétextes sont bons pour mettre la soldatesque dans les rues pour intimider les gabonais.
b. Dans les régions coloniales, le gendarme et le soldat, par leur présence immédiate, leurs interventions directes et fréquentes, maintiennent le contact avec le colonisé et lui conseillent, à coups de crosse ou de napalm, de ne pas bouger. On le voit, l'intermédiaire du pouvoir utilise un langage de pure violence. L'intermédiaire n'allège pas l'oppression, ne voile pas la domination. Il les expose, les manifeste avec la bonne conscience des forces de l'ordre. L'intermédiaire porte la violence dans les maisons et dans les cerveaux du colonisé.
Cette dernière phrase de Fanon disant que la violence est portée directement dans le cerveau des colonisés pour les tenir á leur place, est la description la plus apte de la situation de tétanisation que vivent les gabonais aujourd'hui, apeurés qu'ils sont de se prendre en main, car craignant les représailles musclées du régime.
c. La zone habitée par les colonisés n'est pas complémentaire de la zone habitée par les colons. Ces deux zones s'opposent, mais non au service d'une unité supérieure. Elles obéissent au principe d'exclusion réciproque : il n'y a pas de conciliation possible, l'un des termes est de trop. La ville du colon est ville en dur, toute de pierre et de fer. C'est une ville illuminée, asphaltée, où les poubelles regorgent toujours de restes inconnus, jamais vus, même pas rêvés. Le pied du colon ne sont jamais aperçus, sauf peut-être dans la mer, mais on n'est jamais assez proche d'eux. Des pieds protégés par des chaussures solides alors que les rues dans leur ville sont nettes, lisses, sans trous, sans cailloux. La ville du colon est une ville repue, paresseuse, son ventre est plein de bonnes choses à l'état permanent. La ville du colon est une ville de blancs, d'étrangers. La ville du colonisé, ou du moins la ville indigène, le village nègre, la médina, la réserve est un lieu mal famé. On y naît n'importe où, n'importe comment. On y meurt n'importe où, de n'importe quoi. C'est un monde sans intervalles, les hommes y sont les uns sur les autres, les cases les unes sur les autres. La ville du colonisé est une ville affamée, affamée de pain, de viande, de chaussures, de charbon, de lumière. La ville du colonisé est une ville accroupie, une ville à genoux, une ville vautrée. C'est une ville de nègres, une ville de bicots. Le regard que le colonisé jette sur la ville du colon est un regard de luxure, un regard d'envie. Rêves de possession. Tous les modes de possession : s'asseoir à la table du colon, coucher sur le lit du colon, avec sa femme si possible. Le colonisé est un envieux. Le colon ne l'ignore pas qui, surprenant son regard à la dérive, constate amèrement mais toujours sur le qui-vive : "Ils veulent prendre notre place."
Chers lecteurs, vous aurez reconnu dans cette description, la juxtaposition entre les hauts lieux comme la présidence de la république et des bas fonds insalubres comme "La Baie Des Cochons"; ou encore le palais de Bongo au Camp De Gaulle et les bidonvilles juste a un jet de pierre de la ou s'entassent les "militants" du parti de masse. Mais qui oublierait la dichotomie notoire entre Batterie IV et derrière la Prison? Sacré Fanon!
2. Une Nation ne peut être constituée que par des citoyens éduqués à la citoyenneté
Chers lecteurs, sur ce site nous sommes plus que convaincus que l'éducation gabonaise est maintenue á un bas niveau par la volonté des gouvernants, pour se perpétuer au pouvoir. Dans toutes les vraies démocraties, on éduque la population sur ses droits et ses devoirs. Comme il faut un permis pour conduire une moto, il en faut un autre pour conduire une voiture, un bateau ou un avion, bref même pour pêcher, il faut un permis; pour être citoyen au Gabon, il ne faut absolument rien savoir. La plupart des électeurs de rendent aux urnes en ignorant quelles sont les attributions et surtout les limites des pouvoirs de celles et ceux qu'ils vont élire. Les prises de position lors des campagnes électorales relèvent la plupart du temps d'un intérêt catégoriel aveuglant et rarement d'un raisonnement construit et calmement argumenté. Si vous demandez á un gabonais militant du CLR d'Asselé de vous dire ce que signifie la notion de "Centre des Libéraux Réformateurs" dans le contexte sociopolitique gabonais, vous ne recevrez aucune réponse. Même Asselé ne peut répondre à cette question, car tout ça c'est du vent, du bruit pur, du rien du tout. Pour qu'il y ait une Nation, il faut d'abord qu'il y ait un Peuple. Les américains sont un peuple, parce que leur constitution et leurs droits civiques le déterminent. Si vous voulez devenir américain, il y a une démarche académique à suivre et un examen à passer. Les français sont un peuple, de la même façon que les américains, mais avec en plus une longue histoire commune qui les lie et leur donne ce sentiment d'appartenance. Mais nous les gabonais, qui sommes nous? Si ce n'est un assemblage hétéroclite de consommateurs égocentriques, croquant jusqu'à l'héritage de nos enfants, peu soucieux de qui nous gouverne, qui nous domine, qui s'approprie nos richesses, nos terres, nos forêts.
(Á suivre demain avec le billet: "UN PEUPLE DOIT SE FAIRE RESPECTER)
Friday, April 22, 2011
ATTENTION Á LA MANIPULATION HONTEUSE DES CHIFFRES POUR FAIRE CROIRE Á DES BONNES PERFORMANCES ÉCONOMIQUES DUES Á LA GESTION DES ÉMERGENTS
Chers Lecteurs, les émergents se sont empressés d'annoncer dans leur presse que l'année 2010 aura été belle en récoltes financières. Pour cette année 2010 en effet, la BEAC annonce que les recettes publiques du Gabon ont été de 1703 milliards de francs CFA, contre 1186 milliards l'année précédente. Matheux comme vous êtes, vous ne manquerez pas de calculer que la différence entre les deux années est d'environ 30%. Mais curieux comme nous sommes, nous avons voulu y voir clair dans tout ça et nous nous sommes demandé ce que les émergents avaient bien fait pour récolter 30% plus de recettes.
Vu que le Gabon engrange plus de 80% de ses revenus du pétrole, nous nous sommes posés la question de savoir si cette hausse des recettes ne proviendrait pas tout bêtement de la hausse du prix du baril du brut entre 2009 et 2010. Comme vous le montre l'image ci-dessus, nous avons obtenu les moyennes mensuelles du prix du baril de pétrole entre 2008 et 2010. Il se trouve, chers lecteurs, qu'en 2009 la moyenne annuelle du prix du baril fut de 55 dollars et qu'en 2010, cette moyenne est passée à 76 dollars. La différence entre les deux années est une croissance d'environ 31% du prix du baril. Exactement le même pourcentage de hausse communiqué ce jour par la BEAC. Alors chers lecteurs, quand les émergents viendront jouer la fanfaronnade, dites leurs qu'ils ne sont absolument pour rien dans cette croissance, et qu'ils n'ont même pas eu à lever le petit doigt ni même sortir de leurs lits douillet pour que les chiffres changent entre 2009 et 2010. Dans une économie de rente, quand les matières premières sont à la hausse, les recettes sont à la hausse et n'importe qui peut aller mentir au peuple qu'il soit un gestionnaire de génie.
Malgré l'augmentation des recettes pétrolières, jusqu'à preuve du contraire, la manne pétrolière gabonaise n'a jamais été distribuée équitablement au profit du plus grand nombre. Par contre, les actionnaires des grands groupes pétroliers et les Bongo, vont être contents de savoir que les entrées seront bonnes. Les gabonais se demandent avec raison "où va l’argent du pétrole !" Les indices de développement humain restent tristement bas, l'amélioration du cadre de vie des gabonais se fait attendre, les services publics tels école et santé restent minables. Les Bongo aiment bien utiliser l'argent du pétrole gabonais pour distribuer quelques miettes aux nombreux piques assiettes, dépendants et paresseux, qui leur tournent autour. Mais les gabonais attendent toujours la mise sur pied au Gabon, d’une politique sociale et économique cohérente pour sortir du tunnel; en améliorant par exemple les infrastructures scolaires et universitaires pour le développement humain, en accordant des crédits à 0 % pour les gens qui veulent créer des micros entreprises, en donnant la terre en concession pour ceux qui veulent la travailler. Voici le genre de choses auxquelles les gabonais répondraient. Il faut rendre les gens responsable et non les maintenir dans l'illusion.
Mais au lieu de faire de la gestion a long termes, les émergents pour nous démontrer qu'ils semblent vouloir rattraper presque 42 ans d'immobilisme voir de régression, font appel aux chinois, aux indiens, aux singapouriens etc., qui dans la précipitation pour essayer de combler le fossé, font des promesses de livraison de l'émergence "clé en main", sans prendre le temps de former les gabonais et de créer au Gabon les structures intellectuelles et industrielles capables de fournir au moins une partie de ces besoins qu'on tente de combler. Il est vrai que les gabonais aiment s'extasier de voir les chinois construire des immeubles à une vitesse jamais vue jusque là. Mais ce n'est pas assez pour s'aveugler sur le fait que les gabonais eux-mêmes ne maitrisent rien dans leur pays. Et un pays dont la population ne maitrise rien n'a aucun avenir.
Thursday, April 21, 2011
CE QUE VOUS CACHENT LES « ÉMERGENTS » Á PROPOS DU CONTRAT AVEC OLAM POUR LA ZONE DE NKOK ET PROJETS ANNEXES
Les autorités gabonaises n’ont cesse de célébrer la zone industrielle de Nkok, comme la solution miracle au manque d’emplois et d’infrastructure, bref de développement dont souffre le Gabon. Mais nous remarquons chers lecteurs qu’ils restent assez discrets sur le sujet du contenu et des modalités de ce contrat ; et pour cause. Pour vous, nous avons enquêté sur ces détails et vous livrons ici nos trouvailles afin que vous soyez informés et n’acceptiez pas simplement les dires d’Ali Bongo et sa bande.
1. Olam en Afrique pour acquérir la FORÊT
L’article est publié par le Financial Times de Londres, ce 18 avril 2011, sous le titre « Asian palm oil: limited supply ». L’article nous éclaire du pourquoi des investissements tous azimuts de la firme Singapourienne Olam dans bien des pays africains ces derniers temps. L’article nous dit que depuis un certain temps, les grands producteurs mondiaux d’huile de palme se sont aperçus que la croissance de leur secteur était menacée, car l’Indonésie et la Malaisie qui sont les premiers producteurs mondiaux, n’avaient plus de terres arables. Toutes les terres dans ces pays ont déjà été exploitées. Les spécialistes disent que le secteur n’a qu’une marge de 9 ans pour se trouver des nouvelles terres à exploiter. Voilà donc pourquoi, nous explique le journal, les géants de cette industrie comme le malaisien Sime D’Arby et les Singapouriens Olam International et Wilmar International recherchent de toute urgence des espaces frais ou faire pousser des palmiers à huile. Leur choix se prote sur l’Afrique Equatoriale. La Malaisie sera à cours de terre arable à partir de 2020 et l’Indonésie le sera en 2022. La déforestation dans ces deux pays est telle que les petits bouts de forêt encore existant viennent d’être classifiés zones protégées par leurs gouvernements, car ce sont les derniers habitats des orangs-outans, une espèce menacée de disparition si rien n’est fait. Ces entreprises asiatiques n’ont plus de choix que d’acquérir des terres en Afrique pour maintenir leur croissance. L’huile de palme est une affaire de gros sous qui rapporte a L’Indonésie 2 milliards de dollars de bénéfices nets chaque année. Mais Greenpeace affirme que ces revenus sont obtenus au moyen d’une destruction sauvage de la forêt asiatique. Les gros producteurs mondiaux pensent qu’avec la montée économique de la Chine et de l’Inde, la demande en huile de palme et en produits dérivés de cette huile vont augmenter. Ce qui entrainerait un boom du secteur. Il leur faut donc de nouvelles terres pour se préparer à tirer profit de cette croissance. L’Afrique Equatoriale étant le seul endroit hors de l’Asie du Sud Est où pousse le palmier a huile, les entreprises asiatiques s’y implantent très rapidement et les gouvernements africains sont souvent peu regardants sur les conditions de cette implantation. Sime D’Arby a déjà acquis 300000 hectares au Cameroun et 220000 hectares au Liberia, tandis qu’Olam a acquis 300000 hectares au Gabon.
2. De quoi sont faits les contrats que les émergents signent ?
Si vous avez aimé la façon dont Elf puis Total ont exploité notre pétrole, si vous aimez la façon dont Comilog exploite nos minerais, vous adorerez le contrat signé par Ali Bongo avec Olam. Chers lecteurs, le site internet du groupe Olam est très explicite sur la nature des contrats avec les pays africains. Morceaux choisis :
a. Pour l’acquisition de 1,3 million d’hectares de forêt tropicale dans le nord du Congo-Brazzaville et 300000 ha au Gabon, Olam n’a déboursé que 29,6 millions d’euros, c'est-à-dire 19,4 milliards de francs CFA. Chers lecteurs, pris en agrégat, c’est à 12000 francs CFA l’hectare en moyenne, que les africains qui vous disent être promoteurs de l’émergence, bradent vos forêts. Nous vous signalons, pour référence, que les mêmes émergents nous proposent la vente de 4000 mètres carrés, à la Sablière à Libreville, pour 1 milliards de franc CFA le terrain nu s’il vous plait. Sachant qu’un hectare est équivalent à 10000 mètres carrés, donc l’hectare de terrain nu à la sablière qui est propriété des Bongo qui n’ont jamais acheté ces terres, a une valeur de plus de 183000 fois supérieure à la même surface de notre forêt primaire. Chers lecteurs, de qui se moque-t-on ?
b. Le partenariat entre état gabonais et Olam est de 80% pour Olam et 20% pour le Gabon. Vous pouvez aller lire sur le site de Olam que ces proportions leur garantissent une prise de risque pratiquement réduite à zéro dans les mesures où tous les profits iront pratiquement dans leurs poches.
c. Des avantages fiscaux ahurissants pour Olam. Pour s’installer au Gabon, Olam sur son site internet nous dit avoir exigé et obtenu de l’état gabonais, une exonération fiscale totale portant sur 10 ans. Mais même après ce laps de temps, Olam a obtenu de ne payer qu’une tarification douanière de 10% seulement.
Chers lecteurs, quand vous lisez ces termes et conditions de contrats, ne vous étonnez pas trop que le pouvoir ne veuille pas trop ébruiter le contenu de ces contrats, préférant vous faire danser sous des promesses d’émergence. L’argent n’aime pas le bruit avait dit un philosophe.
Wednesday, April 20, 2011
LE GABON EST UN PAYS STABLE, DISENT-ILS POUR SE DÉDOUANER. VRAIMENT ?
Suite à nos articles sur la Côte d’Ivoire et l’arrestation de Gbagbo, nous avons reçu un certain nombre de correspondances de bongoïstes nous interpellant contre tout parallélisme entre le Gabon et ce pays et surtout nous affirmant que le Gabon était un pays « STABLE ». Nous y sommes habitués, car de temps à autre, il nous arrive de lire ou d’entendre une déclaration officielle d’un bongoïste, d’un médiocre politicien, ou encore de quelqu’un se présentant comme intellectuel lors des débats télévisés, affirmant haut et fort que le Gabon est un pays politiquement, socialement et économiquement stable. Cependant, vous serez stupéfait de constater que jamais un commentaire explicatif n’accompagne le vocable en vue d’informer les lecteurs ou téléspectateurs de quelle sorte de stabilité s’agit-il ; de quelle sorte d’économie parlent-ils ou dans quelle sorte de société vivent-ils. Surtout, chers lecteurs, on ne vous dit jamais quel est le prix que paie la population pour vivre dans cette « stabilité ».
1. Nécessité de décrire concrètement la situation et non manipuler les citoyens
Lire la presse publique et regarder les chaînes de télévisions publiques au Gabon, revient à se soumettre à une avalanche assez répétitive de la pensée « spécifique et unique» et à une opinion politique clairement sélective. Cependant, un lecteur avisé, quelqu’un ayant un minimum de jugeote, se doit de se montrer assez rigoureux dans sa consommation de l’information ; et ce n’est qu’à ce prix que les fournisseurs de l’information au Gabon, modifierons le contenue de l’offre, car ils se seront aperçus que les lecteurs et téléspectateurs dans leur grande majorité, ne sont plus des adolescents susceptibles, mais des adultes ayant droit à un traitement de l’information respectable. Mais chers lecteurs, au point ou en sont les choses, cette posture n’est pas pour demain. Chers compatriotes, la question à poser aux responsable de la RTG1 ou de l’Union, de l’AGP ou de Gabonews, est de savoir jusqu'à quand continueront-ils à s’abstenir d’informer les lecteurs/téléspectateurs sur le fait que le Gabon, soit depuis Bongo père et maintenant Bongo fils, une dictature typique. Pourquoi passent-t-ils sous un silence assourdissant un fait d’importance : ça fait 3 ans que le prix du baril de pétrole est à son plus haut niveau en moyenne ; où vont ces revenus colossaux ? Pourquoi aucune retombée sur le terrain ? Le pays est installé depuis toujours dans pratiquement l’état de crise permanente, avec tous les manquements aux droits élémentaires des citoyens, comme le droit au logement et à la santé. Pourquoi ignorent-ils cela dans leurs livraisons quotidiennes ? Ce constat est-il celui d’un pays stable ?
2. Les indéfectibles défenseurs de la cause des Bongo s’enlisent
L’argument de l’émergence qu’ils s’amusent à vouloir annoncer comme imminente aux naïfs, peut-il faire oublier aux travailleurs du secteur pétrolier à Port-Gentil qu’ils sont les témoins et les victimes d’opérateurs occidentaux sans scrupules qui pillent les richesses locales sans se soucier d’observer les dispositions de la loi gabonaise ? Nos compatriotes bongoïstes qui choisissent de s’enfoncer exagérément dans le marasme du mensonge pour ne jamais avoir à dénoncer l’idole, aiment nous affirmer que le Gabon est sur la voie de la « transition démocratique ». Mais nous constatons quand même que ça fait un moment qu’elle dure cette traversée vers la démocratie et nous ne sommes pas plus près d’elle que nous ne l’étions hier. Peut-être que c’est nous qui avons du mal à décrypter les événements dramatiques qui secouent périodiquement de notre pays a chaque élection, mais nous ne pensons pas reconnaitre des signes d’un renforcement de la démocratie. Nous observons par contre, toutes les marques caractéristiques des bonnes vieilles dictatures dont l’objectif principal est le maintient du pouvoir pour le pouvoir. Quand nous disons à ces compatriotes que cela fait 43 ans que nous rêvons et imaginons cette voie vers la démocratisation ; que nous avons gobés mille promesses ; rongés notre frein à force d’attendre ; pendant ce temps la réalité est tout autre : les acteurs politiques, syndicaux, intellectuels qui ne caressent pas dans le sens du poil, subissent les pires contraintes et évoluent dans un environnement hautement inhospitalier et nocif pour la liberté d’expression, donc la liberté de conscience. Le droit de constituer un parti politique est bafoué, car le pouvoir peut faire dissoudre votre parti comme un morceau de glaçon sous le soleil, à la moindre incartade. Les camions des unités anti-émeute sont omniprésents dans les villes dès qu’il y a un attroupement à caractère revendicatif. Les réseaux téléphoniques sont sous écoutes. Alors, de grâce amis bongoïstes, réservez donc vos balivernes de pays « stable » aux personnes qui ne connaissent point le régime « politique » gabonais.
Tout le monde au Gabon, sait que le pays est dirigé par la terreur psychologique, physique, le meurtre, le chantage, l’oppression des récalcitrants etc. Des partis politiques et même de simples associations à but non lucratif, se voient régulièrement interdit de manifester leur opposition à la corruption généralisée au Gabon, ou encore pour l’ouverture démocratique du pays. Pour rappel, dans tout pays démocratique, l’électorat connait parfaitement la durée du mandant présidentiel et le nombre de ces mandats. Au Gabon où en sommes-nous sur ce point ? Et vous osez parler de stabilité !
Tuesday, April 19, 2011
DE LUMUMBA Á GBAGBO. FRANTZ FANON NOUS AVAIT POURTANT AVERTI DÈS 1960, ET SON TEXTE RESTE D'UNE PRÉMONITION GLACIALE
C’est Louis de Guiringaud, diplomate français et ministre des affaires étrangères de Raymond Barre qui, en 1978, déclarait solennellement : « L’Afrique est très importante pour la France parce que c’est le seul continent qui peut encore donner à la France le sentiment d’être une grande puissance. Le seul où avec 500 hommes, elle peut encore changer le cours de l’histoire. » Il avait bien raison et les évènements continuent de lui donner raison. Un vieil adage dit que "ceux qui n'apprennent pas les leçons de l'histoire sont condamnés à les répéter". Sur ce point, les leçons sont nombreuses pour les africains en général et gabonais en particulier. L'une des plus cinglantes leçons vient de nous être infligée par la France et l'ONU, cinquante ans pratiquement jour pour jour, après les leçons de nos indépendances. Les français, si certains qu'ils sont que les africains n’ont pas de mémoire, ont choisi de nous faire célébrer le cinquantenaire á leur manière, c'est-à-dire par un remake de la tragédie de Lumumba; cette fois en Côte d'Ivoire. Exactement comme ce fut le cas il y a 50 ans pour Lumumba, lui aussi élu démocratiquement et sans fraude par son peuple; Gbagbo, président élu ivoirien, a vu surgir un jour, comme par enchantement, une rébellion sortie de nulle part, qui curieusement, avait des armes lourdes, menaçait constamment le pouvoir central d'Abidjan et fait non négligeable, a toujours eu la reconnaissance internationale. L’histoire est douloureuse n'est-ce pas chers lecteurs? C'est exactement la même situation qu'a vécu il y a 50 ans Patrice Emery Lumumba. Un brillant texte du psychiatre antillais et farouche panafricain Frantz Fanon, publié dans Afrique Action, n°19, du 20 février 1960, analysait les contours de l'assassinat de Lumumba et nous donnait les prescriptions à suivre si nous voulions éviter que de tels évènements se reproduisent en Afrique. Nous vous en donnons la lecture ci-dessous. Quand vous lisez ce texte dans le contexte des évènements de Côte d'Ivoire, vous vous apercevez combien de fois rien n'a changé en Afrique.
LE TEXTE DE FRANTZ FANON
La mort de Lumumba : pouvions-nous faire autrement ?
Le grand succès des ennemis de l'Afrique, c'est d'avoir corrompu les Africains eux-mêmes. Il est vrai que ces Africains étaient directement intéressés par le meurtre de Lumumba. Chefs de gouvernements fantoches, au sein d'une indépendance fantoche, confrontés jour après jour à une opposition massive de leurs peuples, ils n'ont pas été longs à se convaincre que l'indépendance réelle du Congo les mettrait personnellement en danger.
Et il y eut d'autres Africains, un peu moins fantoches, mais qui s'effraient dès qu'il est question de désengager l'Afrique de l'Occident. On dirait que ces Chefs d'État africains ont toujours peur de se trouver face à l'Afrique. Ceux-là aussi, moins activement, mais consciemment, ont contribué à la détérioration de la situation au Congo. Petit à petit, on se mettait d'accord en Occident qu'il fallait intervenir au Congo, qu'on ne pouvait laisser les choses évoluer à ce rythme.
Petit à petit, l'idée d'une intervention de l'ONU prenait corps. Alors on peut dire aujourd'hui que deux erreurs simultanées ont été commises par les Africains.
Et d'abord par Lumumba quand il sollicita l'intervention de l'ONU. Il ne fallait pas faire appel à l'ONU. L'ONU n'a jamais été capable de régler valablement un seul des problèmes posés à la conscience de l'homme par le colonialisme, et chaque fois qu'elle est intervenue, c'était pour venir concrètement au secours de la puissance colonialiste du pays oppresseur.Voyez le Cameroun. De quelle paix jouissent les sujets de M. Ahidjo tenus en respect par un corps expéditionnaire français qui, la plupart du temps, a fait ses premières armes en Algérie ? L'ONU a cependant contrôlé l'autodétermination du Cameroun et le gouvernement français y a installé un "exécutif provisoire".
Voyez le Viet-Nam. Voyez le Laos.
Il n'est pas vrai de dire que l'ONU échoue parce que les causes sont difficiles.
En réalité l'ONU est la carte juridique qu'utilisent les intérêts impérialistes quand la carte de la force brute a échoué.Les partages, les commissions mixtes contrôlées, les mises sous tutelle sont des moyens internationaux de torturer, de briser la volonté d'expression des peuples, de cultiver l'anarchie, le banditisme et la misère.
Car enfin, avant l'arrivée de l'ONU, il n'y avait pas de massacres au Congo. Après les bruits hallucinants propagés à dessein à l'occasion du départ des Belges, on ne comptait qu'une dizaine de morts. Mais depuis l'arrivée de l'ONU, on a pris l'habitude chaque matin d'apprendre que les Congolais s'entre-massacraient.
On nous dit aujourd'hui que des provocations répétées furent montées par des Belges déguisés en soldats de l'Organisation des Nations Unies. On nous révèle aujourd'hui que des fonctionnaires civils de l'ONU avaient en fait mis en place un nouveau gouvernement le troisième jour de l'investiture de Lumumba. Alors on comprend beaucoup mieux ce que l'on a appelé la violence, la rigidité, la susceptibilité de Lumumba.
Tout montre en fait que Lumumba fut anormalement calme.
Les chefs de mission de l'ONU prenaient contact avec les ennemis de Lumumba et avec eux arrêtaient des décisions qui engageaient l'État du Congo. Comment un chef de gouvernement doit-il réagir dans ce cas ? Le but recherché et atteint est le suivant : manifester l'absence d'autorité, prouver la carence de l'État.
Donc motiver la mise sous séquestre du Congo.
Le tort de Lumumba a été alors dans un premier temps de croire en l'impartialité amicale de l'ONU. Il oubliait singulièrement que l'ONU dans l'état actuel n'est qu'une assemblée de réserve, mise sur pied par les Grands, pour continuer entre deux conflits armés la "lutte pacifique" pour le partage du monde.
Si M. Ileo en août 1960 affirmait à qui voulait l'entendre qu'il fallait pendre Lumumba, si les membres du cabinet Lumumba ne savaient que faire des dollars qui, à partir de cette époque, envahirent Léopoldville, enfin si Mobutu tous les soirs se rendait à Brazzaville pour y faire et y entendre ce que l'on devine mieux aujourd'hui, pourquoi alors s'être tourné avec une telle sincérité, une telle absence de réserve vers l'ONU ?
Les Africains devront se souvenir de cette leçon. Si une aide extérieure nous est nécessaire, appelons nos amis. Eux seuls peuvent réellement et totalement nous aider à réaliser nos objectifs parce que précisément, l'amitié qui nous lie à eux est une amitié de combat.
Mais les pays africains de leur côté, ont commis une faute en acceptant d'envoyer leurs troupes sous le couvert de l'ONU. En fait, ils admettaient d'être neutralisés et sans s'en douter, permettaient aux autres de travailler.
Il fallait bien sûr envoyer des troupes à Lumumba, mais pas dans le cadre de l'ONU. Directement. De pays ami à pays ami. Les troupes africaines au Congo ont essuyé une défaite morale historique. L'arme au pied, elles ont assisté sans réagir (parce que troupes de l'ONU) à la désagrégation d'un État et d'une nation que l'Afrique entière avait pourtant salués et chantés. Une honte.
Notre tort à nous, Africains, est d'avoir oublié que l'ennemi ne recule jamais sincèrement. Il ne comprend jamais. Il capitule, mais ne se convertit pas.
Notre tort est d'avoir cru que l'ennemi avait perdu de sa combativité et de sa nocivité. Si Lumumba gêne, Lumumba disparaît.
L'hésitation dans le meurtre n'a jamais caractérisé l'impérialisme.
Voyez Ben M'Hidi, voyez Moumié, voyez Lumumba. Notre tort est d'avoir été légèrement confus dans nos démarches. Il est de fait qu'en Afrique, aujourd'hui, les traîtres existent. Il fallait les dénoncer et les combattre. Que cela soit dur après le rêve magnifique d'une Afrique ramassée sur elle-même et soumise aux même exigences d'indépendances véritables ne change rien à la réalité.
Des Africains ont cautionné la politique impérialiste au Congo, ont servi d'intermédiaires, ont cautionné les activités et les singuliers silences de l'ONU au Congo.
Aujourd'hui ils ont peur. Ils rivalisent de tartufferies autour de Lumumba déchiqueté. Ne nous y trompons point, ils expriment la peur de leurs mandants. Les impérialistes eux aussi ont peur. Et ils ont raison car beaucoup d'Africains, beaucoup d'Afro-Asiatiques ont compris. Les impérialistes vont marquer un temps d'arrêt. Ils vont attendre que "l'émotion légitime se calme". Nous devons profiter de ce court répit pour abandonner nos craintives démarches et décider de sauver le Congo et l'Afrique.
Les impérialistes ont décidé d'abattre Lumumba. Ils l'ont fait. Ils ont décidé de constituer des légions de volontaires. Elles sont déjà sur place.
L'aviation katangaise sous les ordres de pilotes sud-africains et belges a commencé depuis plusieurs jours les mitraillages au sol. De Brazzaville, des avions étrangers se rendent bondés de volontaires et d'officiers parachutistes au secours d'un certain Congo.
Si nous décidons de soutenir Gizenga, nous devons le faire résolument.
Car nul ne connait le nom du prochain Lumumba. Il y a en Afrique une certaine tendance représentée par certains hommes. C'est cette tendance dangereuse pour l'impérialisme qui est en cause. Gardons-nous de jamais l'oublier : c'est notre sort à tous qui se joue au Congo.
Monday, April 18, 2011
LE PORTE PAROLE D’ALI BONGO SUR LA RTG1. FAUT-IL EN RIRE OU EN PLEURER?
«Il ne s’agit plus de faire dans l’amateurisme, il ne s’agit plus de faire dans de l’à peu près» ! Les mots sont de Clémence Mezui sur la RTG1 dans le cadre de l’émission « La Grande Interview ». Mais en dehors du fou rire qu’a induit son intervention, nous pouvons aussi lui rappeler que ses clameurs de grandes avancées des travaux publics et de projets économiques, laissent aussi à désirer.
1. A propos des échangeurs de Libreville
Sur ce point, le porte parole d’Ali Bongo a été pris en flagrant délit de propagande et de désinformation. Madame Mezui parle de 5 échangeurs en construction. Mais ce qu’elle ne précise pas c’est que seuls 3 chantiers sont timidement visibles dans Libreville. Qui plus est, ces 3 chantiers ne seront vraisemblablement pas opérationnelles à l’ouverture de la CAN 2012, comme prévu vue la lenteur des travaux en cours. Il faut que quelqu’un aille prévenir Madame Mezui du fait qu’elle ne puisse nous persuader de sa « vérité », quand nos propres yeux nous disent autre chose. Elle ne peut pas paraitre plus crédible quand elle ne parle que de projets grandioses encore non réalisées et ignore totalement les retards criards et la non réalisation de nombreuses promesses électorales. La propagande, les gabonais la connaissent. Ils savent aussi que le rôle d’un porte parole soit de promouvoir contre vents et marées, l’image de son patron et ce quitte à faire recours au mensonge et à la mauvaise foi. Mais Madame Mezui y met un zèle quasi religieux à vouloir présenter les choses en roses quand nous savons tous que la réalité est tout autre et que les travaux dont elle parle ne sont pas aussi avancés qu’elle le prétend. Si le pouvoir Ali Bongo veut se faire comptable de la parole qu'il prononce, par le truchement de Clémence Mezui, il est tenu de s'assurer que les faits qu’elle décrit à la télévision soit ceux qui sont mesurés par les populations sur le terrain. Quand il y a comme un écart, le résultat est un profond désaccord entre le son et l’image comme on dit en langage télévisuel.
2. A propos de l’économie
Elle parle de la diversification de l’économie gabonaise quand on sait que l’économie du Gabon reste tributaire essentiellement des revenus pétroliers. Elle parle du Gabon vert alors que ce secteur est complètement en panne au Gabon. Le tourisme ne connait aucune avancée depuis la prise du pouvoir par Ali Bongo. Personne ne peut nous démontrer chiffre à l’appui que le Gabon accueille plus de touristes aujourd’hui qu’hier. Clémence Mezui a prononcé une hyperbole dithyrambique assez exceptionnelle en proclamant que la zone industrielle de Nkok sera la première d’Afrique centrale et de l’ouest. Mais elle a l’exagération facile, Madame Mezui ! Si Madame Mezui se donnait la simple peine d’aller sur le site de la société OLAM qui est le maitre d’œuvre Singapourien de ce projet, elle se rendrait compte que les investissements de cette société au Gabon ne sont qu’une fraction de ce qu’elle investi au Nigeria, un marché de près de 150 millions d’habitants. Comment le Gabon va devenir une zone industrielle plus importante que des zones similaires dans des pays comme le Nigeria, qui si nos souvenirs sont exacts, reste un pays d’Afrique de l’ouest. Non mais il faut faire attention à l’hyperbole, même dans le zèle de propagande.
3. A propos de la CNAMGS
De nombreuses pharmacies ayant constaté le non paiement des factures par la CNAMGS, ont décidé de ne plus accepter les cartes CNAMGS contre les médicaments. Alors, quand madame Mezui parle du grand succès de la GNAMGS, il lui faut aller au fond des choses et nous dire pourquoi les pharmacies ne se font pas toujours rembourser? C’est bien beau de clamer haut et fort que des choses ont été faites, mais il faut aussi nous donner le bilan de ces actions et leur fonctionnement. C’est sur le terrain que le succès se mesure et non sur les plateaux de télévision.
4. A propos de la CAN 2012
« La CAN aura lieu si nous voulons qu’elle ait lieu » ! Voici la réponse laconique de Clémence Mezui aux inquiétudes des Gabonais face au retard des travaux. Elle dit qu’Ali Bongo fera tout pour que la CAN se joue au Gabon. Elle fait encore des promesses, à presque 6 mois de l’évènement, alors que normalement c’est à ce moment qu’on fait les derniers rodages. Mais au Gabon les travaux sont loin, mais alors très loin de laisser augurer une issue sereine. Ce n’est que cette semaine qu’ont débuté les travaux de réhabilitation de l’ancien hôtel Rapontchombo, qui est censé héberger certaines délégations. Dans l’émission, un plaisantin disait que le stade omnisports de Libreville serait fini et livré dans 50 jours, ce qui est une impossibilité au vu de ce qui reste à faire. Ne mentez pas aux gabonais s’il vous plait. Le plus cocasse et quand Madame Mezui demande aux Gabonais de s’approprier la CAN en formant des comités de quartiers et en fleurissant la ville. Mais elle se fout du peuple ! Demander à des gens qui tirent le diable par la queue de délaisser leurs occupations quotidiennes comme l’attention à leurs enfants, pour des activités dont l’issue est incertaine. La suggestion ne pouvait venir que du camp Bongo.
Sunday, April 17, 2011
TEL EST PRIS QUI CROYAIT PRENDRE. BLAISE COMPAORÉ QUI A AIDÉ Á DESTABILISER GBAGBO, EST EN DIFFICULTÉ CHEZ LUI
L’ironie est trop parfaite. Celui qui a assassiné Sankara, servi de base arrière aux multiples rebellions contre Gbagbo, Blaise Compaoré, connait de graves difficultés chez lui avec une mutinerie de son armée qui l’a conduit à fuir la capitale, et aussi la furie des commerçants qui viennent d’incendier plusieurs édifices à Ouagadougou. Des observateurs en sont même à se demander si la force licorne qui vient de chasser Gbagbo du pouvoir en Côte d’Ivoire, ne serait pas obligée d’aller au Burkina-Faso porter main forte à ce chéri de Paris qu’est Blaise Compaoré. Ceux qui pensaient que l’histoire venait de s’arrêter en Côte d’Ivoire, avec la capture de Gbagbo et que la françafrique de papa allait régner tranquillement pendant les prochaines décennies, doivent se gratter la tête, car un des leurs qui se félicite d’avoir piégé Gbagbo, commence à son tour d’être victime de troubles. Comme quoi, rira bien qui rira le dernier.
1. Pendant que la France savoure sa victoire sur Gbagbo, un autre front s’ouvre pour la force licorne au Burkina
La grogne s'étend au Burkina. Après les étudiants en février, c’est au tour des militaires et commerçants en avril, de se révolter. Les revendications sont nombreuses contre le poulain de la Françafrique : elles sont salariales, infrastructurelles, éducationnelles, mais surtout comme ailleurs en françafrique, les gens en ont ras le bol. Mais Compaoré peut compter sur la France, qui sait se faire sourde, muette et aveugle quand ses préfets africains écrasent leurs peuples. La preuve, la France n’a absolument rien dit d’officiel sur ce qui se passe au Burkina. Cette France vient d’attaquer la Côte d’Ivoire sous prétexte que Gbagbo s’éternisait au pouvoir ; mais que dira telle aux burkinabè qui en ont assez de leur dictateur ? Rien, car ce dictateur est trop important pour la France dans son implication, via les rebelles ouattaristes, dans la récupération de la Côte d’Ivoire. Pour sûr, ce qui se passe au Burkina ne plaira pas à Sarkozy et ses amis affairistes qui se léchaient déjà les babines à propos des contrats faramineux qu’ils allaient avoir en Côte d’Ivoire. Mais pour cela, il faut consolider la main mise de Ouattara et si Compaoré est inquiété au Burkina, Ouattara perd son principal support africain, ce qui serait problématique vu que le régime Ouattara n’existe que théoriquement. Ce serait une prise de pouvoir mort-née, car sans appui du Burkina, Ouattara sera immédiatement vulnérable aux forces qui ne veulent pas de lui en Côte d’Ivoire.
2. Compaoré le « bon » dictateur sera soutenu par l’hexagone qui n’a pas été tendre avec Gbagbo démocratiquement élu et peut être même réélu, qui sait !
Du point de vue des barons de la françafrique, tant que tu ne leur donnes pas ton patrimoine national, tu auras beau être élu et réélu démocratiquement, tu ne seras qu’un « instable » mégalomane comme Sankara, Lissouba ou Gbagbo. Des ordures comme Sassou, Bongo (père et fils) Gnassingbé (père et fils), et Ouattara, seront toujours soutenues et portées au pouvoir. Cet assassin de Compaoré, grand fomenteur de troubles et de guerre dans les pays voisins comme au Libéria et en Sierra Leone où ses empreintes était visibles ; qui a fourni en armes les milices de Ouattara, pourrait rapidement mordre la poussière sans un appui financier et militaire immédiat de la France. Pourtant, la communauté internationale connait bien Compaoré ; elle sait que c’est un sanguinaire. Mais comme c’est un sanguinaire au service de la France, on laisse faire ; on le soutient même. Mais les premiers présages sont là et laissent imaginer que Compaoré risque de connaitre une fin bien plus tragique que celle de Sankara. Peut-être même des mains de sa propre armée. De nombreuses sources disent dans les médias anglo-saxons, notamment dans un article publié aujourd’hui par la BBC, que Compaoré pâti aujourd’hui d’un déséquilibre dans son armée, car il a mis toutes ses meilleures forces pour soutenir la rébellion en Côte d'ivoire ; et il attend le retour de ces forces pour mater la population burkinabè, avec bien sûr le concours de la mère patrie, pour services rendus. Depuis ce Samedi, un couvre feu est instauré au Burkina à partir de 19 heures, jusqu'à l’aube.
Le peuple burkinabè est en colère. Il vient d’incendier le siège du parti au pouvoir. Chers lecteurs, il y a quelque chose qui cloche dans le merveilleux monde de la françafrique, car figurez vous qu’il y à peine quelque mois, Blaise Compaoré venait de savourer une réélection avec plus de 80%. Comment comprendre qu’un président avec une telle popularité puisse être immédiatement contesté par ce même peuple ? Mais il doit avoir une sacrée « Mborantsuo » au Burkina pour lui régler ces scores électoraux. Bizarre, bizarre ! Mais comme disent les ivoiriens, Dieu ne dort pas ! Comment Ouattara va-t-il s’asseoir sur le trône présidentiel ivoirien si son parrain burkinabè est en difficulté ?
Saturday, April 16, 2011
LA LETTRE DU CONTINENT EXPOSE LE SECRET DE POLICHINELLE. C'EST L'AMBASSADEUR DE FRANCE EN CÔTE D'IVOIRE QUI DIRIGEAIT LES OPÉRATIONS DE LA CAPTURE DE GBAGBO
L'ambassadeur de France Jean-Marc Simon et Alassane Ouattara
Le secret de polichinelle établissant la force Licorne, comme principale exécutrice de la prise de pouvoir par Ouattara devient de plus en plus visible. Dans un communique récent, La Lettre du Continent nous dit carrément que c'est Jean Marc Simon qui, au téléphone avec Gbagbo, dirigeant les opérations de sa capture. C'est lui qui a demandé à ce que le ministre de l'intérieur de Gbagbo sorte de la résidence avec un mouchoir blanc indiquant que Gbagbo se rendait aux forces françaises. Chers lecteurs, quand on lit cela, on ne peut pas ne pas conclure que l'armée qui encerclait Gbagbo recevait ses ordres directement de l'ambassadeur de France, qui lui-même les reçoit directement du Quai d'Orsay qui pour finir agi sous "la haute inspiration" de Nicholas Sarkozy!
Deuxième curieuse coïncidence, le ministre de l'intérieur de Gbagbo, Désiré Tagro. Celui là même qui est sorti avec le mouchoir blanc pour indiquer que Gbagbo se rendait, a été transporté avec tous ceux qui se trouvaient au palais présidentiel vers l'hôtel Du Golf chez Ouattara. Mais dès le lendemain de cet internement á l'hôtel du Golf, la nouvelle était donnée que ce ministre de l'intérieur venait de mourir d'une balle dans la tête. Voici quelqu'un qui en savait trop et qu'il fallait absolument faire taire. C'est lui qui aurait été capable d'identifier qui se trouvait face à lui quand il est sorti de la résidence présidentielle. C'est lui qui aurait pu affirmer que ce sont les français qui ont fait le coup. Voila chers lecteurs, pourquoi il fallait le réduire au silence pour l'éternité avec une balle dans le cerveau, en pleine détention par les forces de Ouattara. Mais qui jugera ce crime contre l'humanité? Les meurtres en série des collaborateurs de Gbagbo en détention par les forces de Ouattara que nous observons en ce moment, obéissent á la donne qui veuille que parce que la force Licorne avait pour mission de neutraliser Gbagbo par miliciens de Ouattara interposés, et que ces miliciens ne furent jamais en mesure de mener à bien la tâche, les forces françaises durent donc directement intervenir pour faire aboutir leur plan. Mais seulement, le calice ayant été bu jusqu'à lie, il fallait reculer et donner á l'opinion internationale, l'impression que la France ne s'était pas sali les mains, pour qu'au finish, l’Elysée puisse user de circonspection et déclarer que la France était en Côte d'Ivoire pour faire de "l'humanitaire".
Qui est Jean-Marc Simon? Les gabonais reconnaitrons ce personnage car il fut ambassadeur de France au Gabon, poste qui n'est réservé qu'á des diplomates-barbouzes. Précédemment en poste en République Centrafricaine, c'est lui qui mena la guerre de déstabilisation d'Ange-Félix Patassé pour installer éventuellement l'actuel fantoche de Bangui, François Bozizé. Cette manigance s'organisait à partir de Libreville. C'est donc en en mission commandée par l’Elysée, pour déstabiliser Gbagbo que Jean-Marc Simon atterri en Côte d’Ivoire en provenance de Libreville. Le président ivoirien souverainiste, Laurent Gbagbo, devait absolument être neutralisé, et ce par tous les moyens. Le schéma utilisé par l'Elysée pour déstabiliser les présidents africains récalcitrants est toujours le même. C'est la formule MacDonald de la barbouzerie; tout est standardisé. On fomente une rébellion armée parrainée par l’hexagone, contre Lissouba au Congo, contre Patassé en RCA, ou contre Gbagbo en Côte d'Ivoire. On a besoin d'avoir en embuscade, un bon pion qui fera l'affaire pour l'Elysée; pion comme Sassou-Nguesso au Congo, François Bozizé en RCA et Alassane Dramane Ouattara en Côte d'Ivoire. Facteur très important, on a besoin d'une base arrière fiable: le Gabon pour aider Sassou contre Lissouba au Congo, le Tchad pour aider Bozizé, et comme tout le monde le sait, le Burkina Faso pour propulser Ouattara. Finalement, les présidents africains détestés par l'Elysée ont aussi le même défaut; ils sont gênants car ils croient "naïvement" et avec attachement à la souveraineté de leur pays et ne comprennent pas que le contrôle du pétrole et toutes les matières premières de ces pays doivent revenir á la France. C'est le cas de Lissouba, de Patassé et de Gbagbo. La méthode élyséenne est subtile: Primo il faut attiser les haines ethniques; une fois ces haines bien muries, on lâche les armes dans le pays et on crée la déstabilisation. Il y a toujours un conflit nord-sud, ou est-ouest. Pour toutes ces raisons, chers lecteurs, nous sommes très inquiets de la possibilité d'un plan funeste pour le Gabon, avec la portée au pouvoir d'Ali Bongo qui coïncide avec la montée vers des sommets de virulences jamais atteint des le discours divisionnistes et la marginalisation ethnique. Il nous semble qu'un travail de fond soit en train d'être fait pour créer et cimenter un schisme nord-sud au Gabon. Nous y reviendrons.
Chers lecteurs, la vérité est qu'encore une fois, comme au Congo avec Sassou, comme en RCA avec Bozizé, comme au Togo avec Faure, et enfin en Cote d'Ivoire avec Ouattara, la France vient encore de nous prouver qu'a ses yeux, nous ne sommes rien du tout. Quand on voit un Gbagbo arrêté par les soldats français, puis livré a la vindicte des soldats de Ouattara pour être roué de coups et voir son épouse molestée au point de faire des photos trophées où on voit carrément qu'une portion de sa chevelure a été arrachée. L'image est choquante. On va juger Gbagbo, mais qui jugera Soro et Ouattara?
Le secret de polichinelle établissant la force Licorne, comme principale exécutrice de la prise de pouvoir par Ouattara devient de plus en plus visible. Dans un communique récent, La Lettre du Continent nous dit carrément que c'est Jean Marc Simon qui, au téléphone avec Gbagbo, dirigeant les opérations de sa capture. C'est lui qui a demandé à ce que le ministre de l'intérieur de Gbagbo sorte de la résidence avec un mouchoir blanc indiquant que Gbagbo se rendait aux forces françaises. Chers lecteurs, quand on lit cela, on ne peut pas ne pas conclure que l'armée qui encerclait Gbagbo recevait ses ordres directement de l'ambassadeur de France, qui lui-même les reçoit directement du Quai d'Orsay qui pour finir agi sous "la haute inspiration" de Nicholas Sarkozy!
Deuxième curieuse coïncidence, le ministre de l'intérieur de Gbagbo, Désiré Tagro. Celui là même qui est sorti avec le mouchoir blanc pour indiquer que Gbagbo se rendait, a été transporté avec tous ceux qui se trouvaient au palais présidentiel vers l'hôtel Du Golf chez Ouattara. Mais dès le lendemain de cet internement á l'hôtel du Golf, la nouvelle était donnée que ce ministre de l'intérieur venait de mourir d'une balle dans la tête. Voici quelqu'un qui en savait trop et qu'il fallait absolument faire taire. C'est lui qui aurait été capable d'identifier qui se trouvait face à lui quand il est sorti de la résidence présidentielle. C'est lui qui aurait pu affirmer que ce sont les français qui ont fait le coup. Voila chers lecteurs, pourquoi il fallait le réduire au silence pour l'éternité avec une balle dans le cerveau, en pleine détention par les forces de Ouattara. Mais qui jugera ce crime contre l'humanité? Les meurtres en série des collaborateurs de Gbagbo en détention par les forces de Ouattara que nous observons en ce moment, obéissent á la donne qui veuille que parce que la force Licorne avait pour mission de neutraliser Gbagbo par miliciens de Ouattara interposés, et que ces miliciens ne furent jamais en mesure de mener à bien la tâche, les forces françaises durent donc directement intervenir pour faire aboutir leur plan. Mais seulement, le calice ayant été bu jusqu'à lie, il fallait reculer et donner á l'opinion internationale, l'impression que la France ne s'était pas sali les mains, pour qu'au finish, l’Elysée puisse user de circonspection et déclarer que la France était en Côte d'Ivoire pour faire de "l'humanitaire".
Qui est Jean-Marc Simon? Les gabonais reconnaitrons ce personnage car il fut ambassadeur de France au Gabon, poste qui n'est réservé qu'á des diplomates-barbouzes. Précédemment en poste en République Centrafricaine, c'est lui qui mena la guerre de déstabilisation d'Ange-Félix Patassé pour installer éventuellement l'actuel fantoche de Bangui, François Bozizé. Cette manigance s'organisait à partir de Libreville. C'est donc en en mission commandée par l’Elysée, pour déstabiliser Gbagbo que Jean-Marc Simon atterri en Côte d’Ivoire en provenance de Libreville. Le président ivoirien souverainiste, Laurent Gbagbo, devait absolument être neutralisé, et ce par tous les moyens. Le schéma utilisé par l'Elysée pour déstabiliser les présidents africains récalcitrants est toujours le même. C'est la formule MacDonald de la barbouzerie; tout est standardisé. On fomente une rébellion armée parrainée par l’hexagone, contre Lissouba au Congo, contre Patassé en RCA, ou contre Gbagbo en Côte d'Ivoire. On a besoin d'avoir en embuscade, un bon pion qui fera l'affaire pour l'Elysée; pion comme Sassou-Nguesso au Congo, François Bozizé en RCA et Alassane Dramane Ouattara en Côte d'Ivoire. Facteur très important, on a besoin d'une base arrière fiable: le Gabon pour aider Sassou contre Lissouba au Congo, le Tchad pour aider Bozizé, et comme tout le monde le sait, le Burkina Faso pour propulser Ouattara. Finalement, les présidents africains détestés par l'Elysée ont aussi le même défaut; ils sont gênants car ils croient "naïvement" et avec attachement à la souveraineté de leur pays et ne comprennent pas que le contrôle du pétrole et toutes les matières premières de ces pays doivent revenir á la France. C'est le cas de Lissouba, de Patassé et de Gbagbo. La méthode élyséenne est subtile: Primo il faut attiser les haines ethniques; une fois ces haines bien muries, on lâche les armes dans le pays et on crée la déstabilisation. Il y a toujours un conflit nord-sud, ou est-ouest. Pour toutes ces raisons, chers lecteurs, nous sommes très inquiets de la possibilité d'un plan funeste pour le Gabon, avec la portée au pouvoir d'Ali Bongo qui coïncide avec la montée vers des sommets de virulences jamais atteint des le discours divisionnistes et la marginalisation ethnique. Il nous semble qu'un travail de fond soit en train d'être fait pour créer et cimenter un schisme nord-sud au Gabon. Nous y reviendrons.
Chers lecteurs, la vérité est qu'encore une fois, comme au Congo avec Sassou, comme en RCA avec Bozizé, comme au Togo avec Faure, et enfin en Cote d'Ivoire avec Ouattara, la France vient encore de nous prouver qu'a ses yeux, nous ne sommes rien du tout. Quand on voit un Gbagbo arrêté par les soldats français, puis livré a la vindicte des soldats de Ouattara pour être roué de coups et voir son épouse molestée au point de faire des photos trophées où on voit carrément qu'une portion de sa chevelure a été arrachée. L'image est choquante. On va juger Gbagbo, mais qui jugera Soro et Ouattara?
Friday, April 15, 2011
JOHN JERRY RAWLINGS, L’ANCIEN CHEF D’ÉTAT GHANÉEN SE PRONONCE SUR LES CONDITIONS DE LA CAPTURE DE GBAGBO. C’EST SANS APPEL!
La presse Ghanéenne rapporte les premiers commentaires de Jerry Rawlings l’ancien chef d’état de ce pays et vieux briscard de la politique africaine, concernant la capture de Gbagbo et sa livraison à Ouattara. Les propos de Rawlings sont cinglants, fermes et sans langue de bois. Nous vous les donnons en anglais puis traduit en français. Rawlings a déclaré:
“Fifty years down the road, with Africa still groping for freedom and justice, Black Africa repeats the tragedy of Patrice Lumumba, while next door fellow Arabs are fighting and dying for their freedoms. The violent mishandling of the arrest of Gbagbo and members of his family, particularly the humiliation of his wife by rebel forces is a further indictment on some members of the international community.”
Traduction française: “50 ans plus tard, avec l’Afrique qui aspire à la liberté et à la justice, l’Afrique Noire répète la tragédie de Patrice Lumumba, alors que nos voisins arabes se battent et meurent pour leur liberté. Les exactions violentes lors de l’arrestation de Gbagbo et de sa famille, et surtout l’humiliation de son épouse par les forces rebelles sont une inculpation contre certains membres de la communauté internationale ».
Voici qui est clair, net et précis, comme dirait Mebiame. Seul un parfait idiot ne comprendrait pas ce qu’essaie de nous dire Jerry Rawlings. Mais pour ceux qui ont la tête dure, et qui vont se plaindre que Rawlings mette sur le même pieds d’égalité Lumumba le héros des indépendances et Gbagbo qui a fait 10 ans de pouvoir avec son bilan difficile vu les bâtons que lui mettaient les français dans les roues ; nous allons tenter une interprétation encore plus simple. Ce que dit Rawlings, est que de la même manière que l’armée Belge avec la complicité de la CIA américaine avait capturé Lumumba et l’avait livré aux hommes de Mobutu qui l’expédièrent au Katanga chez ses ennemis se faire tuer par 2 belges qui firent disparaitre le corps dans de l’acide sulfurique ; nous venons d’assister en 2011, 50 ans plus tard, en Côte d’Ivoire à un remake de ce push de 1961. En effet, le putsch de l'armée d'occupation française, sous les ordres de Sarkozy pour placer son copain Ouattara à la tête de la Côte d'Ivoire, a agi au mépris total de la constitution démocratique du pays occupé et au mépris des désirs de son peuple. On a vu un président toujours légitime, quoi qu’on dise, capturé par les forces françaises, puis cédé à son adversaire nègre, puis totalement humilié par les forces de son adversaire nègre, son épouse bafouée par les forces de son adversaire nègre, son fils tabassé par les forces de son adversaire nègre, plusieurs ministres du gouvernement légitime d’abord arrêtés par les Français, puis cédés aux forces de son adversaire nègre pour ensuite être exécutés par les forces de son adversaire nègre. Et enfin nous apprenons la mise au secret du président Gbagbo dans une base nordique, zone de prédilection de son adversaire nègre, sous la garde des forces de son adversaire nègre et de son sinistre lieutenant Soro. Nous sommes, chers lecteurs en train de revivre Lumumba II avec Gbagbo dans le rôle de Patrice Lumumba et Ouattara dans celui de Mobutu.
Cher lecteurs, et surtout chers compatriotes. Parlons nous bien et parlons nous honnêtement. Où est la différence entre ce qui se passe aujourd’hui en Côte d’Ivoire et ce qui s’est passé il y a 50 ans dans ce qu’on appelait le Congo Belge ? En fait chers compatriotes gabonais, où est la différence entre ce qui se passe en Côte d’Ivoire, avec la France qui y installe Ouattara, un Burkinabé devenu ivoirien (Blaise Compaoré a avoué dans une interview avoir offert le poste de ministre des finances du Burkina à Ouattara dans les années 80), et ce qui se passe au Gabon, où la France a installé Ali Bongo, un nigérian devenu gabonais, au mépris total de notre constitution et avec des papiers tellement faux qu’il aura fallu 3 vrais-faux actes de naissance pour tenter de lui fabriquer une identité ?
La réalité que nous décrit Jerry Rawlings, est que comme Lumumba, Laurent Gbagbo devait partir car il fallait le remplacer par un autre fantoche qui aura obligation de ne traiter qu’avec les sociétés autorisées, sinon Boom Boom et les missiles vont tomber. Demandez à Lissouba ! On parle de juger Gbagbo et son épouse pour crime contre l’humanité. Mais qui jugera donc Ouattara pour les crimes de ses partisans sanguinaires qui ont violé et massacré des centaines de civils ? Chers lecteurs, il y a de fortes chances que nous ne voyons jamais plus Gbagbo vivant. C’est pourquoi nous vous donnons ci-dessous, la lecture de la dernière lettre de Patrice Emery Lumumba à son épouse. C’est une lettre que tout africain qui se respecte devrait étudier, retenir et transmettre à ses enfants. Elle vaut vraiment le détour comme on dit.
Dernière lettre de Patrice Lumumba à son épouse
Ma compagne chérie,
Je t’écris ces mots sans savoir s’ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restrictions, le colonialisme belge et ses alliés occidentaux – qui ont trouvé des soutiens directs et indirects, délibérés et non délibérés, parmi certains hauts fonctionnaires des Nations-unies, cet organisme en qui nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel à son assistance – ne l’ont jamais voulu. Ils ont corrompu certains de nos compatriotes, ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance.
Que pourrai-je dire d’autre ?
Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur.
Nous ne sommes pas seuls. L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés de tous les coins du monde se trouveront toujours aux côtés de millions de congolais qui n’abandonneront la lutte que le jour où il n’y aura plus de colonisateurs et leurs mercenaires dans notre pays. A mes enfants que je laisse, et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque Congolais, d’accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, sans justice il n’y a pas de dignité, et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres.
Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté.
Vive le Congo ! Vive l’Afrique !
Patrice Lumumba
Wednesday, April 13, 2011
DES DOCUMENTS PUBLIÉS CE JOUR DÉMONTRENT QUE DEPUIS 2005, LES SERVICES DE DÉFENSE FRANCAIS PRÉPARAIENT LA DESTABILISATION DE GBAGBO
Chers lecteurs, ce jour, Matthew Russell Lee du service "Inner City Press" basé á New-York, publie un reportage dont le titre est:
"French government memos obtained by Inner City Press reflect, as far back as 2005, France and the UN wanted to “put in place a plan of action to destablize Laurent Gbagbo.”
Nous vous en donnons la lecture sans aucun commentaire car commenter ce genre de documents est totalement superflu car tout y est déjà dit.
Bonne lecture
"French government memos obtained by Inner City Press reflect, as far back as 2005, France and the UN wanted to “put in place a plan of action to destablize Laurent Gbagbo.”
Nous vous en donnons la lecture sans aucun commentaire car commenter ce genre de documents est totalement superflu car tout y est déjà dit.
Bonne lecture
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