Monday, October 31, 2011

THE NORTH AMERICAN AND EUROPEAN CHAPTERS OF THE PARTY UPG SEND A LETTER THEIR EXECUTIVE COMMITTEE IN LIBREVILLE. LES SECTIONS NORD AMERICAINES ET EUROPEENNES DE L'UPG ENVOIENT UNE LETTRE AU COMITE EXECUTIF A LIBREVILLE





English version

The letter sent is in French only.


Version française


Le 30 Octobre 2011
Le Coordinateur Fédéral Amérique du Nord
Le Coordinateur fédéral Europe

A l’attention du Conseil du Secrétariat Exécutif
de l’Union du Peuple Gabonais - Libreville Gabon

Objet : Lettre ouverte au Comite Exécutif de l'Union du Peuple Gabonais Apres le décès du Président Pierre Mamboundou Mamboundou

Mmes et Messieurs, membres du Comite exécutif,

Les fédérations UPG Amérique du Nord et Europe voudraient vous féliciter d'avoir êtes a la hauteur de la gestion des obsèques de la mort du Président PMM. Le parti sort victorieux de cette douloureuse épreuve.

Ce deuil qui nous laisse orphelin d’un président que nous aimions tous ne doit pas occulter la nécessaire obligation de poursuite de la lutte pour la démocratie et la liberté de notre nation. Etant donné le contexte social et politique de notre pays, nous ne devons pas non plus oublier que le PDG et ses alliés s’inscrivent désormais dans une logique jubilatoire en se félicitant de n’avoir plus en face un adversaire irréductible comme PMM. D’où l’instauration d’un climat délétère qui est, non seulement, une insulte au peuple gabonais, mais confirme l'incapacité du pouvoir de mettre en place les conditions de transparence électorale.
Il nous a paru opportun, nous UPG Amérique et UPG Europe, après un temps de réflexion et de discussion, de retenir un certain nombre de point sur l’avenir du parti et la nécessaire poursuite de notre lutte. Nous vous demandons de considérer les éléments ci- dessous:
1- Pas de transparence Pas de biométrie, pas d'élections.
La ligne directrice sur laquelle travaillait PMM à la veille de sa mort était fondée sur ce triptique. Il a ensuite prôné un boycott actif des élections législatives au cours de sa dernière journée de travail avec le Conseil exécutif.
Ce serait faire injure à la mémoire de notre illustre président en adoptant une autre ligne directrice. On s’inscrirait dans une logique de trahison de la pensée de Pierre Mamboundou.
Le pouvoir devrait surseoir et reporter l’organisation des élections a une date jusqu'a ce que ces conditions soient remplies.

2- Gestion de la transition au sein du parti
Après a la mort du président de notre parti et dans l’intérêt du parti et des militants il est essentiel d’organiser la transition avec sagesse et unité. Le conseil exécutif doit se constituer en directoire, sous Monsieur Ibinga, pour gérer la transition jusqu'a la tenue du congrès du parti. Ce congrès élira démocratiquement.

3- Organisation du parti et ouverture aux adhésion de nouveau membres
L’UPG a un capital de sympathisants énorme. Ceux-ci veulent devenir des militants à part entière. Nous invitons le comite exécutif, et tous les organes du parti, à travailler pour favoriser et simplifier l’adhésion des nouveaux membres, en s’ouvrant davantage à toutes les ethnies et à toutes provinces confondues.
Le message de l'UPG Parti de l’union de toutes les ethnies du Gabon doit être communique et compris clairement. Tous les gabonais sans aucune distinction ou discrimination doivent être les bienvenu au parti.

4- Collecte des fonds pour le congrès
L'UPG Amérique et UPG Europe s'engagent à soutenir le travail du comite exécutif et prend l'engagement de susciter les donateurs pour constituer des fonds pour le congrès qui pourrait se passer dans 6 mois ou un an.

5- Péril de la division
L'UPG dans son ensemble ne doit pas se laisser diviser, distraire ou tuer par le PDG, le pouvoir et ceux qui veulent voir notre parti disparaitre. En 22 ans de vie, notre parti a connu des problèmes divers. Nous avons toujours su les résoudre avec sagesse et habileté. Nous nous sommes toujours retrouvés dans nos convictions communes à la base desquelles nous avons bâti notre engagement pour la libération du peuple gabonais. La division nous fera plus de mal que le PDG.

6- Ligne directrice du Président
La ligne directrice défendue par le Président c’est celle qui consiste à instaurer un boycott actif des élections organisées sans la transparence et sans la biométrie. L'UPG Amérique et Europe encouragent l'attitude qui consiste à ne pas traiter avec le pouvoir pour des questions d’entrée au gouvernement. Ils encouragent toutes les mesures et actions qui vont dans le sens de l’instauration de la transparence, et de la biométrie pour des élections fiables au Gabon. De même, le partenariat avec les vrais partis de l'opposition et les membres de la société civile doit être poursuivi et renforcé.
Tout acte de nature à compromettre la ligne directrice de notre parti sera perçu comme une trahison de la mémoire du président Mamboundou et du peuple gabonais. Toute compromission avec le pouvoir, autre que celles relevant de la mise en place des conditions de transparence, est à exclure.
Le peuple gabonais qui attend beaucoup de notre parti ne tolérera pas notre participation à la pérennisation d’un système criminel intégré dont le PDG et les chantres du Bongoime constituent la réalité d’une abjecte abomination. Le devoir de l’UPG est d’être le fer de lance du peuple qui terrassera la bête immonde et non son allié.
Voila les réflexions que, nous les militants UPG Europe et Amérique, ont bien voulu apporté à votre haute attention.

En vous remerciant pour votre confiance, veuillez agréer, chers membres du Conseil du Secrétariat Exécutif de l’Union du Peuple Gabonais, l’expression de notre profond respect et de notre dévouement.
Fait à Bruxelles (Belgique Europe) et à Raleigh (Caroline du Nord, USA), le 30 octobre 2011

Pour Union du Peuple Gabonais (Amérique du Nord)
M. André Bouassa


Pour Union du Peuple Gabonais (Europe)
M. Jean Ndouanis



Ampliations
- Cabinet du Président 1
- Secrétariat Exécutif 1
- Secrétariat Politique 1
- Secrétariat Général 1
- Fédérations 6
- Intéressé 1
- Archives 1

Sunday, October 30, 2011

CONGRATULATIONS TO FIDÈLE WAURA FOR SPEAKING TRUTH TO POWER. FÉLICITATIONS Á FIDÈLE WAURA POUR AVOIR DIT LA VÉRITÉ AU POUVOIR

Fidèle Waura with Georges Mpaga.
Fidèle Waura en compagnie de Georges Mpaga
(photo Moubamba)





English Version

As Jean Eyeghe-Ndong showed during his eulogy to Omar Bongo in 2009, in front of all present presidents from Africa and France, Fidèle Waura, a member of the UPG party has declared his freedom by speaking the truth during his eulogy to Pierre Mamboundou at the St Marie Cathedral of Libreville. During this eulogy, Fidèle Waura said the following:

“No party in the world can claim legitimacy without free, fair and reliable elections. At stake is the credibility of the country. The introduction of biometry remains one of the projects that Pierre leaves to the Gabonese people. Our responsibility is to honor his memory by completing this last fight”.

In pronouncing these strong and profound words, Fidèle Waura, the secretary general of the UPG party, is taking the responsibility to say to those in power in Gabon, some of them were in attendance in the cathedral, that telling the truth and doing the right thing are critical to the strengthening of the fabric of Gabonese political system in particular and society in general. M Waura is trying to tell those in power that everyone suffers when a falsehood and fraud become a way of life. Unfortunately, lying and presenting false evidence as fact, has become a way of life in the Gabonese political system in general. To the point where the entire culture is now affected. Today, many people believe it is "normal" to tell lies. It is tragic to realize just how easily the Gabonese public is asked by the rime to accept bending of the truth. Since the people in power in the Gabonese society have modeled falsehoods at every turn, it has become the expected behavior and second language of everything in Gabon. Fidèle Waura told the regime that there could not be any disagreement about the fact that their legitimacy must come from free and fair elections and that the credibility of a regime and a country can only be established when people feel that those leading them are legitimate. There is therefore something fundamentally wrong with the Bongo regime when it keeps on rigging elections and asking the Gabonese people to accept this situation. The fabric of the Gabonese society would never be very strong as long as fraud and lies are used routinely. In fact, many would argue that the Gabonese society is coming apart at the seams because of it. Corruption and decay seem to be everywhere in Gabon. Corruption and decay affect everything in Gabon, politicians, bureaucrats, business leaders, professors and so on. The truth is that because of the long rule of the Bongos, the Gabonese society has become a reflection of those who are leading it. Thousands of ordinary Gabonese citizens have become deeply corrupt as well. Now is the time to stop this trend before it is too late. Fidele Waura is asking the regime to take measures that would provide more confidence to the Gabonese electoral system. Not doing so would only make the matter worse and take the country down a treacherous path.

For having told the regime to implement the condition for free and fair election, during the memorial mass for the death of Pierre Mamboundou, this blog recognizes this act by Fidèle Waura as that of a free Gabonese citizen and would like to congratulate and thank him for his courage.


Version française

Comme Jean Eyeghe-Ndong l’avait fait durant son oraison funèbre à Omar Bongo en 2009, devant tous les présidents présents d'Afrique et de France, Fidèle Waura, un membre du parti UPG a déclaré sa liberté en disant la vérité lors de son oraison à Pierre Mamboundou à la Cathédrale St Marie de Libreville. Durant cette oraison, Fidèle Waura a dit ce qui suit:

"Aucun parti au monde ne peut se prévaloir d’une légitimité sans élections fiables. Il y va de la crédibilité du pays. La mise en place de la biométrie demeure l’un des chantiers que Pierre laisse au peuple gabonais. Il nous appartient de saluer sa mémoire en finalisant ce dernier combat."

En prononçant ces mots forts et profonds, Fidèle Waura, le secrétaire général du parti UPG, s’inscrit dans la lignée de ceux qui prennent la responsabilité de dire à ceux au pouvoir au Gabon, certains d'entre eux qui étaient présents dans la cathédrale, que dire la vérité et faire les choses avec droiture sont essentiels au renforcement du système politique gabonais en particulier et du tissu social gabonais en général. M Waura essaie de dire à ceux au pouvoir que tout le monde souffre quand le mensonge et la fraude deviennent un mode de gérance politique. Malheureusement, ce mensonge et la présentation de fausses évidences comme étant réelles, sont devenus ubiquitaires dans le système politique gabonais en général. A tel point que toute la société est désormais touchée. Aujourd'hui, beaucoup de gens pensent qu'il est «normal» de raconter des mensonges. Il est tragique de constater avec quelle légèreté on demande au public gabonais d’accepter l’élasticité de la vérité. Puisque les gens au pouvoir au Gabon ont systématisé le mensonge à chaque détour, c’est devenu le comportement attendu et la seconde nature de tout. Fidèle Waura dit aux membres du régime qu’il ne pourrait y avoir aucun désaccord sur le fait que leur légitimité devrait venir des élections libres et équitables et que la crédibilité d'un régime et d’un pays ne peut être établie que lorsque la population sait que ceux qui la dirigent sont légitimes. Il y a donc quelque chose de fondamentalement infect dans le régime Bongo quand il tient à continuer de truquer les élections tout en demandant au peuple gabonais de toujours accepter cette situation. Le tissu social gabonais ne sera jamais très solide aussi longtemps que la fraude et le mensonge seront utilisés de façon routinière. En fait, beaucoup diront que la société gabonaise est en lambeaux à cause de cela. La corruption et la décadence semblent omnipresentes au Gabon. La corruption et la décadence affectent tout au Gabon, politiciens, bureaucrates, chefs d'entreprises, professeurs, etc. La vérité est qu'en raison de la longévité au pouvoir des Bongos, la société gabonaise est devenue le reflet de ceux qui la dirigent. Des milliers de gabonais ordinaires sont devenus profondément corrompus aussi. Il est maintenant temps d'arrêter cette tendance avant qu'il ne soit trop tard. Fidèle Waura demande au régime de prendre des mesures qui donneraient plus de confiance au système électoral gabonais. Ne pas le faire ne ferait qu’empirer encore les choses et continuer de mettre le pays sur une voie dangereuse.

Pour avoir demandé au régime de mettre en œuvre les conditions pour des élections libres et transparentes, lors de la messe de requiem de Pierre Mamboundou, ce blog salut cet acte de Fidèle Waura qui est celui d'un citoyen gabonais libre et tient à le féliciter et le remercier pour son courage.

Saturday, October 29, 2011

THE OPPOSITION SHOULD NOT ACCEPT MAGANGA-MOUSSAVOU'S PROPOSAL, WHICH IS A FOOLS BARGAIN. L'OPPOSITION NE DEVRAIT PAS ACCEPTER LA PROPOSITION DE MAGANGA-MOUSSAVOU QUI EST UN MARCHÉ DE DUPES




English version

The time has come for the Gabonese people to be firm in their convictions, fearless in their determination and speak their mind and hold politicians accountable. As it has become apparent that Pierre Claver Maganga-Moussavou, an opposition figure, is now asking for the entire opposition to participate in the upcoming legislative election by presenting a single candidate per seat, the rest of the opposition should laugh in his face, because this is a joke that should be rejected for the following reasons:

a) Before participating in any electoral process, one has to first believe in the legitimacy of those organizing this election. If the opposition believes, as does this blog, that the people ruling Gabon at the moment are entirely illegitimate, as they came to power as a result of rigging and massive abuse of power by their party, the PDG, the security services and the institutions such as the constitutional court, the senate and the electoral commission. From this stand point, why going to another election when there is no guarantee for transparency and fairness? This is absolutely inacceptable.

b) Anybody with half a brain in Gabon and even beyond, who have had to be privileged to witness the elections that have taken place before in Gabon, knows that there is only one constant for these election, that is massive fraud. Therefore if up to this point the Bongos have maintained themselves by the principal of electoral fraud, what makes Maganga-Moussavou think that this time things would be different? All Gabonese people know that no matter what the American, the British, the Europeans or the EU diplomats say, in the lifetime of the country, there is no election that has been won fairly by any Bongo and the next one won't be any different.

c) All observers know that the 2009 presidential elections were nothing but a sham. The assessment by the electoral commission and the constitutional court was a disgrace. When one bothers to look at what was behind their approval of the election, one will find out that, in fact, the people leading these institutions such as Mborantsuo, were merely echoing the personal interest of their children and of their family. These people are still in function in Gabon and ready to repeat the same silly exercise. Why does Maganga-Moussavou want people to go to an election that is going to be another occasion to cheat and defraud the Gabonese population?

d) Experience has shown that to have free and credible elections, a good registration system must be put in place. However all Gabonese are aware of the fact that the CENAP registration system is a disgrace with 800 thousand voters out of a population of 1.3 million, which is a statistical impossibility in a population within which about half is less that 18 years of age. Therefore who are these 800 thousand voters? If there is no credible voter's register, then there can never be a free and fair election. Having acknowledged this fact, how can Maganga-Moussavou ask that the opposition to go to another election when these conditions that are favoring the people in power are still in place? Who are Mborantsuo of the constitutional court and Ella of the CENAP to declare that the election of 2009 was free and fair, when the totality of the population knows the situation?

e) To have free and fair election in Gabon, a credible voter's register is needed, along with a credible electoral commission and a constitutional court that believes in the rule of law. Not a president of the court who is a member of the Bongo family. So, for the 2011 legislative elections, this blog notes that there is no prevailing background that allows for free and fair election.

Pierre Claver Maganga-Moussavou knows that the exercise of having a credible election must be conducted according to certain rules. Democracy must be respected. Gabon is now 51 years old and must grow up. If Maganga-Moussavou wants to participate in the parody organized by Ali Bongo and his friends, he can join them and enjoy the rewards. But the rest of the opposition and the movement "Ça Suffit Comme Ça" should stay firm and unflinching: if the conditions for transparency are not guaranteed, there should be no election. Maganga-Moussavou knows that the new attitude must be for all Gabonese to do whatever they can to make sure that the country is a fair playing field for all, not only for a single family but for all Gabonese. Then, why he is asking the people to make the same mistake as before by going to another election that everybody already knows to be rigged in advance. The Gabonese population is sick and tired of people who have no sense of honor, people who came into politics because they want to make money. People who don’t care about the next generation, their neighbor or even the next house; they are only after themselves; people who are not ashamed to lie and people who believe that when one gets into politics, the first thing to do is to take care of yourself and your relations and through nepotism, take care of your own children by stealing government money. All of this must end.




Version française


Le temps est venu pour le peuple gabonais d’être ferme dans ses convictions, d’être sans peur dans sa détermination, de dire ce qu'il pense et de tenir les politiciens responsables de leurs actes. Comme il est devenu évident que Pierre Claver Maganga-Moussavou, une figure de l'opposition, demande maintenant à cette opposition de participer à la prochaine élection législative en présentant un seul candidat par siège, le reste de l'opposition devrait lui rire au visage, parce que c'est une blague qui devrait être rejetée pour les raisons suivantes:

a) Avant de participer à tout processus électoral, il faut d'abord croire en la légitimité de ceux qui organisent cette élection. Si l'opposition croit, tout comme ce blog, que les gens qui dirigent le Gabon à l'heure actuelle sont totalement illégitimes, comme ils sont venus au pouvoir à la suite de fraudes et massifs abus de pouvoir de la part de leur parti, le PDG, des services de sécurité et des institutions telles que la Cour constitutionnelle, les parlements et la commission électorale. De ce point de vu, pourquoi aller à une autre élection où il n'y a aucune garantie de transparence et d'équité? Ceci est absolument inacceptable.

b) Toute personne dotée de la moitié d'un cerveau au Gabon et même au-delà, ayant eu le privilège d’être le témoin d’élections ayant eu lieu au Gabon, sait qu'il n'y a qu'une seule constante dans ces élections, c’est la fraude massive. Par conséquent, si jusqu'à présent les Bongo se sont maintenus au pouvoir par le principe de la fraude électorale, qu’est ce qui fait penser à Maganga-Moussavou que cette fois les choses seraient différentes? Tous les Gabonais savent que peu importe ce que les américains, les britanniques, les européens ou les diplomates de l'UE disent, dans toute l’existence du pays, il n'y a pas d'élection qui aient été gagné légitimement par un Bongo et la prochaine ne sera pas différente.

c) Tous les observateurs savent que l'élection présidentielle de 2009 ne fut rien d'autre qu'une imposture. L'évaluation par la commission électorale et la Cour constitutionnelle fut une honte. Quand on prend la peine de regarder ce qui motivait leur approbation de l'élection, on découvre qu’en fait, les personnes qui dirigent ces institutions telles que Mborantsuo, font simplement écho à l'intérêt personnel, celui de leurs enfants et de leur famille. Ces personnes sont encore en fonction au Gabon et prêtes à répéter le même exercice. Pourquoi Maganga-Moussavou veux que les gens aillent à une élection qui va être une autre occasion de tricher et frauder au nez et à la barbe de la population gabonaise?

d) L'expérience a montré que pour avoir des élections libres et crédibles, un bon système d'enregistrement sur les listes électorales doit être mis en place. Cependant tous les Gabonais sont conscients du fait que le système d'enregistrement de la CENAP est une honte ; avec 800 mille électeurs sur une population de 1,3 millions, ce qui est une impossibilité statistique dans une population dans laquelle environ la moitié est âgée de moins de 18 ans. Donc qui sont ces 800 mille électeurs? S'il n'y a pas de listes électorales crédibles, il ne peut jamais y avoir d’élections libres et équitables. Ayant reconnu ce fait, comment peut, Maganga-Moussavou, demandez que l'opposition aille à une autre élection, lorsque ces conditions qui sont favorables aux gens au pouvoir, sont toujours en place? Pour qui se prennent Mborantsuo de la Cour constitutionnelle et Ella de la CENAP pour déclarer que l'élection de 2009 a été crédible, lorsque la totalité de la population connaît la vérité?

e) Pour avoir des élections libres et équitables au Gabon, une liste epectorale crédible est nécessaire, avec une commission électorale crédible et une cour constitutionnelle qui croit en la primauté du droit. Pas un président de la cour qui est membre de la famille Bongo. Donc, pour les élections législatives dites de 2011, ce blog relève qu'il n'y a aucune raison de croire qu’elles seront libres et justes.

Pierre Claver Maganga-Moussavou sait que l’obtention d’une élection crédible nécessite que le scrutin soit mené conformément à certaines règles. La démocratie doit être respectée. Le Gabon est aujourd'hui âgé de 51 ans et doit s’épanouir. Si Maganga-Moussavou veut participer à la parodie organisée par Ali Bongo et ses amis, il peut les rejoindre et profiter des récompenses. Mais le reste de l'opposition et le mouvement "Ça suffit Comme Ça" devrait rester ferme et inébranlable: si les conditions de transparence ne sont pas garanties, il ne devrait y avoir aucune élection. Maganga-Moussavou sait que la nouvelle attitude doit être, pour tous les Gabonais, de faire tout ce qu'ils peuvent pour s'assurer que le pays soit un champ équitable pour tous, pas seulement pour une seule famille, mais pour tous les Gabonais. Alors, pourquoi il demande au peuple de faire la même erreur que précédemment en allant à une autre élection dont tout le monde sait déjà qu’elle est truquée d'avance. La population gabonaise est malade et fatiguée de gens qui n'ont aucun sens de l'honneur, de gens qui sont venus en politique parce qu'ils voulaient se faire de l'argent. De gens qui ne se soucient pas de la prochaine génération, de leurs compatriotes, ou même des habitants de la maison voisine, ils n’en ont que pour eux-mêmes. De gens qui n'ont pas honte de mentir et de gens qui croient que quand on est en politique, la première chose à faire est de caser les siens à travers le népotisme, engraisser ses propres enfants en volant l'argent public. Tout cela doit cesser.

Friday, October 28, 2011

CONGRATULATIONS TO THE UPG PARTY FOR SHOWING THE GABONESE PEOPLE HOW TO SAY NO. FÉLICITATIONS AU PARTI UPG POUR AVOIR DÉMONTRÉ AUX GABONAIS COMMENT SAVOIR DIRE NON





English Version

Those who have convinced themselves that Gabon belongs to them have not yet understood that freedom is incompatible with what is practically a one-party state. In order to give to their deceased leader Pierre Mamboundou, the proper popular funeral he certainly deserved. His party decided to have his body follow an itinerary that included a stop at the roundabout of Rio, a plaza where Pierre Mamboundou organized many political rallies. When the Bongo regime found out that the funeral procession was going to stop at Rio, the police was ordered to forbid the procession from assembly there. Needless to say that Pierre Mamboundou supporters became irate and decided to cancel the scheduled exposure of the body on the ground of the national assembly, where many dignitaries were waiting for it to arrive; and despite the refusal of the police to let them use the roundabout of Rio, the procession forced through the police barricade and was able to provide the memorial they wanted for their deceased compatriot.

The refusal by the UPG party to bend over backward to what the regime wanted, is an indication that slowly but surely, the Gabonese people are beginning to openly express their frustrations with all the abuse of power this regime is perpetrating. Why did the regime try to prevent decent, peaceful Gabonese citizens from having a funeral procession at a popular roundabout? Absolutely no reason except for the fact that only a Bongo must be honored publically with the affection of the population. It seems to this blog that Ali Bongo did not want a demonstration of someone else’s popularity that would eclipse his own. The regime did not want Mamboundou, even dead, to get too much of the spotlights. But the members of the UPG Party reacted like FREE PEOPLE in deciding that if the regime did not want the body of Pierre Mamboundou to be among his supporters at Rio, then his supporters did not wish for the body of Pierre Mamboundou to be exposed in the national assembly. This is how strong people must react; someone pushes you, you must push back! All Gabonese people will find the attitude of the regime appalling, in that it tries to tell people how to live when they are alive, what to think, who they should support politically, and even when people die, the regime tries to tell their parents and supporters how the funeral should be conducted. This is unacceptable. How dare a regime that has miserably failed at delivering to the population economic growth, jobs and modernity, would now prevent people from honoring properly their dead. Members of this illegitimate regime have become so out of touch with reality that they are now routinely placing their desires above those of society in general. The regime has always counted on the fact that the Gabonese population would be afraid of its repression that the people would always be afraid to lose their career or even their freedom. However, those Gabonese who are mentally normal are finding it increasingly unbearable to tolerate this rubbish regime.

This blog can safely declare that Gabon is every day becoming more and more like a volcano waiting to explode. It is difficult for the population to continue to accept without any reaction, the scale of corruption, the waste of capital, the sheer inefficiency, the ubiquity of the ruling family and their party and the obeisance of an entire administration to a corrupt hierarchy. The mass of Gabonese people are proud and will not continue to accept to be stepped on by the regime. There is a widespread and growing recognition within Gabon that the authoritarian model has to change, a fact that every action of the regime dramatises. The regime apologists are always and endlessly saying that Gabon is different, there is tolerance, the rule of law, freedom of expression, pluralism etc. But the actions of the regime as exemplified by its interdiction to allow the casket of Pierre Mamboundou to be exposed at Rio, are bitter reminder or the true nature of this regime. The Gabonese people are sick and tired of that.



Version française

Ceux qui sont convaincus que le Gabon leur appartient n'ont pas encore compris que la liberté est incompatible avec ce qui est pratiquement un état de parti unique. Afin de donner à leur défunt chef de file, Pierre Mamboundou, les funérailles appropriées populaires qu'il méritait. Son parti a décidé de faire suivre à son corps un itinéraire qui comprenait un arrêt au rond-point de Rio, une place où Pierre Mamboundou a organisé de nombreux rassemblements politiques. Lorsque le régime Bongo a découvert que le cortège funèbre allait s'arrêter à Rio, la police a ordonné de l'interdire la procession. Inutile de dire que les supporters de Pierre Mamboundou se sont mis en colère et ont décidé d'annuler l'exposition programmée du corps a l'assemblée nationale, où de nombreux dignitaires étaient en attente de son arrivée, et malgré le refus de la police de les laisser utiliser le rond-point de Rio, le cortège forcé le barrage de police et a été en mesure de fournir le mémorial qu'il voulait à leur compatriote décédé.

Le refus par le parti UPG de courber l’echine face à ce que le régime voulait, est une indication que, lentement mais sûrement, le peuple gabonais commence à exprimer ouvertement sa frustration devant tous les abus de pouvoir perpétrés par ce régime. Pourquoi le régime a tenté d'empêcher des décents, paisibles citoyens gabonais d'avoir un cortège funèbre marquant un arrêt à un rond point populaire? Absolument aucune raison, sauf le fait que seul un Bongo doive être honoré publiquement avec l'affection de la population. Il semble à ce blog qu’Ali Bongo ne voulait pas une démonstration de la popularité de quelqu'un d'autre qui éclipserait la sienne. Le régime n'a pas voulu que Mamboundou, même mort, soit sous trop de projecteurs. Mais les membres du Parti UPG ont réagi comme des gens libres en décidant que si le régime ne voulait pas que le corps de Pierre Mamboundou soit parmi ses partisans à Rio ; ses partisans non plus ne voulaient pas que le corps de Pierre Mamboundou soit exposé à l'Assemblée nationale. C'est de cette façon forte que les gens doivent réagir; quelqu'un vous pousse, vous devez le repousser! Tous les Gabonais trouveront l'attitude du régime épouvantable, en ce qu'il essai de dire aux gens comment vivre quand ils sont vivants, ce qu'il faut penser, qui ils doivent soutenir politiquement, et même quand les gens meurent, le régime essai de dire à leurs parents et leurs supporters comment les funérailles doivent être menées. Cette situation est inacceptable. Comment un régime qui a lamentablement échoué à livrer à la population une croissance économique, de l'emploi et la modernité, oserait désormais vouloir empêcher les gens de bien honorer leurs morts. Les membres de ce régime illégitime sont devenus tellement en déphasage avec la réalité qu'ils en sont maintenant systématiquement à placer leurs désirs avant ceux de la société en général. Le régime a toujours compté sur le fait que la population gabonaise aurait peur de la répression que les gens auraient toujours peur de perdre leur carrière ou même leur liberté. Toutefois, les Gabonais qui sont mentalement normaux trouvent qu'il est de plus en plus insupportable de tolérer ce régime ordurier.

Ce blog peut sans risque de se tromper, déclarer que le Gabon est chaque jour de plus en plus comme un volcan prêt à exploser. Il est difficile pour la population de continuer à accepter sans aucune réaction, l'ampleur de la corruption, le gaspillage de capital, l'inefficacité, l'omniprésence de la famille régnante et de leur parti et l'obéissance d'une administration entière à une hiérarchie corrompue. La masse du peuple gabonais est fière et ne va pas continuer à accepter d'être piétinée par le régime. Il y a un sentiment généralisé et croissant au Gabon, c’est que le modèle autoritaire doit changer, un fait que chaque action du régime met en évidence. Les apologistes du régime disent sans cesse que le Gabon est différent, qu’il y a la tolérance, la primauté du droit, la liberté d'expression, le pluralisme etc. Mais les actions du régime comme en témoigne son interdiction du cortège funéraire de Pierre Mamboundou d'être exposé à Rio, sont la démonstration amer de la vraie nature de ce régime. Le peuple gabonais est fatigué de tout cela.

Thursday, October 27, 2011

THIS BLOG ANSWERS ALI BONGO INTERVIEW PUBLISHED IN THE GABONESE NEWSPAPER “l’UNION” (THE END). CE BLOG REPOND A L’INTERVIEW D’ALI BONGO PARUE DANS LE QUOTIDIEN GOUVERNEMENTAL L’UNION (FIN)






English version

- L’Union: The mandate of Gabon to the Security Council of the UN, where it serves as a non-permanent member expires this year. Mr. President, after playing an important role on the international diplomatic scene, do you share the idea that our country could lose its current place among nations at the end of its term?

- Ali Bongo: A country is consulted through its influence internationally. And Gabon did not wait to be at the security council to be known, heard, viewed and attract investors from around the world.

They come to our country because there are significant economic opportunities. Moreover, for two years, renewed attention of investors in connection with the policy we pursue, is obvious. Gabon has not needed to serve on the Security Council to make decisions.

- The comments of "Annoying Gabon": Being a non-permanent member of the Security Council of the UN is nothing special and does not reflect a grand influence of a given state. Recently, Guatemala, Morocco, Pakistan and Togo were elected by the General Assembly of the United Nations to serve for two years as non-permanent members of the Security Council in 2012 and 2013. Faure Gnassingbé also may be telling people that to join the Security Council is an indication that Togo is a favorite destination of the world diplomacy, which, you will understand is total bullshit. The reality is that the UN operates according to principles of rotations and almost all countries, at one time or another, will be non-permanent members of the Security Council. There's really no room for gloating. As for African countries, it should be noted that Uganda was a member of the Security Council in 2009-2010, Burkina Faso in 2008-2009, the Congo-Brazzaville and Ghana in 2006-2007, Tanzania in 2005-2006, 2004-2005 for Algeria, Angola in 2003-2004, Cameroon and Guinea-Conakry in 2002-2003, 2000-2001 for Mali, Namibia in 1999-2000, the Gambia in 1998-1899, Kenya in 1997-1998, Guinea-Bissau and Egypt in 1996-1997, Botswana in 1995-1996, Rwanda in 1994-1995 and so on and so forth. Virtually every country in the world becomes at one time or another elected to the Security Council as a nonpermanent member. Therefore, there is no special merit to find a country there, except that the process of musical chairs is going on at the UN. It is good to remind the regime that Libya was in a position of prestige in a UN commission, but that did not stop the West from pummeling it into a slurry. Being non-permanent member of the UN Security council obey geographical considerations and the turn between countries. It is unfortunate that Ali Bongo sees this as a political recognition. How sad for Gabon and the Gabonese people, who some believed to still be completely ignorant of how the institutions of the world function!



- L’Union: Your speech about a Palestinian state in the gallery of the 66th session of the UN General Assembly was clear. Given a number of pressures on member countries of the Security Council like ours for the vote for or against a Palestinian state, an observer member of the UN, is the position of Gabon now clear?

- Ali Bongo: To be consistent with ourselves, the State of Palestine has been recognized by Gabon since 1989. We had an ambassador resident who was also for a long time the dean of the diplomatic corps in our country. We follow a policy implemented by my predecessor, and accepted by all Gabonese, I do not see why it would change. Despite pressures.


- The comments of "Annoying Gabon": As has always been the case, Gabon will do what France orders them to do. Everyone knows it and the rest is a waste of time.



- L’Union: In a few months, Gabon will host the African Cup of Nations (January 2012). Mr. President, will our country be ready for the big day with delivery of related infrastructure?

- Ali Bongo: Our projects are progressing smoothly. The main stadiums which will host the competition will be ready. It's true that we had some problems with the CAF about the training fields that were synthetic. Since this is prohibited by the high instance of African football, thank God, the situation was solved. Other projects, we have instead been led to consider the issues of accommodation, transportation, traffic, safety, etc.

Nevertheless, throughout the course of the competition, our countrymen should be tolerant of the few hazards that they may have to live through.

Already on the 10 of November, for the inauguration of the stadium of Angondje, Gabon will face a very prestigious team (Brazil). It will be a great show that would allow us to test our new facilities.


The comment of "Annoying Gabon": Gabon is not ready for the CAN and will not be. The rules say that artificial turf is prohibited, so why use this material at all for training stadiums? The CAN will be held by forcing things but the reality is that neither the hotels nor the stadiums, including that of Angondje, will be ready as stipulated in the regulations. While many in Gabon, including this blog, expressed their concerns regarding the constructions, the regime claimed to be able to fulfill all its commitments. Now where do we stand? For the construction of stadiums, the regime had to abandon along the way, the Omnisport stadium in Libreville. About the Chinese stadium, only God knows the true reliability of the work to be delivered. But sooner or later, the truth will manifest itself and people will know if the work was well done to standards, or simply done sloppily to meet an impossible deadline. About all hotels for which huge sums of public funds were made available, where are the buildings?



- L’Union: Many are concerned about the performance of the Gabonese "Panthers", particularly about the style of play and commitment. Mr. President, as the first supporter are you satisfied with the preparation of the national football team?

- Ali Bongo: We are all supporters of the Panthers, the 12th man. What matters is that the team is ready on the d-day. This is a competition with human beings. That is to say that it is an open competition where Gabon retains its chances. In such events, determination is important. Our team should feel supported to the end.

I appeal to the people to fill stadiums. They should not spare their support for the Panthers, who must at all times feel it. I want for her to be ambitious, willful and determined. Whichever team they play against, our stadiums must be full. Because there are going to be fine matches, we must encourage the beautiful game

- The comment of "Annoying Gabon": As others have done elsewhere, Ali Bongo wants to use football as a remedy at the bedside of his contestable and contested regime. Sport in general and football in particular given its position as king of sports, have always been used to make the people forget their misery in countries with authoritarian regimes. While the average Gabonese person suffers from not being able to make ends meet, while the average Gabonese notes that his freedom is circumscribed by Ali Bongo, his family and friends who are lining their pockets, he is being asked to focus on his role as a football fan. The regime wants the CAN 2012 to be an opportunity to make the Gabonese people graciously accept their mission as a people that should be limited and move into a space made only of submission and servitude. Gabonese people are being asked to be servile to the point of helping a regime which confiscates everything and organizes a tournament that will bring nothing very conclusive to the people. How can the regime ask the people of Gabon to party, when they are in prison within their own country? The regime hopes that the average Gabonese person has way more consideration for a football competition than for his own right to freely choose his rulers. This why this blog is putting a clear barrier between it and the CAN 2012. This blog does not feel at all concerned by this sports competition because the problems of Gabon are more important than football matches. This blog knows that when the party will be over and the last whistle of CAN 2012 would have been blown, the bad and difficult lives of the gabonese people would resume stronger than ever everywhere in Gabon; this game, this blog refuses to play it. The regime wants the people of Gabon to be red hot for the CAN 2012, to forget the disastrous management of the resources of the country and the usurpation of power and violation of human rights. It is usual to refer people to football events so they do not look seriously at misdeeds and incompetence of a regime that is a mafia. A ball of leather stamped Adidas or Nike, air-filled which is kicked by 22 pairs of legs, is not a good road map for a country where everything is lacking, mainly freedom. The Gabonese people deserve better. Football is above all entertainment, pleasure, an entertainment business. Nothing more, nothing less.



Version française


- L'Union : Le mandat du Gabon au Conseil de sécurité de l'Onu, où il siège en qualité de membre non permanent prend fin cette année. Monsieur le président, après avoir joué un rôle important sur la scène diplomatique internationale, partagez-vous l'idée selon laquelle notre pays pourrait perdre sa place actuelle dans le concert des Nations au terme de son mandat ?

- Ali Bongo Ondimba : Un pays est consulté grâce à son rayonnement à l'échelle internationale. Et le Gabon n'a pas attendu d'être au conseil de sécurité pour être connu, entendu, consulté et attirer les investisseurs du monde entier.

Ces derniers viennent dans notre pays parce qu'il y existe des opportunités économiques importantes. D'ailleurs, depuis deux ans, un regain d'attention des investisseurs, en rapport avec la politique que nous menons, est manifeste. Le Gabon n'a donc pas eu besoin de siéger au Conseil de sécurité pour prendre des décisions.

- Le commentaire de "Gabon Enervant": Etre membre non permanent du conseil de sécurité de l'ONU n'a rien d'extraordinaire et ne reflète en rien une influence grandissime d'un état donné. Récemment, le Guatemala, le Maroc, le Pakistan et le Togo ont été élus par l'Assemblée générale des Nations Unies pour servir pendant deux ans comme membres non permanents du Conseil de sécurité en 2012 et 2013. Faure Gnassingbé aussi peut se mettre à raconter que joindre ce conseil de sécurité indique que le Togo est une destination privilégiée de la diplomatie mondiale, ce qui, vous l'aurez compris est une énorme connerie. La réalité est que l'ONU opère suivant des principes rotatoires et tous les pays ou presque, à un moment ou à un autre, seront membres non permanent du conseil de sécurité. Il n'y a vraiment pas de quoi pavoiser. En ce qui concerne les pays Africains, il faut signaler que l'Ouganda était membre du conseil de sécurité en 2009-2010, le Burkina-Faso en 2008-2009, le Congo-Brazzaville et le Ghana en 2006-2007, la Tanzanie en 2005-2006, l'Algérie en 2004-2005, l'Angola en 2003-2004, le Cameroun et la Guinée-Conakry en 2002-2003, le Mali en 2000-2001, la Namibie en 1999-2000, la Gambie en 1998-1899, le Kenya en 1997-1998, la Guinée-Bissau et l'Egypte en 1996-1997, le Botswana en 1995-1996, le Rwanda en 1994-1995 etc., etc. Pratiquement tous les pays de la planète ont été à un moment ou un autre au Conseil de sécurité en tant que membre non permanent. Alors il n'y a aucun mérite spécial à s'y retrouver, si ce n'est que la procédure des chaises musicales suit son cours à l'ONU. Il est bon de rappeler à ceux qui veulent qu'on les laissa avancer, que la Libye occupait un poste de prestige dans une des commission de l'ONU, mais cela n'a pas empêché l'occident d'en faire une bouillie. Etre membre non permanent du conseil de sécurité de l'ONU obéi à des considérations géographiques et au tour de rôle entre pays. Il est dommage qu'Ali Bongo y voit une reconnaissance politique. Quelle tristesse pour le Gabon et les gabonais qu'on croit encore totalement ignorant de comment fonctionnent les institutions du monde!



- L'Union : Votre discours au sujet d'un État palestinien à la tribune de la 66e session de l'Assemblée générale des Nations unies avait été clair. Au vu d'un certain nombre de pressions exercées sur des pays membres du Conseil de sécurité comme le nôtre en prévision du vote en faveur ou non d'un État palestinien membre observateur des Nations unies, la position du Gabon est-elle aujourd'hui tranchée ?

- Ali Bongo Ondimba : Soyons conséquent avec nous-mêmes, l'État de la Palestine est reconnu par le Gabon depuis 1989. Nous avions un ambassadeur résident qui a d'ailleurs été pendant longtemps doyen du corps diplomatique dans notre pays. Nous suivons une politique mise en place par mon prédécesseur, et acceptée par tous les Gabonais, je ne vois pas pourquoi elle changerait. Malgré les pressions, on fait avec.


- Le commentaire de "Gabon Enervant": Comme il a toujours été le cas, le Gabon fera ce que la France lui ordonnera de faire. Ça tout le monde le sait et le reste est une perte de temps.



- L'Union : Dans quelques mois, le Gabon va abriter la Coupe d'Afrique des Nations (Janvier 2012). Monsieur le président notre pays sera-t-il fin prêt le jour J quant à la livraison des infrastructures y relatives ?

- Ali Bongo Ondimba : Nos chantiers avancent normalement. Les principaux stades où se dérouleront la compétition seront prêts. C'est vrai que nous avons eu quelques soucis avec la CAF au sujet des terrains d'entrainement dont le revêtement était synthétique. Vu que cela est interdit par la haute instance du football africain, Dieu merci, la situation est rentrée dans l'ordre. D'autres chantiers, nous ont plutôt amené à considérer les questions relatives à l'hébergement, le transport, le trafic routier, la sécurité, etc.

Néanmoins, pendant tout le déroulement de la compétition, nos compatriotes doivent être tolérants quant aux quelques aléas qu'ils pourraient être amener à vivre.

Déjà, le 10 novembre prochain, pour l'inauguration du stade d'Angondjé, le Gabon va affronter une équipe très prestigieuse (le Brésil). Ce sera du beau spectacle qui nous permettra de tester nos nouvelles installations.


Le commentaire de "Gabon Enervant": Le Gabon n'est pas prêt pour la CAN et ne le sera pas. Les textes disent bien que les terrains synthétiques sont interdits, alors pourquoi avoir revêtu de matériaux de synthèses les stades d'entrainement? La CAN se déroulera par la force des choses mais la réalité est que ni les hôtels, ni les stades, Y compris celui d'Angondjé, ne seront prêts comme le stipule la réglementation. Alors que beaucoup de gabonais, y compris ce blog, manifestaient leur inquiétude quand a la finition des travaux, le régime disait être en mesure de remplir tous ses engagements. Aujourd'hui où en sommes nous? Pour la construction des stades, le régime a du abandonner en cours de route le stade omnisport de Libreville. Quand au stade des Chinois, Dieu seul sait la réelle fiabilité des travaux qui seront livrés. Mais tôt ou tard, la vérité se manifestera et on saura si le travail fut bien fait dans les normes, ou simplement bâclé pour satisfaire une impossible échéance. A propos de tous les hôtels dont des sommes folles furent dégagées du trésor public, où en sont les constructions?



- L'Union : Beaucoup de Gabonais s'inquiètent des prestations des "Panthères", notamment au niveau du jeu et de l'engagement. Monsieur le président, en tant premier supporteur êtes-vous satisfait de la préparation de l'équipe nationale de Football ?

- Ali Bongo Ondimba : Nous sommes tous supporteurs des Panthères, le 12e homme. Ce qui compte c'est que l'équipe soit prête le jour-J. C'est une compétition avec des êtres humains. C'est-à-dire ouverte où le Gabon garde toutes ses chances. Dans ce genre de compétition, la détermination est importante. Notre équipe doit se sentir soutenue jusqu'au bout.

J'en appelle à la population pour remplir les stades. Elle ne doit pas ménager son soutien envers les Panthères, qui doivent en tout temps le sentir. Je veux pour elle de l'ambition, de la volonté et de la détermination. Quelle que soit l'équipe qui joue, nos stades doivent être remplis. Car il va y avoir de beaux matches, nous devons encouragez le beau jeu.

Le commentaire de "Gabon Enervant": Comme d'autres l'on fait ailleurs, Ali Bongo veut utiliser le football comme remède au chevet de son régime contestable et contesté. Le sport en général et football en particulier vu sa position de sport roi, ont toujours été utilisés pour faire oublier la misère du peuple dans les pays à régimes autoritaires. Pendant que le gabonais moyen souffre de ne pouvoir joindre les deux bouts, pendant que le gabonais moyen constate que la liberté reste circonscrite par Ali Bongo, sa famille et ses amis qui s'en mettent plein les poches, on lui demande de se concentrer sur son rôle de supporter et de fan de football. Le régime veut donc que la CAN 2012 soit l'occasion de faire gentiment accepter au peuple gabonais, sa mission de population devant se limiter et se mouvoir dans un espace exclusivement fait de soumission et de servitude. On demande aux gabonais d'être serviles au point d'aider un régime qui lui confisque tout à organiser un tournoi dont les populations ne tireront rien de bien concluant. Comment peut-on demander aux peuples gabonais de faire la fête, quand on l'emprisonne dans sa propre patrie? On souhaite que le gabonais moyen ait plus de considération pour une compétition de football que pour sa propre capacité à choisir ses gouvernants. Voici pourquoi ce blog met une barrière claire et nette entre lui et la CAN 2012. Ce blog ne ce sent aucunement concerné par cette compétition sportive car les problèmes du Gabon sont plus importants que des foires footballistiques. Ce blog sait que lorsque la fête sera finie et que la CAN de football aura connu son dernier coup de sifflet, le mal être et le mal vivre reprendront encore plus fort partout au Gabon; ce jeux, ce blog se refuse de le jouer. Le pouvoir veut que le peuple gabonais soit chauffé à blanc pour la CAN 2012, pour faire oublier la gestion désastreuse des ressources du pays et l'usurpation du pouvoir assujettie de postures violatrices des droits de l'homme. Il est de bon ton d'orienter les gens vers des histoires de foot pour que le peuple ne regarde pas les graves méfaits et l’incompétence d'un pouvoir mafieux. Une boule de cuir estampillée Adidas ou Nike, remplie d'air sur laquelle tapent 22 paires de jambes, n'est pas une bonne feuille de route pour un pays dans lequel tout manque et principalement la liberté. Les gabonais méritent mieux. Le foot c'est avant tout de l'entertainment, du plaisir, un business de l'entertainment. Rien de plus, rien de moins.

Wednesday, October 26, 2011

THIS BLOG ANSWERS ALI BONGO INTERVIEW PUBLISHED IN THE GABONESE NEWSPAPER “l’UNION” (PART VI). CE BLOG REPOND A L’INTERVIEW D’ALI BONGO PARUE DANS LE QUOTIDIEN GOUVERNEMENTAL L’UNION (SIXIEME PARTIE)






English version

-L'Union: Your predecessor, the late Omar Bongo, enjoyed talking with members of the opposition. For your part, your meetings with that political camp are rare. Is it a matter of principle or a matter of agenda?

- Ali Bongo: This is not a matter of principle. I was often there, as other collaborators of the president, when he initiated contacts with the opposition. It was often in this room (the Moroccan room). I would rather say that after the elections, I made a call that those who wanted may work together for the development of Gabon. Could it be said that my call was met with a worthy response? I reached out and I did it regularly. Then when I receive a request for a hearing, I look at it, I do not refuse it.
Now to discuss? I do not mind, but of what? I was elected on the basis of a program. This is the program that received the majority of votes cast. So the Gabonese people liked the program that would like to put our country on the path of emerging. So if I start discussions, it will not be to retract from the commitment I made to my countrymen. We must come to an agreement on the subject of our discussions.
I am moving forward with the program for which I went to seek the votes of the Gabonese people; I cannot betray those who gave me a mandate. Now I'm going to change immediately the policy for which I am committed and for which I received the support of my countrymen, because I met some people ...
Again, I am available. And when I felt it was important to consult the political class, I did it. At several times, I have asked the opinion of the political class. So it's an exercise that I will continue and I will not completely cut ties.

- The comments of "Annoying Gabon": Indeed, discuss about what with Ali Bongo when one considers that the basis of his power is false! The discussion starts and stops when Ali Bongo says without shame that he was "elected" on the basis of a program, and has received the majority vote in Gabon. This blog says that the discussion should stop because it is impossible to take seriously someone wanting to lead people in the world of illusion. Ali Bongo is asking of the Gabonese people to break the moorings of reality and follow him into the field of the imaginary where elections, votes and democracy are promulgated by the prince wishes. The Kafkaesque situation of Bongo's democracy would be funny if the lives of many Gabon did not weigh in the balance of their imperial fantasies. There is not much to discuss because everyone knows who is what in Gabon, who does what and who is worth what. The power of the Bongos is the power of deception and distribution of money, nothing more and nothing less. The power of the Bongos is primarily the power of money, money is king. Their holding is Gabon, with all the wealth it contains. They distribute favors to those who know how to be "understanding". Despite all the praise that bards can sing on RTG1 TV station, in the newspapers L'Union or Gabon-Matin, no normal Gabonese person may use the term "elected by the people" and "Ali Bongo" in the same sentence. Taking phrases such as those found the answer of Ali Bongo to L'Union above, one can feel on his part, the urge to spread counterfeit, to ask the Gabonese people to accept crude and insulting lies, to liquidate reality and replace it with falsehoods tailored to better enslave the people and make them accept the imposture. Ali Bongo wants to be the great master of appearances. For him, since he is in power, he necessarily won the election and is legitimate.



- L'Union: There is a misunderstanding between the majority and the opposition on the organization of legislative elections. While the first call for the respect of due process, that is to say, the constitutional deadlines, the latter require the introduction of biometry before the election, while threatening to prevent the election from taking place, they are seeking a dialogue. Are you ready to organize such a meeting?

- Ali Bongo: That raises the question of what you said earlier about meetings with the opposition. One thing is clear: the president is the guarantor of the proper functioning of the state, respect for the Constitution and all laws.
As a country of laws, is it normal that men and women meet and decide to set aside laws and ask the person responsible to protect these laws, the one whose power is based on these laws, to put them aside? But tomorrow if I accept that, the same people will be the first to say: "Mr. President is the interest of this or that, then put yourself aside."
So the primacy of the political agreement between men over the law cannot exist. In any event, in a country of laws and it is like that in all countries of the world, the law prevails. But here they say no, the meeting of politicians takes precedence over the law. It is not possible.
I cannot change the laws of this country like that. The laws are modified in the Parliament. It is the legislative body and these are parliamentarians, representatives of the people that change the laws. Why will they not follow the procedures that exist and are normal in every country? We have a separation of powers.
Me, in the Executive, I gathered everyone for a consultation, I went to see the Constitutional Court; the Constitutional Court said, "we can not give an opinion, such is the law of this country today, what you ask is impossible."
I would remind you that I am the first in this country, to have spoken of biometry as part of my former role as Minister of National Defense. Even if at the same time Pierre Mamboundou was also mentioning that.
I contacted experts in the field and organized meetings at the Presidential palace in presence of the deceased head the state, Omar Bongo, and his prime minister at the time, Jean Eyeghe-Ndong. I also obtained the agreement of Paul Toungui, Minister of Finance, to pay for the operation.
Because it was about reviewing the electoral register, the process of establishing identity cards and others, I naturally was taken off the case in favor of the Interior Minister (Andre Mba Obame).
Again, I note that among those who yell today, many were in government. Why did they not advance the issue of biometry? Had the issue remained at the Ministry of Defense, we would not be here today. But it unfortunately went into the hands of those who yell today.
I have indicated that we will take all steps to ensure that the issue of biometry is taken into account in the exercise of the 2012 budget. This will allow it to be applied during the elections to come. So do not we use biometry as an excuse not to go to the elections in December.
You know the law on the electoral code in Gabon is much more restrictive than in many countries around the world, including Europe. Our electoral code has evolved over 20 years, and often at the suggestion of the opposition parties, that have suggested many modifications.
And not all countries in the world use biometry. We must not deceive the people of Gabon, into believing it is the element that wins or loses elections. This is not true.
At political meetings, people spend their time dwelling on biometry, rather than to explain to the population how to have more roads, schools, hospitals, etc. Our fellow citizens want to know what the program of overbody is. Mine is known. I will make our country an emerging country. I mentioned the way, the course and the horizon toward which we strive.
And across from us, they tell me how they will do. What is their program? We can not always substitute a program to a single term, biometry.
In the name of what they ask for the postponement of the legislative elections? Who says it is in their favor? If I were in the opposition, I would be wary. Who says that works in favor of my plan would not come out of the ground?
I can only do what the law tells me to do, nothing more. It is still surprising that some who accuse me of being a dictator or to force the passage, want to break the law. We are in a country of laws, the law prevails.

- Comment by "Annoying Gabon": Isn't Ali Bongo is funny? Now he remembers that Gabon has a constitution to be respected? When Mborantsuo has continued to serve as President of the Constitutional Court beyond her two mandates, in full violation of laws governing the institution and the country's constitution, how did Ali Bongo react? When he was allowed to defecate on the country's constitution by introducing false documents in his bid to the presidential election, did he respect the constitution? Ali Bongo mocks the buttocks of his step mother, Mborantsuo, when he says that he was the one who first spoke of biometry in Gabon. Well it is usual and we classify this statement in the same register as his father reported having had no mistake at the dictation at the baccalaureate exam. But Ali Bongo pushes demagoguery to a caricatured degree when he wants people to believe that biometry has not been established in the electoral process in Gabon because of Jean Eyeghe-Ndong and André Mba-Obame, and despite all the ardor that he put to bear for biometry to become a reality in Gabon. When you've finished laughing, you should ask Ali Bongo a very simple, not complicated question: "since Jean-Eyeghe-Ndong and André Mba-Obame are no longer government, since it is they who prevented you from introducing biometry before, so why do you refuse to do it TODAY in 2011"? A simple question, simple answer ... Ali Bongo wants to play the effective man who is in a hurry and who wants only the good of Gabonese people by allowing them to live in a country now "emerging" (isn't he RTG1?). But he forgets that the first thing the Gabonese people are hungry for, is primarily their freedom to choose who governs them. When Ali Bongo says that biometry is not necessarily what the Gabonese people need most, this blog said that nothing has more value than freedom, and should biometry help make a bit more difficult to rig elections in Gabon, it will already be significant gains. In his "emerging" litany, Ali Bongo promises everything to everyone, with a lot of simplistic slogans. But this whole charade convinces the Gabonese people that from this fair, will not be born their freedom. When one looks at the panorama of the political lanscape of Gabon, it is not too difficult to see that as in the past during the reign of Bongo I, Bongo II regime still tolerates very little contradiction and does not like counter-powers. There is no need to think very deeply to realize that Ali Bongo has a totalitarian conception of political power.



Version française


- L'Union : Votre prédécesseur, feu Omar Bongo Ondimba, aimait discuter avec les acteurs de l'opposition. Pour votre part, vos rencontres avec ce camp politique sont plutôt rares. Est-ce par principe ou bien une question d'agenda ?

- Ali Bongo Ondimba : Ce n'est pas par principe. Moi j'étais souvent-là, comme d'autres collaborateurs du président, quand il engageait des contacts avec l'opposition. C'était souvent dans ce salon (Salon marocain). Je dirai plutôt qu'après les élections, moi j'ai lancé un appel, que ceux qui voulaient puissent travailler ensemble pour le développement du Gabon. Peut-ont jugé mon appel digne de réponse. J'ai tendu la main et je l'ai fait régulièrement. Ensuite lorsque je reçois une demande d'audience, je la traite, je ne refuse pas.
Maintenant discuter ? Moi je veux bien, mais de quoi ? J'ai été élu sur la base d'un programme. C'est ce programme qui a reçu la majorité des suffrages exprimés. Donc les Gabonaises et les Gabonais ont apprécié le programme qui consiste à mettre notre pays sur la voie de l'émergence. Alors si j'entame des discussions, ce n'est pas pour revenir sur l'engagement que j'ai pris vis-à-vis de mes compatriotes. Il faut donc qu'on se mette d'accord sur l'objet de nos discussions.
J'avance dans l'exécution du programme pour lequel je suis allé solliciter les suffrages des Gabonais, je ne peux pas trahir ceux qui m'ont donné un mandat. Maintenant je vais changer tout de suite la politique pour laquelle je me suis engagé, et pour laquelle j'ai reçu le soutien de mes compatriotes, parce que j'ai rencontré les uns et les autres...
Je répète que je suis disponible. Et, lorsque j'ai senti que c'était important de consulter la classe politique, je l'ai fait. À plusieurs reprises j'ai consulté la classe politique. C'est donc un exercice que je poursuivrai et je veillerai à ne pas totalement couper les ponts.

- Le commentaire de "Gabon Enervant": En effet, discuter de quoi avec Ali Bongo quand on sait que la base de son pouvoir est fausse! La discussion débute et s'arrête quand Ali Bongo affirme sans honte qu'il aurait été "élu" sur la base d'un programme, et qu'il a reçu la majorité des suffrages des gabonais. Ce blog dit que la discussion doit s'arrêter car il est impossible de prendre au sérieux quelqu'un voulant trainer les gens dans le monde de l'illusion. Ali Bongo demande aux Gabonais de rompre les amarres avec la réalité et le suivre dans le champ de l'imaginaire ou élections, suffrages et démocratie sont promulgués par fait du prince. La situation kafkaïenne de la démocratie des Bongo serait amusante si la vie de nombreux gabonais ne pesait dans la balance de leurs fantasmes impériaux. Il n'y a pas grand-chose à discuter puisque tout le monde au Gabon sait qui est qui, qui fait quoi et qui vaut quoi. Le pouvoir des Bongo c'est l'imposture et la distribution des prébendes; rien de plus et rien de moins. Les Bongo c'est d'abord le pouvoir de l'argent, l'argent roi. Leur holding, c'est le Gabon, avec tout ce qu'il contient comme richesses. Ils distribuent les faveurs à ceux qui savent se montrer "compréhensifs". En dépit de toutes les louanges que peuvent chanter les bardes en service à la RTG1, à L'Union ou Gabon-Matin, aucun gabonais normal ne peut utiliser les termes "élu du peuple" et "Ali Bongo", dans une même phrase. En tenant des phrases comme celles que révèle la réponse d'Ali Bongo à L'Union ci-dessus, on sent pleinement l'envie d'étaler des contrefaits, de faire accepter aux gabonais des mensonges grossiers et insultants, de liquider le réel et le remplacer par un mensonge taillé sur mesure pour mieux asservir la population et lui faire accepter l'imposture. Ali Bongo se veut le grand maitre des apparences. Pour lui, il est au pouvoir donc forcement, il a remporté les élections et il est légitime.



- L'Union : Il y a comme une incompréhension entre la majorité et l'opposition sur l'organisation des prochaines élections législatives. Pendant que les premiers appellent au respect de la légalité, c'est-à-dire au respect des délais constitutionnels, les seconds exigent l'introduction de la biométrie avant le scrutin. Tout en menaçant d'empêcher la tenue du scrutin, ils sollicitent un dialogue. Êtes-vous prêt à organiser une telle rencontre ?

- Ali Bongo Ondimba : Cela nous pose le problème de ce que vous disiez tout à l'heure des rencontres avec l'opposition. Il y a une chose qui est très claire : le président de la République est le garant du bon fonctionnement de l'État, du respect de la Constitution et de toutes les lois en vigueur.
Dans un État de droit, est-il normal que des hommes et des femmes se réunissent et décident de mettre entre parenthèses les lois et demandent à celui qui a la charge de protéger ces lois, celui dont le pouvoir repose sur ces lois-là, de les mettre entre parenthèses ? Mais demain si j'accepte ça, les mêmes vont être les premiers à me dire : « Monsieur le président, c'est l'intérêt de ceci ou cela, donc mettez-vous de côté ».
Donc la primauté de l'accord politique entre les hommes sur la loi ne peut pas exister. En tout état de cause, dans un état de droit et c'est comme ça dans tous les pays du monde, c'est la loi qui prime. Mais chez nous on dit non, la réunion des hommes politiques prime sur la loi. Ce n'est pas possible.
Moi je ne peux pas changer les lois de ce pays comme cela. Les lois sont modifiées au Parlement. C'est le domaine législatif et ce sont les parlementaires, les représentants du peuple qui modifient les lois. Pourquoi ne veut-on pas suivre les procédures qui existent et qui sont normales dans tous les pays ? Nous avons une séparation des pouvoirs.
Moi l'Exécutif, j'ai réuni tout le monde pour une concertation ; je suis allé consulter la Cour constitutionnelle ; la Cour constitutionnelle m'a dit : « nous ne pouvons pas donner un avis ; telle qu'est la loi de ce pays aujourd'hui, ce que vous me demandez n'est pas possible ».
Je voudrais vous rappeler que je suis le premier, dans ce pays, à avoir parlé de la biométrie, dans le cadre de mes anciennes fonctions de ministre de la Défense nationale. Même si à la même période Pierre Mamboundou en avait fait état.
J'ai contacté des spécialistes en la matière et fait organiser des démonstrations à la présidence de la République en présence du défunt chef l'État, Omar Bongo Ondimba, et de son Premier ministre de l'époque, Jean Eyeghe Ndong. J'avais d'ailleurs obtenu l'accord de Paul Toungui, alors ministre des Finances, pour le financement de l'opération.
A partir du moment où il s'agissait de revoir le fichier, le processus d'établissement des cartes d'identité et autres, j'ai naturellement été dessaisi du dossier au profit du ministre de l'Intérieur (André Mba Obame , ndlr).
A nouveau, je fais remarquer que parmi ceux qui crient aujourd'hui, plusieurs étaient aux affaires. Pourquoi, n'ont-ils pas fait avancer le dossier de la biométrie. S'il était resté au ministère de la Défense, on n'en serait pas là aujourd'hui. Mais, il est malheureusement allé aux mains de ceux qui crient aujourd'hui.
J'ai indiqué que nous allons prendre toutes les dispositions pour que la question de la biométrie soit prise en compte dans l'exercice du budget 2012. Ce qui permettra de l'appliquer lors des échéances électorales à venir. Il ne faut donc pas qu'on utilise la biométrie comme prétexte pour ne pas aller aux élections législatives de décembre prochain.
Vous savez la loi portant code électoral au Gabon est beaucoup plus contraignante que dans plusieurs pays du monde, y compris ceux d'Europe. Notre Code électoral depuis 20 ans a évolué, et souvent à la suggestion des partis de l'opposition, qui y ont fait rentrer des dispositions.
Et ce ne sont pas tous les pays du monde qui ont recours à la biométrie. Il ne faut pas tromper les Gabonais, en leur faisant croire qu'elle est l'élément qui fait gagner ou perdre les élections. Ce n'est pas vrai.
Dans les réunions politiques, les gens passent leur temps à épiloguer sur la biométrie, plutôt que d'expliquer aux populations comment faire pour avoir plus de routes, d'écoles, d'hôpitaux, etc. Nos compatriotes veulent savoir quel est le programme des uns et des autres. Le mien est connu. Je vais faire de notre pays un pays émergent. J'ai indiqué la manière, le cap et l'horizon vers lequel nous devons tendre.
Et, en face, qu'ils me disent comment ils vont faire. Quel est leur programme ? On ne peut pas toujours substituer un programme à un seul terme, la biométrie.
Au nom de quoi, demandent-ils le report des législatives ? Qui dit que celui-ci serait en leur faveur ? Si j'étais à la place des opposants, je me méfierais. Qui dit que des œuvres en faveur de mon bilan ne sortiraient pas de terre ?
Je ne peux faire que ce que la loi me dicte, pas plus. Il est quand même surprenant que certains, qui m'accusent d'être un dictateur ou de faire le passage en force, veulent violer la loi. Nous sommes dans un État de droit, c'est la loi qui prime.

- Le commentaire de "Gabon Enervant": Il est drôle Ali Bongo! C'est maintenant qu'il se rappelle que le Gabon a une constitution qu'il convient de respecter? Quand Mborantsuo a continué à siéger a la présidence de la cour constitutionnelle au delà de ses 2 mandats, en toute violation des textes régissant et celle institution et la constitution du pays, comment a réagi Ali Bongo? Quand il s'est permis de déféquer sur la constitution du pays en introduisant des faux papiers dans son dossier de candidature à la présidentielle, respectait-il la constitution? Ali Bongo se moque des fesses de sa belle mère Mborantsuo quand il affirme être celui qui en premier parla de biométrie au Gabon. Bon on a l'habitude et on classera cette déclaration dans le même registre que celle de son père déclarant avoir eu zéro faute en dictée au bac. Mais Ali Bongo pousse la démagogie a un degré caricatural quand il veut faire croire aux gabonais que la biométrie n'a pas été mise en place dans le processus électoral a cause de Jean Eyeghe-Ndong et d'André Mba-Obame et ce malgré toute l'ardeur qu'il a lui-même mise a contribution pour que la biométrie devienne réalité. Quand on a fini de rigoler, on devrait poser à Ali Bongo une question très simple, pas du tout compliquée: "vu que Jean Eyeghe-Ndong et André Mba-Obame ne sont plus aux affaires depuis 2009, vu que ce sont eux qui vous ont empêché d'introduire la biométrie auparavant, alors pourquoi la refusez-vous aujourd'hui en 2011?" A question simple, réponse simple… Ali Bongo veut jouer à l'homme efficace et pressé qui ne veut que le bien des gabonais en leur permettant de vivre dans un pays désormais "émergent (n'est-ce pas la RTG1?). Mais il oublie que la première chose dont les gabonais ont faim est d'abord leur liberté de choisir qui les gouverne. Quand Ali Bongo dit que la biométrie n'est pas nécessairement ce dont les gabonais ont le plus besoin, ce blog répond que rien n'a plus de valeur que la liberté et si la biométrie doit contribuer à rendre un peut plus difficile le truquage des élections au Gabon, ce sera déjà ça de gagné. Dans sa litanie "émergente", Ali Bongo promet tout à tous, à grand renfort de slogans simplissimes. Mais toute cette mascarade convainc aussi le Gabonais moyen que de cette foire, ne naitra pas sa liberté. Quand on regarde le panorama de la couverture politique du Gabon, il n'est pas trop difficile de remarquer que comme hier au cours du règne de Bongo I, le régime Bongo II supporte toujours très mal la contradiction et les jeux de contre-pouvoirs. Il n'y a pas besoin de cogiter bien longtemps pour se rendre compte qu'Ali Bongo ait une conception totalitaire du pouvoir politique.

Tuesday, October 25, 2011

THIS BLOG ANSWERS ALI BONGO INTERVIEW PUBLISHED IN THE GABONESE NEWSPAPER “l’UNION” (PART V). CE BLOG REPOND A L’INTERVIEW D’ALI BONGO PARUE DANS LE QUOTIDIEN GOUVERNEMENTAL L’UNION (CINQUIEME PARTIE)




English version

- L'Union: A year ago you were talking about casting errors, given the choice of men in government and even in the public service. A year later do you think now you have the right people by your side? Are you satisfied with the work of the government?

- Ali Bongo: I am not fond of change for fun, but I will say that in life it is necessary to apply a number of adjustments (...). I am in a situation where I observe everybody. If I think that someone is not doing the work as I expect, I am led to make a number of changes. Do not think that the adjustments in relation to casting errors are an end in itself.
I have a commitment to succeed on the basis of promises I made to the Gabonese people. From that moment, I'm sorry, anyone who does not seem to work in the spirit I expect and that the people expect, will be eventually replaced.
But I will not make changes every day, perhaps make adjustments here and there. Not just in the government, because it's not just the government, there is all the administration. So, I observe, I am patient because I also believe that the ambition of ours and it is very high, demand readjustments, repositioning.
It is not easy, we are implementing economic and social programs, which are not easy at the same time we want to achieve the objectives of good governance ... All this is not simple. So I want to be tolerant, but I will accept with great difficulty that one is inactive, that one drags their feet, that one prevents others from moving forward or sabotage them. That will be difficult to accept.
It is understandable that in the exercise of one's job, mistakes are made. To err is human, but if one chooses inaction, sabotage and stagnation, it is not acceptable. From there, I will always be prompt and vigilant in order to make adjustments.

- Comments of "Annoying Gabon": We have already said many times on this blog that the main casting error in Gabon is Ali Bongo because obviously, he should never have been President of the Gabonese Republic. It is amusing to note that he considers to have committed errors in casting in forming his government. By being himself not only constitutionally ineligible, but especially unfit for the presidential office, Ali Bongo at the head of Gabon is soaping the plank on which the political future of upcoming generations will be held in Gabon, which is very slippery, therefore extremely dangerous for our country. With Bongo father, the country was led by a sham during 42 years, which is to say for nearly two generations. That kind of rule necessarily leaves traces. With the son, Gabon risks a total of at least 60 years of deception, if the son has a life expectancy of 70 years. After this long family reign, it will become impossible for the average Gabonese to hope to one day getting the power back, because the entrenchment of the family would have become too deep at all levels of the state and businesses in Gabon. The Gabonese population would have become accustomed to see only the Bongos in power. But after 44 years of catastrophic authoritarian and arbitrary amateurism, who are these Gabonese in full possession of all their mental faculties, who will want to have them in power for 60 years? With Ali Bongo preparing to give himself a national assembly that is politically monochrome, no one can make the argument that those who confiscate the power today are in search of greater freedom and transparency. On the contrary, if nothing is done, they will triple lock all the republican mechanisms within the country and that will make change even more difficult. So, for Gabon, for the descendents of all Gabonese, we must first throw out this dirty clique. But there is also the ridiculous side of a head of state who realizes his mistakes in casting. This is an indicator of the poor recruitment done by Ali Bongo at the start. That is to say that he did not have analytical skills nor judgment to make the right choices. It is very sad because Ali Bongo uses a little thought out method to name those to whom he entrusts the destiny of Gabon, and then he tries to "catch the sauce," as they say, once the error becomes too blatant. This method of management on the part of Ali Bongo, confirms beyond any doubt that he has neither the stature nor the judgment and is unworthy of being at the head of the state. It is mostly the evidence of the lack of clear leadership by Ali Bongo. A head of state, a leader, inspire a people or a nation through leadership, which is itself fed by a vision. It is this vision that clarifies the mission that the leader gives himself and consequently to his team. Therefore, a good leader must ensure, for his mission to succeed, that he is surrounded by the right partners to form a good team that will go to victory and to achieve the goal. But when Ali Bongo, by his own confession, is surrounded by collaborators who does not share his vision, or worse yet are totally incapable of any competence, the risk is great that the country cannot flourish. The question to ask is how and why a leader worthy of the name can be found appointing as a minister or senior official of the state, someone who does not understand or who does not share the vision of the mission to achieve. If Ali Bongo appoints incompetent people or individuals with unknown capabilities, then Ali Bongo is a poor leader, a mediocre person. This is the kind of errors that is expensive to the taxpayer because Gabon pays millions to Ministers to do nothing. When a function of high responsibility is occupied by a non-deserving person, it is the country that suffers. The best performing countries, those who make the most progress, are often those with a leadership whose vision was transmitted to all levels, not only of the state but also of society and this vision is shared by all. To declare to want to make Gabon into an "emerging" country is doable by any idiot, the proof is there... What is important, capital and crucial, is what is done to achieve this goal. It is indeed the way to do this, that is supposed to be the added value of the leader that will achieve the objective. Therefore, when a so-called leader, presenting himself as a visionary allows himself to appoint unable people, is that the leader who is not doing his job properly and completely lacks leadership. If the appointments are the result of a selection process, then how to understand that the leader can complain about casting error at this level? A country is a trial project that one runs limping along. Serious people are needed to lead a country. One cannot appoint anybody and then act surprised when the results are poor and afterward call it casting errors.



Version française


- L'Union : Il y a un an vous parliez d'erreurs de casting, au regard du choix des hommes au sein du gouvernement et même de l'administration publique. Un an après pensez-vous aujourd'hui que vous avez les hommes qu'il faut à vos côtés ? Êtes-vous satisfait du travail du gouvernement ?

- Ali Bongo Ondimba : Je ne suis pas fanatique du changement pour le plaisir, mais je dirai que dans la vie il est nécessaire d'appliquer un certain nombre de réajustements (...). Je suis dans une situation où j'observe les uns et les autres. Si j'estime que quelqu'un ne fait pas le travail que j'attends, je suis amené à faire un certain nombre de modifications. Il ne faut pas penser que les réajustements par rapport aux erreurs de casting sont une fin en soi.
Moi j'ai un devoir de réussite par rapport aux engagements que j'ai pris devant le peuple gabonais. À partir de ce moment là, je suis désolé, celle ou celui qui ne semble pas travailler dans l'esprit que j'attends ou que le peuple attend, il se verra tôt ou tard remplacé.
Mais, je ne vais pas faire des remaniements tous les jours, peut-être procéder à des réajustements ici et là. Pas seulement au gouvernement, parce qu'il n'y a pas que le gouvernement, il y a toute l'administration. Donc là-dessus, j'observe, je suis patient parce que j'estime aussi que l'ambition qui est la nôtre et qui est très grande demande des réajustements, des repositionnements.
Ce n'est pas facile, nous mettons en place des programmes économiques, sociaux qui ne sont pas faciles, en même temps nous voulons atteindre des objectifs de bonne gouvernance... Tout ça n'est pas simple. Donc je veux être tolérant, mais j'accepterai très difficilement que l'on soit inactif, que l'on traîne les pieds, que l'on empêche les autres d'avancer ou que l'on sabote. Ça, se sera difficile de l'accepter.
On peut comprendre que dans l'exercice de ses fonctions on puisse se tromper, l'erreur est humaine, mais si on a choisi de faire dans l'inaction, le sabotage et stagnation, ce n'est pas acceptable. À partir de là, je serai toujours prompt et vigilant pour pouvoir faire des réajustements.

- Les commentaires de "Gabon Enervant": Nous l'avons déjà dit à maintes reprises sur ce blog; la principale erreur de casting au Gabon, c'est Ali Bongo car de toute évidence, ce dernier n'aurait jamais dû être Président de la République Gabonaise. Il est cocasse de constater qu'il estime avoir commis lui-même des erreurs de casting dans son gouvernement. En étant lui-même non seulement constitutionnellement inéligible, mais aussi et surtout inapte à la fonction présidentielle, Ali Bongo a la tête du Gabon, savonne la planche politique sur laquelle les générations futures de gabonais devront se tenir, ce qui est très glissant, donc extrêmement dangereux pour notre pays. Avec Bongo père, le pays s'est tape une imposture de 42 ans, c'est-à-dire près de deux générations. Ça laisse forcement des traces. Avec le fils, le Gabon risque un total de 60 ans au minimum d'imposture, si le fils a une espérance de vie de 70 ans. Après ce long règne familiale, il deviendra impossible pour le commun des gabonais d'espérer un jour récupérer ce pouvoir car l'encrage de la famille serait devenu trop profond à tous les niveaux de l'état et du monde des affaires au Gabon. Les Gabonais se seraient accommodés des seuls Bongo au pouvoir. Mais après 44 années catastrophiques d'amateurisme autoritaire et arbitraire, quels sont ces gabonais en pleine possession de toutes leurs capacités mentales qui vont affirmer vouloir remettre ça pour 60 ans? Avec un Ali Bongo se préparant à se doter d'une assemblée nationale politiquement monochrome, nul ne peut émettre l'argument d'une recherche de plus de liberté et de transparence chez ceux qui confisquent aujourd'hui le pouvoir. Au contraire, si rien n'est fait, ce sera le verrouillage à triple tour de tous les mécanismes républicains; ce qui rendra le changement encore plus difficile. Donc, pour le Gabon, pour la descendance commune de tous, il faut d'abord virer cette sale clique. Mais il y a aussi le coté ridicule d'un chef d'état qui se rend compte de ses erreurs de casting. C'est un indicateur du caractère cavalier des recrutements fait par Ali Bongo au départ. C'est-à-dire qu'il ne disposait pas de capacités analytiques et de jugement nécessaires pour faire les bons choix. C'est d'une grande tristesse car indiquant qu'Ali Bongo utilise une méthode peu réfléchies pour nommer ceux à qui il confie la destinée du Gabon, et qu'il tente par la suite de "rattraper la sauce", comme on dit, une fois l'erreur devenue trop flagrante. Cette méthode de management de la part d'Ali Bongo, confirme de manière indéniable, qu'il n'a ni la carrure, ni le jugement et est indigne d'être à la tête d'un état. Il est surtout ici question du manque de leadership évident d'Ali Bongo. Un chef d'état, un leader, inspire un peuple ou une nation grâce à son leadership; qui est lui même nourri par une vision. C'est cette vision qui clarifie la mission que se donne le leader et par conséquent celle de son équipe. Par conséquent, un bon leader doit s'assurer, pour que sa mission réussisse, d'être entouré des bons partenaires de manière à former une bonne équipe qui ira à la victoire et à la réalisation de l'objectif à atteindre. Mais quand Ali Bongo, de son propre aveux, s'entoure de collaborateur qui ne partage pas sa vision, ou pire encore sont totalement incapable de toute compétence, le risque est grand pour que le pays ne puisse pas s'épanouir. La question qu'il faut se poser est celle de savoir comment et pourquoi un leader digne de ce nom peut-il se retrouver à nommer à un poste de ministre ou de haut responsable de l'état, quelqu'un qui ne comprend rien ou qui ne partage pas la vision de la mission à atteindre. Si Ali Bongo nomme des incompétents ou des gens dont il ignore les capacités, c'est qu'Ali Bongo est un piètre leader, un personnage médiocre. Voici le genre d'erreurs qui coute cher au contribuable gabonais car on paye à coup de millions des ministres à ne rien faire. Quand une fonction de haute responsabilité est occupée par un non-méritant, c'est tout le pays qui en pâti. Les pays les plus performants, ceux qui font le plus de progrès, sont souvent ceux ayant un leadership dont la vision a été transmise à tous les échelons, non seulement de l'état mais aussi de la société et cette vision est partagée par tous. Déclarer qu'on va faire du Gabon un pays "émergent" est à la portée de n'importe quel idiot, la preuve… Ce qui est par contre important, capital et crucial, est ce qui est fait pour atteindre cet objectif. C'est en effet la manière de faire qui est sensée être la plus-value du leader qui permettra d'atteindre l'objectif. Par conséquent, quand un soit disant leader, se présentant comme un visionnaire se permet de nommer des incapables, c'est que ce leader ne fait pas son travail correctement et manque totalement de leadership. Si les nominations sont l'aboutissement d'un processus de sélection, alors comment comprendre que le leader puisse se plaindre d'erreur de casting à ce niveau? Un pays ce n'est pas du bricolage qu'on va essayer clopin-clopant. Il faut des gens sérieux pour conduire un pays. On ne peut pas nommer n'importe qui pour ensuite s'étonner que les résultats soient médiocres et appeler cela des erreurs de casting.

Monday, October 24, 2011

THIS BLOG ANSWERS ALI BONGO INTERVIEW PUBLISHED IN THE GABONESE NEWSPAPER “l’UNION” (PART 4). CE BLOG REPOND A L’INTERVIEW D’ALI BONGO PARUE DANS LE QUOTIDIEN GOUVERNEMENTAL L’UNION (QUATRIEME PARTIE)




English Version

-L’Union: In the same vein, Mr. President, during your tour for the relocated cabinet meetings, you announced many projects. This has generated a lot of hope in the population. One fear, however: their impatience. Because there is a lack of communication on the timetable for their implementation. How do you address this communication gap around your actions, which characterizes your government?

- Ali Bongo: This miscommunication or non communication does not characterize only the government, it characterizes the country. We have never been good with communication. Rarely has a country done so many things, but that are not known. This is certainly an issue about which solutions will have to be found.

This shows somewhere that we do not have good relationships with you men and women of the media. This means that we do not tell you enough about what we do, and you do come enough to look for information as well.

I will say that for the impatience of my compatriots, I can understand it. During cabinet meetings in the provinces, I always conclude with a press conference. You ask me questions and I have the possibility to give some information and explanations to our compatriots. I have said many times, I'm kind of impatient myself and I'm not one to be satisfied with what is happening. Is this a weakness? I do not know.

But what I would say is that despite everything and despite the perception that, in my opinion is not real, in our country things are moving as they have rarely moved in the last 20 years.

In two years, we taken a lot more legislations than several governments that preceded us. You see work sites everywhere, reforms are being done, projects are well taken.

We did used to say years ago that first stones were put by President Omar Bongo, and they were the first and last. Now it is not the case, I continue, I make sure that does not happen. So have put ourselves in a philosophy of tangible and successful results.

Our compatriots remember a good sentence often uttered by President Omar Bongo, "the more you give me, the more I demand." It is in the nature of our people to see things, projects, reforms that start here and there ... But as we have shown some ability to make things happen, our people say, "that's fine, but give us more!".

But as I said, the underpinnings, the foundations are not the most visible things. However once the basics are done well, then you see the building go up very quickly.

-Comments by “Annoying Gabon”: He is funny, Ali Bongo, he complains of the lack of effectiveness of his communication. He complains that the Gabonese people do not pay attention to his propaganda. It's funny because he thought that muzzling the press and authorizing the official press outlets to brainwash citizens with lies, he would have in his bowl, a Gabonese population like zombies, which would be idiotic and ill informed and would believe any wishful thinking coming from Patrick Simangoye. But the Gabonese population is now more aware than the regime might think. The Gabonese people know that there is nothing worse than a dictatorship like that of Bongo, that wishes to make the people fools by maintaining them in ignorance. The regime thinks that by making the people ignorant of the major issues, it would limit its capacity for action. For the Bongos, one cannot fight what they do not know. Thus, so long as the people think that they live in an "emerging" country, even if the reality is otherwise, the plunder of the country can continue unabated. It is through this kind of thinking that Ali Bongo shows its limits. How can he think that he does not communicate enough in Gabon, when everybody knows that the news on public stations are only there to remind the people of all the facts of the prince who became king. Same for the dailies L’Union and Gabon-Matin. Just turn on the television on RTG1 to be bombarded, stormed through interventions and comments that are making Ali Bongo out to be an extraordinary man, an individual provided suddenly with admirable qualities, one who only wants good things for Gabon, one for clean elections (without biometry of course), one who wants full employment for everyone, security for all, etc. Why after all this media hype, Ali Bongo realizes that the Gabonese people are not very receptive to this message? Simply because the Gabonese population knows that this message is pure bullshit, it's as simple as that. What Gabonese in full possession of his faculties and not eating at the Bongo’s table would say that Ali Bongo is the one best suited to be president of Gabon? That Ali Bongo can best unite Gabon, that he symbolizes progress and represents the republic of sharing and fairness? Yet this is what is heard in the state media of Gabon! If the message does not carry, it's not because the authorities do not communicate enough, it is because the message is an insult to the intelligence of a child. The Gabonese people are more mature than that. Those who are aware of their duties as citizens know the reality to be that Ali Bongo and his family continue to impose themselves in Gabon by force and fear. The Bongos maintain fantasies of insecurity instilled for years to the people of Gabon. Fantasies saying that only the Bongos can keep the country in peace. The worse is that Ali Bongo thinks that the parodies of press conferences he gives during the cabinet meeting in the provinces, have a serious content. The Gabonese who are aware of their citizenship, no longer expect anything of the Bongos or their communication schemes. They now communicate and inform themselves independently using alternative means. Although the Bongos still resist, the Gabonese who are aware of their citizenship already operate in a form of communication aimed at democratization, including information technology that is an important if not essential ingredient. In this context, lies are quickly flushed out and highlighted in public and credibility belongs to those who have content. In this context, the Gabonese who are citizens help to anchor the communicative democracy and transparency in this country that some still want to hold for themselves for a long time. Considering that the truth is a condition both necessary and sufficient to establish sustainable democracy, we do not see how the Bongos could survive in power in a transparent environment; this is why Ali Bongo is complaining because he does not understand why his attempt at communication is met by the indifference of the Gabonese people. While Ali Bongo and his friends still believe in censorship, the Gabonese citizens have understood and apprehended alternative methods which only need for people to create a network for everyone to be aware of what is happening. But Ali Bongo and his cronies are still driven by mechanisms indicating calcification, that is to say: the expulsion of foreign press correspondents, blocking and listening of telephone lines, suspension of the publication of newspapers that do not eat in the Prince's hand, and charges to individuals in the civil society perceived as enemies. But despite what Ali Bongo thinks, the impetus which marks the thirst for social and political change is already there, in the heart of the Gabonese people.


Version française

-L'Union : Dans le même ordre d'idées, monsieur le président, au cours de votre tournée républicaine, dans le cadre des Conseils des ministres délocalisés, vous avez annoncé bien des projets. Ce qui a suscité beaucoup d'espoir auprès de vos compatriotes. Une crainte cependant : leur impatience. Parce qu'il y a un déficit de communication sur le calendrier de leur réalisation. Comment entendez-vous régler ce déficit de communication autour de votre action, qui, permettez-nous, caractérise le gouvernement ?

- Ali Bongo Ondimba : Cette mauvaise communication ou cette non communication ne caractérise pas seulement le gouvernement, elles caractérise notre pays. Nous n'avons jamais été bons en matière de communication. Rarement un pays a fait autant de choses, mais qui sont méconnues. C'est certainement un problème auquel il va falloir trouver des solutions.

Cela montre quelque part que nous n'avons pas bons de rapports avec vous les hommes et femmes des médias. Cela veut dire que nous ne vous disons pas suffisamment ce que nous faisons, et que vous ne venez pas suffisamment chercher les informations aussi.

Je dirai qu'en ce qui concerne l'impatience de mes compatriotes, je peux la comprendre. Au cours des Conseils des ministres dans les différentes provinces, je conclue toujours par une conférence de presse. Vous me posez des questions et j'ai la possibilité de pouvoir donner un certain nombre d'informations et d'explications à nos compatriotes. Je l'ai souvent répété, je suis de nature moi-même assez impatient et je ne suis pas du genre à me satisfaire de ce qui se passe. Est-ce un défaut ? Je ne sais pas.

Mais, ce que je voudrais dire, c'est que malgré tout et malgré cette perception qui, à mon avis n'est pas réelle, dans notre pays les choses bougent comme elles ont rarement bougé ces 20 dernières années.

En deux ans, nous avons fait passer beaucoup plus de textes que plusieurs gouvernements qui nous ont précédés. Vous voyez les chantiers partout ; des réformes engagées ; des projets qui sont bien emmenés.

On n'avait coutume de dire il y a plusieurs années qu'on faisait poser des premières pierres au président Omar Bongo Ondimba, et que c'était des premières et des dernières. Or, moi ce n'est pas le cas, je continue, je veille à cela. Donc nous nous sommes mis dans une philosophie de concret et de réussite.

Nos compatriotes ont bien retenu une phrase que prononçait souvent le président Omar Bongo Ondimba : « plus on m'en donne, plus j'en réclame ». C'est donc dans la nature de nos compatriotes de voir des choses, des chantiers, des réformes qui débutent ici et là... Mais comme nous avons montré une certaine capacité à faire bouger les choses, nos compatriotes se disent : « c'est très bien, mais donnez-nous encore plus !».

Mais comme je l'ai dit, les sous-bassements, les fondations ne sont pas les choses les plus visibles. Cependant une fois que les fondations sont bien faites, alors à ce moment là, vous allez voir le bâtiment monter très rapidement.

-Le commentaire de « Gabon Enervant » : Qu’il est amusant, Ali Bongo ; il se plaint du manque d’efficacité de sa communication. Il se plaint que les Gabonais ne fassent cas de sa propagande. C’est amusant de sa part, car il pensait qu’en muselant la presse et n’autorisant les organes officiels de presse qu’à bourrer le crâne des citoyens des bobards du pouvoir, il aurait dans son écuelle, une population gabonaise zombilisée, bête et sous informée au point de croire à n’importe quelle élucubration émanant de Patrick Simangoye. Mais les gabonais sont désormais plus avisés que ne le pense le régime. Ils savent Il n’y a pire qu’une dictature comme celle des Bongo qui tient à rendre le peuple bête en entretenant son ignorance. Le régime pense qu’en rendant le peuple ignorant des grands enjeux, il limiterait à perpétuité sa capacité d’action. Pour les Bongo, on ne peut combattre ce qu’on ignore. Donc tant que le peuple pense qu’il vit dans un pays «émergent », même si la réalité est ailleurs, on peut piller en paix. C’est par ce genre de raisonnement qu’Ali Bongo montre ses limites. Comment peut-il penser qu’il ne communique pas assez à l’intérieur du Gabon, quand on sait que le journal télévisé des chaines publiques n’est là que pour rappeler au peuple tous les faits du prince devenu roi. Même chose pour les quotidiens l’Union et Gabon Matin. Il suffit d’allumer son téléviseur sur la RTG1 pour être bombardé, pris d’assaut par des interventions et des commentaires qui présentent Ali Bongo comme un homme hors du commun, d’être un individu pourvu uniquement et subitement d’admirables qualités, d’être celui qui veut tant de bien aux gabonais, dans la limpidité électorale (sans biométrie bien sur), celui qui veut le retour du travail pour tout le monde, la sécurité pour tous, etc. Pourquoi après tout ce matraquage médiatique, Ali Bongo se rend compte que les gabonais sont peu réceptifs à ce message ? Simplement parce que les gabonais savent que ce message n’est que pure connerie; c’est aussi simple que ça. Quel est ce gabonais en pleine possession de toutes ses facultés et ne mangeant pas au râtelier des Bongo qui va vous dire qu’Ali Bongo est celui qui serait le meilleur président pour Gabon ? Qu’Ali Bongo représente le rassemblement, le progrès et incarne la république du partage et de l’équité ? Pourtant on n’entend que ça dans les média d’état au Gabon ! Si le message ne passe pas, ce n’est pas parce que le pouvoir ne communique pas assez, le message ne passe pas parce que ce message est une insulte à l’intelligence d’un enfant. Le peuple gabonais est plus mûr que ça. Les gabonais qui sont conscients de leurs devoirs citoyens savent que la réalité est qu’Ali Bongo et les siens continuent de s’imposer par la force et la peur. Les Bongo entretiennent des fantasmes d’insécurité insufflés depuis des années au peuple gabonais. Fantasmes qui voudraient que seuls les Bongo puissent maintenir la paix dans le pays. Le comble est qu’Ali Bongo pense que les parodies de conférence de presse qu’il donne lors de ses conseils de ministre délocalisés, aient un contenu sérieux. Les gabonais conscients de leur citoyenneté n’attendent plus rien des Bongo, ni de leur faisceaux de communication. Ils communiquent désormais indépendamment et s’informent eux mêmes de manière alternative. Même si les Bongo résistent encore, les gabonais qui sont conscients de leur citoyenneté opèrent déjà dans une forme de communication tendant à la démocratisation, dont les technologies de l’information en sont un ingrédient important sinon essentiel. Dans ce contexte, le mensonge est rapidement débusqué et mis en évidence sur la place publique et la crédibilité appartient à ceux qui ont du contenu. Dans ce contexte, les gabonais citoyens contribuent à ancrer la démocratie et la transparence communicative dans ce pays que certains espèrent encore tenir en confiscation pendant longtemps. Si on considère que la vérité est une condition à la fois nécessaire et suffisante à l’établissement durable de la démocratie, on ne voit pas comment les Bongo pourraient s’en sortir dans un contexte transparent, d’où les plaintes d’Ali Bongo qui ne comprend pas pourquoi sa communication se heurte à l’indifférence des gabonais. Alors qu’Ali Bongo et ses guignols croient encore en la censure, les gabonais citoyens ont déjà compris et appréhendé des méthodes alternatives qui font qu’on n’ait plus besoin que de se mettre en réseau pour que tout le monde soit au courant de ce qui se passe. Mais Ali Bongo et ses compères restent mus par des automatismes indiquant la calcification ; c'est-à-dire l’expulsion de correspondants étrangers, les blocages et écoutes de lignes téléphoniques, les entraves à la publication des journaux qui ne mangent pas dans la main du prince, et accusations portées envers des individus de la société civile perçus comme ennemis. Mais en dépit de ce que pense Ali Bongo, l’élan qui marque la soif du changement social et politique est déjà là, dans le cœur des gabonais.