Wednesday, November 30, 2011
FREE GABONESE HAVE TO NOW BUILD AN EFFECTIVE GRASS ROOT MOVEMENT THAT GOES TOWARD THE PEOPLE. LES GABONAIS LIBRES DOIVENT MAINTENANT BATIR UN VERITABLE MOUVEMENT CITOYEN QUI VA VERS LES POPULATIONS
(Photos Rougou)
English version
These days in Gabon, astute observers already perceive a shift in attitudes. The Gabonese people may still be silent, but their actions toward the regime are speaking volumes. Ali Bongo is being rejected by the population. No other conclusion can be valid when one looks at the different events having taken place lately in Gabon, such as the failure of Ali Bongo to attract people to the inauguration of the Agondjé football stadium, or his tour of the provinces when everything was being forced because people did not want to participate in his stupid carnival.
The initiative taken by members of the free opposition and the free civil society to crisscross the country and meet the Gabonese people in their own modest environment, to speak to them in a simple and direct language, sometimes in local languages, without dancing women and stupid gadgets as Ali Bongo would do, is exactly what is needed for the next phase of this growing movement of taking our country back one Gabonese person at the time. It is heartwarming to see these free Gabonese who have decided, without any soldier around them, without any bodyguard or any kind of security apparatus, to go meet the Gabonese people and talk to them as family about the future of the country, our country. This is how solid social movements and grassroots groups are built. The secret of the success of this movement is that people who are building it are doing so because they want to, not because they have to. On the Bongos side, people have to show them support because they are afraid to lose their jobs. On the free Gabonese side, the enthusiasm is spontaneous because no one is forced to do anything people are acting on the basis of their free will and this is a major advantage. The Gabonese people have already shown that they can resist Ali Bongo, they can vote with their feet. The movement “Ça Suffit Comme Ça” is made of people who are the main actors in people-centered advocacy for the realization of economic, social, cultural, civil and political change in Gabon. If this group can be effectively relayed by a strong group of politicians who can mobilize the Gabonese people around the idea of promoting the full realization of economic, social, political and cultural freedom in Gabon, Ali Bongo does not stand a chance.
For this movement to truly be effective and impactful, it needs to closely link all the Gabonese communities between them, and also between these communities and their movement. This is why this tour of Gabon as shown by these pictures, is a brilliant idea that can demonstrate to the people that this movement fight is also their fight because this movement is aiming at advancing the interests of all Gabonese people. Everybody who thinks of themselves as a free minded Gabonese person has to know that it is by joining forces through the solidarity of a common purpose that the common goal will be achieved. Going to the rural populations indicates that members of “Ça Suffit Comme Ça” and of the free opposition are asking these populations to form with them working groups which would provide a space from which to focus their specific needs and aspirations in order to build joint actions and projects which should centered in saying no to Ali Bongo. These visits in the interior of the country allow members of the free opposition to share their experiences and also to learn from the population, but more importantly and fundamentally, to generally increase their exposure to the people at the grassroots level who are struggling economically, socially and politically. The visits should enable the free opposition to witness firsthand and share with the local populations their strategies to advance the cause of a free Gabon.
Congratulations to the movement “Ça Suffit Comme Ça” and congratulations to the free opposition for deciding to travel throughout Gabon and thus have an opportunity to broaden the base of the opposition to dictatorship and enhance mutual learning, strengthen solidarity and support between the people and the forces of freedom in Gabon.
Version française
Ces jours-ci au Gabon, les observateurs avisés peuvent déjà percevoir un changement dans les attitudes. Le peuple gabonais est peut-être encore silencieux, mais leurs actions envers le régime en disent volume. En simple, Ali Bongo est en train d'être rejeté par la population. Aucune autre conclusion ne peut être valable quand on regarde les différents événements ayant eu lieu dernièrement au Gabon, comme l'échec d'Ali Bongo d’attirer les gens à l'inauguration du stade de football d’Agondjé, ou de sa tournée dans les provinces où tout était forcé parce que les gens ne voulaient pas participer à son stupide carnaval.
L'initiative prise par les membres de l'opposition libre et de la société civile libre, de sillonner le pays et de rencontrer le peuple gabonais dans son modeste environnement, de lui parler dans un langage simple et direct, parfois en langues locales, sans les bougeuses de fesse et stupide gadgets comme ferait Ali Bongo, est exactement le genre d’initiative nécessaire pour la phase suivante de ce mouvement qui va en croissant et se promet de récupérer notre pays gabonais par gabonais. Il est réconfortant de voir ces gabonaises libres qui ont décidé, sans aucun soldat autour d'eux, sans aucun garde du corps ou n'importe quel type de dispositif de sécurité, d'aller rencontrer le peuple gabonais et lui parler comme on le ferait à la famille, de l'avenir du pays, de notre pays. C'est de cette façon que se bâtissent les mouvements sociaux solides et groupes de citoyens. Le secret de la réussite de ce mouvement est que les gens qui le constituent, le font parce qu'ils le veulent, non pas parce qu'ils y sont obligés. Du côté des Bongos, les gens sont obligés de démontrer un soutien parce qu'ils ont peur de perdre leur emploi. Mais du côté des gabonais libres, l'enthousiasme est spontané, car personne n'est obligé de faire quoi que ce soit et les gens agissent sur la base de leur libre arbitre et cela est un avantage majeur. Le peuple gabonais a déjà montré qu'il peut résister à Ali Bongo, il peut voter avec ses pieds. Le mouvement "Ça suffit Comme Ça" est constitué de personnes qui soient d’importants acteurs dont l’action est centrée sur le plaidoyer pour la réalisation de changements économiques, sociaux, culturels et politiques au Gabon. Si ce groupe peut être efficacement relayé par un solide groupement de politiciens qui peuvent mobiliser le peuple gabonais autour de l'idée de promouvoir la pleine réalisation de la liberté économique, sociale, politique et culturel du Gabon, Ali Bongo n'a aucune chance.
Pour que ce mouvement puisse être vraiment efficace et percutant, il a besoin de lier étroitement l'ensemble des communautés gabonaises entre elles et aussi lier ces communautés et leur mouvement. C'est pourquoi cette tournée du Gabon interne, comme le montrent ces images, est une brillante idée qui peut indiquer au peuple que ce combat est aussi leur combat parce que ce mouvement vise à faire progresser les intérêts de tous les Gabonais. Tout le monde qui se pense être un(e) gabonais(e) libre, doit savoir que c'est en unissant nos forces à travers la solidarité d'un but commun que l'objectif collectif sera atteint. Aller vers les populations rurales indique que les membres de "Ça suffit Comme Ça" et de l'opposition libre proposent à ces populations de former avec eux des groupes de travail qui offrent un espace à partir duquel on peut se concerter au sujet de besoins et aspirations spécifiques afin de construire et mener des actions communes et les visées qui devraient être centrées vers le non à Ali Bongo. Ces visites à l'intérieur du pays permettent aux membres de l'opposition libre de partager leurs expériences et aussi d’apprendre de la population ; mais surtout et fondamentalement, de manière générale d’augmenter leur visibilité aux populations au niveau local, qui souffrent économiquement, socialement et politiquement. Ces visites devraient permettre à l'opposition libre d’être témoin de première main et de partager avec les populations locales leurs stratégies pour faire avancer la cause d'un Gabon libre.
Félicitations au mouvement "Ça suffit Comme Ça" et félicitations à l'opposition libre pour avoir décidé de voyager à travers le Gabon et se donner l'occasion d'élargir la base de l'opposition face à la dictature et de renforcer l'apprentissage mutuel, raffermir la solidarité et le soutien entre le peuple et les forces de la liberté au Gabon.
Tuesday, November 29, 2011
WHEN PEOPLE ARE DENIED FREE AND FAIR ELECTIONS, THEY VOTES WITH THEIR FEET. QUAND ON REFUSE AU PEUPLE UN BULLETIN DE VOTE FIABLE DANS LA TRANSPARENCE, IL EST OBLIGÉ DE VOTER AVEC SES PIEDS
English version
Ali Bongo and his henchmen are discovering that the Gabonese public is more mature than they think, because despite the fact that they are closing every freedom outlet within the country in order to force the people to find the dictatorship accommodation, the population is reacting ostensibly in a manner that says that it is moving further away from Ali Bongo. Yes, when it comes to political and personal freedoms, in the end people will vote with their feet, as they did on Sunday when despite having distributed free tickets for the football match between China and Gabon, to school children and workers throughout Libreville, the Gabonese public refused to satisfy Ali Bongo's wishes and decided to stay home. This is voting with ones feet.
By refusing to go to the stadium, the population made an informed decisions that said that Ali Bongo could celebrate whatever he feels like celebrating, with his friends and courtesans, but for the majority of the people suffering from a lack of political and economic liberties, their dignity is far more important than accepting a free ticket from a dictator. They may not be able to have their voices heard at the ballot box because they are systematically rigged in Gabon, but no one can rig where they decide to go spend their Sunday afternoon and this is a very strong way of voting with ones feet. And the verdict of “foot voting” is very clear and totally impermeable to Mborantsuo type manipulations. This verdict tells us that the Gabonese people favor and value very highly their freedoms and are very dissatisfy with having Ali Bongo as the leader of their nation. The Gabonese people have already realized what many members of the regime seem unaware of; that is that de disintegration of Gabon is slowly occurring and the gulf between the rulers like the Bongos and the population is growing wider. Many wise Gabonese can already predict what the end results would be and it will not be pretty. In 2009, Ali Bongo came to power and pledged to transform the country into a paradise. Instead, the Gabonese people are witnessing the disintegration of their lives, the loss of jobs due to crazy decisions, the destruction of their family homes due to similar crazy decisions. This Ali Bongo presidency is turning into a debacle.
Upon gaining power, Ali Bongo immediately began to want to change the fabric of the Gabonese society. He opened the presidential palace to a bunch of non Gabonese people that caused the native Gabonese to ask themselves exactly whose country this was after all? He rules mostly by decrees and his regulations are implemented without any discussion. He has decided to fire thousands of Gabonese people from their jobs; to cut scholarships for thousands of Gabonese students; to start the expropriation and destruction of private property without compensation to the victims. While the population standard of living steadily declines, the official pronouncements in the governmental controlled media, such as RTG1, are invariably upbeat and optimistic. For the courtesans who appear in these media outlets, the central planning of the Gabonese economy on Ali Bongo's desk is the key to a glorious future. These days they can be heard triumphantly declaring that since 2009, when Ali Bongo took power, if they raise their eyes and contemplate the picture of Gabon, they see work sites everywhere. "The entire country is a worksite" they say. But when they are asked to explain why the standard of living of the average Gabonese family continues to decline, they cannot answer.
The Gabonese people, those who vote with their feet, know that the more telling evaluation of the health of Gabon’s fortunes over the long haul can be evaluated from the following factors:
1. Since 2009, the Mo Ibrahim index has found Gabon to be a very poor performer, economically, politically and socially. This result is obtained despite Gabon remaining one of the highest oil producers in Africa.
2. Gabon has become a country where clean running water and reliable electricity shortages are so commonplace that people are now buying generators to provide electricity in Libreville, something that had been unheard of in the past.
3. Unemployment is still rampant, reaching levels of up to 60% for young people in Gabon.
4. Major hospitals still lack the most basic equipment and mother are delivering babies on dirty floors.
Yet, despite this abysmal record, the Bongos still have their apologists, their true believers, those who proudly dress up in Bongo gear. For these people, the juxtaposition of pockets of abject poverty with pockets of opulent wealth is not a problem. These are the people who should go fill the stadium for Ali Bongo or go vote during the upcoming rigged legislative elections. The rest of the Gabonese population has decided to vote with their feet; they have decided to move away from anything having to do with Ali Bongo.
Version française
Ali Bongo et ses sbires ont découvert que le public gabonais est plus mature qu'ils ne le pensent, car malgré le fait qu'ils les enferment dans un espace de plus en plus sevré de liberté afin de forcer les gens à trouver la dictature supportable, la population réagit d'une manière qui dit qu'elle soit en train de s'éloigner d'Ali Bongo. Oui, quand il s'agit de libertés politiques et personnelles, à la fin les gens votent avec leurs pieds, comme ils l'ont fait dimanche, quand, malgré le fait d'avoir distribué des billets gratuits pour le match de football entre la Chine et le Gabon aux élèves et aux travailleurs dans Libreville, le publics gabonais a refusé de satisfaire aux désirs d'Ali Bongo et a décidé de rester à la maison. C'est ça voter avec ses pieds.
En refusant d'aller au stade, la population a pris une décisions éclairées disant qu'Ali Bongo pouvait célébrer ce qu'il voulait en compagnie de ses amis et courtisans, mais pour la majorité des gens souffrant d'un manque de libertés politiques et économiques, leur dignité est beaucoup plus important que d'accepter un billet gratuit d'un dictateur. Ils peuvent ne pas être en mesure de faire entendre leur voix par les urnes parce qu'elles sont systématiquement truquées au Gabon, mais personne ne peut truquer leur décision d'aller passer leur dimanche après-midi où ils le veulent et c'est un moyen très efficace de voter avec ses pieds. Et le verdict du "vote des pieds" est très clair et totalement imperméable aux manipulations de type Mborantsuo. Ce verdict nous dit que le peuple gabonais attache une haute importance a sa liberté et est très mécontenter d'avoir Ali Bongo comme chef de leur nation. Le peuple gabonais a déjà réalisé ce que de nombreux membres de ce régime ne semblent pas admettre', c'est-à-dire que la désintégration du Gabon est lentement en train de se produire et le fossé entre les gouvernants comme les bongos et la population est de plus en plus large. Beaucoup de Gabonais sages, peuvent déjà prédire ce que les résultats finaux seraient et ce n'est pas du joli. En 2009, Ali Bongo a pris le pouvoir et a promis de transformer le pays en un paradis. Au lieu de cela, le peuple gabonais assiste à la désintégration de son existence; les pertes d'emplois dues à des décisions folles, la destruction de leurs maisons familiales en raison de décisions similairement folles. Cette présidence d'Ali Bongo se transforme en une débâcle.
Dès son arrivée au pouvoir, Ali Bongo a immédiatement commencé à vouloir changer le tissu de la société gabonaise. Il a ouvert le palais présidentiel à tout un tas de non gabonais, ce qui a poussé les natifs gabonais à se demander exactement si ce pays était encore le leur. Il gouverne surtout par décrets et ses décisions sont appliquées sans aucune discussion. Il a décidé de limoger des milliers de Gabonais de leur emploi; il a fait couper les bourses d'études de milliers d'étudiants gabonais; il a commencé l'expropriation et la destruction de biens privés sans compensation pour les victimes. Alors que le niveau de vie de la population diminue de manière constante, les déclarations officielles dans les médias gouvernementaux, comme la RTG1, sont invariablement optimistes et florissantes. Pour les courtisans qui apparaissent dans ces médias, la planification centrale de l'économie gabonaise sur le bureau d'Ali Bongo est la clé d'un avenir glorieux. On peut les entendre triomphalement déclarer que depuis 2009, quand Ali Bongo a pris le pouvoir, il suffit de lever les yeux et contempler le Gabon, pour voir des chantiers partout. "Le pays entier est un chantier" disent-ils. Mais quand on leur demande d'expliquer pourquoi le niveau de vie des familles gabonaises moyennes continue de baisser, ils sont incapables de répondre.
Les populations gabonaises, celles qui votent avec leurs pieds, savent que l'évaluation la plus révélatrice de la santé future du Gabon sur le long terme, peut être déterminée à partir des facteurs suivants:
1. Depuis 2009, l'indice Mo Ibrahim a trouvé que le Gabon avait de très pauvres performances économiques, politiques et sociales. Ces résultats sont obtenus malgré le fait que le Gabon reste l'un des plus gros producteurs de pétrole en Afrique.
2. Le Gabon est devenu un pays où les pénuries d'électricité et d'eau sont tellement nombreuses que les gens achètent maintenant des groupes électrogènes pour leur fourniture d'électricité à Libreville, quelque chose qui n'avait jamais été vu par le passé.
3. Le chômage reste endémique, atteignant des niveaux allant jusqu'à 60% pour les jeunes au Gabon.
4. Les grands hôpitaux n'ont pas toujours les équipements les plus élémentaires et les mères y font des accouchements à même des sols sales.
Pourtant, malgré ce bilan catastrophique, les Bongos ont encore leurs apologistes, leurs vrais fidèles, ceux qui sont fières de s'habiller en tenue Bongo. Pour ces personnes, la juxtaposition des poches de pauvreté abjecte avec des poches de richesse opulente n'est pas un problème. Ce sont ces gens qui devraient aller remplir le stade pour Ali Bongo ou aller voter pendant les prochaines élections législatives truquées. Le reste de la population gabonaise a décidé de voter avec leurs pieds, ils ont décidé de s'éloigner de tout ce qui a trait à Ali Bongo.
Monday, November 28, 2011
THE GABONESE PUBLIC TOTALLY IGNORED THE INAUGURATION OF THE AGONDJE STADIUM. LE PUBLIC GABONAIS A IGNORÉ TOTALEMENT L’INAUGURATION DU STADE D’AGONDJE
An empty stadium
Un stade vide
English version
Ali Bongo and his henchmen have discovered once more, just how unpopular they are with the Gabonese population in general. They were promising that the inauguration of the Agondjé stadium would take place in front of a capacity crowd, that is in front of about 40000 people. The members of the organization committee were saying in the governmental media that all 40000 tickets had been distributed and that buses would be there to carry people from and to the stadium. Everything was going to be a major success. However, when the football match started, all these predictions of a full and enthusiastic crowd in the stands of the new stadium did not materialize. The Gabonese public clearly sent a message to Ali Bongo that they were not interested in participating in anything having to do with him. The Gabonese people are sick and tired of the Bongos and nothing would change that fact. These pictures are clearly showing that the public did not go to that stadium and this is a good sign for the wish that this same public would just ignore the coming legislative election and the subsequent African cup of nations. When people are suffering, they should not be asked to applaud their tormentors. Enough is enough! This is a slap in the face of Ali Bongo who wanted to fill this stadium by making this match free of charge. But when the people refuse to go to the stadium despite the free access, then the regime has to know that people are truly fed up. Congratulations to the Gabonese public for staying home and not going to the stadium. Next objective is to similarly stay home for the legislative election.
Version française
Ali Bongo et ses sbires ont découvert une fois de plus, à quel point ils sont impopulaires auprès de la population gabonaise en général. Ils avaient promis que l'inauguration du stade d’Agondjé aurait lieu devant une foule à capacité, ce qui aurait fait environ 40000 personnes. Les membres du comité d'organisation avaient dit dans les médias gouvernementaux que tous les 40000 billets avaient été distribués et que des autobus seraient là pour transporter les spectateurs vers le stade. Pour eux, tout devait être un succès majeur. Toutefois, lorsque le match de football a commencé, toutes ces prédictions d'une foule enthousiaste et pleine dans les tribunes du nouveau stade ne se sont pas concrétisées. Le public gabonais a clairement envoyé un message à Ali Bongo. Message qui semblait signifier qu'il n'était pas intéressé à participer à quoi que ce soit ayant à voir avec lui. Le peuple gabonais est fatigué des Bongo et rien ne changera ce fait. Ces images montrent formellement que le public n'était pas au stade et c'est un bon signe pour le souhait que ce même public puisse simplement ignorer les prochaines élections législatives et la Coupe d'Afrique des nations. Quand les gens souffrent, il ne devrait pas leur être imposé d’applaudir leurs bourreaux. Ça Suffit Comme Ça! Ces tribunes vides sont une gifle au visage d'Ali Bongo qui voulait combler ce stade, en déclarant la gratuité de ce match. Mais quand les gens refusent de se rendre au stade malgré le libre accès, c’est qu’ils ont vraiment marre du régime. Félicitations au public gabonais pour être resté à la maison et ne pas être allé au stade. Le prochain objectif serait de similairement rester à la maison lors des élections législatives.
Un stade vide
English version
Ali Bongo and his henchmen have discovered once more, just how unpopular they are with the Gabonese population in general. They were promising that the inauguration of the Agondjé stadium would take place in front of a capacity crowd, that is in front of about 40000 people. The members of the organization committee were saying in the governmental media that all 40000 tickets had been distributed and that buses would be there to carry people from and to the stadium. Everything was going to be a major success. However, when the football match started, all these predictions of a full and enthusiastic crowd in the stands of the new stadium did not materialize. The Gabonese public clearly sent a message to Ali Bongo that they were not interested in participating in anything having to do with him. The Gabonese people are sick and tired of the Bongos and nothing would change that fact. These pictures are clearly showing that the public did not go to that stadium and this is a good sign for the wish that this same public would just ignore the coming legislative election and the subsequent African cup of nations. When people are suffering, they should not be asked to applaud their tormentors. Enough is enough! This is a slap in the face of Ali Bongo who wanted to fill this stadium by making this match free of charge. But when the people refuse to go to the stadium despite the free access, then the regime has to know that people are truly fed up. Congratulations to the Gabonese public for staying home and not going to the stadium. Next objective is to similarly stay home for the legislative election.
Version française
Ali Bongo et ses sbires ont découvert une fois de plus, à quel point ils sont impopulaires auprès de la population gabonaise en général. Ils avaient promis que l'inauguration du stade d’Agondjé aurait lieu devant une foule à capacité, ce qui aurait fait environ 40000 personnes. Les membres du comité d'organisation avaient dit dans les médias gouvernementaux que tous les 40000 billets avaient été distribués et que des autobus seraient là pour transporter les spectateurs vers le stade. Pour eux, tout devait être un succès majeur. Toutefois, lorsque le match de football a commencé, toutes ces prédictions d'une foule enthousiaste et pleine dans les tribunes du nouveau stade ne se sont pas concrétisées. Le public gabonais a clairement envoyé un message à Ali Bongo. Message qui semblait signifier qu'il n'était pas intéressé à participer à quoi que ce soit ayant à voir avec lui. Le peuple gabonais est fatigué des Bongo et rien ne changera ce fait. Ces images montrent formellement que le public n'était pas au stade et c'est un bon signe pour le souhait que ce même public puisse simplement ignorer les prochaines élections législatives et la Coupe d'Afrique des nations. Quand les gens souffrent, il ne devrait pas leur être imposé d’applaudir leurs bourreaux. Ça Suffit Comme Ça! Ces tribunes vides sont une gifle au visage d'Ali Bongo qui voulait combler ce stade, en déclarant la gratuité de ce match. Mais quand les gens refusent de se rendre au stade malgré le libre accès, c’est qu’ils ont vraiment marre du régime. Félicitations au public gabonais pour être resté à la maison et ne pas être allé au stade. Le prochain objectif serait de similairement rester à la maison lors des élections législatives.
Sunday, November 27, 2011
UNTIL WHEN WOULD THE GABONESE PEOPLE TOLERATE A POLITICAL LANDSCAPE THAT IS JUST AN ALIBI? JUSQU'A QUAND LES POPULATIONS GABONAISES TOLERERONT-ELLES UN PAYSAGE POLITIQUE QUI N’EST QU’UN ALIBI?
One of the many candidates promising the moon, while everybody knows that a parliamentarian in the Bongo national assembly is just there to accept what the Bongos want
Un des nombreux candidats qui promettent la lune, alors que tout le monde sait qu’un parlementaire dans l’assemblée nationale des Bongo, est là pour accepter les désirs des Bongo
English version
While the Bongo's regime henchmen are filling the news in Gabon with tin foil conspiracies and political allegations of coup and other foolishness, the real substance of political discourse gradually dissipates unguarded. This is exactly what the regime wants. This is why the Gabonese people should always be reminded of what is really important, so they would not let themselves distracted by the juvenile mischief and ill tailored political stories orchestrated by Ali Bongo's press trying to orient the Gabonese people toward the unreasonable and illogical.
The sordid eyesores unfolding in Libreville, where like blood hound desperados, Ali Bongo's henchmen are going around demolishing homes and throwing entire families on the street with nowhere to go. At the same time, the regime is asking the population to go vote in the legislative election, but without providing an ounce of guarantee that the voting would be fair. Last but not least, a major scandal was uncovered involving Ali Bongo's cabinet director, Maixent Accrombessi, who was caught in Benin using a presidential plane for what appeared to be illicit activities; also, the confirmation in a new book that Omar Bongo did finance Nicholas Sarkozy's run for the French presidency. However, the Gabonese public is noticing that while all of this is occurring, some members of the "opposition" are, instead of asking for investigations and for the truth to come out and assurance that elections are fair in Gabon, hiding their faces in the sand of greed and saying that they would answer Ali Bongo's call and participate in fraudulent legislative elections. The reality is that these people are caught in the gabonese political circus in which the opposition can be created and financed by the Bongo regime. The purpose of such an opposition is to serve as a democratic alibi for the despotic regime.
It is clear to both the simple and sophisticated political observer, that the regime is engaged in a not-so-disguised push to consolidate power across the nine geo-political regions of Gabon. To accomplish this, the regime must sedate and tame any meaningful political opposition. The operators and leaders of the regime have made no secret of it. These people have no interest in observing: fairness, openness and true transparency. This is why, be it for non-governmental organizations or opposition political parties, the regime perpetrates systematic hold-ups of independent organizations as it cannot and will not allow independent organizations to exist in Gabon. It is because of this method that the regime resorts in attempting to destabilize the independent civil society, such as the movement "Ça Suffit Comme Ça" and real political opposition. This is the only strategy left for the Bongos, because:
1) The weak popular support for the regime's policies, despite media hype by the omnipotent PDG, a party that has been in power since 1967 with no change of government or its entourage.
2) Only disunity amongst the democratic opposition or what purports to be so, would allow the regime to be regarded in any kind of positive light by the people.
3) As long as the regime has no plan for change or a real social project to promote a different Gabon, no real alternative should ever be allowed to take root in Gabon.
Dear readers, this is why the opposition is being constantly weakened by repression and the free civil society is constantly under attack from a regime suffering from the effects of worsening living standards for the population, a deteriorating economic and political environment, tarnished by of numerous scandals, where fortunes are amassed from nepotism spanning over 44 years and youth unemployment reaches 60%, with tight controls of the press and the mass media. This is why the Bongos have to put forward political parties as alibis for pseudo political pluralism.
Version française
Alors que les sbires du régime Bongo emplissent les media du pays avec des histoires de conspirations ridicules et d'allégations politiques de coup d'état et autres sottises, la vraie substance de l’actualité politique se dissipe progressivement sans surveillance. C'est exactement ce que veut le régime. C'est pourquoi le peuple gabonais doit toujours être rappelé de ce qui est vraiment important, de sorte qu'il ne se laisse pas divertir par des faits des mineurs et une historiographie politique adaptée et orchestrée par la presse d’Ali Bongo qui essaie d'orienter le peuple gabonais vers le déraisonnable et l’illogique.
Les horreurs sordides se déroulant en ce moment à Libreville, où, comme des desperados avides d’infliger des souffrances et des supplices, les sbires d'Ali Bongo vont démolir des habitations et jettent ainsi des familles entières dans la rue, n’ayant pas tout autre refuge. Dans les mêmes temps, le régime invitent les populations à aller voter lors des élections législatives, mais sans fournir une once de garantie que le scrutin serait équitable. Enfin, où un scandale majeur a été découvert impliquant directeur de cabinet d'Ali Bongo, Maixent Accrombessi, qui a été pris au Bénin en train d’utiliser un avion présidentiel pour ce qui semblait être des activités illicites et aussi, la confirmation dans un nouveau livre que Omar Bongo a financé Nicolas Sarkozy candidat à la présidence française. Toutefois, le public gabonais doit remarquer que tandis que tout cela se produit, certains membres de «l'opposition» gabonaises, au lieu de demander des enquêtes et d’exiger la vérité et l'assurance que les élections soient justes au Gabon, préfèrent se cacher le visage dans les sables de la cupidité et disant qu'ils vont répondre à l'appel d'Ali Bongo de participer à des élections législatives frauduleuses. La réalité est que ces gens sont pris dans le cirque politique gabonais au sein duquel l'opposition peut être créée et financée par le régime Bongo. Le but d'une telle opposition est de servir d'alibi démocratique pour le régime despotique.
Il est clair aussi bien à l'observateur politique simple que sophistiqué, que le régime est engagé dans un effort qui n'est pas si déguisé, pour consolider son pouvoir à travers les neuf régions géopolitiques du Gabon. Pour ce faire, le régime doit calmer et apprivoiser toute opposition politique significative. Les opérateurs et les dirigeants du régime n'en font d’ailleurs aucun secret. Ces gens n'ont aucun intérêt à observer les principes démocratiques que sont: l'équité, l'ouverture et la transparence véritable. C'est pourquoi, que ce soit pour les organisations non gouvernementales ou les partis politiques d'opposition, le régime commet des hold-up systématique des organisations indépendantes, car il ne peut pas et ne permettra pas aux organisations indépendantes d'exister au Gabon. C'est à cause de cette méthode que le régime tente de déstabiliser la société civile indépendante, comme le mouvement "ça suffit Comme Ça" et ce qui tient de réelle opposition politique. C'est la seule stratégie qui reste aux Bongo, car:
1) La faiblesse du soutien populaire pour les politiques du régime en dépit de l’abattage médiatique par le tout-puissant PDG, un parti qui a été au pouvoir depuis 1967, sans changement de type de gouvernement ou d’entourage.
2) Seule la désunion de l'opposition démocratique ou de ce qui est censé l’être, permettrait au régime de pouvoir être considéré de manière positive par la population.
3) Tant que le régime n'a aucun plan pour le changement ou un véritable projet social visant à promouvoir un Gabon différent, pas de réelle alternative ne devrait jamais être autorisé à prendre racine au Gabon.
Chers lecteurs, voici pourquoi l'opposition est constamment affaiblie par la répression et que la société civile libre est continuellement attaquée par un régime qui souffre des effets de la dégradation des conditions de vie de la population, d’une détérioration de l'environnement économique et politique, de son ternissement par de nombreux scandales, où des fortunes sont amassées à partir du népotisme qui s'étend sur plus de 44 ans et où le chômage des jeunes atteint 60%, tout ceci avec des contrôles stricts de la presse et des médias de masse. Voici pourquoi les Bongo tiennent à mettre en avant des partis politiques alibis d’un pseudo pluralisme politique.
Un des nombreux candidats qui promettent la lune, alors que tout le monde sait qu’un parlementaire dans l’assemblée nationale des Bongo, est là pour accepter les désirs des Bongo
English version
While the Bongo's regime henchmen are filling the news in Gabon with tin foil conspiracies and political allegations of coup and other foolishness, the real substance of political discourse gradually dissipates unguarded. This is exactly what the regime wants. This is why the Gabonese people should always be reminded of what is really important, so they would not let themselves distracted by the juvenile mischief and ill tailored political stories orchestrated by Ali Bongo's press trying to orient the Gabonese people toward the unreasonable and illogical.
The sordid eyesores unfolding in Libreville, where like blood hound desperados, Ali Bongo's henchmen are going around demolishing homes and throwing entire families on the street with nowhere to go. At the same time, the regime is asking the population to go vote in the legislative election, but without providing an ounce of guarantee that the voting would be fair. Last but not least, a major scandal was uncovered involving Ali Bongo's cabinet director, Maixent Accrombessi, who was caught in Benin using a presidential plane for what appeared to be illicit activities; also, the confirmation in a new book that Omar Bongo did finance Nicholas Sarkozy's run for the French presidency. However, the Gabonese public is noticing that while all of this is occurring, some members of the "opposition" are, instead of asking for investigations and for the truth to come out and assurance that elections are fair in Gabon, hiding their faces in the sand of greed and saying that they would answer Ali Bongo's call and participate in fraudulent legislative elections. The reality is that these people are caught in the gabonese political circus in which the opposition can be created and financed by the Bongo regime. The purpose of such an opposition is to serve as a democratic alibi for the despotic regime.
It is clear to both the simple and sophisticated political observer, that the regime is engaged in a not-so-disguised push to consolidate power across the nine geo-political regions of Gabon. To accomplish this, the regime must sedate and tame any meaningful political opposition. The operators and leaders of the regime have made no secret of it. These people have no interest in observing: fairness, openness and true transparency. This is why, be it for non-governmental organizations or opposition political parties, the regime perpetrates systematic hold-ups of independent organizations as it cannot and will not allow independent organizations to exist in Gabon. It is because of this method that the regime resorts in attempting to destabilize the independent civil society, such as the movement "Ça Suffit Comme Ça" and real political opposition. This is the only strategy left for the Bongos, because:
1) The weak popular support for the regime's policies, despite media hype by the omnipotent PDG, a party that has been in power since 1967 with no change of government or its entourage.
2) Only disunity amongst the democratic opposition or what purports to be so, would allow the regime to be regarded in any kind of positive light by the people.
3) As long as the regime has no plan for change or a real social project to promote a different Gabon, no real alternative should ever be allowed to take root in Gabon.
Dear readers, this is why the opposition is being constantly weakened by repression and the free civil society is constantly under attack from a regime suffering from the effects of worsening living standards for the population, a deteriorating economic and political environment, tarnished by of numerous scandals, where fortunes are amassed from nepotism spanning over 44 years and youth unemployment reaches 60%, with tight controls of the press and the mass media. This is why the Bongos have to put forward political parties as alibis for pseudo political pluralism.
Version française
Alors que les sbires du régime Bongo emplissent les media du pays avec des histoires de conspirations ridicules et d'allégations politiques de coup d'état et autres sottises, la vraie substance de l’actualité politique se dissipe progressivement sans surveillance. C'est exactement ce que veut le régime. C'est pourquoi le peuple gabonais doit toujours être rappelé de ce qui est vraiment important, de sorte qu'il ne se laisse pas divertir par des faits des mineurs et une historiographie politique adaptée et orchestrée par la presse d’Ali Bongo qui essaie d'orienter le peuple gabonais vers le déraisonnable et l’illogique.
Les horreurs sordides se déroulant en ce moment à Libreville, où, comme des desperados avides d’infliger des souffrances et des supplices, les sbires d'Ali Bongo vont démolir des habitations et jettent ainsi des familles entières dans la rue, n’ayant pas tout autre refuge. Dans les mêmes temps, le régime invitent les populations à aller voter lors des élections législatives, mais sans fournir une once de garantie que le scrutin serait équitable. Enfin, où un scandale majeur a été découvert impliquant directeur de cabinet d'Ali Bongo, Maixent Accrombessi, qui a été pris au Bénin en train d’utiliser un avion présidentiel pour ce qui semblait être des activités illicites et aussi, la confirmation dans un nouveau livre que Omar Bongo a financé Nicolas Sarkozy candidat à la présidence française. Toutefois, le public gabonais doit remarquer que tandis que tout cela se produit, certains membres de «l'opposition» gabonaises, au lieu de demander des enquêtes et d’exiger la vérité et l'assurance que les élections soient justes au Gabon, préfèrent se cacher le visage dans les sables de la cupidité et disant qu'ils vont répondre à l'appel d'Ali Bongo de participer à des élections législatives frauduleuses. La réalité est que ces gens sont pris dans le cirque politique gabonais au sein duquel l'opposition peut être créée et financée par le régime Bongo. Le but d'une telle opposition est de servir d'alibi démocratique pour le régime despotique.
Il est clair aussi bien à l'observateur politique simple que sophistiqué, que le régime est engagé dans un effort qui n'est pas si déguisé, pour consolider son pouvoir à travers les neuf régions géopolitiques du Gabon. Pour ce faire, le régime doit calmer et apprivoiser toute opposition politique significative. Les opérateurs et les dirigeants du régime n'en font d’ailleurs aucun secret. Ces gens n'ont aucun intérêt à observer les principes démocratiques que sont: l'équité, l'ouverture et la transparence véritable. C'est pourquoi, que ce soit pour les organisations non gouvernementales ou les partis politiques d'opposition, le régime commet des hold-up systématique des organisations indépendantes, car il ne peut pas et ne permettra pas aux organisations indépendantes d'exister au Gabon. C'est à cause de cette méthode que le régime tente de déstabiliser la société civile indépendante, comme le mouvement "ça suffit Comme Ça" et ce qui tient de réelle opposition politique. C'est la seule stratégie qui reste aux Bongo, car:
1) La faiblesse du soutien populaire pour les politiques du régime en dépit de l’abattage médiatique par le tout-puissant PDG, un parti qui a été au pouvoir depuis 1967, sans changement de type de gouvernement ou d’entourage.
2) Seule la désunion de l'opposition démocratique ou de ce qui est censé l’être, permettrait au régime de pouvoir être considéré de manière positive par la population.
3) Tant que le régime n'a aucun plan pour le changement ou un véritable projet social visant à promouvoir un Gabon différent, pas de réelle alternative ne devrait jamais être autorisé à prendre racine au Gabon.
Chers lecteurs, voici pourquoi l'opposition est constamment affaiblie par la répression et que la société civile libre est continuellement attaquée par un régime qui souffre des effets de la dégradation des conditions de vie de la population, d’une détérioration de l'environnement économique et politique, de son ternissement par de nombreux scandales, où des fortunes sont amassées à partir du népotisme qui s'étend sur plus de 44 ans et où le chômage des jeunes atteint 60%, tout ceci avec des contrôles stricts de la presse et des médias de masse. Voici pourquoi les Bongo tiennent à mettre en avant des partis politiques alibis d’un pseudo pluralisme politique.
Saturday, November 26, 2011
LOUIS GASTON MAYILA, A POLITICAL JESTER. LOUIS GASTON MAYILA, UN SALTINBANQUE POLITIQUE
English version
After having recently received René Ndemezo'o-Obiang, who came to declare that the grass of the Agondjé stadium would be "treated" by south-african experts and that in January 2012, the African Cup of Nations would take place on a perfect pitch; the TV channel RTG1 received this Thursday, Louis Gaston Mayila, to get his opinion on whether the opposition should participate or not in the upcoming legislative election. If we'll just wait and see the miracles of the turf experts from South-Africa, the interview by Louis Gaston Mayila kept all the promises of a perfect political comedy.
In a style that is typical of him and is divided between a political balancing act and outright clowning, Mayila spoke in statements that tended to polish the weapons of those in power at the moment. Indeed, he developed reasons that were essentially contradictory, when explaining why after stating that the upcoming elections would not occur while taking into account elements of required transparency, he and some other political figures would nevertheless participate in this electoral travesty. What this blog remembers is that for Mayila, the key is to sit in the National Assembly, regardless of the shape of that assembly, the weight one has in this Assembly and the credibility of that assembly. That act brings this blog to conclude that the role of Mayila and friends in this theater of the absurd, is doing everything in their power to provide a little bit more credibility to this election and try while limping along, to make the election more acceptable to the Gabonese public. Mayila is not crazy; he knows very well the nature of the regime he served yesterday and the regime he serves today. It is therefore appropriate to say that participating in an election that everybody knows already plagued by arbitrariness, since the electoral register presents problems, is part of a logical refinement of the development of a national assembly that has to fit a matrix with a requirement to produce a custom face majority/opposition that would be presentable to the public, while ensuring that Ali Bongo has a free hand to assert a legitimacy.
Everyone knows that in Gabon, the election is won or lost in advance, provided the use of a reliable and transparent electoral register, or an opaque one. When Mayila and his friends agree to go as dead meet participate in an operation which they themselves say they have no guarantee of fairness, only means that they already know that their motives are not to have and fight for transparent elections, but in something else. This blog, more than ever is of the opinion that Mayila and his buddies are playing a Bongo political game, asking them to have a specific role that would allow at the end of the legislative election, for the PDG to claim to have soundly defeated the opposition, despite twenty or thirty MPs that Ali Bongo would be kind enough to let them have. But meanwhile, while Mayila and his friends entertain the gallery, the Gabonese citizens will continue to grumble and find themselves steeped in bitterness.
Version française
Apres avoir reçu récemment René Ndemezo’o-Obiang qui est venu déclarer que le gazon du stade d’Agondjé serait «traité» par des expert Sud-Africains et qu’en Janvier 2012, la CAN se déroulerait sur un billard, la RTG recevait ce Jeudi, Louis Gaston Mayila pour recevoir ses avis sur la participation ou non de l’opposition aux prochaines législatives. Si nous allons simplement attendre de voir les miracles des experts en gazon venus d’Afrique du Sud, le passage de Louis Gaston Mayila, aura tenu toutes les promesses de la parfaite comédie politique.
Dans un style qui lui est propre et se partage entre équilibrisme et bouffonnerie, Mayila s’est rependu dans un exposé où toute évocation tendait à fourbir les armes du pouvoir en place. En effet, ce sont des raisons essentiellement contradictoires qu’a développé Louis Gaston Mayila, pour expliquer pourquoi après avoir déclaré que les élections à venir ne se dérouleraient pas en tenant compte d’éléments de transparences requis, lui et certains autres équilibristes politiques iraient quand même participer à ce travestissement électoral. Ce que ce blog retient, est que pour Mayila, l’essentiel est de siéger à l’assemblée nationale, quel que soit la forme de cette assemblée, le poids qu’on a dans cette assemblée et la crédibilité de cette assemblée. Cet acte amène ce blog à conclure que le rôle de Mayila et ses amis, dans cette pièce théâtrale est de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour tenter de toujours un peu plus crédibiliser ce scrutin et essayer clopin-clopant de le rendre plus acceptable aux gabonais. Mayila n’est pas fou, il connait très bien la nature du régime qu’il a servi hier et celle du régime qu’il sert aujourd’hui. Il y a donc lieu d’affirmer que la participation aux élections que tout le monde sait déjà en proie à l’arbitraire, vu la liste électorale équivoque, s’inscrit dans une logique de peaufinage de l’élaboration d’une assemblée nationale devant satisfaire à une exigence matricielle sur mesure devant exhiber un visage majorité-opposition présentable à l’opinion, tout en garantissant à Ali Bongo des coudées franches d’assertion de légitimité.
Tout le monde sait qu’au Gabon, l’élection est gagnée d’avance ou perdu avec la même rapidité, pour peu qu’on utilise un fichier électoral fiable et transparent, ou opaque. Quand Mayila et ses amis acceptent d’aller comme du batail participer à une opération dont ils disent eux-mêmes n’avoir aucune garanti, c’est qu’ils savent déjà que leur motivations ne sont pas dans la transparence électorale, mais bien ailleurs. Ce blog, plus que jamais pense que Mayila et ses copains jouent les saltimbanques de la politique des Bongo qui leur demandent de jouer un rôle précis, pour qu’au sortir des législatives, le PDG puissent revendiquer d’avoir battu a plate couture l’opposition, malgré la vingtaine ou trentaine de députés qu’Ali Bongo aura la gentillesse de leur laisser. Mais pendant ce temps, alors que Mayila et ses amis amusent la galerie, le citoyen gabonais continuera de maugréer et macérer dans son amertume.
Friday, November 25, 2011
A NEW BOOK ARGUES THAT OMAR BONGO DID FINANCE THE ELECTION OF NICOLAS SARKOZY. UN NOUVEAU LIVRE AFFIRME QU’OMAR BONGO A FINANCÉ LA CAMPAGNE DE SARKOZY
English version
A book published this week by "La Découverte " and written by two French journalists, Xavier Harel and Thomas Hofnung, has looked into the practices of françafrique and says that candidate Nicolas Sarkozy got some of his financial backing that allowed him to win the French presidential election in 2007, from none other than Omar Bongo, the former president of Gabon who died in 2009 and has since been succeeded by his son Ali Bongo under questionable conditions.
This book which is entitled "Le scandale des biens mal acquis or The scandal of ill-gotten gains." In it, a former adviser to President Omar Bongo, Michael Jocktane, says that that Omar Bongo had helped to fund the presidential campaign of Nicolas Sarkozy in 2007. He was personal advisor to Omar Bongo in 2005, before becoming assistant director of his office until 2009. In this book, he reveals that suitcases full of money had continued to flow before and after the election of Nicolas Sarkozy, and when a French politician went to Gabon, everyone knew he had to get his briefcase full of money. Delivery of these suitcases often occurred in Omar Bongo’s office and the scene was being filmed by hidden cameras for video recordings that would serve as leverage if necessary. The importance of this book lies in the fact that it restores that, despite his claims to the contrary, Nicolas Sarkozy continued the practices of Françafrique and to support systems which returned favors to him. In short, the system that led to the chronic bad governance that afflicts most African Francophone countries, is still in place and even more sophisticated.
One of the predictable sycophants who went on Gabonese TV to denounce Mike Jocktane
L'un des prévisibles sous-fifres qui passent à la télévision gabonaise pour dénoncer Mike Jocktane
If at the Elysée Palace no comment has been made thus far, in Libreville we are witnessing the predictable coming and going of servants and shoe shine boys, for whom the regime makes available the TV channel RTG1, to enable them to display their lack of personality and honor in denying what any Gabonese recognizes to no longer be a secret. These lackeys want to present Omar Bongo as a "saint" that no one should ever be allowed to as much as scratch the legacy. But these servants also know that no one has invented all the scandals that are a drag to the memory of Omar Bongo, such as the fact that he was a well and truly wealthy Parisian landowner and amateur of young mannequins from the Smalto house and more importantly, that he sprinkled with cash many French politicians. The result of all this can be encapsulated in the following terms: "French politicians are receiving huge amounts of money from the palace in Libreville, in exchange for their kindness towards the despot of a son who succeeded his father." That's the simple truth and there is reason to say "enough is enough!"
Version française
Un livre paraissant cette semaine aux éditions « La Découverte » et écrit par deux journalistes français, Xavier Harel et Thomas Hofnung, enquête sur la françafrique et affirme que le candidat Nicolas Sarkozy doit une bonne partie de la manne financière qui lui a permis de ravir la présidentielle française en 2007, au financement provenant de nul autre qu’Omar Bongo, l’ancien chef d’état gabonais mort en 2009 qui a été depuis succédé dans des conditions contestables par son fils Ali Bongo.
Ce livre qui a pour titre "Le scandale des biens mal acquis", fait parler un ancien conseiller à la présidence de la république gabonaise, Michael Jocktane, qui dit pouvoir affirmer qu’Omar Bongo a contribué au financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Il fut conseiller personnel d'Omar Bongo en 2005 avant de devenir directeur adjoint de son cabinet jusqu’en 2009. Il développe dans ce livre en précisant que les mallettes avaient continué à circuler avant et après l'élection de Nicolas Sarkozy, et que quand un homme politique français se rendait au Gabon, tout le monde savait qu’il venait chercher sa mallette. Les livraisons de ces mallettes étaient souvent exécutées dans le bureau d’Omar Bongo et la scène filmée par des caméras cachées pour enregistrements vidéo qui serviraient de moyens de pression, si nécessaire. L’importance de ce livre repose sur le fait qu’il rétablisse qu’en dépit de ses affirmations de rupture, Nicolas Sarkozy s’inscrit dans la continuité de la françafrique et soutient les régimes qui lui renvoient l’ascenseur. Bref, le système qui a conduit à la mauvaise gouvernance chronique qui ronge la plupart des pays africains francophones, est toujours en place et même plus sophistiqué.
Si côté du palais de l’Elysée on se refuse à tout commentaire, à Libreville on assiste au ballet prévisible des valets et cireurs de pompes à la disposition desquels est mise la RTG1, pour leur permettre d’étaler leur manque de personnalité et d’honneur en venant nier ce que tout gabonais reconnait comme n’étant plus qu’un secret de polichinelle. Ces laquais veulent nous présenter Omar Bongo comme un « saint » dont il ne faut surtout pas écorcher la mémoire. Mais que ces serviteurs sachent aussi que personne n’a inventé toutes les casseroles que traine la mémoire d’Omar Bongo et qu’il fut bel et bien riche propriétaire parisien et amateur des jeunes mannequins de chez Smalto et plus important encore, arroseur principal des hommes politiques français. La résultante de tout cela peut être encapsulée dans les termes suivants : « les hommes politiques français touchent des sommes d’argent colossales en provenance du palais de Libreville, en échange de leur bienveillance à l’égard du despote de fils qui a succédé à son père. » Ça c’est la simple vérité et il y a lieu de dire : « Ça Suffit Comme Ça ! »
Thursday, November 24, 2011
ALI BONGO TRIES IRRESPONSIBLY TO DEFLECT THE BLAME FOR THE DESTRUCTION IN LIBREVILLE, TO HIS GOVERNMENT. ALI BONGO ESSAIE DE MANIERE IRRESPONSABLE, DE FAIRE RICOCHER LE BLAME DES CASSES DE LIBREVILLE SUR SON GOUVERNEMENT
English version
It is the former US President, Harry Truman, who had a sign on his desk which said: “The buck stops here.” This sign was meant to indicate to everybody that he didn’t “pass the buck” to anyone else and accepted personal and full responsibility, as the president, for the way the country was governed and for all decisions taken by his government. Having noticed that the Gabonese people in their entirety were incensed by the campaign of demolition of homes underway in Libreville at the moment, Ali Bongo went this Wednesday to visit some of the sites of these demolitions and declared on Gabonese official TV that his government did not handle this issue appropriately and that his government failed to communicate and explain to the population why they homes were being destroyed.
Instead of taking full responsibility for the demolition of citizen homes that his regime and armed forces were undertaking in Libreville, Ali Bongo blamed the government for that fiasco. This is utter foolishness on his part, because he should know that a self-respected president is always responsible in full, for the action of his government. One does not have to be a management guru to know that in such situations where a president realizes that he has made a blunder, no excuse is acceptable and a president must take full responsibility for the way the operation has been conducted and the lack of proper communication and preparation of the public.
It is illogical for Ali Bongo to think that he could appease the anger of the population by saying that the fault for the way the destruction was done lies with the government, when everybody knows that members of the Gabonese government are stooges who obey every order barked by a Bongo. Does Ali Bongo seriously think that people are going to accept the notion that the government is more responsible for these destructions than he is? When people clearly saw members of the military bring bulldozers to demolish homes.
A president is the person that leads a nation and leads the effort of the government. If the government fails, that means that the president has fails. This is another example of just how out of his depth Ali Bongo is, when it comes to understanding how to manage a country and navigate public opinion and the decision making process.
If several Gabonese families find themselves homeless at this moment, it is because Ali Bongo decided to destroy their homes without any plan to provide them with alternative housing. This is simply a scandal for which Ali Bongo should be made responsible. There is absolutely no one else to blame for this debacle, because there is no doubt that the final decision to send bulldozers destroy these homes was his and so was the decision of not provided alternative housing of payment to these families so they could survive.
Let us be clear, this operation of home demolitions does not seems to have been based on any kind of analysis done by experienced professionals in the field of urban planning. This is not an operation done with the strength of the information obtained from true experts in these matters. Let’s face it, this is a decision by Ali Bongo to show that he is in charge and does as he pleases. But when things don’t go as planned then he blames his government of yes men. Ali Bongo decided to destroy the homes of Gabonese families without making sure that they had anywhere else to go. Even by Bongo standard, this is a new level of incompetence.
Version française
C’est l'ancien président américain, Harry Truman, qui avait un insigne sur son bureau, qui disait: "La responsabilité s’arrête ici !» Cet insigne était destiné à indiquer à tout le monde qu'il n'allait pas «renvoyer la balle» à quelqu'un d'autre et qu’il acceptait toute responsabilité personnellement et complètement, comme président, pour la façon dont le pays était gouverné et pour toutes les décisions prises par son gouvernement.
Chez nous au Gabon, ayant remarqué que le peuple gabonais dans sa majorité a été exaspéré par la campagne de démolition de maisons en cours à Libreville en ce moment, Ali Bongo est allé ce mercredi, visiter certains des sites de ces démolitions et il a déclaré à cette occasion à la télévision officielle gabonaise que son gouvernement n'a pas traité cette question de manière appropriée et que son gouvernement a omis de communiquer et d'expliquer à la population pourquoi les maisons ont été détruites.
Au lieu de prendre la pleine responsabilité de la démolition des maisons des citoyens que son régime et ses forces armées ont entreprises à Libreville, Ali Bongo a accusé le gouvernement de ce fiasco. C'est une imbécillité absolue de sa part, car il devrait savoir qu’un président qui se respecte est toujours responsable, dans son intégralité, de l'action de son gouvernement. On n'a pas besoin d'être un gourou du management politique pour savoir que dans de telles situations où un président s'aperçoit qu'il a fait une gaffe, aucune excuse n'est acceptable et ce président doit assumer la pleine responsabilité pour la façon dont l'opération a été effectuée et le manque de communication et de préparation du public.
Il est illogique pour Ali Bongo de penser qu'il pourrait apaiser la colère de la population en disant que la faute à propos de la façon dont la destruction a été faite, incombe au gouvernement, quand tout le monde sait que les membres du gouvernement gabonais ne sont que des comparses qui obéissent à chaque commande aboyée par un Bongo. Ali Bongo pense-t-il sérieusement que les gens vont accepter l'idée que le gouvernement est plus responsable de ces destructions que lui? Quand les gens ont clairement vu les militaires apporter des bulldozers pour démolir les maisons.
Un président est une personne qui mène une nation et dirige les efforts du gouvernement. Si le gouvernement échoue, cela signifie que le président a échoué. Voici est un autre exemple démontrant combien de fois le manque de profondeur d’Ali Bongo pour la fonction présidentielle est évident, quand il s'agit de comprendre comment gérer un pays et de naviguer l'opinion publique et le processus décisionnel.
Si plusieurs familles gabonaises se retrouvent sans abri en ce moment, c'est parce que Ali Bongo a décidé de détruire leurs maisons sans aucun plan pour leur fournir un autre logement. C'est tout simplement un scandale pour lequel Ali Bongo devrait être rendu responsable. Il n'y a absolument personne d'autre à condamner pour cette débâcle, car il ne fait aucun doute que la décision finale d'envoyer les bulldozers détruire ces maisons a été la sienne et donc également celles de ne ni reloger, ni fournir de paiement à ces familles pour qu'elles puissent survivre.
Soyons clairs, cette opération de démolitions de maisons ne semble pas avoir été conduite sur en tenant compte d’une quelconque analyse effectuée par des professionnels expérimentés dans le domaine de la planification urbaine. Ce n'est pas une opération faite avec la richesse et l’intelligence de l'information obtenue chez de véritables experts en la matière. Avouons-le, il s'agit d'une décision prise par Ali Bongo pour montrer qu'il est l’homme fort de la place et fait ce qu'il veut. Mais quand les choses ne se sont pas passées comme prévu, le reflexe a été de reprocher son gouvernement de béni-oui-oui. Ali Bongo a décidé de détruire les maisons des familles gabonaises sans s'assurer qu’elles avaient un autre point de chute. Même par les standards des Bongo, il s'agit d'un nouveau niveau record d'incompétence.
Wednesday, November 23, 2011
THUS SPOKE JEAN EYEGHE-NDONG. AINSI PARLAIT JEAN EYEGHE-NDONG
English version
Jean Eyeghe-Ndong is the last Prime Minister of Omar Bongo. He resigned his position after Omar Bongo's death when it became clear to him that Ali Bongo, the son, and his clan were going to hijack the power structure and take over Gabon. Since then, Jean Eyeghe-Ndong has been very active in the Gabonese opposition and it is always a privilege to hear what he has to say, because he is one of very few Gabonese politicians who has been predicting specifically and accurately what was to occur in Gabon and the motives of those who think that Gabon is their property. Jean Eyeghe-Ndong communicates in a refreshingly direct style that rejects any attempt to hide or disguise the truth. In his speeches, he has also consistently rejected the prevailing idea that the Gabonese people were not ready for change. Below is an address that Jean Eyeghe-Ndong gave this past weekend in Libreville, to explain why he was not participating in the coming legislative election and why the Gabonese people should not bother to go vote in this election.
For a long time, the Gabonese opposition has been looking for its soul while facing a repressive Bongo regime. This speech by Jean Eyeghe-Ndong may be providing the free Gabonese opposition with the clarity and the consistency it needs so badly. Perhaps more importantly, it provides it with a trusted face through which it can reach out to the Gabonese people in its entirety.
Dear fellow citizens,
We gathered here today for a moment of truth. You seek the truth and look to the politicians to provide it, otherwise you say that it is just politics as usual, in other words, they tell you lies.
However, you are adults, therefore, you deserve respect and consideration. You are entitled to the truth as citizens.
In addition, Gabonese politicians have the reputation, rightly or wrongly, to only look out for themselves as they say, to only focus on their self interests ahead of public interests. They are men dominated by their ego.
You see that's a lot in terms of image, suspicion and accusations brought against men who have ambition and are supposed to take care of your problems, your lives, the life of the country economically and socially.
Not only is this a lot, but this is very serious because we are facing a problem of trust, and together, we have to promote, protect and defend a number of values: human values, values of patriotism, dignity, of humility, values of justice, fairness and honesty, values of solidarity and work, values of peace, for the smooth running of our country, Gabon.
That said, there is the fact that current national policy issues question us.
Indeed, we are faced with an important political event: the deadline for the legislative election. We must renew our National Assembly, in other words, vote new MPs, that is to say men and women who in the National Assembly, should in our name, pass laws and control the action of government in accordance with our constitution. It is a mission of utmost importance, you agree. This requires more than a minimum of general knowledge that the voters should have, a certain confidence in the institutions governing elections, which is to say that the Gabonese people should recognize themselves through these institutions. The men and women responsible for organizing these elections must be recognized for their moral integrity. In sum, a minimum of serenity is required from all stakeholders in these elections which are competitions based on clear rules and accepted by all.
However, in this regard, questions must be asked. I would first of all, wish to refer you to the preamble of our constitution, our fundamental law that says:
"The Gabonese people, conscious of its responsibility before God and before history, animated by the desire to ensure its independence and national unity, to organize community life according to the principles of national sovereignty, democratic pluralism, social justice and republican legality, affirm its commitment to human rights and fundamental freedoms as they result from the Bill of Rights of Man and Citizen of 1789 and the Universal Declaration of Human Rights of 1948, enshrined in the African Charter on Human Rights and Peoples of 1981, and the National Charter of Freedoms of 1990; solemnly proclaim their attachment to social values that are deep and traditional to their cultural heritage both material and spiritual, to respect for freedoms, rights and duties of citizens. Under these principles and that of the sovereignty of peoples, they adopt this Constitution. "
In Title I, Section 2 of that constitution, it is stated that:
"Gabon is an indivisible republic, secular, democratic and social ... The Gabonese Republic ensures the equality of all citizens before the law ..."
In Article 3, it is stated that:
"National sovereignty belongs to the people who exercises it directly, by referendum or election, according to the principle of multi-party democracy and indirectly through the constitutional institutions. "
We are a republic and all of our behavior, regardless of who we are, must be republican.
This reminder of our Constitution seemed to me to be a prerequisite before going any further in my remarks.
Ladies and gentlemen,
On June 8, 2009, President Omar Bongo officially passed on in Barcelona, Spain.
This death was a timely opportunity for the entire political class to mark a time of political reflection in order to go forward in a more auspicious manner for a practice of real democracy. The record of forty years in power as Omar Bongo had himself presented it to the nation in December 2, 2007 undoubtedly went in that direction. The function of Prime Minister to Omar Bongo that I carried out for the last three years of his life, reinforce in me that idea.
Having been in fact his last Prime Minister, I claim to be well placed, indeed alongside other Gabonese personalities, to say that in 2009, the transition at the top of the state did not take place according to democratic norms. As soon as the interim President took office, well-known personalities of the regime were quick to ask her nightly, for the dismissal, without further ado, of the Prime Minister. The intentions were clear when you consider that this approach that could be likened to a felony, took place while the remains of the head of state was still in Barcelona. This false note spoke volumes, as these figures were not relying on any legal or constitutional framework. This episode of the transition was a very serious departure from the rule of law and revealed the intentions of those who believed that the state apparatus was the affair of a family, a clan or an ethnic group. The truth forces us to recognize that the coup attempt failed.
Ladies and gentlemen,
No one should wonder then about the tone of the eulogy that I gave on June 16, 2009 in the Presidential palace on the occasion of the official funeral of President Omar Bongo. Yes, I rang the alarm bells; I alerted my compatriots on what was likely to happen in the country. Moreover, one had to be voluntarily deaf not to hear the siren song of a leading figure of the regime who, unfortunately and unscrupulously, presented in a more than abject way, President Omar Bongo, just moments before his burial in Franceville. To lead Gabon, said that personality, in an intelligible voice, "Omar Bongo relied on two legs: the right leg, the Haut-Ogooué region, the left leg, the Ogooué-Lolo region." What a pity!
I had to resign a few days later of my duties as Prime Minister, in order not to become an accomplice in the eyes of the Gabonese people and history of the acts of these state officials and the PDG, who had deliberately decided to destabilize the republican state and promote disunity in the PDG while pretending to call for unity, at the same time hiding the positioning of their evil tribal identity within the state apparatus which they captured later in light of their behavior during the presidential election in August 2009.
Needless to recall here what all Gabonese already know and which remain in their craw: that Gabon has been led from October 16, 2009 by an illegitimate executive branch because a handful of Gabonese decided to use the country and exploit some compatriots to satisfy their ambitions, using for this, our brothers who are members of the defense forces.
Although, as like to trumpet those who have decided to put on blinders, "the presidential election of August 30, 2009 is behind us," the fact remains that the current bad political climate undoubtedly comes from the actions of the President of the CENAP, the ministry of Interior and the Constitutional Court following the presidential election of August 30, 2009. A serious electoral dispute is still pending in Gabon.
Ladies and gentlemen,
There are Gabonese people, who do not subscribe to this logic and do not adhere to these practices that have always justified criticism against the rest of the politicians that I mentioned in my opening remarks. Proponents of coups, the pursuit of personal interest, of personal positioning, inevitably involves lies, arrogance and cynicism. All contrary to the spirit and practice of democracy. The new government is no exception to the rule. Also, its first concern, to build its strength, was to revise the constitution despite the fact that it had no political legitimacy. I have not failed to point this out in my letter I sent to my parliamentary colleagues during the semblance of debate that took before the adoption of this constitutional amendment.
I told my parliamentary colleagues that: "In any event, beyond the letter of the law, the spirit of the basic law provides information on the importance of the seal of political legitimacy which must be sanctioned by a constitution, as well as the causes and forms of its revision. It is not enough to be at the head of the State for such a review to be legitimate. The examination of the context is not the least important factor in assessing whether or not to proceed with a constitutional amendment." From this point of view, what is the situation in Gabon?
In terms of legitimacy, taken as they were officially given, regardless of the fair challenges by the opposition, the results of the presidential election of August 30, 2009 are an important benchmark.
Thus, "with 807,402 registered voters, 357,621 voters, 17,443 blank ballots, 340,178 votes cast, the candidate of the PDG would have received 141,952 votes, or 41.73%, which must be reminded forcefully by all the Gabonese opposition. Even if this is a true score, where is the legitimacy? What adhesion because in reality, in politics, beyond legality, it is the support of the people by the anointing of universal suffrage that justifies and strengthens any action. However, these results indicate that just over 58% of voters did not vote for the candidate of the PDG. Yes, the law of one round election allows for a candidate to be elected with less than 50% of the vote, but unfortunately, in this case, it leaves the problem of legitimacy which has a crucial political dimension for a young nation like ours ... "
"What has been observed during the presidential election on August 30, 2009, despite what should have been undeniable advantages for the candidate of the PDG? The candidate presented and supported by the PDG, with the benefit of the public media and colossal financial resources, not commensurate with those of other candidates, could not get 50% of the vote. How can we not detect in this case an apparent decline of the PDG and its corollary, "the lack of legitimacy" in the results obtained by that party for presidential election in 2009.
I willingly ignore to comments on the narrowing of the jurisdiction of the Prime Minister and his government, caused by the revision of the constitution. The response of the President of the PDG Parliamentary Group in the National Assembly, to this letter left me speechless as I did not recognize my former friend who I respect.
Dear compatriots,
It was important that I remind you of the journey of those in power today. A backward path for democracy.
At the deadline for the legislative election, we find that serenity and confidence are not present. Why are these two ingredients lacking from the menu of this election? The answer is in the deficit of democracy that characterizes the regime in place and plunges the Gabonese people in a state of frustration.
Since at least one year, the "Union National" party, before its dissolution, was talking about the problem of the integration of biometric technology in the preparation of the electoral roll, backed in this by the UPG party whose President was also the initiator of the draft proposal of the law on personal data. The regime, after calling a meeting of the political class on this issue and recognized the need and appropriateness of this claim, stating that it was a significant democratic progress, did an about face in deciding the organization of legislative elections without biometry. This, out of respect, they said, of constitutional deadlines. Worse, the regime has just taken during the last parliamentary recess, an executive order that challenges including the principle of a consensus opposition-majority in the functioning of the autonomous National Electoral Commission (CENAP), thus marking a decline in our democratic quest for more democracy and transparency in electoral matters. The Constitutional Court that did not rule against the postponement of the election in its decision after referral by the Government on the issue, remains curiously silent during this debate between the government and the opposition.
If I reported in addition that the President of the CENAP acted under the influence of the order n ˚ 009/PR/2011 of August 11, 2011 by amending and repealing certain provisions of Law No. 7 ˚ / 96 of the 12 March 1996 laying down provisions common to all elections without these changes having been published, a condition that applies to everyone, and that despite our requests for annulment, the Constitutional Court has always leaned on the side of the regime, well, I will certainly never end to tell you how the regime puts the brakes to block the democratic process in our country. And given that fraudulent registrations and radiation have been organized on a large scale in many locations, well you see me troubled by the machinations of a regime that seeks by all means of fraud to win the forthcoming parliamentary election, in other words, trying to legitimize a power which it is common knowledge to have been usurped.
About biometry, and to inform you, Burkina Faso, with fifteen million inhabitants with about four to five million voters, is working to insert the biometry in the electoral mechanism and the cost is about eighteen to twenty five billion CFA. This requires les that 100 days for the registration of voters.
So when they present the cost and time to do the same in Gabon, we are told that the cost is fifty billions for two to three years of work, decide for yourself, a country of a million and half inhabitants and seven hundred thousand voters.
In addition, they like to sow confusion, our country, in the minds of people by confusing voluntarily biometry and electronic voting, two totally different things.
Logically, if the regime for two years now, has been trying to become legitimate, it is because it is not legitimate. It's clear as crystal.
Ladies and gentlemen,
Dear voters of the second district,
What more could I say, since you have understood from 2009 that the decision of the people by the vote did not count, however, you did not give your votes to this regime during the presidential election of 2009. The current Prime Minister while denouncing the equivocal attitude of members of PDG in 2009, even said rightfully that the voters of our district gave a slap to the candidate of the PDG. In 2010, during the anticipated election, you voted for the candidate of the "National Union" at over 80% against the RPG-PDG candidates combined. This means that you spoke with your conscience as citizens, faced with the minority of people who have opted for the crab dance, the dictatorship of money and submission to darkness.
No, I repeat, your MP today called Jean EYEGHE NDONG does not eat this bread. I promoted the PDG in this seat in this district with the secret hope that politics in its noble sense would benefit. You understood it since you have granted your votes to me. And when the "owls" have put themselves in the dance and started plotting against the republican state, you with me said no, voting as your conscience dictated.
Here you are again in front of your responsibilities.
Dear voters of the first seat
You will not contradict yourselves by agreeing to fall into the game of electoral masquerade.
You will not be ranked among those who, every time they look in the mirror, find themselves with their conscience, in a voice of dissent asking: "what you are doing for your country, for your brothers and sisters and yourself? Why do you accept to be a hypocrite to yourself?"
I am not asking you to exercise violence on anyone. We have to play by democratic as per the Constitution which enshrines multiparty democracy in our country. In this regard, I would say that we are told by various sources that there is a security problem with regard to three opposition leaders. Here I appeal to the republican spirit of our security and defense forces so that they are not manipulated. No. I ask you to simply stay home on December 17. By this gesture you would help to ensure that there would be no valid election that day, because who says election, says competition with at least two opponents. But by refusing to take part in this fool's game, you will leave only the PDG with its shadow. The PDG will compete against its shadow that will remind it of the truth of the polls.
We recently stated in our declaration in which we said that "we will not go to elections" that the action of the opposition should not be confused in any way with the policy of the empty chair. This argument that we hear a lot is always a little short, in other words, it does not hold water. When you know that the chair is empty when the person who is occupying it is absent but there is also absence when sitting on the chair is useless, when it cannot in any way influence the course of events that take place before your very eyes.
Things are clear: EYEGHE NDONG does not go to the election for the simple reason that the conditions for a good election are not met. The Minister of Interior and CENAP refuse to be neutral and the Constitutional Court in its present composition does not play its role of constitutional judge, on the contrary, it acts as a partisan court. This is why, with the other opposition parties, me and my friends of the "National Union", are saying NO to these elections that are infantilizing citizens. Besides, how to go to an election when the government dissolves our party unfairly, illegally in a democracy where political parties contribute to the exercise of the universal suffrage.
NO to these elections, which are intended only to attempt to legitimize the regime that you rejected in August 2009 during the presidential election and in June 2010 on the occasion of the anticipated election.
I am asking you unambiguously to be logical and consistent with yourself. After refusing twice your votes to the PDG, why would you give them your votes this time? Have become democrats in the meantime? When you know that the practices used by the regime at election time are marked in advance with the seal of tampering.
I was very clear with you: No biometry, no transparency, no election, which means that on 17 of December, you stay home or you go fishing. This will be our response to the regime that does not recognize your status as citizens and responsible adults. I will not go to this election and neither should you.
When Mr. Maganga Moussavou, the president of the PSD that I like, says that I decline to go to the election with an heavy heart, I regret to say here that we have reflected together and have conducted a joint decision. If he had heard me on RFI and Africa 24, he would not have said this. The others I will not mention that are pointing the finger at us on the false pretext that when we were in business we did nothing, I say that this is not the argument that drives them to go to the election.
Allow me ladies and gentlemen to make a quick digression before closing my remarks on three issues of concern.
Ladies and gentlemen,
A few months ago, the regime showed itself in very bad light unexpectedly and unwantedly by announcing an operation of expropriation and eviction of people in much of the second arrondissement, to the astonishment of all the Gabonese people.
Clearly, this decision has not been prepared.
What I want to say about this is that, informed of this decision, I jumped in my capacity as MP of the first seat of the second district of Libreville, to contact the Minister of Housing and Urban Development and the Mayor of the town of Libreville whom we forget too easily is managing the communal space. I asked them to explain the merits of the government decision. Here are their responses (see documents). I want to say here that the MP that I am, is perfectly aware of the need to rationally urbanize the communal space. It should, however be undertaken in a balanced manner on the basis of a duly adopted town planning in advance. Then human and social aspects should be taken into account. Indeed, in the affected areas there are entire families that were living there before the arrival of the city. These families have invested to the tune of millions in buildings for residential and business use.
In addition, the state should not forget that these are legitimate citizens concerned about the future of their offspring who must pursue their education. These are, among other, aspects to consider. As economic aspects must also be considered as part of operation "breaking" currently taking place in Libreville and its surrounding. Unfortunately, we feel that the government acts in haste and without method. Libreville has grown for years in the confusion and indifference and sometimes under the complacent gaze of the government. Today, we have to recognize it, the administration must acknowledged this carelessness. Again, a method is needed in all things, especially when the action is done on human beings. The political action is essentially human.
While not inclined to populism, I say that government has acted awkwardly in this operation while necessary, but that would have gained from an extensive information and explaination campaign in advance. Time for people to appropriate the need to understand that any city of any kind must be well equipped in every respect and for that, all citizens are subject to constraints. We have planners, urban sociologists, architects, we must use them for this purpose. Moreover, the Planning Act states that the administration has to inform the population in advance and provides a time after which if the population does not comply, the administration goes to court.
The method of sending bulldozers one morning will never get public support. Is it a way to convince all who will attend the CAN that Libreville is beautiful? It will fail, because, whether Africans or Europeans, they know the usual face of Libreville and it's not the scenery offered by sidewalks crowded with debris of destroyed homes that would be more attractive to them.
Now that this digression is done, I would like to conclude my remarks with a necessary update.
I exercised a number of professional functions in this country, I have tried to be respectful of a certain ethic. You can imagine that it is not the exercise of political functions that will make me sell my soul. I was Prime Minister and I resigned on my own by conscience, because of the deep political disagreement I had with the supporters of the regime. Since then, you have noticed that the mercenaries of some media and their sponsors are trying to make me look like a man I am not. I know it's the system. They must demonize those who refuse to submit to this pernicious and dictatorial system. They used against them all kinds of gossip. Thus, these mercenaries, in their attempt to ridicule me, have imagined a scenario in which, of course, they do not believe in. I'm talking about what they call the "agreements of Nkembo." Who can believe, in good faith, such a mediocre and pitiful story of political agreements? Political agreements between which partners?
By putting into the public square such nonsense, they are doing a disservice to the cause they think they are defending. The candidate of the PDG for the first seat of the second district of Libreville is invested by his party. All the better or worse for him. I am no longer in the PDG, better, I am a founding member of an opposition party, namely the “National Union” dissolved by the government for fear of seeing it replace the PDG throughout Gabon . Remember also the crushing defeat that the UN party inflicted to the PDG here in June 2010. How could I have to submit to what may seem like a shameful transaction, it seems, to yield the position of MP that is not mine to a PDG candidate, be it a family member. This shows once again that the PDG cannot obtain the majority of the votes in this district. To achieve this, they need my contribution, which they will not get. Also, weigh the benefits of former Prime Minister which I am entitled under the order n ˚ 5/PR/2002 of 14 August 2002 determining the special pension of former Prime Ministers, it is really just silly.
Indeed, how can I negotiate a right due to me? Poor PDG. They want a godfather for this election, they can always wait. In any case, this godfather would not be the “National Union”.
Fifteen million, what mediocrity when I deliberately refused a treatment is out of proportion by leaving this regime.
I also ask all those who insinuate for some time that I have managed the one hundred billion CFA dedicated to the celebrations of the revolving independence day in the Estuary province, that I have never been part of that. They could come tell this to my face, or better, they can take the case to court with supporting evidence. Moreover, the National Commission of illicit enrichment has sufficient authority to allow shedding light on this issue that should be burning between the fingers of some.
If I had managed these funds, those saying it should know that a regulatory text should indicate that. This text would give me the signing authority to disburse money. Perhaps this text exist in the Ministry of Finance, in this case they could produce it, I am waiting.
Similarly, I expect to be called by a competent body to confront me with regard to the privatization of the SEEG which I was responsible from 1997 to 1999.
I am not of those who believe and accept that politics can be separated from morality.
Thank you for your attention.
Version française
Jean Eyeghe-Ndong est le dernier Premier ministre d'Omar Bongo. Il a démissionné de son poste après la mort d'Omar Bongo quand il est devenu clair pour lui qu'Ali Bongo, le fils, et son clan allaient détourner les structures du pouvoir et faire main basse sur le Gabon. Depuis, Jean Eyeghe-Ndong est très actif dans l'opposition gabonaise et c'est toujours un privilège d'écouter ce qu'il a à dire, parce qu'il est un des très rares hommes politiques gabonais qui a spécifiquement et précisément prédit ce qui allait se produire au Gabon et les motivations de ceux qui pensent que le Gabon soit leur propriété. Jean Eyeghe-Ndong communique, dans un rafraîchissant style direct qui rejette toute tentative de cacher ou de déguiser la vérité. Dans son discours, il a aussi constamment rejeté l'idée répandue selon laquelle le peuple gabonais n'était pas prêt pour le changement. Ci-dessous est une adresse que Jean Eyeghe-Ndong a faite ce week-end dernier à Libreville, pour expliquer pourquoi il ne participerait pas à l'élection législative à venir et pourquoi le peuple gabonais ne doit pas se donner la peine d'aller voter à cette élection.
Pendant longtemps, l'opposition gabonaise a été à la recherche de son âme, pour faire face au régime répressif Bongo. Ce discours prononcé par Jean Eyeghe-Ndong peut fournir à l'opposition gabonaises libre, toute la clarté et la cohérence dont elle a tant besoin. Peut-être plus important encore, il lui fournit un visage de confiance grâce auquel cette opposition peut atteindre le peuple gabonais dans son intégralité.
Chères concitoyennes et chers concitoyens,
Nous voici rassemblés ce jour pour un moment de vérité. La vérité que vous désirez et recherchez de la part des hommes politiques, faute de quoi vous dites qu’ils font de la politique, autrement dit, ils vous racontent des mensonges.
Or, vous êtes des adultes, par conséquent, vous méritez respect et considération. Vous avez droit à la vérité en tant que citoyen.
Par ailleurs, des hommes politiques gabonais ont la réputation, à tort ou à raison de ne rouler que pour eux-mêmes comme on dit, de ne privilégier que leurs intérêts personnels au détriment de l’intérêt général. Des hommes qui sont dominés par leur égo.
Vous voyez que cela fait beaucoup en terme d’image, de soupçons et d’accusations portés contre des hommes qui ont l’ambition et sont censés s’occuper de vos problèmes, de votre vie, de la vie du pays au plan économique et social.
Non seulement cela fait beaucoup, mais cela est très grave car nous sommes devant un problème de confiance, et nous avons ensemble à promouvoir, à préserver, à défendre un certain nombre de valeurs : valeur humaine, valeur de patriotisme, de dignité, d’humilité, valeur de justice, d’équité et d’honnêteté, valeur de solidarité et de travail, valeur de paix, pour la bonne marche de notre pays, le Gabon.
Ceci étant, voici que l’actualité politique nationale nous interroge.
En effet, nous sommes face à une échéance politique importante : l’échéance pour les législatives. Nous devons renouveler notre Assemblée Nationale, autrement dit, voter nos députés, c'est-à-dire des hommes et des femmes qui, à l’Assemblée Nationale, doivent en notre nom, voter des lois et contrôler l’action du gouvernement, conformément à notre constitution. C’est une mission de la plus haute importance, vous en convenez. Cela requiert en plus d’un minimum de connaissances générales que doivent avoir des électeurs, une certaine confiance dans les institutions qui régissent les élections, autrement dit, les gabonais doivent se reconnaître dans ces institutions. Les hommes et les femmes chargés d’organiser ces élections doivent être reconnus intègres moralement. En somme, un minimum de sérénité est requise de la part de tous les intervenants à ces élections qui sont des compétitions fondées sur des règles claires et admises par tous.
Or, à cet égard, il y a lieu de s’interroger. Je voudrais avant tout, vous renvoyer au préambule de notre constitution, notre loi mère qui dispose :
« Le Peuple gabonais, conscient de sa responsabilité devant Dieu et devant l’Histoire, animé de la volonté d’assurer son indépendance et son unité nationale, d’organiser la vie commune d’après les principes de la souveraineté nationale, de la démocratie pluraliste, de la justice sociale et de la légalité républicaine ; Affirme solennellement son attachement aux Droits de l’Homme et aux libertés fondamentales tels qu’ils résultent de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 et de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, consacrés par la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples de 1981, et par la Charte nationale des libertés de 1990 ; Proclame solennellement son attachement à ses valeurs sociales profondes et traditionnelles, à son patrimoine culturel, matériel et spirituel, au respect des libertés, des droits et des devoirs du citoyen. En vertu de ces principes et de celui de la souveraineté des peuples, il adopte la présente Constitution. »
Dans le titre premier, article 2 de cette constitution, il est stipulé que :
« Le Gabon est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale… La République gabonaise assure l’égalité de tous les citoyens devant la loi… »
Dans son article 3, il est dit que :
« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce directement, par le référendum ou par l’élection, selon le principe de la démocratie pluraliste et indirectement par les institutions constitutionnelles. »
Nous sommes bien en république et tous nos comportements qui que nous soyons doivent être républicain.
Ce rappel de notre Constitution me paraissait être un préalable nécessaire avant de m’engager plus avant dans mon propos.
Mesdames et messieurs,
Le 8 juin 2009, le Président Omar Bongo rendait officiellement l’âme à Barcelone, en Espagne.
Cette disparition, était une occasion opportune pour toute la classe politique de marquer un temps de réflexion politique afin de repartir sous de meilleurs auspices pour une pratique démocratique réelle. Le bilan des quarante ans de pouvoir tel qu’Omar Bongo l’avait lui-même présenté à la nation le 2 décembre 2007 militait sans aucun doute dans ce sens. Les fonctions de Premier Ministre d’Omar Bongo que j’ai exercées pendant les trois dernières années de sa vie me confortent dans cette pensée.
Pour avoir été en effet son dernier Premier Ministre, je prétends être bien placé, certes avec d’autres personnalités gabonaises pour dire qu’en 2009 la transition au sommet de l’Etat ne s’est pas déroulée dans les normes démocratiques. Il a suffit que la Présidente de la République par intérim soit installée dans ses fonctions pour que des personnalités bien connues du régime s’empressent de lui demander nuitamment le limogeage, sans autre forme de procès du Premier Ministre. Les intentions étaient claires quand on sait que cette démarche qui peut s’assimiler à une forfaiture s’est faite alors que la dépouille mortelle du Chef de l’Etat se trouvait encore à Barcelone. Cette fausse note en disait long, car ces personnalités ne s’appuyaient sur aucun fondement ni juridique ni constitutionnel. Cet épisode de la transition a constitué une entorse très grave à l’état de droit et a révélé si besoin était les intentions de ceux qui croyaient que l’appareil d’Etat était une affaire de famille, de clan ou d’ethnie. La vérité oblige de reconnaître que cette tentative de coup de force a échoué.
Mesdames, messieurs,
Comment s’étonner alors de la tonalité de l’oraison funèbre que j’ai eu à prononcer le 16 juin 2009 à la Présidence de la République à l’occasion des obsèques officielles du Président Omar Bongo. Oui, j’ai sonné à ma façon le tocsin, oui, j’ai alerté à ma façon les compatriotes sur la suite que risquait de connaître le pays. Par ailleurs, fallait-il volontairement être sourd pour ne pas entendre le chant de sirène d’une personnalité de premier plan du régime qui, , malencontreusement et sans scrupule, présentait sous un jour on ne peut plus abject le Président Omar Bongo quelques instants avant sa mise en terre à Franceville. Pour diriger le Gabon, cette personnalité déclarait, d’une voix intelligible, « Omar Bongo s’appuyait sur deux jambes : la jambe droite, le Haut Ogooué ; la jambe gauche, l’Ogooué Lolo. » Quel combe ! Bref.
J’ai dû démissionner quelques jours plus tard de mes fonctions de Premier Ministre pour ne pas me rendre complice aux yeux des gabonais et de l’histoire des actes de ces hauts responsables de l’Etat et du PDG qui se sont délibérément inscrits dans des actions de déstabilisation de l’Etat républicain et de désunion du PDG tout en faisant semblant d’appeler à l‘unité, alors qu’ils cachaient mal leur positionnement identitaire et tribaliste au sein de l’appareil d’Etat dont ils se sont accaparés plus tard à la lumière de leurs comportements pendant l’élection présidentiel d’août 2009.
Inutile de rappeler ici ce que tous les gabonais savent déjà et qui leur est resté en travers de la gorge : à savoir que le Gabon est désormais dirigé depuis le 16 octobre 2009 par un Exécutif illégitime parce qu’un quarteron de gabonais a décidé d’instrumentaliser le Gabon et quelques compatriotes pour assouvir leurs ambitions, utilisant pour cela nos frères membres des forces de défense.
Même si, comme aime à le claironner ceux qui ont décidé de mettre les œillères : « l’élection présidentielle du 30 août 2009 est derrière nous », il demeure que le mauvais climat politique procède sans conteste des actes posés par la présidence de la CENAP, le ministère de l’Intérieur et la Cour Constitutionnelle au lendemain du scrutin présidentiel du 30 août 2009. Un contentieux électoral grave est toujours pendant au Gabon.
Mesdames et messieurs,
Il existe des gabonais qui ne s’inscrivent pas dans cette logique et n’adhèrent pas à ces pratiques qui ont toujours justifié du reste les critiques contre les hommes politiques dont j’ai fait état au début de mon propos. Les partisans des coups de force.
La recherche de l’intérêt personnel, de la position personnelle implique inéluctablement des mensonges, de l’arrogance et du cynisme. Toute chose contraire à l‘esprit et à la pratique démocratique. Le nouveau pouvoir n’a pas dérogé à la règle. Aussi, son premier souci, pour se renforcer, a été de réviser la Constitution alors qu’il n’en avait pas la légitimité politique. Je n’ai pas manqué de le faire remarquer dans ma lettre que j’ai adressé à mes collègues parlementaires lors du semblant de débat instauré avant l’adoption de cette révision constitutionnelle.
Je disais à mes collègues parlementaires ce qui suit : « En tout état de cause, au-delà de la lettre, l’esprit de la loi fondamentale renseigne sur l’importance du sceau de la légitimité politique dont une constitution doit être frappée, tout comme les causes et les formes de sa révision. Il ne suffit donc pas d’être à la tête de l’Etat pour que la révision soit légitime. L’examen du contexte n’est pas le moindre élément d’appréciation de la nécessité ou non de procéder à une révision constitutionnelle. » De ce point de vue, quelle est la situation au Gabon ?
Pour ce qui est de la légitimité, pris tels qu’ils ont été donnés officiellement, indépendamment de la juste contestation de l’opposition, les résultats de l’élection présidentielle du 30 août 2009 sont un repère important.
Ainsi, « avec 807 402 électeurs inscrits, 357 621 votants, 17 443 bulletins nuls, 340 178 suffrages exprimés, le candidat du PDG aurait obtenu 141 952 voix, soit 41,73%, chiffre faut-il le rappeler avec force par toute l’opposition gabonaise. Même dans l’hypothèse de ce score, quelle légitimité ? Quelle adhésion, car en réalité, en matière politique, au-delà de la légalité, c’est l’appui du peuple par l’onction du suffrage universel qui justifie et solidifie l’action. Or ces résultats révèlent tout simplement que plus de 58% des électeurs ne se sont pas prononcés pour le candidat du PDG. Oui, le scrutin à un tour permet légalement d’être élu avec moins de 50% des voix, mais hélas, dans ce cas, il laisse entier le problème de légitimité dont la dimension politique est cruciale pour une jeune nation comme la notre… »
« Qu’a-t-on observé lors de l’élection présidentielle du 30 août 2009, malgré ce qui aurait dû être des atouts indéniables pour le candidat du PDG ? Le candidat présenté et soutenu par le PDG, avec l’avantage des médias publics et des moyens financiers colossaux, sans commune mesure avec ceux des autres candidats, n’a pas pu obtenir 50% des votes sur son nom. Comment ne pas déceler dans ce cas de figure un recul manifeste du PDG et son corollaire : l’absence de légitimité » au regard des résultats obtenus par ce parti à la présidentielle de 2009.
Je passe volontiers sous silence les observations sur le rétrécissement du champ de compétence du Premier Ministre et son gouvernement induit par cette révision de la constitution. La réponse du président du groupe parlementaire PDG à l’Assemblée Nationale à cette lettre m’a laissé sans voix tant je ne reconnaissais pas mon ex camarade pour qui j’ai de l’estime.
Chers compatriotes,
Il était important que je vous rappelle ce cheminement des détenteurs du pouvoir actuel. Cheminement à reculons de la démocratie.
A l’heure de l’échéance pour les législatives, nous constatons bien que la sérénité et la confiance ne sont pas au rendez-vous. Pourquoi ces deux ingrédients manquent-ils au menu de ces élections ? La réponse est dans le déficit démocratique qui caractérise le pouvoir en place et qui plonge les gabonais dans un état de frustration.
Alors que depuis un an au moins, l’Union Nationale bien avant sa dissolution posait le problème de l’insertion des techniques biométriques dans la confection du fichier électoral, relayé en cela par le parti de l’Union du Peuple Gabonais dont le Président a été d’ailleurs l’initiateur de la proposition de loi sur les données à caractère personnel. Le pouvoir, après avoir réuni la classe politique à ce sujet et reconnu la nécessité et la justesse de cette revendication, en précisant qu’il s’agissait d’une avancée démocratique notable, a fait volte face en décidant de l’organisation des élections législatives sans biométrie. Ce, par respect, a-t-il dit des délais constitutionnels. Pire, le pouvoir vient de prendre, pendant la dernière intersession parlementaire, une ordonnance qui remet en cause notamment le principe de consensus majorité-opposition dans le fonctionnement de la Commission Électorale Nationale Autonome et Permanente, marquant de ce fait un net recul démocratique dans notre quête pour plus de démocratie et de transparence en matière électorale. La Cour Constitutionnelle qui ne s’est nullement prononcée contre le report des élections dans sa décision rendue après la saisine du gouvernement sur la question reste curieusement muette face au débat qui oppose le gouvernement et l’opposition.
Si je relevais en plus que le Président de la Commission Électorale Nationale Autonome et Permanente a posé des actes sous l’emprise de l’ordonnance n˚009/PR/2011 du 11 août 2011 modifiant et abrogeant certaines dispositions de la loi n˚7/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections sans qu’elle ait fait l’objet d’une publication, condition pour qu’elle s’impose à tous, et que, malgré nos requêtes en annulation, la Cour Constitutionnelle a toujours penché du côté du pouvoir, eh bien, je n’aurai certes pas fini de vous dire combien le pouvoir freine des quatre fers pour bloquer le processus démocratique dans notre pays. Et quand on sait que des inscriptions et des radiations frauduleuses ont été organisées à grande échelle dans bon nombre d’officines, eh bien vous me voyez abasourdi devant les manœuvres du pouvoir qui cherche par tous les moyens de fraude à gagner les élections législatives à venir, autrement dit à tenter de légitimer un pouvoir dont il est de notoriété publique qu’il est usurpé.
A propos de la biométrie, et pour vous édifier, au Burkina Faso qui compte quinze millions d’habitants avec à peu près quatre à cinq millions d’électeurs, les travaux pour insérer la technique biométrique dans le dispositif électoral est de l’ordre de dix-huit à vingt cinq milliards. Il faut pour l’enrôlement des électeurs moins de cent jours environ.
Alors, quand on présente le coût et la durée pour faire la même chose au Gabon, on nous annonce cinquante milliards pour deux à trois ans de travaux, vous-mêmes jugez pour un pays d’un million et demi d’habitants et sept cent mille électeurs environ.
Par ailleurs, on aime bien dans notre pays semer la confusion dans les esprits en confondant volontairement la biométrie et le vote électronique, deux choses totalement différentes.
Logiquement, si le pouvoir depuis deux ans tente d’être légitimé, c’est qu’il n’est pas légitime. C’est clair comme l’eau de roche.
Mesdames et messieurs,
Chers électeurs du deuxième arrondissement,
Que vous dire de plus, puisque depuis 2009 vous avez compris que la décision du peuple par le vote ne comptait pas, d’ailleurs, vous n’avez pas accordé vos suffrages à ce pouvoir à l’élection présidentielle de 2009. Le Premier Ministre en fonction dénonçant l’attitude équivoque des pédégistes en 2009 a même dit à raison que les électeurs de notre arrondissement ont donné une gifle au candidat du PDG. En 2010, à l’élection partielle, vous avez voté le candidat de l’Union Nationale à plus de 80% contre les candidats RPG-PDG réunis. C’est dire que vous avez laissé parler votre conscience de citoyen, face à la minorité de gens qui ont opté pour la danse du crabe, la dictature de l’argent et la soumission à l’obscurantisme.
Non, je vous le répète, votre député actuel qui s’appelle Jean EYEGHE NDONG ne mange pas de ce pain-là. J’ai fait la promotion du PDG dans ce siège, dans cet arrondissement avec le secret espoir que la politique au sens noble du terme y gagnerait. Vous l’avez compris du reste puisque vous m’avez régulièrement accordé vos suffrages. Et quand les « hiboux » se sont mis dans la danse et à comploter contre l’Etat républicain, vous avez, avec moi, dit non, en votant comme votre conscience vous le dictait.
Vous voici encore une fois, devant vos responsabilités.
Chers électeurs du 1er siège,
Vous n’allez pas vous contredire en acceptant de tomber dans le jeu de la mascarade électorale.
Vous n’allez pas vous ranger parmi ceux et celles qui, chaque fois qu’ils se regardent dans le miroir, se retrouvent avec leur conscience qui, d’une voix de désapprobation, leur pose la question : qu’est ce que tu es en train de faire pour ton pays, pour tes frères et sœurs et pour toi-même ? Pourquoi acceptes-tu d’être hypocrite avec toi-même ? »
Je ne vous demande pas d’exercer la violence sur quiconque. Nous faisons le jeu de la démocratie conformément à la Constitution qui consacre la démocratie pluraliste dans notre pays. A ce propos, je tiens à dire qu’il nous revient de source diverse qu’il se pose un problème de sécurité en ce qui concerne notamment trois dirigeants de l’opposition. Je fais ici un appel à l’esprit républicain de nos forces de sécurité et de défense pour qu’elles ne soient pas instrumentalisées. Non. Je vous demande de rester à la maison tout simplement le 17 décembre prochain. Par ce geste, vous contribuerez à ce qu’il n’y ait pas d’élection valable ce jour là, car qui dit élection, dit compétition avec au moins deux adversaires. Or, en refusant de prendre part à ce jeu de dupes, vous laisserez seul le PDG avec son ombre. Le PDG va compétir avec son ombre qui le rappellera à la vérité des urnes.
Nous avons récemment précisé dans notre déclaration par laquelle nous disions que « nous n’irons pas aux élections » que l’action de l’opposition ne doit se confondre en rien à la politique de la chaise vide. Cet argument que l’on entend toujours est un peu court, en d’autres termes, il ne tient pas la route. Quand on sait que la chaise est vide lorsque celui qui doit l’occuper est absent mais qu’il y a aussi absence sur une chaise lorsqu’une présence ne sert à rien, lorsqu’elle ne peut en rien influencer le cours des événements qui se déroulent sous ses yeux.
Les choses sont claires : EYEGHE NDONG ne va pas aux élections pour la simple et unique raison que les conditions d’une bonne élection ne sont pas réunies. Le ministre de l’Intérieur et la CENAP refusent d’être neutres et la Cour Constitutionnelle dans sa composition actuelle ne joue pas le rôle de juge constitutionnel qui lui est dévolu ; à contrario, il joue le rôle de partisan. C’est pourquoi, avec les autres partis de l’opposition, moi et mes amis de l’Union Nationale, nous disons NON à ces élections qui infantilisent les citoyens. D’ailleurs, comment aller aux élections quand le gouvernement dissout notre parti injustement, illégalement dans un régime démocratique où les partis politiques concourent à l’expression du suffrage universel.
NON à ces élections qui visent uniquement à tenter de légitimer le pouvoir que vous avez refusé en août 2009 à l’occasion de l’élection présidentielle, et en juin 2010 à l’occasion de l’élection législative partielle.
Je vous demande sans ambiguïté aucune d’être logiques et conséquents avec vous-même. Après avoir refusé deux fois de suite vos suffrages au camp PDG, pour quelle raison lui donneriez-vous vos voix cette fois-ci ? Serait-il devenu démocrate entre temps ? Quand vous savez pertinemment que les pratiques utilisées par ce pouvoir en période électorale sont d’avance marquées du sceau du tripatouillage.
J’ai été très clair avec vous : Pas de biométrie, pas de transparence, pas d’élection, ce qui veut dire que le 17 décembre prochain, vous restez à la maison ou vous allez à la pêche. Telle sera notre réponse au pouvoir qui ne veut pas reconnaître votre statut de citoyen adulte et responsable. Moi, je n’irai pas à cette élection et vous non plus.
Lorsque monsieur Maganga Moussavou, le président du PSD que j’aime bien dit que je m’abstiens d’aller aux élections la mort dans l’âme, je regrette de lui dire ici par parallélisme des formes qu’il fait une réflexion que nous avons menée ensemble une décision. S’il m’avait suivi à RFI et Africa 24, il n’aurait pas tenu ce propos. Quant aux autres que je ne citerai pas qui nous indexent sous le prétexte fallacieux que lorsque nous étions aux affaires nous n’avons rien fait, je dis que ce n’est pas là l’argument qui les pousse à aller aux élections.
Permettez-moi mesdames et messieurs de faire une rapide digression avant de clore mon propos vers trois affaires préoccupantes.
Mesdames, messieurs,
Il y a quelques mois, le pouvoir s’est illustré de manière inattendue et intempestive en annonçant une opération d’expropriation et de déguerpissement des populations dans une grande partie du 2e arrondissement, au grand étonnement de tous les gabonais.
Manifestement, cette décision n’a pas été préparée.
Ce que je voudrais dire à ce sujet, c’est que, informé de cette décision, j’ai saisi en ma qualité de député du 1er siège du 2e arrondissement de Libreville le ministre de l‘Habitat et de l’Urbanisme et le maire de la Commune de Libreville dont on oublie un peu trop facilement que c’est lui qui gère l’espace communal par priorité. Je leur ai demandé de m’expliquer le bien fondé de la décision gouvernementale. Voici leurs réponses (voir les documents). Je tiens à dire ici que le député que je suis est parfaitement conscient de la nécessité d’urbaniser rationnellement l’espace communal. II convient toutefois de l’entreprendre de manière équilibrée sur la base d’un plan d’urbanisme dûment adopté préalablement. Il faudrait ensuite tenir compte des aspects humains et sociaux. En effet, dans les zones concernées il y a des familles entières qui y sont installées avant l’arrivée de la ville. Ces familles y ont investi à coup de millions des constructions à usage d’habitation et des commerces.
Par ailleurs, l’Etat ne devrait pas oublier qu’il s’agit des citoyens légitimement soucieux de l’avenir de leurs progénitures qui doivent suivre leur cursus scolaire. Ce sont là, entre autre, des aspects à prendre en considération. Comme il faut prendre en considération, dans le cadre de l’opération de « casse » qui se déroule actuellement à Libreville et ses environs des aspects économiques. Malheureusement, nous avons l’impression que les pouvoirs publics agissent dans la précipitation et sans méthode. Libreville a grandi des années durant dans le désordre et dans l’indifférence et parfois sous le regard complaisant des pouvoirs publics. Aujourd’hui, il faut qu’on le reconnaisse, l’administration doit assumer cette incurie. Encore une fois, il faut de la méthode en tout, surtout quand c’est la matière humaine sur laquelle porte l’action. L’action politique est essentiellement humaine.
Sans être enclin à faire du populisme, je dis que les pouvoirs publics se sont pris maladroitement dans cette opération certes nécessaire, mais qui aurait gagné à faire l’objet d’une vaste campagne d’information et d’explication préalables. Le temps pour les populations de s’approprier la nécessité de comprendre que toute ville quelle qu’elle soit doit être bien aménagée en tout point de vue et que pour cela, tous les citoyens sont soumis à des contraintes. Nous avons des urbanistes, des sociologues urbains, des architectes et des aménagistes ; nous devons les utiliser à cette fin. D’ailleurs, la loi sur l’urbanisme indique que l’administration informe au préalable la population avant toute opération et donne un délais après quoi si la population n’a l’a pas respecté, l’administration saisit la justice.
Ce n’est pas la méthode qui consiste à envoyer des bulldozers un matin qui rencontrerait l’adhésion des populations. S’agit-il par cette manière, de faire croire à tous ceux qui viendront assister à la CAN que Libreville est belle ? C’est raté de mon point de vue, car, que ce soient les africains ou les européens, ils connaissent le visage habituel de Libreville, et ce n’est pas le paysage qu’offrent les trottoirs encombrés des détritus et de maisons détruites qui les séduiraient d’avantage.
Cette digression étant faite, je voudrais terminer mon propos par une mise au point nécessaire.
J’ai exercé un certain nombre de fonctions dans ce pays ; je me suis efforcé de respecter une certaine éthique. Vous imaginez bien que ce n’est pas l’exercice des fonctions politiques qui vont m’amener à vendre mon âme. J’ai été Premier Ministre et j’ai démissionné moi-même de cette fonction par conscience à cause du désaccord politique profond que j’ai eu avec les tenants du régime. Depuis, vous remarquerez que les mercenaires d’une certaine presse et leurs commanditaires s’emploient à vouloir me faire passer pour l’homme que je ne suis pas. Je sais que c’est le système. Il faut diaboliser tous ceux qui refusent de se soumettre à ce système pernicieux et dictatorial. On utilise à leur encontre toute sorte de ragots. C’est ainsi que ces mercenaires, dans leur tentative de me ridiculiser, ont imaginé un scénario auquel, bien sûr, eux-mêmes, ne croient pas : je veux parler de ce qu’ils ont appelé les « accords de Nkembo. » Qui peut croire, en toute bonne foi, à une si médiocre et piteuse histoire d’accords politiques ? Accords politiques entre quels partenaires ?
En déversant sur la place publique de pareilles inepties, on est loin de rendre service à la cause qu’on croit défendre. Le candidat du PDG du 1er siège du 2e arrondissement de Libreville est investi par son parti. Tant mieux ou tant pis pour lui. Moi, je ne suis plus au PDG, mieux, je suis membre fondateur d’un parti de l’opposition, en l’occurrence l’Union Nationale que le gouvernement a dissout par crainte de le voir supplanter le PDG à travers tout le Gabon. Vous vous souvenez d’ailleurs de la cuisante défaite que l’UN a infligé au PDG ici même en juin 2010. Comment aurai-je pu me soumettre à ce qui peut ressembler à une honteuse transaction pour, parait-il céder le poste de député qui ne m’appartient pas à un candidat PDG, fut-il un parent. C’est même démontrer une fois encore que le PDG ne peut obtenir la majorité dans cette circonscription. Pour y parvenir, il faut mon concours qu’il n’aura pas. Par ailleurs, mettre en balance les avantages d’ancien Premier Ministre auxquels j’ai droit en vertu de l’ordonnance n˚5/PR/2002 du 14 août 2002 fixant le régime spécial de retraite des anciens Premiers Ministres, c’est vraiment tout simplement idiot.
En effet, comment puis-je négocier un droit qui m’est dû ? Pauvre PDG. Il veut un parrain pour son élection, il peut toujours attendre. En tout cas, ce parrain ne sera pas l’Union Nationale.
Quinze millions, quelle médiocrité alors que j’ai volontairement refusé de fait un traitement sans commune mesure en quittant ce régime aux abois.
Je demanderai par ailleurs à tous ceux qui insinuent depuis quelque temps que j’ai géré les cent milliards consacrés aux fêtes tournantes de l’Estuaire que je n’en ai jamais été l’ordonnateur. Qu’ils viennent me le dire en face, ou mieux, qu’ils portent l’affaire en justice preuves à l’appui. D’ailleurs, la Commission Nationale d’Enrichissement Illicite a suffisamment de pouvoirs pour permettre de faire la lumière dans ce dossier qui doit peut être brûler entre les doigts de certains.
Si j’avais géré les fonds des fêtes tournantes, ceux qui le disent devraient savoir qu’un texte réglementaire aurait dû l’indiquer, texte qui me donnerait le pouvoir de signature pour décaisser l’argent. Peut être que ce texte existe au ministère des finances, dans ce cas qu’on me le sorte, j’attends.
De même, j’attends d’être convoqué par une instance compétente afin de me confondre pour ce qui concerne la privatisation de la SEEG dont j’ai été responsable de 1997 à 1999.
Je ne suis pas de ceux qui pensent et acceptent que la politique puisse s’affranchir de la morale.
Je vous remercie de votre attention.
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