Friday, August 31, 2012

ON THEIR WEBSITE THE ONG SURVIE CONFIRMS THE PDG FRAUD. SUR SON SITE INTERNET, L’ASSOCIATION SURVIE CONFIRME LA FRAUDE DU PDG






MARC ONA ESSANGUI ON/SUR TV+

SHAME: ALI BONGO MUST ANSWER QUESTIONS ABOUT HIS CABINET’S FRAUD. LA HONTE : ALI BONGO DOIT REPONDRE DE LA FRAUDE DE SON CABINET



1

2







English version

The Ali Bongo regime finds itself in the midst of yet another scandal. This time it is confirmed that members of Ali Bongo’s cabinet have used a falsified document as an invitation to the French Socialist party’s summer sessions.

As you can see in image 1, on 22 August 2012, the internet information site Gabonews, who is controlled by the Ali Bongo’s regime, posted a bulletin informing its readers that Gabon had been invited by the French Socialist party to participate at its annual summer session at La Rochelle in France. However, as shown in image 2, an article published by the NGO Survie on 28 August 2012, informed all that the document of invitation used by members of Ali Bongo’s cabinet, presented serious inconsistencies and outright lies. The French Socialist party was then contacted by Marc Ona Essangui and on Thursday 30 August 2012, none other than Jean-Christophe Cambadelis, a member of the National Assembly of France and the at National Secretary for Europe and International Relations at the French Socialist party, replied with a formal rebuke of the story being peddled by the Ali Bongo’s regime. The official reply of the French Socialist party said that they never invited Gabon or members of the PDG and that the document presented by the Ali Bongo cabinet members was a forgery and not in keeping with the official correspondence of their party.

This, dear readers, is a big deal. The French Socialist party is clearly saying that not only was the document presented by the Ali Bongo cabinet a forgery, but the entire story of an official invitation presented by the PDG and their media outlet was also false. Below is the contrast between what the PDG and the Ali Bongo regime said via Gabonews, and the response of the French Socialist party.


• The 22 August 2012, Gabonews published the following:

“Summer Session: The PS invites Gabon to La Rochelle. An important Gabonese delegation led by the Honorable Ernest Mpouo Epiga (MP PDG, in power) is expected this Wednesday in Paris to officially take part in the traditional Summer Sessions of the Socialist Party (PS), from 24 to 26 of August 2012 at La Rochelle, Poitou-Charentes (France). The delegation was officially invited by the leaders of the Socialist Party (the ruling party in France since May 2012).”

This is what the French Socialist party said on Thursday, 30 August 2012:

“The Socialist Party strongly denies that these individuals have received an official invitation. The so-called letter of invitation from the Socialist Party by which they justify their presence is clearly invalid in form and in substance. The use that is made by these individuals is therefore an abuse.”


This response by the French Socialist party is clear and unambiguous. Having been caught in a fraud, the regime is being coy about this scandal. No one dares to talk about it in the regime’s media. Gabonews which published the initial lies has not said anything. Even the officials of the PDG party are nowhere to be heard. The Gabonese ministry of justice has not said anything either, which is strange since the content of that letter clearly indicates that a forgery had been perpetrated. The regime is simply ashamed to see that what they thought they were doing in the dark had come to light.

Dear readers, by this umpteenth scandal, you can judge for yourself the degree of wickedness of the Ali Bongo regime; in that members of his inner circle, of his cabinet, would brazenly use forged documents to gain access to the French Socialist party summer sessions, so they could project the image that the new French government is friendly to Ali Bongo and to his policies. This is the height of cynicism and the kind of attitude that contributes to the extremely low level of public trust toward this regime. The use of false claims is bad enough, obviously. But to do it in an official capacity as member of a presidential cabinet is even worse. Not to mention the fact that false claims are punishable by law; this is a serious crime.

At this point, some people may say that Ali Bongo may not have been aware of this activity. This blog answers that this hypothesis is utter non sense, since some of the people involved report directly to him and he should have known that they were traveling to France and the reason of these travels. This scandal has to be attached firmly to Ali Bongo, for these reasons. It is after all his cabinet and close collaborators who have been found to have perpetrated this fraud. He cannot hide and would have to own it. The Gabonese people have come to believe the worst about Ali Bongo, due to all these scandals. Even if his state controlled media won’t talk about it, the alternative media would bring this issue to life and make sure that the Gabonese publics know exactly what is going on. In Ali Bongo, the Gabonese public is witnessing a president disintegrating before their very eyes.

So goes Bongos’ Gabon



Version française


Le régime Ali Bongo se trouve empêtré dans un autre scandale. Cette fois, il a été confirmé que des membres du cabinet d'Ali Bongo aient utilisé un document falsifié comme invitation aux universités d'été du parti socialiste français.

Comme vous pouvez le voir dans l'image 1, le 22 Août 2012, le site internet d'information Gabonews qui est contrôlé par le régime Ali Bongo, a publié un bulletin informant ses lecteurs que le Gabon avait été invité par le parti Socialiste français à participer à ses universités d’été annuelles à La Rochelle en France. Cependant, comme indiqué dans l'image 2, un article publié par l'ONG Survie, le 28 Août 2012, a informé tout le monde que le document d'invitation utilisé par les membres du cabinet d'Ali Bongo, présentait de graves incohérences et des mensonges éhontés. Le parti socialiste français a ensuite été contacté par Marc Ona Essangui et le jeudi 30 Août 2012, nul autre que Jean-Christophe Cambadélis, membre de l'Assemblée nationale française et Secrétaire National à l'Europe et aux Relations Internationales du parti Socialiste français, a répondu par une récusation officielle du récit colporté par le régime Ali Bongo. La réponse officielle du parti Socialiste français a révélé n'avoir jamais invité le Gabon ou des membres du PDG et que le document présenté par les membres du cabinet d'Ali Bongo était un faux et pas en conformité avec la correspondance officielle de ce parti.

Ceci, chers lecteurs, est une grosse affaire. Le parti Socialiste français dit clairement que non seulement le document présenté par le cabinet d'Ali Bongo est un faux, mais toute l'histoire d'une invitation officielle présentée par le PDG et leur média, est également fausse. Ci-dessous est présenté le contraste entre ce que le PDG et le régime Ali Bongo ont déclaré par le truchement de Gabonews, et la réponse du Parti Socialiste français.

• Le 22 Août 2012, Gabonews a publié ce qui suit:

«Université d’été : Le PS invite le Gabon à La Rochelle. Une importante délégation gabonaise conduite par l'honorable Ernest Mpouo Epiga (député PDG, au pouvoir), est attendue ce mercredi à Paris pour prendre part officiellement à la traditionnelle université d’été du Parti Socialiste (PS), du 24 au 26 août 2012 à La Rochelle, dans la région Poitou-Charentes (France). La délégation a été invitée officiellement par les responsables du PS (parti au pouvoir en France depuis mai 2012).»

Voici ce que le Parti socialiste français a répondu le jeudi 30 Août 2012:

«Le Parti socialiste dément fermement que ces individus auraient bénéficié d'une invitation officielle. La soi-disant lettre d'invitation du Parti socialiste par laquelle ils justifient leur présence est clairement invalide dans la forme comme dans le fond. L'usage qui en est fait par ces individus constitue donc un abus.»

Cette réponse du parti Socialiste français est claire et sans ambiguïté. Après avoir été pris en flagrant délit de fraude, le régime se fait discret sur ce scandale. Aucune personne n'ose en parler dans les médias du régime. Gabonews qui a publié les mensonges initiaux n'a encore rien dit. Même les responsables du PDG sont invisibles. Le ministère de la justice gabonais n'a rien dit non plus, ce qui est étrange puisque le contenu de cette lettre indique clairement qu’un faux ait été perpétré. Le régime a tout simplement honte de constater que ce qu'il pensait faire dans l'obscurité, a été mis en lumière.

Chers lecteurs, par ce énième scandale, vous pouvez juger par vous-même le degré de malveillance du régime Ali Bongo, en ce que les membres de son entourage, de son cabinet, puissent effrontément utiliser de faux documents pour obtenir l'accès aux sessions d'été du parti Socialiste français, afin de pouvoir projeter l'image que le nouveau gouvernement français soit favorable à Ali Bongo et à ses politiques. C'est le comble du cynisme et le genre d'attitude qui contribue au très faible niveau de confiance du public envers ce régime. L'utilisation de faux documents est déjà assez répréhensible, évidemment. Mais le faire à titre officiel en tant que membre d'un cabinet présidentiel est encore pire. Sans parler du fait que le faux et usage de faux soit punissable universellement, ce qui est un crime grave.

À ce stade, certaines personnes peuvent supposer qu’Ali Bongo n’ait pas été au courant de cette activité. Ce blog répond que cette hypothèse est un non-sens total, puisque certaines des personnes impliquées relèvent directement de son autorité et il aurait donc dû savoir qu'elles se rendaient en France et la raison pour lesquelles elles y allaient. Ce scandale doit être solidement attaché à Ali Bongo, pour ces raisons. C’est après tout son cabinet et ses proches collaborateurs qui ont perpétré cette fraude. Il ne peut pas se cacher car cette fraude est la sienne. Les Gabonais en sont venus à espérer le pire d’Ali Bongo, en raison de tous ces scandales. Même si ses médias contrôlés par l'Etat ne vont pas en parler, les médias alternatifs vont porter ce sujet pour que le public gabonais sache exactement ce qui se passe. En Ali Bongo, le public gabonais est témoin d'un président qui se désintègre sous leurs yeux.

Ainsi va le Gabon des Bongo

Thursday, August 30, 2012

ALI BONGO, GABON’S SHAME : THE FRENCH SOCIALIST PARTY ANSWERS. ALI BONGO EST LA HONTE DU GABON: LA REPONSE DU PARTI SOCIALISTE FRANCAIS





DR. BITSUTSU’S LETTER TO ALI BONGO. LA LETTRE DU DR BITSUTSU A ALI BONGO






English version


Mr. President and fellow compatriot, it is solemnly that I speak to you through this virtual information channel that is the Internet. Of course, I wish I could have written to you through the Gabonese media channels, but you know better than anyone what you have made of them.

In introducing this letter to your official website, I hope you will read it.

In October 2012, God and the people willing, you would begin your fourth year at the helm of Gabon. In the United States, for a U.S. President this would correspond to the end of their term, to the time to say goodbye. In France, for five years presidential term, it is the beginning of the end, the time of sanctions and great reviews.

In Gabon, even with a seven years term, it is already a little more than half of the course, so the development of an assessment of your work is required.

However, it is not your assessment that motivates my mail.

In fact, in politics more than in life, everyone must take stock of and evaluate their action through a summary table evaluating whether the objectives have been achieved minimally, at medium or maximally. Excuse me for I know I do not teach you anything, so I leave you to draw it and expose it to analysis and criticism.

As a reminder, under the pretext of improving the lives of the Gabonese people; for nearly 3 years, you got on a plane more than 440 times, and during your first 1000 days at the head of the state, you've spent nearly 620 days out of Gabon. At 3 Billion FCFA on average, the cost of a presidential trip, I'll let you do the math. In your luggage, you have first brought the enigmatic company "Bechtel" which manages under your guardianship in opacity, the entire capital budget of Gabon. Then the sultry company "Olam" whose specialty of scorched earth is demonstrated. Both companies have at least one thing in common; they are the most contested in Gabon.

Have you realized that?

Regarding the fate of Gabonese populations, it does not fit into your concerns. In 3 years and despite your many trips abroad, you have initiated no interprovincial tour, no tour of the back country, of our villages, of our rock and poor populations. Even your constituents, those who "voted for you" in 2009, have not had a thank you visit. I will not even get into your tourist trip along the "economic road" during which, to show your closeness to the common man, you enjoyed some "coupé coupé" before an audience of onlookers rushed in there.

The vast majority of Gabonese people see you as both "The Muslim Rais, the President of the Rich Gabonese and of foreigners; The Grand Master of the Masonic Lodges of Gabon." No comment ...

Your government is now stripped of public investment at the benefit of many agencies, all related to your orders. Therefore, the Councils of Ministers annoy you: the average is 1 Council every month or every 2 months. At this rate, you are shadowing Mr. Paul Biya. Let us not talk about your custom modification of our Constitution, which legalizes the strengthening of the powers of the President of the Republic, passing from Super-President to King-President. Worse, the new constitutional provisions grant you the exclusivity of defense and security issues; you are the only one able to declare war or decide to exercise self-restraint.

Mr. President and fellow compatriot, I'll spare you of the benefit of the discussion about the political field. Indeed, there is nothing to say. The figures of the last general election and the representation in the National Assembly speak for themselves.

All this leads me to think that only Gabonese people and historians will judge you on your promises, your achievements and your balance sheet at the head of the state.

I will not allow myself to make you responsible for all the ills of Gabon, but the maintenance and fine tuning of this power structure of another age to which you claim ownership and inheritance, make you the primary responsible for the misery of the Gabonese people.

The Gabonese people without prospects, forced to your offer of emergence, are calling for help

Without gossiping, the current situation of Gabon and of Gabonese is sufficient to show that your objectives have not been reached and the goals of your triptych: "Green Gabon, Gabon of Service, industrial Gabon" have been ignored. And what to say about your main slogan which you placarded Gabon in 2009, "the future with confidence"?

Mr. President and fellow compatriot, you found Gabon with its difficulties and problems but it was a country at peace and united.

Since 2009, the start of your term, we no longer count the dead and prisoners of conscience.

Listening to you, your political opposition boils down to a bunch of irresponsible, forgers and resentful people. In exchange, the opposition does not recognize you as the legitimate President of Gabon. You can see for yourself in what mess we are plunged since 2009.

What about the Gabonese people, submissive and silently facing this situation with the impotence and bitterness of a downtrodden? To the daily violence faced by Gabonese people (decline of purchasing power, rising unemployment, poor education, non-existent public transport, economic crime, medieval health system, dumbing down, freedom of expression under monitoring, Ritual Crimes ...) now is added the violence by security forces. Doesn’t the Emergence often announced close like a trap on the people through the whip, the mouth sewn and finally the shotgun?

To democratic debate, to social demands, to the reform of our institutions, your reply is: identity politics, tribalism and manipulation of the people as currently done in the media such as TV and print controlled by you.

In the political debate, the concept of purchasing power, housing, public transportation, health care, economic growth and good governance have given way to shambles and Tribalism.

What about all the foreigners which you are surrounded yourself in the management of the country? Is this not a form of rejection of Gabonese citizens able to fill these positions or better yet, is it not a tribalist sanction you inflict to the nation of Gabon?

What about the rapid and forced Islamization, your sectarian and partisan actions in favor of Islam or the Free masons, are they not a thumbing nose to the secularism dear to our Republic?

Why Mr. President and fellow compatriot are you accommodating with dictatorship as a form of governance?

Also, without going back to the 2009 elections, to the electoral dispute, to the debate on the legitimacy of your presence at the head of Gabon, even by blindfolding me and assuming for a moment that the figures of CENAP are true and make you the winner by default of that election, it appears that 60% of Gabonese people did not lend their trust to you and it goes without saying that these are the same 60% of Gabonese who are asking for a Sovereign National Conference as a solution to the political and social crisis that our country is into.

All lights are red in the country despite the folk atmosphere that the PDG and other controlled media maintain.

Everything has been said, all has been told to you, but Mr. President and fellow compatriots, until when are you going to ignore the insistence of the Gabonese people?

Mr. President and fellow compatriot, I urge you to refocus the debate on the concerns of the Gabonese people and on a non-exclusive National dialogue (political parties, trade unions, civil society), do not be Excluded from your own accord.

We need all Gabonese for the Reconstruction, for the formation of the third Gabonese Republic, allowing everyone to live with dignity in a country of laws, with economic growth and a better distribution of our wealth, the whole permitting to create the hope of a better life.

Inspired by the history of revolutions, building on recent events of the Arab spring, everyone except you has understood that a people sacrificed and misunderstood always wins.

Should I allow myself to tell you, Mr. President and fellow compatriot, that inevitably if you persist in this posture, your defeat is programmed.

Do I have to tell you, Mr. President and fellow compatriot, that all the foreigners who are influencing you and support you in the showdown against the people of Gabon are going to be the first to abandon ship.

Mr. President and fellow compatriot, as a good father, I trust that you will preserve the life of the Gabonese people and alleviate their suffering. I trust also that you love yourself, you love your life, your happiness, your comfort and that you will not take the risk of setting Gabon ablaze and perhaps you with it.

With all due respect, Mr. President and fellow compatriot, at the top of the rule of law, one cannot be obstinate and blind. Thus, the motto never realized of your party-state the PDG: "dialogue, tolerance and peace", must embody in you an opening for political dialogue for the sake of the future of Gabon.

Eventually, your refusal of political and social dialogue would lead the Gabonese people and the political class as a whole including the one under your boot to your request your Departure. If that is what you wish, after three years at the head of Gabon, you can also take your reverence and would be appreciated for that. All these options are on your table.

Please accept, Mr. President and fellow compatriot, the assurances of my most distinguished salutations.

Thank you.

Dr. Guilou Bitsutsu-Gielessen, Executive Secretary of the Republican Union for Democracy and Progress UDRP, party member CPPA.



Version francaise


Monsieur le Président et cher compatriote c’est avec solennité que je m’adresse à vous par le biais de ce canal virtuel d’informations qu’est le Net. Bien entendu, j’aurais souhaité vous écrire par l’intermédiaire des supports et canaux médiatiques gabonais, mais mieux que quiconque vous savez ce que vous en avez fait.

En introduisant cette lettre dans votre site officiel, j’ai espoir que vous la lirez.

En Octobre 2012, si Dieu et le Peuple le veulent, vous entamerez votre 4ème année à la tête du Gabon.
Aux Etats Unis, pour un Président Américain cela correspondrait à la fin de son mandat, l’heure des adieux. En France, pour le quinquennat du Président c’est le début de la fin, l’heure des sanctions et des grands bilans.

Au Gabon même avec un septennat c’est déjà un peu plus de la moitié du parcours, donc l’élaboration d’un bilan de votre action vous impose.

Toutefois, ce n’est guère votre bilan qui motive mon courrier.

En effet, en politique plus que dans la vie, chacun doit dresser le bilan de son action et évaluer à travers un tableau récapitulatif si les objectifs assignés ont été atteints au minima, au médium ou au maximum. Excusez-moi du peu, je sais, je ne vous apprends rien, aussi je vous laisse le soin de le dresser et l’exposer à l’analyse et à la critique.

Pour rappel, sous prétexte d’améliorer le quotidien des Gabonais depuis près de 3 ans, vous êtes monté dans un avion plus de 440 fois, et sur vos 1000 jours à la tête de l’Etat vous avez passé près de 620 jours hors du Gabon. A 3 Milliards de FCFA le coût moyen d’un voyage présidentiel, je vous laisse le soin de faire le calcul. Dans vos valises, vous nous avez ramené d’abord l’énigmatique société « Bechtel » qui gère sous votre tutelle de façon opaque la totalité du budget d’investissement du Gabon. Puis, la sulfureuse société « Olam » dont la spécialité de la terre brulée n’est plus à démontrer. Ces deux entreprises ont au moins un trait commun, elles sont les plus contestées du Gabon.

Vous en êtes vous rendu compte ?

Quant au sort des populations Gabonaises, il ne rentre pas dans vos préoccupations. En 3 ans et ce malgré vos nombreux déplacements à l’étranger, vous n’avez initié aucune tournée interprovinciale, aucune visite de l’arrière pays, de nos villages, de nos populations rupestres et démunies. Même vos électeurs, ceux qui ont « voté pour vous » en 2009, n’ont pas eu droit à une tournée de remerciements. Je ne parlerai même pas de votre voyage touristique le long de « la route économique » ou pour faire montre de proximité avec vos concitoyens vous vous êtes régalés de « coupé coupé » devant une assistance de badauds dépêchés sur place.

La grande majorité des Gabonais voit à la fois en vous « Le Raïs des musulmans ; Le Président des Gabonais Riches et des Etrangers ; Le Grand Maître des Loges Maçonniques du Gabon ». Sans commentaire…..
Votre gouvernement est désormais dessaisi de l’investissement public, au profit de nombreuses agences, toutes rattachées à vos ordres. Dès lors, les conseils de Ministres vous ennuient : la moyenne est 1 conseil tous les mois voire tous les 2 mois. Avec ce rythme, vous faîtes de l’ombre à Monsieur Paul Biya. Ne parlons pas de votre modification sur mesure de Notre Constitution qui légalise le renforcement des prérogatives du Président de la République qui passe de super-Président à Roi-Président. Pire, les nouvelles dispositions constitutionnelles vous accordent l’exclusivité des questions de défense et de sécurité, vous êtes seul en mesure de déclarer une guerre ou de décider de l’exercice de la contrainte légitime.

Monsieur le Président et cher compatriote, je vous épargne du bénéfice de la discussion sur le domaine politique. En effet, Il n’y a rien à dire. Les chiffres de la dernière élection législative et la représentativité à l’Assemblée Nationale parlent d’eux même.

Tout ceci m’amène à penser que seuls les Gabonais et les historiens vous jugeront sur vos promesses, vos réalisations et votre bilan à la tête de l’Etat.

Je ne me permettrai pas de vous rendre responsable de tous les maux du Gabon mais le maintien et le perfectionnement de ce système de pouvoir d’un autre âge dont vous revendiquez la propriété et l’héritage, font de vous le principal responsable de la misère des Gabonais.

Le peuple Gabonais sans perspectives, contraint à votre offre d’émergence, appelle à l’aide.

Sans médire, la situation actuelle du Gabon et des Gabonais montre à suffisance que votre bilan est atteint au minima et les objectifs phares de votre tryptique : « Gabon vert, Gabon des services, Gabon industriel» ont été ignorés. Et que dire de votre slogan phare dont aviez affublé le Gabon en 2009, « l’avenir en confiance » ?

Monsieur le Président et cher compatriote, le Gabon vous l’avez trouvé avec ses difficultés et ses problèmes mais c’était un pays en paix et uni.

Depuis 2009, date du début de votre magistère, nous ne comptons plus les morts et les prisonniers d’opinion.

A vous entendre, votre opposition politique se résume à une bande d’irresponsables, faussaires et rancuniers. En échange, cette opposition ne reconnait pas en vous le Président légitime du Gabon. Vous constatez vous-même dans quel imbroglio nous sommes plongés depuis 2009.

Que dire du peuple Gabonais soumis et silencieux qui fait face à cette situation avec l’impuissance et l’amertume d’un laissé pour compte ? A la violence quotidienne que vivent les Gabonais (pouvoir d’achat en baisse, chômage en hausse, éducation aux rabais, transport public inexistant, délinquance économique, système de santé moyenâgeux, nivellement par le bas, liberté d’expression sous contrôle, Crimes Rituels…) s’ajoute aujourd’hui la violence des forces de l’ordre. L’Emergence tant annoncée ne se referme telle pas comme un piège sur le Peuple par l’entremise de la chicotte, de la bouche cousue et du fusil pour finir ?

Au débat démocratique, à la demande sociale, aux réformes de nos Institutions vous répondez : repli identitaire, tribalisme et manipulation du peuple comme actuellement dans les médias TV et presse à votre solde.

Dans le débat politique, les notions de pouvoir d’achat, logement, transports publics, santé, croissance économique et bonne gouvernance ont cédé le pas à Chienlit et Tribalisme.
Que dire de tous les étrangers dont vous vous êtes entourés dans la gestion du pays ? N’est-ce pas une forme de rejet des citoyens Gabonais aptes à occuper ces postes ou mieux encore, n’est-ce pas une sanction tribaliste que vous infligez à la nation Gabonaise ?

Que dire de l’islamisation à grand pas et marche forcée, de vos actions sectaires et partisanes en faveur de l’islam ou des Francs maçons, ne sont ils pas des pieds de nez au principe de laïcité cher à notre République ?

Pourquoi Mr le Président et cher compatriote vous vous accommodez de la Dictature comme mode de Gouvernance ?

Aussi, sans revenir sur les élections de 2009, sur le contentieux électoral, sur le débat sur votre légitimité à la tête du Gabon, même en me bandant les yeux et en admettant un seul instant que les chiffres de la CENAP sont vrais et font de vous le vainqueur par défaut de cette élection, il en ressort que 60% de Gabonais ne vous ont pas accordé leur confiance et il va de soit que ce sont ces mêmes 60% de Gabonais qui vous demandent la tenue d’une Conférence Nationale Souveraine comme solution à la crise politico-sociale que traverse notre pays.

Tous les voyants du pays sont au rouge malgré l’ambiance folklorique qu’entretiennent le PDG et les médias sous tutelle.

Tout a été dit, Tout vous a été dit, mais monsieur le Président et cher compatriote, jusqu’à quand allez-vous ignorer la demande insistante du peuple Gabonais?

Mr le Président et cher compatriote, je vous exhorte à recentrer le débat sur les préoccupations des Gabonais et sur le dialogue National sans exclusivité (partis politiques, syndicats, société civile), n’en soyez pas Exclus de votre propre chef.

Nous avons besoin de tous les Gabonais pour la reconstruction, pour la formation de la 3ème République Gabonaise, permettant à chacun de vivre dignement dans un pays de Droit, par la croissance économique et une meilleure répartition de nos richesses, l’ensemble permettant de créer l’espoir d’une meilleure vie.

En s’inspirant de l’histoire des révolutions, en prenant appui sur les évènements récents du printemps Arabe, tout le monde hormis vous a compris qu’un peuple sacrifié et incompris gagne toujours.

Dois-je me permettre de vous dire, Mr le Président et cher compatriote, qu’inéluctablement si vous persistez dans cette posture, votre défaite est programmée.

Dois-je vous dire, Mr le Président et cher compatriote, que tous les étrangers qui vous entêtent, et vous soutiennent dans le bras de fer que vous avez engagé contre le peuple Gabonais seront les premiers à abandonner le navire.

Mr le Président et cher compatriote, en bon père de famille, j’ose croire que vous allez préserver la vie des Gabonais et alléger leurs souffrances. J’ose croire aussi que vous vous aimez, vous aimez votre vie, votre bonheur, votre confort et que vous ne prendrez pas le risque d’embraser le Gabon et peut-être vous avec.

Sauf votre respect, Mr le Président et cher compatriote, au sommet d’un Etat de droit on ne s’accommode pas de l’entêtement et de l’aveuglement. Ainsi, cette devise non appliquée de votre Parti-Etat le PDG : « dialogue, tolérance et paix », doit incarner en vous une ouverture au dialogue politique pour l’avenir du Gabon.
A terme, Votre refus au dialogue politique et social obligera le peuple Gabonais et la classe politique toute entière y compris celle sous votre botte à demander votre Départ. Si vous le souhaitez, après trois années passées à la tête du Gabon vous pourriez aussi tirer votre révérence vous n’en seriez que grandi. Toutes ces options sont sur votre table.

Prière d’accepter, Monsieur le Président et cher compatriote, l’expression de mes salutations les plus distinguées. Je vous remercie.

Dr Guilou Bitsutsu-Gielessen, Secrétaire Exécutif de l’Union Républicaine pour la Démocratie et le Progrès URDP, parti membre de la CPPA.

ALI BONGO PRESIDENTIAL CABINET CAUGHT RED HANDED USING FALSE REPRESENTATION! LE CABINET PRÉSIDENTIEL D'ALI BONGO PRIS EN FLAGRANT DÉLI DE FAUX ET USAGE DE FAUX!





English version




Dear readers, the document above is a genuine copy of the purported correspondence that members of Ali Bongo Cabinet have used to claim that they had been invited by the French Socialist party to attend a series of seminars in France. This document indicates that the invitation was sent from the French Socialist party to the "Parliamentary Group of the Progressive Wing of the PDG", Gabon's ruling party. However, there are a few problems with this invitation:



1. The Parliamentary Group of the Progressive Wing of the PDG does not exist



Because the National Assembly is monochromatic in Gabon, all its parliamentary groups and sub-groups are therefore headed by and composed of members of PDG. Having said that, there is no group designated as the Progressive Wing of the PDG and Ernest Mpouho, while a parliamentarian, is not the president of such a group. This is pure fiction; this does exist.



2. Half of the people invited on that document are not even parliamentarians



In this document, the French Socialist party is purported to have invited 6 Gabonese parliamentarians to these seminars: Alain Claude Billié Bi Nze, Boungouere, Rigobert Ikamboya Ndeka, Raphael Ntoutoume Nkogue. Eloi Nzondo and Thierry Animba. The problem here are many fold, such as:



a. Alain Claude Billié Bi Nze is the spokesperson for the Gabonese presidency. He is therefore not a parliamentarian. Moreover, he officially does not belong to the PDG party but to an affiliated Party called RDP.



b. Raphael Ntoutoume Nkoghe is an adviser to Ali Bongo and not at all a parliamentarian.



c. Eloi Nzondo is the third deputy mayor of the city of Libreville and not at all a parliamentarian.



d. We have learned that Thierry Animba is a cameraman and not a parliamentarian.



Dear readers, as you can see, not only does such a parliamentary group, not exist at all, many of the people listed as invitees are not parliamentarians. In fact of the 6 people listed, 4 are not parliamentarians, or nearly 70% of the list. How did this happen and why did Ali Bongo cabinet need to lie to the French Socialist party?



We have been told that the French Socialist party has been contacted through proper channels and they will provide an official answer as to this matter by Friday of this week. This blog would be anticipating the Socialist Party answer because either the Ali Bongo cabinet willingly deceived the French Socialist party by supplying it with false information about Ali Bongo's advisers being parliamentarians so they could participate to seminars organized by the French Socialist party, or even more troubling, the Ali Bongo cabinet forged an invitation to the French Socialist party seminars. Either way, it is damning for Ali Bongo and his cronies. It is unconceivable that such a fraud could have been perpetrated by members of Ali Bongo's inner circle, without his knowledge and approval. This Friday will be an interesting day.



So goes Bongos' Gabon







Version française




Chers lecteurs, le document ci-dessus est une copie authentique de la prétendue correspondance que des proches d'Ali Bongo ont utilisé pour justifier d'avoir été invités par le parti Socialiste français, à participer à une série de séminaires dits "Universités d'été du PS" en France. Ce document indique que l'invitation a été envoyée par le parti Socialiste français au «Groupe Parlementaire de l'aile Progressiste du PDG", parti au pouvoir au Gabon. Cependant, il y a quelques problèmes avec cette invitation:



1. Le groupe parlementaire de l'aile progressiste du PDG n'existe pas



Parce que l'Assemblée Nationale est monochromatique au Gabon, tous les groupes parlementaires et les sous-groupes sont donc dirigés et composés de membres du PDG. Ceci dit, il n'existe aucun groupe désigné comme aile progressiste du PDG et Ernest Mpouho, bien que parlementaire, n'est pas le président d'un tel groupe. C'est de la pure fiction, ce groupe n'existe nulle part.



2. Plus de la moitié des personnes invitées sur ce document ne sont même pas des parlementaires



Dans ce document, le parti Socialiste français est censé avoir invité 6 parlementaires gabonais à ces séminaires: Alain Claude Billié Bi Nze, Boungouéré, Rigobert Ikamboya Ndeka, Raphaël Ntoutoume Nkogue. Eloi Nzondo et Thierry Animba. Les problèmes ici sont nombreux:



a. Alain Claude Billie Bi Nze est le porte-parole de la présidence gabonaise. Il n'est donc pas parlementaire. En outre, il ne fait pas partie officiellement du PDG, mais d'un parti affilié appelé RDP.



b. Raphaël Ntoutoume Nkoghe est conseiller d'Ali Bongo et pas du tout parlementaire.



c. Eloi Nzondo est le troisième adjoint au maire de la ville de Libreville et pas du tout parlementaire.



d. Nous avons appris que Thierry Animba est caméraman et pas du tout parlementaire.



Chers lecteurs, comme vous pouvez le voir, non seulement ce groupe parlementaire n'existe pas du tout, mais bon nombre de personnes inscrites en qualité d'invités ne sont pas parlementaires. En fait, sur les 6 personnes inscrites, 4 ne sont pas parlementaires, soit près de 70% de la liste. Comment est-ce arrivée et pourquoi le cabinet d'Ali Bongo aurait besoin de soumettre un tel subterfuge au parti socialiste français?



Nous avons été informés que le parti socialiste français ait été contacté par les voies appropriées et qu'ils fourniront une réponse officielle à ce sujet au plus tard vendredi de cette semaine. Ce blog attendra patiemment la réponse du Parti socialiste, car il n'y a que deux hypothèses: soit le cabinet d'Ali Bongo a volontairement trompé le parti Socialiste français en lui fournissant de fausses informations présentant des conseillers d'Ali Bongo comme étant des parlementaires afin qu'ils puissent participer à des séminaires organisés par le parti Socialiste français; soit encore plus troublant, le cabinet d'Ali Bongo a contre-façonné une invitation aux Universités d'été du parti Socialiste français. De toute façon, quelque soit la raison, le document est accablant pour Ali Bongo et ses acolytes. Il est inconcevable qu'une telle fraude puisse avoir été commise par des membres du cercle intérieur du cabinet Ali Bongo, à son insu et sans son approbation. Ce vendredi sera une journée intéressante.



Ainsi va le Gabon des Bongos

Wednesday, August 29, 2012

LETTER FROM THE MOVEMENT "ÇA SUFFIT COMME ÇA" TO YAYI BONI. LETTRE DU MOUVEMENT "ÇA SUFFIT COMME ÇA" A YAYI BONI





A MUST READ! A LIRE ABSOLUMENT

THE REGIME IS GLEEFULLY CONTEMPLATING A WISH FOR THE DEMISE OF ANDRE MBA OBAME. LE REGIME CONTEMPLE JOYEUSEMENT UN SOUHAIT DE DISPARITION D’ANDRE MBA OBAME






English version

Those who thought that the Gabonese regime could not stoop to a new low received the evidence to the contrary this Monday. Dear readers, in a blitz of television clips being ran every hour, Gabon television is showing a document, voiced over by a journalist named Edgar Dziembi Doukaga, suggesting that Andre Mba Obame could die soon. Yes, dear readers, the regime is using useful idiots like Gabon Television journalists to infect the political discourse with the most toxic sentiments, including the wish of death.

All it took was the illness of Andre Mba Obame, to witness the reaction of the regime’s people instantly morphing into undertakers ready to take his body 6 feet deep. On Gabon Television, they have openly speculated that Andre Mba Obame was on his death bed. The minister of Interior, Jean Francois Ndongou even mocked Andre Mba Obame illness by suggesting that they could arrange for him to be sent abroad for medical attention. Never mind that Andre Mba Obame himself just came back from 14 months abroad receiving such treatments. Well, nothing should get in the way of the regime’s opportunity to mock him at his time of sickness.

It is clear that those who are in favor of the current regime would be relieved or even ecstatic about the potential demise of a political opponent. It could even be said that such a sentiment would be natural, if one consider how dangerous these people believe that Andre Mba Obame is for their power. However what is unacceptable is when people who are supposed to be the guardian of the national airwaves, help further to exacerbate a national malaise by presenting a celebratory document on national television, mocking a sick person who happens to be their political opponent. It can be said that Ali Bongo’s regime, despite whatever it may claim, is very unpopular at the moment and Gabon Television is watched by all Gabonese. Celebrating and mocking somebody illness is certainly not contributing to lift the burden of pain and helplessness that may inhabit thousands of Gabonese citizens.

Should people, even if they are members of Ali Bongo’s regime, rejoice in the prospect of the demise of another human being, who happens to be their political adversary? The outpouring of celebration in anticipation of the demise of Andre Mba Obame doesn't feel right to everyone. This jubilation and euphoria, with Andre Mba Obame’s illness, betrays a sense of relief that the regime would feel in the event of the disappearance of Andre Mba Obame. The Ali Bongo regime’s cannot compete with Andre Mba Obame or with the Civil Society for that matter; this is why the only language being used by the regime is the language of repression to silence any dissent. Not having a strategic response, the regime now wishes out loud that a disease does them a favor and takes their enemy away.

Unfortunately for the regime, many of Andre Mba Obame supporters and other people sympathetic to the end of the Bongo regime, consider that the fight represents an idea more than a person. Contrary to the regime that starts and end with the Bongo family, for the forces of the opposition, there is less and less emphasis on the cult of personality and more and more emphasis on the goal to be achieved which is the end of half a century of dictatorship. Mba Obame is only a voice among many; a powerful voice but a voice nevertheless. In the event that Mba Obame becomes incapacitated, the regime must rest assured that others will be picking up the mantle to carry on the fight.

The Ali Bongo regime is afraid and insecure about the possibility of losing its grip on power. That is understandable. But unfortunately for them, history is on people’s side. They have had close to half a century of rule. It is time to go. We are reminded every day how unpredictable matters of life and death are. Those celebrating Andre Mba Obame’s illness today and wishing him death may not be here tomorrow. As they say, sometimes, god has a sense a humor and the macabre dance that the regime is currently doing, wishing for Andre Mba Obame’s death, may in fact be the last dance of its own demise!



Version française


Ceux qui pensaient que le régime gabonais ne pouvait pas s'abaisser à un niveau encore plus bas, viennent de recevoir ce lundi, la preuve du contraire. Chers lecteurs, dans un barrage de clips télévisés qui sont diffusés toutes les heures, Gabon télévision présente un document, narré par un journaliste du nom d’Edgar Dziembi Doukaga, qui suggère que le pire serait à craindre pour André Mba Obame, vu son état de santé. Oui, chers lecteurs, le régime se sert d’idiots utiles comme certains journalistes de Gabon télévision pour infecter l’environnement politique national, des sentiments les plus toxiques, y compris d’un quasi désir de mort envers leur adversaire politique.

Il a suffi de la maladie d'André Mba Obame, pour qu’on assiste à des réactions de gens du régime se transformant instantanément en croque-morts prêts à mettre son corps 6 pieds sous terre. Sur Gabon Télévision, ils spéculent ouvertement qu’André Mba Obame serait quasiment sur son lit de mort. Le Ministre de l'Intérieur, Jean François Ndongou s’est même prêté à un humour noir à propos de la maladie d’André Mba Obame, en suggérant que le régime pourrait prendre des dispositions pour qu'il soit envoyé à l'étranger pour des soins médicaux. Peu importe qu’André Mba Obame vienne de rentrer de 14 mois de soins médicaux à l'étranger. Eh bien, rien ne saurait faire obstacle aux opportunités du régime de se moquer de ce dernier, au moment de sa maladie.

Il est clair que beaucoup de ceux qui soutiennent le régime actuel seraient soulagés, voire extatiques dans l’éventualité de la disparition de cet adversaire politique. On pourrait même dire que ce sentiment serait pour eux ontologique, si l'on considère le danger que représente pour ces personnes et leur pouvoir, André Mba Obame. Cependant, ce qui est inacceptable, est quand les gens qui sont censés être les gardiens des antennes nationales, contribuent davantage à exacerber un malaise national en présentant un document de célébration macabre sur la télévision nationale; se moquant d'une personne malade qui se trouve être leur adversaire politique. On peut dire que le régime Ali Bongo, en dépit de tout ce qu'il peut affirmer, est très impopulaire et que Gabon Télévision ait vocation d’être regardée par tous les Gabonais. Célébrer et se moquer de la maladie de quelqu’un, n’est certainement pas de nature à contribuer à alléger la douleur et le sentiment d'impuissance qui peuvent habiter des milliers de citoyens gabonais qui souffrent tous les jours.

Doit-on, même si on est membre du régime Ali Bongo, se réjouir de la perspective de la disparition d'un autre être humain, qui se trouve être un adversaire politique? L'effusion festive en prévision de la disparition d'André Mba Obame n’est pas bien perçue par tout le monde. Cette liesse et euphorie, face à la maladie d’André Mba Obame, trahit un sentiment de soulagement que couverait le régime en attente de la disparition d'André Mba Obame. Le régime Ali Bongo ne peut pas rivaliser avec André Mba Obame ou avec la société civile, d'ailleurs; voici pourquoi le seul langage utilisé par le régime est celui de la répression pour faire taire toute dissidence. N’ayant pas de réponse stratégique, le régime souhaite maintenant haut et fort que la maladie lui débarrasse d’un ennemi incommodant.

Malheureusement pour le régime, de nombreux partisans d’André Mba Obame et d'autres personnes sympathiques à une fin des régimes Bongo, considèrent que la lutte représente une idée bien plus qu'une personne. Contrairement au régime qui se résume et s’articule autour de la famille Bongo, pour les forces de l'opposition, il y a de moins en moins d'accent sur le culte de la personnalité et de plus en plus sur le but à atteindre qui est la fin d'un demi-siècle de dictature. Mba Obame est une voix parmi d'autres, une voix puissante, mais néanmoins une voix. Dans le cas où Mba Obame se trouverait en incapacité, le régime peut être assuré que d'autres prendront le flambeau à poursuivront la lutte.

Le régime Ali Bongo a peur et en insécurité quant à la possibilité de perdre son emprise sur le pouvoir. C'est compréhensible. Mais malheureusement pour eux, l'histoire est du côté des populations. Ils ont eu près d'un demi-siècle de pouvoir ; le moment est venu de partir. L’imprédictibilité de la vie et de la mort, nous est rappelée tous les jours. Ceux qui célèbrent la maladie d’André Mba Obame aujourd'hui et vont jusqu’à pour lui souhaiter la mort, ne seront eux-mêmes peut-être plus avec nous demain. Comme on dit, parfois Dieu a le sens de l'humour et la danse macabre que le régime est en train de faire, souhaitant la mort d'André Mba Obame, peut en fait être sa dernière danse pour sa propre mort!

Tuesday, August 28, 2012

RENE NDONG SIMA DECLARES HIMSELF AGAINST THE NATIONAL CONFERENCE. RENE NDONG SIMA SE PRONONCE CONTRE LA CONFERENCE NATIONALE




English version


On Tuesday on Gabon Television, the Prime Minister Rene Ndong Sima, declared that he was opposed to a national conference.


Version française

Ce mardi à Gabon Télévision le, le premier ministre René Ndong Sima, a déclaré qu'il était opposé à une conférence nationale.

LETTER OF THE MOVEMENT « ÇA SUFFIT COMME ÇA » TO THE FRENCH SOCIALIST PARTY. LETTRE DU MOUVEMENT «ÇA SUFFIT COMME ÇA» AU PARTI SOCIALISTE FRANÇAIS






THE PRESIDENT OF THE NATIONAL ASSEMBLY, GUY NZOUBA NDAMA, IS OPPOSED TO THE HOLDING OF A NATIONAL CONFERENCE. LE PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE, GUY NZOUBA NDAMA, OPPOSÉ Á LA TENUE D’UNE CONFÉRENCE NATIONALE







English version

Guy Nzouba-Ndama, the president of the Gabonese National Assembly was interviewed today by the General Director of Gabon Television. An element of that interview was presented at the main nightly news broadcast of 8:00 o’clock. It must be clarified that this National Assembly is made of exclusively, at more than 90% of representative of the ruling PDG, the party to which Guy Nzouba-Ndama belongs.

The current National Assembly presided by Guy Nzouba-Ndama is a one-party system national assembly and consequently, as one could expect, can only align itself with the autocratic and dictatorial power it serves. It is therefore not surprising that on this Monday, Guy Nzouba-Ndama declared himself opposed to any form of national conference that would discuss the problems of Gabon, because his job is to make sure that the position of power of the ruling party is guaranteed and questioned. For people like Guy Nzouba-Ndama, who are the hawks of the Ali Bongo’s regime, members of the ruling PDG party, therefore them, must at all times controlled all aspects of life within that state and should be the only vehicle that could take Gabon to its ultimate destiny. So what were Guy Nzouba-Ndama arguments against the national conference?

1. Gabon is a country at peace and should not be disturbed

According to Guy Nzouba-Ndama, a national conference would potentially disrupt the quiet peace of Gabon. How exactly would that occur? Guy Nzouba-Ndama did not say. However, he did mention that the conference national was a way for some in the opposition to want to destabilize the state by putting their militants on the street in a fashion reminiscent of the Arab spring. So dear readers, now we know that according to Guy Nzouba-Ndama, to ask for a national meeting is akin to threatening the stability of the state. But is it really the stability of the country that he is concerned about or the stability of their regime? Dear readers, when the regime confuses the country with their regime, we have these kinds of incongruous declarations.

2. Gabon is under construction and a national conference would be distracting

According to Guy Nzouba-Ndama, Gabon is being built in all corners of its territory and a national conference would be distracting. Again, he did not explain how a national conference would prevent Gabon from being built, if they are indeed building it. But he did ask that they be allowed to move on.

3. The opposition cannot ask for a national conference from an authority it contests

This is the most ludicrous argument made by Guy Nzouba-Ndama. He is saying that since the opposition is contesting Ali Bongo legitimacy, it can therefore not ask that same authority to accept a national conference. This is a fundamental contradiction by Guy Nzouba-Ndama because if we use his own argument, we could also tell him that the opposition does not need an authorization from a regime it considers illegitimate, to organize a meeting. If Guy Nzouba-Ndama is consistent in his reasoning, he should then say that his regime had no jurisdiction in repressing the march of the opposition on 15 Aug 2012. Guy Nzouba-Ndama is trying to have it both ways, insisting that his illegitimate regime provides authorization to the opposition when meetings need to be organized, but saying that because the opposition considers the regime illegitimate, it cannot have a national conference.

4. The leaders of the opposition are too old to be revolutionaries, they must become the sages of the village

Dear readers, in another ridiculous statement, Guy Nzouba-Ndama affirmed that the leaders of the party Union Nationale was now too old to try to foster change. He said: “it is not when leaders are 60 year old that they can become revolutionaries. At that age, they must be sages and provide advice in the village”. So we ask; how old exactly is Guy Nzouba-Ndama? What is he waiting for before he goes to the village to become a sage?

5. The leaders of the opposition are using other people’s children to do their bidding

Well, every day, Gabon Television is showing groups of women or young people making declaration of support for Ali Bongo. Are these young people members of the Bongo family? Why don’t they show Ali Bongo’s kids defending his record? This is another stupid argument.

Dear readers, after the interview of Guy Nzouba-Ndama, Gabon Television, showed a brief clip of Rene Ndemezo’Obiang’s visit to Bitam. But curiously, that element never mentioned that Rene Ndemezo’Obiang was favorable to the national conference. The only announcement they mentioned was that Rene Ndemezo’Obiang was still a member of the PDG.

So goes Bongos Gabon



Version française

Guy Nzouba-Ndama, le président de l'Assemblée nationale gabonaise a été interviewé aujourd'hui par le Directeur Général de Gabon Télévision. Un élément de cette interview a été présenté au journal télévisé principal de 20 heures. Il faut préciser que cette Assemblée Nationale est composée presqu’exclusivement, à plus de 90%, de représentants du PDG au pouvoir, le parti auquel appartient Guy Nzouba-Ndama.

L'Assemblée Nationale qui est actuellement présidée par Guy Nzouba-Ndama est une Assemblée Nationale de système à parti unique et par conséquent, comme on pouvait s'y attendre, ne peut s'aligner que sur le pouvoir autocratique et dictatorial qu'il dessert. Il n'est donc pas surprenant que ce lundi, Guy Nzouba-Ndama se soit déclaré opposé à toute forme de conférence nationale qui se proposerait de discuter des problèmes du Gabon, parce que son travail consiste à faire en sorte que la position de force du parti au pouvoir soit toujours garantie et jamais remise en question. Pour des gens comme Guy Nzouba-Ndama, qui sont il faut le signaler, les faucons du régime Ali Bongo; les membres du parti au pouvoir, par conséquent eux-mêmes, doivent à tout moment contrôler tous les aspects de la vie au sein de l’État et devraient être les seuls véhicules qui pourraient amener le Gabon vers son destin ultime. Quelles étaient donc les arguments de Guy Nzouba-Ndama contre la conférence nationale?

1. Le Gabon est un pays en paix et ne doit pas être déstabilisé

Selon Guy Nzouba-Ndama, une conférence nationale pourrait potentiellement perturber la paix du Gabon. Comment exactement cela pourrait se produire? Guy Nzouba-Ndama ne l'a pas dit. Toutefois, il a mentionné que la conférence nationale était un moyen pour certains dans l'opposition de vouloir déstabiliser l'Etat en mettant leurs militants dans la rue et créant un phénomène similaire au printemps arabe. Alors, chers lecteurs, nous savons maintenant que selon Guy Nzouba-Ndama, de demander une réunion nationale revient à porter atteinte à la stabilité de l'Etat. Mais est-ce vraiment la stabilité du pays qui l'inquiète ou plutôt la stabilité de leur régime? Chers lecteurs, lorsque le régime se confond au pays, nous en arrivons à ce genre de déclarations incongrues.

2. Le Gabon est en cours de construction et une conférence nationale serait une distraction

Selon Guy Nzouba-Ndama, le Gabon est en cours de construction dans tous les coins de son territoire et une conférence nationale pourraient être dérangeante. Encore une fois, il n'a pas expliqué comment une conférence nationale empêcherait le Gabon d'être construit, si ce pays était effectivement en construction. Mais il a demandé qu’on les laisse « avancer ».

3. L'opposition ne peut pas demander une conférence nationale d'une autorité qu'elle conteste

C'est l'argument le plus ridicule émis par Guy Nzouba-Ndama. Il dit que parce que l'opposition conteste la légitimité d'Ali Bongo, elle ne peut donc pas demander à cette même autorité d’accepter une conférence nationale. Il s'agit d'une contradiction fondamentale de Guy Nzouba-Ndama, parce que si nous utilisons son propre raisonnement, on pourrait aussi lui répliquer que l'opposition, pour l’organisation d’un meeting, n'a donc pas besoin de l'autorisation d'un régime qu'elle juge illégitime. Si Guy Nzouba-Ndama est cohérent dans son raisonnement, il devrait alors accepter d’avouer que le régime n'avait pas compétence à refuser à l’opposition la tenue du meeting sauvagement réprimé du 15 août 2012. Guy Nzouba-Ndama essaie de jouer sur deux tableaux, insistant sur le fait que son régime illégitime donne l'autorisation à l'opposition lorsque des meetings doivent être organisés, mais en disant que parce que l'opposition considère le régime illégitime, ce régime ne peut accepter une conférence nationale.

4. Les dirigeants de l'opposition sont trop vieux pour être révolutionnaires, ils doivent devenir les sages du village

Chers lecteurs, dans une autre déclaration ridicule, Guy Nzouba-Ndama a affirmé que les dirigeants de l'Union Nationale étaient maintenant trop vieux pour essayer de catalyser le changement. Il a dit: «ce n'est pas lorsque les dirigeants sont âgés de 60 ans qu'ils puissent devenir des révolutionnaires. À cet âge, ils doivent être sages et fournir des conseils dans le village". Nous demandons donc : quel âge exactement a Guy Nzouba-Ndama? Qu'est-ce qu'il attend pour aller au village jouer les sages?

5. Les dirigeants de l'opposition utilisent les enfants des autres

Eh bien, chaque jour, Télévision Gabon montre des groupes de femmes ou de jeunes gens faisant des déclarations de soutien à Ali Bongo. S'agit-il de jeunes membres de la famille Bongo? Pourquoi ne pas demander aux enfants d’Ali Bongo de venir défendre son bilan? Ceci est un autre argument stupide.

Chers lecteurs, après l'interview de Guy Nzouba-Ndama, Gabon Télévision, a montré un clip très bref de la visite de René Ndemezo'Obiang à Bitam. Mais curieusement, cet élément n'a pas mentionné que René Ndemezo'Obiang était favorable à la conférence nationale. Ce qui a été mentionné, c'est que René Ndemezo'Obiang restait membre du PDG.

Ainsi va le Gabon des Bongos