DID YOU NEED TO STOOP THIS LOW, MR. NDONG-SIMA? AVIEZ-VOUS BESOIN DE DESCENDRE SI BAS, MONSIEUR NDONG-SIMA ?

Raymond Ndong-Sima



English version

Mr. Ndong Sima, this blog would like to make a comment on one aspect of the editorial that you left for the public on your Facebook page. We will not analyze your text as a whole because we believe that your position is clearly opposite to ours and we have no interest, in the current conditions of the country, to have to spend on you the energy we need for an existential fight to the finish against those for whom you are under contract.

However, there is a passage of your text, which does not leave us indifferent; and it is this passage we come to address here. Indeed you write the following:

"I do not send to gas and bullets (rubber or real) youth, part of whom are excited by the consumption of products that make them lose their head. I cannot join strategies that pursue quantitative targets for the dead in order to involve the United Nations."

Mr. Ndong Sima, you have the right to say what you want, but could you tell us where you got the idea that the people who demonstrated against electoral fraud were under the influence of drugs, as you indicate in your text? This blog has had hundreds of contacts with Gabonese, young and old, men and women, who had experienced the trauma of electoral fraud and the repression that ensued, and at no time did we hear that people had acted under the influence of drugs. We have video and audio testimonies of many victims who have fortunately been spared, and at no time is drug consumption an issue. We have a compatriot who had his hand blown off by a grenade thrown by those who put you under contract, this compatriot produced a testimony saying that he was leaving the mosque when he encountered the hooded death squads on his way, he certainly was not under the influence of drugs. We have a young man who was shot on the porch of his house and he was not under the influence of drugs. Another was coldly shot while going to buy bread, also was not under the influence of drugs. All the people who were in the HQ of Jean Ping at the time of the onslaught of death squads, were they under the influence of drugs?

What is astounding, Mr. Ndong Sima, is that a former Prime Minister, who had accustomed us to an elevated debate, has fallen so low. You may not approve of the approach taken by the Gabonese infuriated by electoral rigging, out in the street; it is your absolute right. But when you say that the victims had been drugged, and you congratulate their murderer who stole their votes before killing them; Mr. Ndong-Sima, admit that your posture is not only shameful, but mostly extremely despicable.

The dozens of deaths, hundreds of wounded and missing, that exist in Gabon today, were caused by the one you congratulated knowing that he stole our votes. Yet it does not seem that you have any remorse because you allow yourself to defame his victims. Listen Mr. Ndong-Sima, many Gabonese today consider themselves at war against those you praise, and this blog is on their side. At no point in the text, did you criticize Ali Bongo for the massacre of your countrymen. We understand, it is not the role you have been given!

At a time the Gabonese people and the active components of our society are burying the martyrs whose bodies have been found and that dozens of families are still searching for their members; your comments equating the victims to drug addicts, are greatly irresponsible.

We will liberate our country, and in doing so, Mr. Ndong Sima, we will liberate you too, because you are obviously under control. Those who were shot by the one you congratulated, also died for your freedom, whether you admit it or not!






Version française

Monsieur Ndong-Sima, ce blog tient à faire un commentaire sur un aspect de l’éditorial que vous avez laissé à l’appréciation du public sur votre page Facebook. Nous ne nous livrerons point à une analyse de votre texte dans son ensemble car pour nous, votre positionnement est clairement à notre détriment et nous ne voyons aucun intérêt dans les conditions actuelles du pays, à devoir vous consacrer une énergie dont nous avons besoin pour un combat existentiel au finish contre ceux pour qui vous êtes sous contrat.

Par contre, il y a un passage de votre texte, qui ne nous laisse pas indifférents ; et c’est ce passage que nous venons ici relever. En effet vous écrivez ce qui suit :

« Je n’envoie pas aux gaz et aux balles (en caoutchouc ou réelles) une jeunesse dont une partie est excitée par des consommations de produits qui lui font perdre la tête. Je ne peux pas adhérer à des stratégies qui se donnent des objectifs quantitatifs de morts dans le but de faire intervenir les Nations Unies. »

M. Ndong-Sima, vous avez le droit de dire ce que vous voulez, mais pourriez-vous nous dire d’où vous tenez que la population qui a manifesté contre la fraude électorale ait été sous l’effet de stupéfiants, comme vous l’indiquez dans votre texte ? Ce blog a eu des centaines de contacts avec des Gabonais, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, qui ont vécu le traumatisme de la fraude électorale, puis de la répression qui s’en est suivie, et a aucun moment, il nous a été rapporté que des gens aient agi sous l’influence de stupéfiants. Nous avons les témoignages vidéos et audios de nombreuses victimes qui heureusement ont eu la vie sauve, et à aucun moment il n’est question de consommation de stupéfiants. Nous avons un compatriote qui a eu la main arrachée par une grenade lancée par ceux qui vous ont mis sous contrat, ce compatriote a produit son témoignage disant qu’il sortait de la mosquée quand il a rencontré les escadrons de la mort cagoulés sur son chemin, il n’était certainement pas sous l’effet de stupéfiants. Nous avons un jeune homme qui a été abattu sur la véranda de sa maison et il n’était pas sous l’effet de stupéfiants. Un autre qui a été froidement abattu alors qu’il allait acheter du pain, lui aussi n’était pas sous l’emprise de stupéfiants. Toutes les personnes qui se trouvaient dans le QG de Jean Ping au moment de l’assaut des escadrons de la mort, étaient-ils sous l’emprise de stupéfiants ?

Ce qui est stupéfiant, M. Ndong-Sima, est qu’un ex-Premier Ministre qui nous avait habitué à l’élévation du débat, soit tombé si bas. Vous pouvez ne pas approuver de la démarche faite par les Gabonais excédés par le truquage électoral, de sortir dans la rue ; c’est votre droit le plus absolu. Mais quand vous traitez les victimes d’avoir été des drogués, et que vous félicitiez leur meurtrier qui a volé leurs suffrages avant de les tuer ; avouez M. Ndong-Sima que votre posture est non seulement honteuse, mais surtout extrêmement méprisable.

Les dizaines de morts, les centaines de blessés et disparus que compte le Gabon aujourd’hui, ont été causés par celui que vous avez félicité tout en sachant qu’il a volé nos suffrages. Et pourtant, cela ne semble pas vous poser le moindre remord puisque vous vous permettez de diffamer ses victimes. Ecoutez M. Ndong-Sima, beaucoup de Gabonais se considèrent aujourd’hui en guerre contre ceux que vous félicitez, et ce blog est dans leur camp. A aucun moment dans ce texte, vous n’avez reproché à Ali Bongo le massacre de vos compatriotes. Nous vous comprenons, ce n’est pas le rôle qu’on vous a confié !

Au moment où le peuple Gabonais et ses composantes vives sont en train d’enterrer les martyrs dont les corps ont été retrouvés, et que des dizaines de familles cherchent toujours leurs membres ; vos propos assimilant les victimes a des drogués, sont d’une grande irresponsabilité.

Nous allons libérer notre pays, et ce faisant M. Ndong-Sima, nous vous libèrerons aussi, car visiblement vous êtes sous contrôle. Ceux qui ont été abattus par celui que vous avez félicité, sont aussi morts pour votre liberté, que vous l’admettiez ou non !

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