THE NEW COMMUNICATION BILL IS DESIGNED TO DESTROY PRINCIPALLY "ÉCHOS DU NORD". LE NOUVEAU CODE DE LA COMMUNICATION EST DESTINÉE À DÉTRUIRE PRINCIPALEMENT « ÉCHOS DU NORD »

Alain-Claude Bilié-By-Nzé




English version

The new communication code announced by the Gabonese Minister of Communication and Spokesperson of the Government, Alain-Claude Bilié-By-Nzé, contains particularly liberticidal provisions against independent journalists, precisely those of Nord Editions. This blog would like here to denounce this attempt to mute the independent Gabonese media.

The precipitation with which the Gabonese regime is demanding the promulgation of this new code speaks volumes about its objectives. While journalists and state media personnel have long complained of poor working conditions, still unresolved by their management who is dragging their feet; this same management is giving the media only until 2 January 2017 to comply with this new text, that is exactly 30 days.

One of the provisions of this new code was tailor-made against the two leaders of Nord Editions, namely Désiré Ename and Jonas Moulenda. This provision states that:

"Henceforth, someone who resides outside Gabon cannot be editor of a press organ and cannot regularly write in a newspaper".

This provision is not only an attack on the constitutional rights of the Gabonese citizen who cannot in principle lose the possibility of participating in the social, economic and political life of his country simply by residing outside the national territory; but also and above all to muzzle the capacities of Désiré Ename and Jonas Moulenda, to express themselves, to express opinions to the general public, to inform their compatriots, and to be economic entrepreneurs in Gabon.

But the Ali Bongo regime forgets that the Gabonese people have the fundamental right to be informed, and this information does not necessarily have to be contained within our borders. One cannot promulgate laws specifically to harm certain citizens that the regime finds pesky; it is unconstitutional.

Another provision of the new code says that in the case of a press offense, a very elastic notion of which only the regime has the definition; shall be jointly liable for this offense: the journalist who committed the offense, the publisher, the printer, the distributor, the host or the broadcaster. As you can see, the regime is putting in place a mechanism to take collective punitive measures against the whole chain of publication of press organs that it finds upsetting.

Dear readers, the motives of the regime are clear; they are to prevent Echos du Nord from continuing to publish with the editorial line that is theirs. They must prevent Désiré Ename and Jonas Moulenda from continuing to give greater visibility to the struggle for freedom in Gabon.




Version française

Le nouveau code de la communication annoncé par le ministre Gabonais de la Communication et Porte-Parole du gouvernement, Alain-Claude Bilié-By-Nzé, contient des dispositions liberticides particulièrement ciblées contre les journalistes indépendants, précisément ceux de Nord Editions. Ce blog voudrait ici dénoncer cette tentative de musellement des médias gabonais indépendants.

La précipitation avec laquelle le régime gabonais exige la promulgation de ce nouveau code en dit long sur ses objectifs. Alors que les journalistes et personnels des medias d’Etat se plaignent depuis longtemps de mauvaises conditions de travail, toujours non solutionnées par la tutelle qui traine les pieds ; cette même tutelle ne donne aux médias que jusqu’au 2 janvier 2017 pour se conformer à ce nouveau texte, c'est-à-dire exactement 30 jours.

L’une des dispositions de ce nouveau code a été taillée sur mesure contre les deux dirigeants de Nord Editions que sont Désiré Ename et Jonas Moulenda. En effet, cette disposition dit ceci :

« Désormais, quelqu’un qui réside hors du Gabon ne peut pas être directeur de publication d’un organe de presse et ne peut pas régulièrement écrire dans un organe de presse ».

Cette disposition est non seulement une atteinte aux droits constitutionnels du citoyen Gabonais qui ne peut prétendre perdre la possibilité de participer à la vie sociale, économique et politique de son pays par le simple fait de résider hors du territoire national; mais aussi et surtout de museler les capacités de Désiré Ename et Jonas Moulenda, de s’exprimer, d’émettre des opinions envers le grand public, d’informer leurs compatriotes, et d’entreprendre économiquement au Gabon.

Mais le régime Ali Bongo oublie que le peuple Gabonais a le droit fondamental d’être informé, et cette information ne doit pas nécessairement être contenue dans nos frontières. On ne peut ériger des lois spécifiquement pour nuire à certains citoyens que le régime trouve embêtants; c’est anticonstitutionnel.

Une autre disposition de ce nouveau code dit qu’en cas de délit de presse, une notion très élastique dont seul le régime a la définition ; seront solidairement responsables de ce délit : le journaliste auteur du délit, l’éditeur, l’imprimeur, le distributeur, l’hébergeur ou le diffuseur. Comme vous le constatez, le régime met en place un mécanisme pour prendre des mesures punitives collectives envers toute la chaine de publication des organes de presse qu’il trouve dérangeant.

Chers lecteurs, les motivations du régime sont claires; il faut empêcher Echos du Nord de continuer à publier avec la ligne éditoriale qui est la leur. Il faut empêcher Désiré Ename et Jonas Moulenda de continuer à donner une plus grande visibilité à la lutte pour la liberté au Gabon.

Comments

  1. Prenez l’ensemble des accords et conventions signés par le Gabon avec toutes les entités internationales qui existent.
    Vous ferez aisément tomber ce nouveau code sous le coup d'une violation de ces accords ou conventions.

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