THE BANTU LOGIC IS SO NEBULOUS! QU’EST-CE QUE LA LOGIQUE BANTOU EST NEBULEUSE !











English version


Some reflections inspired by the explanations provided by Mr. Moukagni-Iwangou during his press conference:


1. Mr Moukagni-Iwangou maintains that he did not join the Bongo regime because the dissolution of the National Assembly renders the majority / opposition division obsolete and therefore each entity present in the government is there in a personal and equal capacity and not according to a membership to this or that political tendency.


The answer of this blog: M. Moukagni-Iwangou demonstrates by his reasoning that the Bantu philosophy is very mysterious. In fact, he wants us to believe that the National Assembly having been dissolved, the Bongo regime no longer exists and that what has been put in place, is only a structure to take care of current affairs, until the setting up a new assembly. However, a State in its operation, is triangular; being composed of the judiciary which is always headed by Mborantsuo; of the executive branch, which is headed by Ali Bongo before whom Mr. Moukagni-Iwangou himself was sworn in; and finally the legislature which, contrary to what Mr. Moukagni-Iwangou wants us to believe, has not disappeared since in the same press release announcing the dissolution of the National Assembly, the Constitutional Court of Mborantsuo declared that the attributions of the National Assembly were transferred to the Senate until further notice. Since the Senate is blatantly composed of members of the PDG, how can the great jurist that Mr. Moukagni-Iwangou is, think he can con us by saying that there is an institutional void and therefore the government he has joined is not a PDG-Bongo government? No, Mr. Moukagni-Iwangou, you went to the manger, we see you naked!




2. Mr. Moukagni-Iwangou asserts that the complaint he filed with the ICC against the Bongo regime is not a complaint of the opposition, but of his party.


The answer of this blog: this is what Mr. Moukagni-Iwangou wrote in conclusion of a communication that you can read in full here; justifying this complaint to the ICC, following the visit of an ICC delegation to Libreville for further investigation in the field:


In criminal cases, the events of August 31, 2016 lead to the assertion that we are in the presence of an ideal concurrence of offenses, since the analysis verifies, at the same time, the existence of a crime against humanity within the meaning of Article 7 of the Rome Statute and the existence of a war crime within the meaning of Article 8 of the Statute…

…Giving the image of being out of breath, the Gabonese Government will have many difficulties to demonstrate that the Gabonese people gunned down on August 31, 2016 in the headquarters of Jean PING, and shot down in the various districts of Libreville, were so because of the "hate speech of the opposition". The argument upon which their complaint is based on.
Just as it will take a lot of skill, to demonstrate that the punitive expedition undertaken at Jean PING HQ was not motivated by the will to defeat a target population, gathered and identified in this place, because of a community destiny, and a shared political conviction.
For having been in The Hague, in the bosom of the saints, the preliminary examination is the hors d'oeuvre. Because the main course is coming.
My name is MOUKAGNI-IWANGOU.
I was born in Mouila.
I live in the commune of AKANDA.
I am ready to answer for all of my actions.



Mr. Moukagni-Iwangou, in your text on the crimes against humanity committed by Ali Bongo and his henchmen, one reads abundant references to "the opposition", "Jean Ping" and the "shoot up" of his headquarters. There is no reference anywhere of your party. This complaint takes a stand for the Gabonese people and the cause by which the opposition seized the ICC. Not to admit it today shows all your embarrassment to fully shoulder your now found alignment with Ali Bongo.


Is this Bantu wisdom, to deny oneself in the most ridiculous way?




We will not give up !






Version française


Quelques réflexions qui nous sont inspirées par les explications fournies par M. Moukagni-Iwangou lors de sa conférence de presse :


1. M. Moukagni-Iwangou soutient qu’il n’a pas rejoint le régime Bongo car, la dissolution de l’Assemblée Nationale rend caduque le clivage majorité/opposition et donc chaque entité présente au gouvernement l’est à titre personnel et égalitaire et non en fonction d’une appartenance a telle ou telle tendance politique.


Réponse de ce blog : M. Moukagni-Iwangou démontre par son raisonnement que la philosophie Bantou est bien mystérieuse. En fait, il veut nous faire croire que l’Assemblée Nationale ayant été dissoute, le régime Bongo n’existe plus et que ce qui a été mis en place, n’est qu’une structure pour assurer les affaires courantes, jusqu’à la mise en place d’une nouvelle assemblée. Mais seulement, un Etat dans son fonctionnement, est triangulaire ; étant composé du judiciaire qui est toujours chapeauté par Mborantsuo ; de l’exécutif qui est cornaqué par Ali Bongo devant qui M. Moukagni-Iwangou a lui-même prêté serment ; et finalement du législatif qui, contrairement à ce que veut nous faire croire M. Moukagni-Iwangou, n’a pas disparu puisque dans le même communiqué annonçant la dissolution de l’Assemblée Nationale, la Cour Constitutionnelle de Mborantsuo déclarait que les attributions de l’Assemblée Nationale étaient transférées au Senat jusqu’à nouvel ordre. Vu que le Senat soit criardement composé de membres du PDG, comment le grand juriste qu’est M. Moukagni-Iwangou pourrait-il penser nous bluffer en nous disant qu’il y a vide institutionnelle et par conséquent que le gouvernement qu’il ait rejoint ne soit pas un gouvernement PDG-Bongo ? Non, M. Moukagni-Iwangou, vous êtes allé à la mangeoire, on vous voit tout nu !




2. M. Moukagni-Iwangou affirme que la plaine qu’il a déposée à la CPI contre le régime Bongo, n’est pas une plainte de l’opposition, mais de son parti.


Réponse de ce blog : voici ce qu’écrivait M. Moukagni-Iwangou en conclusion d’une missive que vous pourrez lire dans son intégralité ici ; justifiant cette plainte déposée à la CPI, suite à la visite d’une délégation de la CPI à Libreville pour complément d’enquête sur le terrain :


Chez les pénalistes, les évènements du 31 août 2016 conduisent à affirmer que nous sommes en présence d’un concours idéal d’infractions, puisque l’analyse donne à vérifier, à la fois, l’existence d’un crime contre l’humanité, au sens de l’article 7 du Statut de Rome, et l’existence d’un crime de guerre, au sens de l’article 8 dudit Statut…

…Donnant l’image d’être à bout de souffle, le Gouvernement Gabonais aura beaucoup de peines à démontrer que les Gabonais mitraillés le 31 août 2016 dans le quartier général de Jean PING, et passés par les armes dans les divers quartiers de Libreville, sont tombés par le fait du ‘’discours haineux de l’opposition’’. L’argument qui fonde sa saisine.
Tout comme il lui faudra beaucoup d’habileté, pour démontrer que l’expédition punitive entreprise au QG de Jean PING n’était pas motivée par la volonté de vaincre une population cible, réunie et identifiée en ce lieu, en raison d’une communauté de destins, et d’une conviction politique partagée.
Pour avoir été à la Haye, dans le sein des saints, l’examen préliminaire c’est le hors d’œuvre. Parce que le principal est à venir.
Je m’appelle MOUKAGNI-IWANGOU.
Je suis né à Mouila.
Je réside dans la Commune d’AKANDA.
Je suis prêt à répondre de l’ensemble de mes actes.



M. Moukagni-Iwangou, dans votre texte relatif aux crimes contre l’humanité commis par Ali Bongo et ses sbires, on lit d’abondantes références à « l’opposition », à « Jean Ping » et au « mitraillage » de son quartier général. On ne lit nulle part de référence à votre parti. Cette plainte prend position pour le peuple Gabonais et la cause par laquelle l’opposition a saisi la CPI. Ne plus l’admettre aujourd’hui démontre toute votre gêne à pleinement assumer votre désormais alignement avec Ali Bongo.


Est-ce cela la sagesse Bantou, de se renier dans les formes les plus ridicules ?




On ne lâche rien !

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