THE GABONESE OPPOSITION : THAT WANTED SIMULACRUM. L’OPPOSITION AU GABON : CE SIMULACRE VOULU







English version

Many might find our title a little heavy handed. Unfortunately, there is no other way to capture the spirit of the ambient treatise going on in Gabon since 1990. Because it is a simulacrum masquerading for the real thing, what we have come to refer to, since 1990, as “the Opposition,” poses a far greater threat to our fight to establish democracy than the corrupt establishment it purports to oppose; because it is this fake opposition that can infuse us false hope and taking us away effectively from our targeted objectives.

The Gabonese opposition has become just a spectacle and an entertainment used by the regime to fool the people and distract them from pursuing direct and effective democracy. This fake opposition poses a great danger to the instalment of democracy in Gabon, because it gives a battered and psychologically-damaged and traumatized citizenry, the seductive impression that a viable alternative is in the offing; that this opposition has strategies, processes, and structures more able to deliver results than the corrupt and inept Bongo clan.

The Bongo’s regime knows that it can’t offer anything believable to the Gabonese people, and thus to stay in power, their only weapon is to weaken the effectiveness of the opposition. They are doing so by coopting the opposition and remote controlling it to provide the Gabonese people with the illusion of already having a symbolic, consolatory victory over this regime. A victory that only remain moral and never becomes actual.

The regime, by their loot; their lack of vision, moral fiber, and leadership, no longer shocks us. What is now shocking us is the realization that, looking back since 1990, the the opposition has just been playing a role. It has been feigning to lament at the condition of our infrastructure, our education. It has been crying crocodile tears, complaining about the regime while at the same time expecting for this regime to integrate them and give them nice cushy jobs.

The important point is that when the idea is put to the people that there is a credible political opposition to the regime rot; when that idea rides on the personal capital of that opposition spokespeople, when the discourse by these opposition spokespeople on the shortcomings of the regime fills the airwaves; then the Gabonese population draw false comfort from the illusion that the Bongo’s regime is being seriously challenged. But this is only an illusion; soon enough, those opposition spokespeople join the regime.

Dear readers, for human being there is psychic satisfaction in believing that somebody is at work on your behalf, fashioning alternatives to current state. As a consequence, this pyrrhic comfort unfortunately sedates the people. When people are sedated by charismatic leaders, they forget to ask very critical questions about the nature of this opposition, its creds, and its modes of becoming. People forget to ask whether the ethos of this opposition is imbedded in the wishes of the people or, just in the ambitions of a few spokespeople, party chieftains, and prominent families. The people when sedated forget to ask of the opposition: tell me why I should believe that you can take power? What do you plan to do with that power?

The Gabonese opposition is a simulacrum because it causes the people to even forget the basic definition of a political opposition in a genuine democracy. They make the people forget that since 1990, we have only witnessed an opposition that has been out-rigged, out-maneuvered, out-corrupted, outfoxed by the regime that has made this opposition into a recycling service for former members of the establishment licking their wounds outside of the circles of power and waiting for re-entry. The Bongo’s regime knows this; hence, they have no respect for the opposition. They know that their initial sensational exits from the PDG party are all hot air. They know that all these people will come back and realign.

Ali Bongo has nothing but contempt for the opposition because he knows that he can buy most of them at any time.


We will not give up!


Version française

Beaucoup pourraient trouver notre titre un peu chargé. Malheureusement, il n'y a pas d'autre moyen de traduire l'esprit de traitrise ambiante qui s’est installé au Gabon depuis 1990. Parce que c'est un simulacre déguisé en réalité, ce que nous appelons depuis 1990 "l'Opposition" représente une menace bien plus grande pour notre lutte pour l'avènement de la démocratie que l'establishment corrompu auquel elle prétend s'opposer; parce que c'est cette fausse opposition qui peut nous insuffler un faux espoir et nous éloigner efficacement de nos objectifs ciblés.

L'opposition gabonaise est devenue un simple spectacle et un divertissement utilisé par le régime pour tromper le peuple et le détourner de la poursuite d'une démocratie directe et efficace. Cette fausse opposition constitue un grand danger pour l'installation de la démocratie au Gabon, car elle donne à une population réprimandée et psychologiquement endommagée et traumatisée, l'impression séduisante qu'une alternative viable est en perspective; que cette opposition a des stratégies, des processus et des structures plus à même de produire des résultats que le clan Bongo qui est corrompu et inepte.

Le régime Bongo sait qu'il ne peut rien offrir de crédible au peuple gabonais, et ainsi, pour rester au pouvoir, leur seule arme est d'affaiblir l'efficacité de l'opposition. Ils le font en cooptant l'opposition et en la contrôlant à distance pour donner au peuple gabonais l'illusion d'avoir déjà une victoire symbolique et consolatrice sur ce régime. Une victoire qui ne reste que morale et ne devient jamais réelle.

Le régime, par son pillage; son manque de vision, de fibre morale et de leadership, ne nous choque plus. Ce qui nous choque maintenant, c'est la prise de conscience que, depuis 1990, l'opposition ne joue qu’un rôle. Elle feint de se lamenter sur les conditions de nos infrastructures, de notre éducation. Elle verse des larmes de crocodile, se plaint du régime tout en s'attendant à ce que ce régime les intègre et leur donne des postes juteux.

Le point important est que lorsque l'idée est présentée au peuple qu’il y ait une opposition politique crédible au régime ; quand cette idée repose sur le capital personnel de ces porte-paroles de l'opposition, quand le discours de ces porte-paroles de l'opposition sur les lacunes du régime inonde les ondes; alors la population Gabonaise en tire un faux réconfort se berçant dans l'illusion que le régime de Bongo soit sérieusement contesté. Mais ce n'est qu'une illusion; les uns après les autres, ces porte-parole de l'opposition rejoignent le régime.

Chers lecteurs, pour l'être humain, il y a une satisfaction psychique à croire que quelqu'un travaille en votre nom, créant des alternatives à la situation actuelle. En conséquence, ce confort pyrrhique anesthésie malheureusement les gens. Quand les gens sont anesthésiés par des leaders charismatiques, ils oublient de poser des questions très critiques sur la nature de cette opposition, de ses limites et de ses modes de devenir. Les gens oublient de se demander si l’objectif de cette opposition est ancré dans les vœux du peuple ou, juste dans les ambitions de quelques porte-paroles, chefs de partis et de quelques familles. Les personnes sous sédatifs oublient de demander à l'opposition: expliquez-moi pourquoi je devrais croire que vous pouvez prendre le pouvoir? Que comptez-vous faire avec ce pouvoir?

L'opposition gabonaise est un simulacre car elle fait oublier au peuple la définition même d'une opposition politique dans une véritable démocratie. Elle fait oublier aux gens que depuis 1990, nous avons seulement été témoins d'une opposition qui a été trompée, manœuvrée, corrompue, déboussolée par le régime qui a fait de cette opposition un service de recyclage pour les anciens membres de l'establishment qui pansaient leurs blessures en dehors des cercles de pouvoir et en attendant leur retour. Le régime Bongo le sait; par conséquent, il n'a aucun respect pour l'opposition. Il sait que les déclarations sensationnelles initiales lors des démissions des membres du PDG ne valent rien. Il sait que tous ces gens reviendront et se réaligneront.

Ali Bongo n'a que du mépris pour l'opposition car il sait qu'il peut en acheter la plupart des membres à tout moment.


On ne lâche rien !

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