WHEN ONE COMPARE THE DEBT CAPACITY OF GABON TO THAT OF THE USA, THERE IS REASON TO WORRY! QUAND ON COMPARE LA CAPACITÉ D’ENDETTEMENT DU GABON À CELLE DES USA, IL FAUT S’INQUIÉTER!







English version 


Dear readers, the argument deployed in this interview at the fourteenth minute, where the spokesperson for the Gabonese presidency attempts to downplay the national debt by pointing to the debt levels of the world's leading power, the USA, constitutes a serious macroeconomic aberration.


Justifying Gabon's debt by comparing it to the United States obscures basic financial principles.


The United States borrows in its own currency, the US dollar, which is the world's primary reserve currency. They have total control over their monetary policy, which virtually eliminates the classic risk of default.


Gabon, on the other hand, operates within the CFA franc system pegged to the euro, and must often borrow in foreign currencies. This directly exposes it to exchange rate risk and the limits imposed by its foreign exchange reserves.


The dynamics of a debt-to-GDP ratio are not interpreted the same way depending on the issuer. The credibility and liquidity of the American economy allow it to sustain very high levels of debt with manageable borrowing costs.

Conversely, Gabonese debt is subject to much higher risk premiums on international markets. 


Debt servicing consumes a significantly larger share of state revenues there, threatening the viability of public finances.


The ability to repay a debt depends on economic resilience. The American economy is highly diversified: technology, services, industry. In contrast, the Gabonese economy remains structurally dependent on the exploitation of raw materials: oil and, as mentioned in the interview, manganese.


This dependence makes public revenues extremely volatile to fluctuations in global prices.


The spokesperson claims that borrowing will henceforth be used to finance high-value-added development projects rather than operating expenses. However, economic history demonstrates that true development is not measured by the construction of gigantic infrastructures.


The pompous inauguration of symbols like the new convention center, requiring staggering sums of money, contrasts starkly with the critical and often neglected needs of fundamental sectors like education.


Using American debt as a moral or economic justification for the debt of a developing country like Gabon is a political fallacy. The real issue is not comparing incomparable ratios, but demanding impeccable institutional governance and investments that truly elevate human potential.





Version française 


Chers lecteurs, l’argumentaire déployé dans cette interview à la quatorzième minute, où le porte-parole de la présidence gabonaise tente de banaliser la dette nationale en pointant du doigt les taux d'endettement de la première puissance mondiale, les USA, relève d'une grave aberration macroéconomique.


Justifier l'endettement du Gabon en se comparant aux États-Unis occulte des principes financiers de base. 


Les États-Unis s'endettent dans leur propre devise, le dollar américain, qui est la principale monnaie de réserve mondiale. Ils disposent d'un contrôle total sur leur politique monétaire, ce qui élimine pratiquement le risque de défaut classique. 


Le Gabon évolue quant à lui dans le système du franc CFA arrimé à l'euro, et doit souvent emprunter en devises étrangères. Cela l'expose directement au risque de change et aux limites imposées par ses réserves de change.


Les dynamiques d'un ratio dette/PIB ne se lisent pas de la même manière selon l'émetteur. La crédibilité et la liquidité de l'économie américaine lui permettent de supporter des niveaux d'endettement très élevés avec des coûts d'emprunt soutenables. 


À l'inverse, la dette gabonaise est soumise à des primes de risque beaucoup plus fortes sur les marchés internationaux. Le service de la dette y consomme une part nettement plus importante des recettes de l'État, menaçant la viabilité des finances publiques.


La capacité à rembourser une dette dépend de la résilience économique. L'économie américaine est hyper-diversifiée: technologies, services, industrie. En revanche, l'économie gabonaise reste structurellement tributaire de l'exploitation de matières premières: pétrole et, comme évoqué dans l'interview, le manganèse.


Cette dépendance rend les recettes publiques extrêmement volatiles face aux fluctuations des cours mondiaux.


Le porte-parole affirme que l'endettement servira désormais à financer des projets de développement à forte valeur ajoutée plutôt que des dépenses de fonctionnement. Pourtant, l'histoire économique démontre que le véritable développement ne se mesure pas à l'édification de gigantesques infrastructures. 


L'inauguration en grande pompe de symboles comme le nouveau palais des congrès nécessitant des sommes faramineuses, contraste de manière flagrante avec les besoins critiques et souvent délaissés de secteurs fondamentaux comme l'éducation.


Utiliser la dette américaine comme caution morale ou économique pour l'endettement d'un pays en développement comme le Gabon, est un sophisme politique. Le véritable enjeu n'est pas de comparer des ratios incomparables, mais d'exiger une gouvernance institutionnelle irréprochable et des investissements qui élèvent réellement le potentiel humain.




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