THE COST PRICE OF A FOIL! LE PRIX DE REVIENT D’UN FAIRE VALOIR!
English version
CBON recently flew dozens of Gabonese citizens from the West to Gabon, all expenses paid, to attend the inauguration of the Congress Palace at the City of Democracy.
According to very conservative estimates, 5 million CFA francs were budgeted per compatriot. If there were 20 of them, we are looking at 100 million; if there were 40, it amounts to 200 million, and so forth.
Dear readers, this is indeed a staggering sum, particularly when put into perspective with the socio-economic realities on the ground. The contrast between these lavish expenditures and the fundamental needs of the population raises critical questions regarding governance, transparency, and the allocation of resources.
In a macroeconomic context where basic infrastructure, the healthcare system, and education require urgent investments, mobilizing such amounts for public relations operations is difficult to justify.
This expenditure resembles the purchase of complacency rather than a genuine investment in the country's future.
The allocation of state resources is a direct reflection of its political and economic priorities. The amounts allocated to cover the expenses of certain representatives of the Gabonese diaspora raise serious questions about the rationality and transparency of these disbursements. In a country where the basic socio-economic needs of our compatriots remain pressing, a rigorous analysis of these outlays is imperative.
Finally, there is the question of the actual added value of such gatherings. If love for the country and civic engagement are being touted by these diaspora actors, it is legitimate to ask whether such convictions need to be subsidized by the State at such an exorbitant level. Patriotism should not be akin to a costly financial transaction for the taxpayer; it loses its meaning when it becomes into a money-seeking opportunity for a kounabeliste.
Version française
CBON vient de faire déplacer plusieurs dizaines de Gabonais, tous frais payés, de l’occident vers le Gabon, pour assister à l’inauguration du palais des Congrès de la Cité de la Démocratie.
Selon des calculs très conservateurs, ce serait 5 millions de FCFA qui aurait été budgétisé par compatriote. S’ils étaient 20, on parle de 100 millions ; s’ils étaient 40, on parle de 200 millions etc.
Chers lecteurs, c’est en effet une somme effarante, particulièrement lorsqu'elle est mise en perspective avec les réalités socio-économiques sur le terrain. Le contraste entre ces dépenses somptuaires et les besoins fondamentaux de la population soulève des questions importantes sur la gouvernance, la transparence et l'allocation des ressources.
Dans un contexte macroéconomique où les infrastructures de base, le système de santé et l'éducation exigent des investissements urgents, mobiliser de tels montants pour des opérations de relations publiques est difficilement justifiable.
Cette dépense s’apparente à un achat de complaisance plutôt qu'à un véritable investissement pour l'avenir du pays.
L'allocation des ressources de l'État est le reflet direct de ses priorités politiques et économiques. Ces montants alloués à la prise en charge de certains représentants de la diaspora gabonaise soulèvent de sérieuses interrogations quant à la rationalité et à la transparence de ces décaissements. Dans un pays où les besoins socio-économiques de base de nos compatriotes demeurent pressants, une analyse rigoureuse de ces décaissements s'impose.
Il se pose enfin la question de la valeur ajoutée réelle de tels rassemblements. Si l'amour du pays et l'engagement citoyen sont mis en avant par ces acteurs de la diaspora, il est légitime de se demander si de telles convictions nécessitent d'être subventionnées à un niveau aussi exorbitant par l’Etat ? Le patriotisme ne devrait pas s'apparenter à une transaction financière onéreuse pour le contribuable; il perd de son sens lorsqu'il se transforme en une rente pour kounabeliste.
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