IT SEEMS THAT CEMAC IS AGONIZING! IL SEMBLE QUE LA CEMAC AGONISE !
English version
CEMAC (Economic and Monetary Community of Central Africa) is going through an unprecedented financial crisis. So much so that the CEMAC Commission has just suspended its activities for lack of cash flow.
This crisis is symptomatic of profound structural problems. The Community Integration Tax (TCI) was created to prevent CEMAC from depending on the goodwill of the States. This tax is levied on imports and legally belongs to the community, not to the States. If states (such as Gabon, Congo, Cameroon or Chad) collect this money but refuse to return it, it technically amounts to diversing community funds to fill their own budget holes. This proves that national treasuries are suffering greatly.
Regional integration requires states to give up some sovereignty for the common good. By blocking the funds, the leaders of the zone show that the survival of their own administration comes before the regional construction. This is a sign that the solidarity displayed in the summits does not translate into accounting reality.
How can CEMAC think it can negotiate serious trade agreements or attract foreign investors if it is not even able to pay its own officials? An institution that suspends its activities reflects the image of an unstable and poorly managed area.
CEMAC has become an empty shell, unable to carry out concrete projects for the populations.
We may be witnessing the clinical death of CEMAC.
Version française
La CEMAC (Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale) traverse une crise financière sans précédent. À tel point que la Commission de la CEMAC Vient de suspendre ses activités faute de trésorerie.
Cette crise est symptomatique de problèmes structurels profonds. La Taxe Communautaire d'Intégration (TCI) avait été créée pour éviter que la CEMAC ne dépende du bon vouloir des États. Cette taxe est prélevée sur les importations et appartient juridiquement à la communauté, pas aux États. Si les États (comme le Gabon, le Congo, le Cameroun ou le Tchad) collectent cet argent mais refusent de le reverser, cela revient techniquement à détourner des fonds communautaires pour combler leurs propres trous budgétaires. Cela prouve que les trésoreries nationales sont en grande souffrance.
L'intégration régionale demande que les États cèdent un peu de souveraineté pour le bien commun. En bloquant les fonds, les dirigeants de la zone montrent que la survie de leur propre administration passe avant la construction régionale. C'est un signe que la solidarité affichée dans les sommets ne se traduit pas dans la réalité comptable.
Comment la CEMAC peut-elle penser pouvoir négocier des accords commerciaux sérieux ou attirer des investisseurs étrangers si elle n'est même pas capable de payer ses propres fonctionnaires? Une institution qui suspend ses activités renvoie l'image d'une zone instable et mal gérée.
La CEMAC est devenue une coquille vide, incapable de mener des projets concrets pour les populations.
Nous assistons peut être à la mort clinique de la CEMAC.
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