IT WAS THE QUAI D’ORSAY THAT STIFLED THE CASE OF JEAN PING’S HQ. IT WOULD BE GOOD TO COLLECT LAURENCE NDONG’S OPINION ON THE SUBJECT! C’EST LE QUAI D’ORSAY QUI A ÉTOUFFÉ L’AFFAIRE DU QG DE JEAN PING. IL SERAIT BON DE RECUEILLIR L’OPINION DE LAURENCE NDONG SUR LE SUJET!
English version
The article entitled « The Quai d’Orsay hindered an investigation for crimes against humanity in Gabon », signed by journalist Maël Jouan and published in Marianne, deals with the mechanisms of Françafrique and French diplomatic interference in judicial cases affecting its historical allies.
The investigation focusses on the consequences of the post-election violence of 2016 in Gabon, perpetrated by the Ali Bongo regime. At that time, complaints had been filed in France for crimes against humanity, in particular targeting the bloody repression carried out by the Gabonese security forces: assaults against the headquarters of the opponent Jean Ping, disappearances, summary executions.
The article reveals how reason of state prevailed over justice. The author demonstrates that the French Ministry of Foreign Affairs (the Quai d’Orsay) exerted pressure or used administrative levers to slow down the progress of the judicial investigation. The objective was to avoid a destabilization of the Bongo regime, France’s strategic pillar in Central Africa.
Despite evidence of serious human rights violations, Paris would have chosen to preserve its economic interests (oil, wood, regional influence) and security rather than let French judges freely investigate those responsible for the massacres.
The article highlights the contradiction between France’s official speeches on the promotion of democracy and human rights, and the reality of behind-the-scenes practices that protect authoritarian regimes to maintain a zone of influence.
The investigation highlights the persistence of Françafrique networks which, although declared dead by successive presidents, continue to operate to guarantee the immunity of some African leaders from international or French justice.
The article suggests that France remains complicit, through its silence and obstruction, of political repression in Gabon in order to maintain its geopolitical and economic interests.
Version française
L'article intitulé "Le Quai d'Orsay a entravé une enquête pour crimes contre l'humanité au Gabon", signé par le journaliste Maël Jouan et publié dans Marianne, traite des mécanismes de la Françafrique et de l'ingérence diplomatique française dans les affaires judiciaires touchant ses alliés historiques.
L'enquête porte sur les suites des violences post-électorales de 2016 au Gabon, perpétrées par le régime Ali Bongo. À cette époque, des plaintes avaient été déposées en France pour crimes contre l'humanité, visant notamment la répression sanglante menée par les forces de sécurité gabonaises: assauts contre le QG de l'opposant Jean Ping, disparitions, exécutions sommaire.
L'article révèle comment la raison d'État a primé sur la justice. L'auteur démontre que le ministère des Affaires étrangères français (le Quai d'Orsay) a exercé des pressions ou utilisé des leviers administratifs pour freiner l'avancée de l'instruction judiciaire. L'objectif était d'éviter une déstabilisation du régime Bongo, pilier stratégique de la France en Afrique centrale.
Malgré des preuves de violations graves des droits de l'homme, Paris aurait choisi de préserver ses intérêts économiques (pétrole, bois, influence régionale) et sécuritaires plutôt que de laisser les juges français enquêter librement sur les responsables des massacres.
L'article souligne la contradiction entre les discours officiels de la France sur la promotion de la démocratie et des droits de l'homme, et la réalité des pratiques de coulisse qui protègent des régimes autoritaires pour maintenir une zone d'influence.
L'enquête met en lumière la persistance des réseaux de la Françafrique qui, bien que déclarés morts par les présidents successifs, continuent d'opérer pour garantir l'immunité de certains dirigeants africains face à la justice internationale ou française.
L'article suggère que la France reste complice, par son silence et son obstruction, de la répression politique au Gabon afin de maintenir ses intérêts géopolitiques et économiques
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