THE HUMILIATION OF A GABONESE TEACHER! L’HUMILIATION D’UN PROFESSEUR GABONAIS!
English version
Jean Mouketou’s arguments in this debate give an impression of fragility, even « lamentability », because he finds himself in the difficult position of having to justify a technically and democratically questionable measure.
Jean Mouketou insists on the distinction between « repression » and « temporary suspension ». For users deprived of access, this nuance is considered hypocritical: whether it is called a « conservative measure » or a « cut », the final result is the same: an obstacle to freedom of expression and communication.
He says that the internet is not completely cut off. This is a technically true but intellectually dishonest argument. The fact that VPNs make it possible to circumvent the restriction proves that the measure is ineffective while being punitive for the least tech-savvy citizens who only go on the Internet for social media.
Jean Mouketou tries to justify the measure by citing reflections on regulation in France or the United States during riots. His opponents reject this argument because in Europe, these were projects for reflection or targeted regulation, and not an effective and generalized suspension without a clear legal basis. Comparing an established democracy to a regime like that of CBON is what is called a false equivalent.
One of the weakest points in his argument is the inability to say when the measure will end. He is accused of punishing the entire population (global punitive measure) for the faults of a few who spread fake news, instead of targeting the perpetrators of crimes.
He says that Gabon is building a rule of law while defending a measure that, by nature, arbitrarily restricts a fundamental right. It is this gap between discourse (modernity, openness) and actions (methods inherited from the old regime) that makes his performance vulnerable to the mockery of his interlocutors.
Version française
Les arguments de Jean Mouketou dans ce débat donnent une impression de fragilité, voire de "lamentabilité", car il se retrouve dans la position difficile de devoir justifier une mesure techniquement et démocratiquement contestable.
Jean Mouketou insiste sur la distinction entre "répression" et "suspension temporaire". Pour les usagers privés d'accès, cette nuance est jugée hypocrite : que l'on appelle cela une "mesure conservatoire" ou une "coupure", le résultat final est le même : une entrave à la liberté d'expression et de communication.
Il affirme que l'internet n'est pas totalement coupé. C'est un argument techniquement vrai mais intellectuellement malhonnête. Le fait que les VPN permettent de contourner la restriction prouve que la mesure est inefficace tout en étant punitive pour les citoyens les moins technophiles qui ne vont sur internet que pour les réseaux sociaux.
Jean Mouketou tente de justifier la mesure en citant des réflexions sur la régulation en France ou aux États-Unis lors d'émeutes. Ses contradicteurs rejettent cet argument car en Europe, il s'agissait de projets de réflexion ou de régulation ciblée, et non d'une suspension effective et généralisée sans base légale claire. Comparer une démocratie établie à un régime comme celui de CBON est ce qu’on appelle un faux équivalent.
L'un des points les plus faibles de son argumentation est l'incapacité à dire quand la mesure prendra fin. Il est accusé de punir l'ensemble de la population (mesure punitive globale) pour les fautes de quelques-uns qui propagent des fake news, au lieu de cibler les auteurs de délits.
Il affirme que le Gabon construit un État de droit tout en défendant une mesure qui, par nature, restreint un droit fondamental de manière arbitraire. C'est ce décalage entre le discours (modernité, ouverture) et les actes (méthodes héritées de l'ancien régime) qui rend sa prestation vulnérable aux moqueries de ses interlocuteurs.
L'humiliation, c'est ce qui arrive lorsqu'on participe à un débat avec peu d'arguments crédibles, pour ne pas dire sans préparation. Il y a sans doute des arguments en faveur d'une suspension de courte durée des réseaux sociaux, à commencer par l'électrochoc que cela provoque en direction de ceux qui diffusent impunément de la fausse information. Là auss, il existe sans doute un arsenal juridique pour réprimer de tels comportements. Mais ceci dit, le compatriote n'a pas été brillant. Et dire qu'il a participé au Dialogue national. Pas étonnant que ce dialogue ait accouché d'une constitution bancale
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