OF THE SYSTEM AND MEN, WHO IS GUILTY! DU SYSTÈME ET DES HOMMES, QUI EST COUPABLE!
English version
Landry Abaga Essono, president of the National Union of Magistrates of Gabon (SYNAMAG), makes a structural diagnosis that the probity problems presented by Gabonese magistrates would come from the system. However, this blog is of the opinion that it is people who make the machine run.
It can be argued that even the most honest people will eventually fail if they are placed in a structurally flawed environment. The magistrate is presented by Mr. Abaga Essono as the worker of an assembly line which is itself structurally defective.
But this argument has a huge limit: the system remains a human creation. If it is true that the system is the immediate problem, we must also ask the question of who creates, maintains and finances this system? They are people, aren’t they?
An archaic judicial system, underfunded and functioning without digital tools is not a random fatality; it is the result of a deliberate choice, or organized negligence, on the part of those who hold executive and legislative power. A weak, slow and vulnerable justice to pressure (because its actors lack everything) is a system that often suits the elites, because it guarantees a certain form of impunity or control.
Every system is ultimately based on people. The flaws of a system, suffered daily by the base, are almost always a reflection of the interests (and will) of the people who are at the top of the pyramid.
Version française
Landry Abaga Essono, président du Syndicat national des magistrats du Gabon (SYNAMAG), pose un diagnostic structurel voulant que les problèmes de probité que présentent les magistrats Gabonais viendraient du système. Cependant, ce blog est d’avis que ce sont les hommes qui font tourner la machine.
On peut soutenir que même les personnes les plus intègres finiront par faillir si on les plaçait dans un environnement structurellement défaillant. Le magistrat est présenté par Monsieur Abaga Essono comme l'ouvrier d'une chaîne de montage qui est elle même structurellement défectueuse.
Mais cet argument a une énorme limite: le système reste une création humaine. S’il est vrai que le système est le problème immédiat, on doit aussi poser la question de savoir qui crée, maintient et finance ce système ? Ce sont bien des hommes n’est ce pas?
Un système judiciaire archaïque, sous-financé et fonctionnant sans outils numériques n'est pas une fatalité aléatoire; c'est le résultat d'un choix délibéré, ou d'une négligence organisée, de la part de ceux qui détiennent le pouvoir exécutif et législatif. Une justice faible, lente et vulnérable aux pressions (parce que ses acteurs manquent de tout) est un système qui arrange souvent les élites, car elle garantit une certaine forme d'impunité ou de contrôle.
Tout système repose in fine sur les hommes. Les failles d'un système, subies quotidiennement par la base, sont presque toujours le reflet des intérêts (et de la volonté) des hommes qui se trouvent au sommet de la pyramide.
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