THERE WON'T BE ENOUGH CATFISH FOR ALL THE GLUTTONS! IL N’Y AURA PAS SUFFISAMMENT DE SILURES POUR TOUS LES GLOUTONS!
English version
Dear readers, for the presidential election, there are more than 1000
registered associations that have solemnly declared to support Brice-Clotaire
Oligui-Nguema plebiscite. But ask yourself what motivates all these people? They
all expect to be rewarded with a patronage job. This is the way things work in
Gabon.
As Marc Ona-Essangui famously said, once you have a hold of the catfish
you should never let go. All these people who support Brice-Clotaire
Oligui-Nguema (BCON) expect in return their fair share of catfish.
However, there is a problem: there will never be enough catfish to satisfy
everybody. In the end, many will be disappointed. This is a common argument
against patronage politics. It's dangerous to engage in patronage politics due
to the fact that the resources always turn out to be scarce.
In Gabon, the reality is that the government and political entities
have finite resources (money, jobs, contracts, etc.), and patronage systems
inherently involve distributing these resources based on political loyalty
rather than merit or need. This means that even in times of plenty, it's
impossible to satisfy every individual or group seeking benefits.
When resources are distributed based on loyalty, those outside the
favored group of the moment feel excluded and resentful. This can lead to
social unrest, instability, and a breakdown of trust in government. The feeling
of unfairness will certainly cause people within the groups supporting BCON to
feel like things are rigged against them.
Patronage systems also create opportunities for corruption, as BCON
will inevitably prioritize personal rewards over public good. As a consequence,
resources will be wasted on unnecessary projects or unqualified individuals,
leading to inefficiency and poor governance.
In Gabon, the patronage system creates a cycle of dependency, where
individuals and communities rely on political favors rather than
self-sufficiency. This undoubtedly stifle economic development and innovation,
as people are less incentivized to work hard or take risks.
In Gabon, the patronage system undermines the principles of fairness,
equality, and accountability that are essential to democracy. This reinforces a
system where power is concentrated in the hands of a few, and the voices of
ordinary citizens are ignored because they are being reduced to being beggars.
This blog predicts that after the election, many of these people who
are singing BCON praises, will be disappointed and left to fend for themselves.
Version française
Chers lecteurs, pour
l'élection présidentielle, il y a plus de 1000 associations enregistrées qui
ont solennellement déclaré soutenir le plébiscite de Brice-Clotaire
Oligui-Nguema. Mais demandez-vous ce qui motive toutes ces personnes? Tous ces
gens s'attendent à être récompensés par un poste de complaisance. C'est ainsi
que les choses fonctionnent au Gabon.
Comme l'avait dit Marc
Ona-Essangui, une fois que vous avez saisi le silure, vous ne devez plus le
lâcher. Tous ces soutiens de Brice-Clotaire Oligui-Nguema (BCON) attendent en
retour leur juste part de silure.
Cependant, il y a un
problème : il n'y aura jamais assez de silures pour satisfaire tout le monde.
En fin de compte, beaucoup seront déçus. C'est un argument courant contre la
politique du clientélisme. Il est dangereux de s'engager dans une politique de
clientélisme en raison du fait que les ressources s'avèrent toujours limitées.
Au Gabon, la réalité est que
le gouvernement et les entités politiques ont des ressources limitées (argent,
emplois, contrats, etc.), et les systèmes de clientélisme impliquent
intrinsèquement la distribution de ces ressources en fonction de la loyauté
politique plutôt que du mérite ou des besoins. Cela signifie que même en
période d'abondance, il est impossible de satisfaire chaque individu ou groupe
à la recherche d'avantages.
Lorsque les ressources sont
distribuées en fonction de la loyauté, ceux qui ne font pas partie du groupe
favorisé du moment se sentent exclus et peuvent développer des rancunes. Cela
peut conduire à des troubles sociaux, à l'instabilité et à une perte de
confiance dans le gouvernement. Le sentiment d'injustice fera certainement en
sorte que certains membres des groupes soutenant BCON auront l'impression que
les choses sont manigancées contre eux.
Les systèmes de clientélisme
créent également des opportunités de corruption, car BCON privilégiera
inévitablement les récompenses personnelles plutôt que le bien public. En
conséquence, des ressources seront gaspillées dans des projets inutiles ou des
personnes non qualifiées, ce qui entraînera une inefficacité et une mauvaise
gouvernance.
Au Gabon, le système de
clientélisme crée un cycle de dépendance, où les individus et les communautés
comptent sur les faveurs politiques plutôt que sur l'autosuffisance. Cela
étouffe sans aucun doute le développement économique et l'innovation, car les
gens sont moins incités à travailler dur ou à prendre des risques.
Au Gabon, le système de
favoritisme sape les principes d'équité, d'égalité et de responsabilité qui
sont essentiels à la démocratie. Cela renforce un système où le pouvoir est
concentré entre les mains de quelques-uns, et où les voix des citoyens ordinaires
sont ignorées parce qu'ils sont réduits à être des mendiants.
Ce blog prédit qu'après les
élections, beaucoup de ces personnes qui chantent les louanges de BCON, seront
déçues et laissées pour compte.
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