YOU CAN'T MAKE AN OMELET WITHOUT BREAKING EGGS; WHEN TOTALITARIANISM ANAESTHETIZES THINKING! ON NE FAIT PAS D’OMELETTE SANS CASSER DES ŒUFS ; QUAND LE TOTALITARISME ANESTHÉSIE LA RÉFLEXION !
English version
Several studies have
shown how authoritarianism warps the subconscious of some people. While the
people whose homes have been destroyed in Libreville are living a nightmare,
some of their compatriots are looking at their despair with indifference and
are saying: “well, the government needs that area to build something better,
and as such these homes needed to be destroyed because to make an omelet you
have to break eggs”.
The
saying "You can't make an omelet without breaking eggs" is used by
some calous Gabonese people to suggest that some damage, loss, or sacrifice is
necessary to achieve the regime’s greater good or a desired outcome. This blog
finds this idiom to be inapropriate, especially when used to justify actions
that cause harm to thousands of people.
It is
unacceptable for some Gabonese to employ this kind of logic to rationalize State
brutality and repression. These people are arguing that the suffering of
individuals or groups is a necessary evil to achieve a stable, orderly, or
ideologically "pure" state. However, this justification involves reducing
individuals to mere "eggs" in a larger process, stripping them of
their agency and inherent worth; and prioritizing a perceived collective
benefit over individual rights and
well-being.
Subconsciously,
these Gabonese who are labeling the victims of these destructions as an
impediment to the "omelet" and therefore as something to be crushed,
are using a rhetoric that is highly problematic because it can legitimize
atrocities committed against them under the guise of State necessity.
Additionally, those perpetrating these violence are shielded by the idea that
their actions are justified for a higher purpose.
A society
that operates this way becomes desensitized to suffering, and ethical
considerations are sidelined. This blog understands that this saying is a
simple metaphor for the nature of change and sacrifice, but its use as justification
requires critical scrutiny. For us, the question that arises are: what kind of
"omelet" is being made, and at what cost? And are the
"eggs" not human beings with rights and dignity?
Version française
Plusieurs études ont montré comment l'autoritarisme déforme le subconscient
de certaines personnes. Alors que les habitants dont les maisons ont été
détruites à Libreville vivent un cauchemar, certains de leurs compatriotes
regardent leur désespoir avec indifférence et disent : « eh bien, le
gouvernement a besoin de cette zone pour construire quelque chose de mieux, et
par conséquent ces maisons devaient être détruites parce que pour faire une
omelette, il faut casser des œufs. »
L'expression « on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs » est
utilisée par certains Gabonais insensibles pour suggérer qu'un certain
préjudice, une perte ou un sacrifice est nécessaire pour atteindre le bien
commun ou un résultat désiré voulus par le régime. Ce blog trouve cet idiome
inapproprié, surtout lorsqu'il est utilisé pour justifier des actions qui
causent du tort à des milliers de personnes.
Il est inacceptable que certains Gabonais emploient ce genre de logique
pour rationaliser la brutalité et la répression d'État. Ces personnes
soutiennent que la souffrance des individus ou des groupes est un mal
nécessaire pour parvenir à un État stable, ordonné ou idéologiquement « pur ».
Cependant, cette justification implique de réduire les individus à de simples «
œufs » dans un processus d’ensemble, les dépouillant de leur autonomie et de
leur valeur intrinsèque ; et de privilégier un prétendu bénéfice collectif au
détriment des droits et du bien-être individuels. Subtilement, ces Gabonais qui
qualifient les victimes de ces destructions d'obstacle à « l'omelette » et donc
de quelque chose à écraser, utilisent une rhétorique très problématique car
elle peut légitimer les atrocités commises contre elles sous le couvert de la
nécessité de l'État. De plus, ceux qui perpètrent ces violences sont protégés par
l'idée que leurs actions sont justifiées par un objectif supérieur.
Une société qui fonctionne de cette manière devient insensible à la
souffrance, et les considérations éthiques sont mises de côté. Ce blog comprend
que ce dicton est une simple métaphore de la nature du changement et du
sacrifice, mais son utilisation comme justification exige un examen critique.
Pour nous, les questions qui se posent sont les suivantes : quel genre «
d'omelette » est en train d'être faite, et à quel prix ? Et les « œufs » ne
sont-ils pas des êtres humains avec des droits et de la dignité ?


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