EDUCATION NATIONALE: ALLONS NOUS VERS UN ENLISEMENT? EDUCATION NATIONALE: ALLONS NOUS VERS UN ENLISEMENT ?





English version 


The situation that prevails in the education crisis reveals a paralyzed sector not by a simple technical disagreement, but by a profound break in the moral contract between teachers and the State.


Teachers simply no longer believe in verbal promises. Teachers expect a clear break with the old methods of sly, lies, opacity and demand effective decisions and not promises.


Nevertheless, there is a major tension between the legitimacy of teachers’ corporatist demands and the inalienable right of children to education.


It is not a strike for money only, but a strike for dignity and transparency. The blockage comes from the fact that the base no longer trusts the government’s commitments if they are not recorded and proven effective at the highest level.


Faced with this blockage and this distrust of the minister in charge, the mechanism of resolution could be quite different:


Generally, when the classic social dialogue fails, it is no longer necessary to negotiate in closed offices. We need a Great Social Conference of Education, publicized, including unions, parents of students, and above all chaired by a superior authority to the Minister of National Education, to bypass the discredited intermediaries.


To restore confidence, the State must order an independent flash audit of the teachers’ file and recent budget allocations, with publication of the results. Proving that they are not hiding anything is the only way to defuse the anger related to the feeling of injustice.


A crisis exit protocol that would include a precise implementation schedule is required. This document should have the value of a legal commitment. For example, the State could make a commitment that budget items will be regularized by March 30. If this is not done, the strike will resume automatically. This review clause would allow teachers to resume classes without feeling like they are being fooled.


The state should be able to guarantee the rights of teachers by introducing mechanisms so that no strike can no longer completely close schools.


To get out of this crisis, CBON must move from emotional and interpersonal management to institutional and procedural management.


The solution lies in a direct intervention of the Head of State to guarantee the sincerity of the negotiations, coupled with a strict implementation schedule that would allow the unions to suspend the strike immediately.




Version française 


La situation qui prévaut dans la crise de l’éducation révèle un secteur paralysé non pas par un simple désaccord technique, mais par une rupture profonde du contrat moral entre les enseignants et l'État.


Les enseignants ne croient simplement plus aux promesses verbales. Les enseignants attendent une rupture nette avec les anciennes méthodes de roublardise, mensonge, opacité et réclament des decisions effectives et non des promesses.


Il y a néanmoins une tension majeure existant entre la légitimité des revendications corporatistes des enseignants et le droit inaliénable des enfants à l'instruction.


Ce n'est pas une grève pour de l'argent uniquement, mais une grève pour la dignité et la transparence. Le blocage vient du fait que la base ne fait plus confiance aux engagements du gouvernement s'ils ne sont pas actés et prouvés effectifs au plus haut niveau.


Face à ce blocage et à cette défiance envers le ministre de tutelle, la mécanique de résolution pourrait être tout autre :


Généralement, quand le dialogue social classique échoue, il ne faut plus négocier dans des bureaux fermés. Il faut une Grande Conférence Sociale de l'Éducation, médiatisée, incluant les syndicats, les parents d'élèves, et surtout présidée par une autorité supérieure au Ministre de l'Éducation nationale, pour court-circuiter les intermédiaires discrédités.


Pour rétablir la confiance, l'État doit ordonner un audit flash indépendant du fichier des enseignants et des attributions budgétaires récentes, avec publication des résultats. Prouver que l'on ne cache rien est le seul moyen de désamorcer la colère liée au sentiment d'injustice.


Il faut la signature d'un protocole de sortie de crise qui inclurait un calendrier d'exécution précis. Ce document devrait avoir valeur d'engagement juridique. Par exemple, l’Etat pourrait prendre l’engagement que les postes budgétaires seront régularisés au 30 mars. Si ce n'est pas fait, la grève reprendrait automatiquement. Cette clause de revoyure permettrait aux enseignants de reprendre les cours sans avoir l'impression de se faire avoir.


L'État devrait se montrer capable de garantir les droits des enseignants en instaurant des mécanismes pour qu'aucune grève ne puisse plus totalement fermer les écoles.


Pour sortir de cette crise, CBON doit passer d'une gestion émotionnelle et interpersonnelle à une gestion institutionnelle et procédurale.

La solution réside dans une intervention directe du Chef de l'État pour garantir la sincérité des négociations, couplée à un calendrier de mise en œuvre stricte qui permettrait aux syndicats de suspendre la grève immédiatement.

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