GOVERNANCE THROUGH GANGSTERISM! LA GOUVERNANCE PAR LE GANSTÉRISME!







English version 


CBON had the water delivery tanker trucks requisitioned under the pretext that these people were conducting an illegal business. But after demanding that these deliverymen accept his conditions and, above all, ally themselves with one of his cronies, he returned their vehicles to them, and the very same business that was illegal yesterday became legal today. This is not governance; this is gangsterism and extortion!


Using public force to expropriate economic actors, not to clean up a sector, but to force them to integrate into a network of clientelism, indeed looks more like organized racketeering methods than state regulation.


This type of maneuver follows a three-step modus operandi, highly characteristic of regimes that struggle to separate the public interest from clan interests:


  • Facade criminalization: CBON uses a legitimate pretext, in this case the supposed illegality of the water trade, to justify a heavy-handed crackdown. This perfectly feeds the narrative of restoring order and ruling with an iron fist. The common people applaud.


  • Asymmetrical negotiation: The tanker trucks are confiscated and serve as leverage for blackmail. The objective is clearly not to stop the activity, but to force the operators to submit to new unwritten rules: profit-sharing or allegiance to an actor anointed by the government.


  • Institutional laundering: Once the sector is taken in hand by the regime's cronies, the activity is purged of its illegal status. It suddenly becomes compliant and protected.


This water distribution affair directly echoes the dynamics of opacity and de facto monopolies recently observed in the construction sector with no-bid contracts awarded to companies with no track record, or in the structuring of oil trading agreements. It is the exact same architecture: the rhetoric of sovereignty, of the fight against anarchy, or of the refoundation of the state serves as a smokescreen to redistribute economic rents to the new strongmen of the moment.


That is the CBON method.




Version française 


CBON fait réquisitionner les camions citernes des livreurs d’eau sous prétexte que ces gens faisaient un commerce illégal. Mais après avoir demandé que ces livreurs acceptent ses conditions et surtout s’allient à un de ses obligés, il leur a rendu leurs véhicules et le même commerce illégal hier, est devenu légal aujourd’hui. Ce n’est pas de la gouvernance, c’est du gangstérisme et de l’extorsion!


Utiliser la force publique pour exproprier des acteurs économiques, non pas pour assainir un secteur, mais pour les forcer à intégrer un réseau de clientélisme, ressemble en effet davantage à des méthodes de racket organisé qu'à de la régulation étatique.


Ce type de manœuvre suit un mode opératoire en trois temps, très caractéristique des régimes qui peinent à séparer l'intérêt public des intérêts de clan :


  • La criminalisation de façade : CBON utilise un prétexte légitime, ici l'illégalité supposée du commerce de l'eau, pour justifier une action coup de poing. Cela nourrit parfaitement le narratif de la restauration de l'ordre et de la main de fer. Le petit peuple applaudi.


  • La négociation asymétrique : Les camions-citernes sont confisqués et servent de levier de chantage. L'objectif n'est manifestement pas de faire cesser l'activité, mais de forcer les opérateurs à se soumettre à de nouvelles règles non écrites : le partage des profits ou l'allégeance à un acteur adoubé par le pouvoir.


  • Le blanchiment institutionnel : Une fois le secteur repris en main par les obligés du régime, l'activité est purgée de son statut illégal. Elle devient soudainement conforme et protégée.


Cette affaire de distribution d'eau fait directement écho aux dynamiques d'opacité et de monopoles de fait observées récemment dans le BTP avec des contrats attribués de gré à gré à des entreprises sans historique, ou dans la structuration des accords de négoce pétrolier. C'est la même architecture : la rhétorique de la souveraineté, de la lutte contre l'anarchie ou de la refondation sert de paravent pour redistribuer les rentes économiques aux nouveaux hommes forts du moment.


C’est cela la méthode CBON.

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