WHAT TO DO AS A SIMPLE CITIZEN? HERE ARE SOME INSIGHTS! QUE FAIRE EN TANT QUE SIMPLE CITOYEN ? VOICI DES PISTES !

 



 

 

English version

 

Faced with what the Bongo regime has done with Gabon, upset as I am, what can I do at my small level as a citizen? This is the question many Gabonese are asking of themselves. Here is our response.

 

Since in Gabon we have a State, a public service, which organizes the destruction of the country, the Gabonese citizen should:

 

1.       Think about taking action where they are. Focus on the micro action before thinking about the macro action. It is where we live and spend our time that we should act through mobilization, awareness and action.

2.       Something that always handicaps Gabonese action is this tendency to always project oneself into globalities and generalities, and into the future, which makes you forget the immediate and the proximal. This perpetual search for the horizon, in fact, paralyzes action, because the Gabonese citizen sees themself very small in front of this immense objective. It is therefore necessary that the Gabonese citizen relearn to progress in small daily steps, towards their goal. You have to start from what you are doing today, then plan what you are going to do tomorrow, the day after tomorrow etc., step by step!

3.       Citizens should get into small groups. We are more motivated when we are a few than when we are alone. The citizen who wants to act must therefore find accomplices, points of support. Find real comrades in the struggle with whom we can function and act on very concrete and precise things: mass education, awareness, denunciations, marches, social and economic assistance, lobbying, works of charity and solidarity etc. These interactions between citizens will end up producing cumulative beneficial effects. We need to build micro- resistance networks wherever we find ourselves.

4.       This approach is not restrictive to minimalism, but rather advocates a communicating vessel effect; That is, all our synergistic actions will deliver the desired result on a large scale.

5.       The citizen must avoid any followership or parasitic attitude. In other words, the citizen must avoid the political okoukoutism practiced by the Ndemezo’Obiangs of the world and be steadfast in their convictions.

6.       Citizens must resist submission to the official discourse and build their own trajectory based on their own values and objectives.

 

Here is for us the best way for citizens to act at their level. When we are faced with a regime that is in such a logic of oppression and destruction, the only effective form of struggle is that of micro-networks of resistance among citizens who trust each other and are determined.

  

 

Version française

 

Face à ce que le régime Bongo a fait du Gabon, révolté comme je suis, que puis-je faire à mon petit niveau de citoyen ? Telle est la question que se posent de nombreux Gabonais. Voici notre réponse.

 

Vous qu’au Gabon nous avons un Etat, une fonction publique, qui organise la destruction du pays, le citoyen Gabonais devrait :

 

1.       Pensez à agir là où il se trouve. Se concentrer sur la micro-action avant de penser à la macro-action. C’est là où on vit et passe son temps que l’on devrait agir par la mobilisation, la conscientisation et l’action.

2.       Quelque chose qui handicape toujours l’action des Gabonais c’est cette tendance à toujours se projeter dans des globalités et des généralités, et dans le futur ; ce qui fait oublier l’immédiat et le proximal. Cette recherche perpétuelle de l’horizon paralyse en fait l’action, car le citoyen Gabonais se voit tout petit face à cet immense objectif. Il faut donc que le citoyen gabonais réapprenne à avancer à petits pas journaliers, vers son objectif. Il faut partir de ce qu’on fait aujourd’hui, puis planifier ce qu’on va faire demain, après demain etc., pas à pas !

3.       Les citoyens doivent se mettre en petits groupes. On est plus motivé quand on est quelques ’uns que lorsque l’on est seul. Le citoyen qui veut agir doit donc se trouver des complices, des points d’appuis. Trouver de vrais camarades de luttes avec lesquels on puisse fonctionner et agir sur des choses très concrètes et précises : éducation des masses, sensibilisation, dénonciations, marches, assistances sociales et économiques, lobbying, œuvres de charités et solidarités etc. Ces interactions entre citoyens finiront par produire des effets cumulés bénéfiques. Il faut constituer des micros-réseaux de résistance partout où l’on se trouve.

4.       Cette approche n’est pas restrictive au minimalisme, mais prône plutôt un effet de vases communicants ; c’est-à-dire que toutes nos actions en synergies fourniront le résultat escompté à la grande échelle.

5.       Le citoyen doit éviter tout suivisme ou attitude parasitaire. En d’autres termes, le citoyen doit éviter l’okoukoutisme politique pratiqué par des Ndemezo’Obiang et être constant dans ses convictions.

6.       Le citoyen doit résister à la soumission au discours officiel et se construire sa propre trajectoire basée sur ses propres valeurs et objectifs.

 

Voici pour nous la meilleure façon pour les citoyens d’agir à leur niveau. Quand on est face à un pouvoir qui est dans une telle logique d’oppression et de destruction, la seule forme de résistance efficace est celle des micros-réseaux de résistance entre citoyens qui se font confiance et sont déterminés.

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