OVERWHELMED GABONESE BLOCK NATIONAL 1 IN ESSASSA! DES GABONAIS EXCÉDÉS BARRENT LA NATIONALE 1 À ESSASSA!
English version
This weekend, local residents blocked National Route 1 (RN1) near Essassa—an area located between Libreville and Kango, not far from Ntoum—to protest against three consecutive days of power outages.
Dear readers, the contrast is indeed striking: the grand inauguration of the brand-new "Omar Bongo Ondimba" Convention Center, a showcase symbol that CBON wishes to project of Gabon, cruelly coincides with an intensification of power cuts in households.
This glaring mismatch fuels deep frustration, but above all, it highlights the profound structural dysfunctions of the Gabonese power grid managed by the SEEG.
If major buildings like the new Convention Center can operate, it is generally because they benefit from high-priority grid lines or, as is increasingly the case for new constructions, dedicated hybrid systems (high-capacity industrial backup generators).
The primary issue in the Greater Libreville area lies not only in power generation, but mostly in energy transmission and distribution.
The interconnected grid suffers from chronic underinvestment that has lasted for decades. Existing transmission lines (notably the Bisegué overhead line) are operated beyond their actual capacities. In fact, the SEEG had to launch emergency works to rehabilitate 90 kV underground cables in order to unclog the system, particularly to relieve saturated areas like Akanda.
To prevent a total blackout of the capital's grid, the SEEG is forced to implement rolling blackouts. Faced with the constant increase in urban demand and delays in commissioning major projects (such as the future Kinguélé Aval dam or the gas power plants planned in Owendo), the company rations electricity neighborhood by neighborhood.
The authorities have set a strict course to stabilize water and power supplies. The SEEG has been given targets to eradicate this crisis, but on the ground, the transition between the announced investments (over 500 billion FCFA mobilized) and visible improvements for the consumer is taking time. In the meantime, users bear the full brunt of this gap between promises of energy sovereignty and the daily reality of power cuts.
This is why, driven to their limits, some fellow citizens blocked the road in front of Marie-Madeleine Mborantsuo’s University!
Version française
Ce week-end des populations ont bloqué la Route Nationale 1 par au niveau d'Essassa (une zone située entre Libreville et Kango, non loin de Ntoum), pour protester contre 3 jours de délestage d’électricité.
chers lecteurs, le contraste est en effet saisissant: l’inauguration en grande pompe du tout nouveau Palais des Congrès « Omar Bongo Ondimba », symbole de la vitrine que CBON veut offrir du Gabon, coïncide cruellement avec une intensification des coupures d'électricité dans les foyers.
Ce décalage flagrant alimente une forte frustration, mais il met surtout en lumière les profonds dysfonctionnements structurels du réseau électrique gabonais géré par la SEEG.
Si des édifices majeurs comme le nouveau Palais des Congrès peuvent fonctionner, c'est généralement parce qu'ils bénéficient de lignes de réseau hautement prioritaires ou, comme c'est de plus en plus le cas pour les nouvelles constructions, de systèmes dédiés mixtes (groupes électrogènes industriels à forte capacité d'appoint).
Le problème principal du Grand Libreville ne réside pas uniquement dans la production, mais surtout dans le transport et la distribution de l'énergie.
- Le réseau interconnecté souffre d'un sous-investissement chronique qui dure depuis des décennies.
- Les lignes de transport existantes (notamment la ligne aérienne de Bisegué) sont exploitées au-delà de leurs capacités réelles. La SEEG a d'ailleurs dû lancer des travaux d'urgence pour réhabiliter des câbles souterrains de 90 kV afin de désengorger le système, en particulier pour soulager des zones saturées comme Akanda.
Pour éviter un black-out total du réseau de la capitale, la SEEG est contrainte d'appliquer des délestages rotatifs. Face à l'augmentation constante de la demande urbaine et aux retards de mise en service des grands chantiers (comme le futur barrage de Kinguélé Aval ou les centrales à gaz projetées à Owendo), la société rationne l'électricité quartier par quartier.
Les autorités ont fixé un cap strict pour stabiliser la desserte en eau et en électricité. La SEEG s'est vu imposer des objectifs pour éradiquer cette crise, mais sur le terrain, la transition entre les investissements annoncés (plus de 500 milliards de FCFA mobilisés) et l'amélioration visible pour le consommateur prend du temps. En attendant, les usagers subissent de plein fouet ce décalage entre les promesses de souveraineté énergétique et la réalité quotidienne des coupures.
Voici pourquoi, excédés, certains compatriotes ont coupé la route devant l’université de Marie-Madeleine Mborantsuo !
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