IN GABON, THE FORMER PM IS AT JAIL; IN SENEGAL, HE IS PERFECTLY ELECTED PRESIDENT OF THE NATIONAL ASSEMBLY! AU GABON, L’EX PM EST AU GNOUF; AU SÉNÉGAL, IL EST PARFAITEMENT ÉLU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE!







English version 


It is a striking contrast that perfectly illustrates the radically different political trajectories of both countries.


On one hand, Gabon is going through a tumultuous political phase where executive and judicial authorities are tightening the screws around figures who displease them. On the other hand, Senegal is staging an institutional showdown between two former allies at the top of the state, one that is as unprecedented as it is clean.


The former Prime Minister of Ali Bongo, who had become one of the most critical opposition voices against the regime, was arrested at his home by the Directorate General of Research (DGR). The authorities cite a case dating back to 2008 related to unpaid state invoices for the organization of the Festival of Cultures, whose committee he chaired.


For his party (Ensemble pour le Gabon), this is a purely political maneuver aimed at silencing a fierce opponent who openly criticized recent nationality reforms and social media suspensions.


In Senegal, a true political soap opera is unfolding. Barely dismissed from his post as Prime Minister by President Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko bounced back immediately.


Relations between President Faye and his former mentor Sonko have deeply deteriorated, particularly over the management of the public debt crisis, leading to Sonko’s dismissal and the appointment of economist Ahmadou Al Aminou Lo.


Carried by the deputies of his majority (and despite a boycott by the opposition), Ousmane Sonko was elected today as President of the National Assembly.


While Bilie-By-Nze goes from the Prime Minister's office to a prison cell in a post-coup Gabon, Ousmane Sonko is using the Senegalese Parliament as a shield and a counter-power against the presidency. Two countries, two dynamics, but one reality: while Senegal teaches us lessons in democracy, Gabon remains resolutely a banana republic.




Version française 


C'est un contraste saisissant qui illustre parfaitement les trajectoires politiques radicalement différentes des deux pays.


D'un côté, le Gabon traverse une phase politique tumultueuse où les pouvoirs exécutifs et judiciaires resserrent l'étau autour des figures qui leur déplaisent, tandis que de l'autre, le Sénégal met en scène un bras de fer institutionnel aussi inédit que propre, entre deux anciens alliés au sommet de l'État.


L'ancien Premier ministre d'Ali Bongo, devenu l'une des voix d'opposition les plus critiques envers le régime de CBON, a été arrêté à son domicile par la Direction générale des recherches (DGR). Les autorités évoquent une affaire datant de 2008 liée à des factures impayées par l'État pour l'organisation du Festival des Cultures, dont il dirigeait le comité.


Pour son parti (Ensemble pour le Gabon), il s'agit d'une manœuvre purement politique visant à faire taire un opposant coriace qui critiquait ouvertement les récentes réformes sur la nationalité et les suspensions des réseaux sociaux.


Au Sénégal, un véritable feuilleton politique se joue. À peine limogé de son poste de Premier ministre par le président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko rebondit immédiatement.


Les relations entre le président Faye et son ancien mentor Sonko se sont profondément dégradées, notamment autour de la gestion de la crise de la dette publique, menant au limogeage de Sonko et à la nomination de l'économiste Ahmadou Al Aminou Lo.


Porté par les députés de sa majorité (et malgré le boycott de l'opposition), Ousmane Sonko a été élu, ce jour, président de l'Assemblée nationale.


Alors que Bilie-By-Nze passe de la primature à la cellule dans un Gabon post-coup d'État, Ousmane Sonko utilise le Parlement sénégalais comme un bouclier et un contre-pouvoir face à la présidence. Deux pays, deux dynamiques, mais une réalité : si le Sénégal nous donne des leçons de démocratie, le Gabon reste résolument une république bananière.

Comments

  1. Bonjour !
    C'est vrai que le Sénégal est extrêmement loin de nous sur la notion de démocratie ! Mais dites moi, pourquoi ce parallélisme entre sonko & ACCBBN? Bien que leur relation s'éfritait n'oublions pas que le pastef est majoritairement pour sonko & avec la majorité écrasante qu'il possédait à l'assemblée nationale c'était logique qu'il s'impose là-bas. ACCBBN sort du pouvoir déchu ne c'est pas allier au nouveau régime & n'a aucun soutien dans les arcanes du nouveau pouvoir, comment allait il s'en sortir ? Pour avoir servit ce système longtemps il s'avait qu'il naviguait sur des eaux troubles ! Bien qu'il semble que son incarcération ne soit pas totalement juste & qu'au Gabon il n y a pas de sondage d'opinion, tout le monde sait ce que le peuple gabonais pensait de lui & bien que sa côte popularité s'améliore je dirais que ACCBBN subit les affres du système qu'il a contribuer à batir

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    1. This comment has been removed by the author.

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    2. Le parallélisme n’est pas entre Sonko et ACBBN, mais plutôt entre le Sénégal et le Gabon.

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