THE SMOKESCREENS KINGDOM! LE ROYAUME DE L’ENFUMAGE!
English version
The Building Construction Company affair is yet another example that perfectly illustrates the sense of smoke and mirrors perceived by many compatriots in the face of CBON's actions.
This scandal highlights a glaring contradiction between the official discourse on financial transparency and the reality of public procurement execution.
Here are the major red flags raised by this affair:
- The anomaly of no-bid contracts: The awarding of contracts worth over 53.6 billion FCFA (in addition to the Tour H construction site) to a single provider, without any competitive bidding process, goes against the elementary rules of good governance. This directly contradicts the accountability rhetoric recently touted before Congress.
- The profile of a ghost company: Entrusting state infrastructure of this magnitude to a company (Building Construction Company - BCC) that has no verifiable history, no references within the CEMAC zone, and no known public shareholding, is a practice typical of opaque financial structuring, often associated with the use of shell companies or frontmen.
- The double standard at the top of the State: The situation is farcical. On one hand, the government publicly lambastes the purchase of an 11 million FCFA utility vehicle in the name of austerity and the fight against waste; on the other, tens of billions of CFA francs are committed outside of any competitive framework.
This dynamic is reminiscent of the mechanics observed in the Gunvor/Assala deal: the rhetoric of refoundation and sovereignty sometimes serves as a smokescreen for opaque financial practices that maintain or recreate networks for the capture of public funds.
Version Française
L’affaire Building Construction Company est un nouvel exemple qui illustre parfaitement le sentiment d'enfumage que perçoivent bien nombre de compatriotes, devant les actes de CBON.
Ce scandale met en lumière une contradiction flagrante entre le discours officiel sur la transparence financière et la réalité de l'exécution des marchés publics.
Voici les signaux d'alarme majeurs que soulève cette affaire :
- L'anomalie du gré à gré : L'attribution de contrats d'une valeur de plus de 53,6 milliards de FCFA (auxquels s'ajoute le chantier de la Tour H) à un prestataire unique, sans aucun appel d'offres concurrentiel, va à l'encontre des règles élémentaires de bonne gouvernance. Cela contredit frontalement le discours de reddition des comptes prôné récemment devant le Congrès.
- Le profil de l'entreprise fantôme: Confier des infrastructures d'État de cette envergure à une société (Building Construction Company - BCC) qui ne possède aucun historique vérifiable, aucune référence dans la zone CEMAC et aucun actionnariat public connu, est une pratique typique des montages financiers opaques, souvent associés à l'utilisation de sociétés écrans ou de prête-noms.
- Le double standard au sommet de l'État : La situation est ubuesque. D'un côté, le gouvernement fustige publiquement l'achat d'un véhicule de liaison à 11 millions de FCFA au nom de la rigueur et de la chasse au gaspillage ; de l'autre, des dizaines de milliards de francs CFA sont engagés hors de tout cadre concurrentiel.
C'est une dynamique qui rappelle la mécanique observée dans le dossier Gunvor/Assala : la rhétorique de la refondation et de la souveraineté sert parfois de paravent à des pratiques d'opacité financière qui maintiennent ou recréent des réseaux de captation des deniers publics.
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