ALWAYS AND AGAIN EXCUSES! TOUJOURS ET ENCORE DES EXCUSES!






English version 


The front page of L'Union perfectly illustrates the tension between the SEEG's deep structural failures and the ever-convenient search for scapegoats, which allows the regime to evade accountability.


The inability to provide vital services such as water and electricity poses a major risk to the viability of any government. Invoking internal sabotage, a conspiracy, or a hidden war, as highlighted in Lin-Joël Ndembet's editorial, serves to deflect popular anger away from decision-makers and onto fall guys.


The paralysis of the unit purchasing system highlights a critical vulnerability in the IT infrastructure. Whether resulting from hacking or a simple technical failure, it reveals a lack of security within the company's essential systems.


The article mentions an internal audit report estimating losses at 50 billion CFA francs per month, with nearly 30% of distribution subject to fraud. This data reflects deeply entrenched deviant practices and systemic corruption that go far beyond an isolated incident or the manipulation of mere scapegoats.


In the phase of governance initiated following the events of August 2023, restoring state authority and overhauling institutions require concrete actions rather than mere public relations announcements. The handling of this SEEG issue is a direct test of credibility for the executive branch.


For the sabotage thesis to be credible beyond mere rhetoric, rigor would demand that the authorities publish the exact data from the investigations and technically demonstrate the nature of these malicious acts.


If frontline workers are being singled out, organizational discipline dictates that the SEEG's executive management must also take responsibility for the consequences of these gaping flaws in security and oversight.


The messaging surrounding these saboteur agents may perhaps work in the very short term to appease street tensions, but it cannot indefinitely mask the urgent need for a financial and technical restructuring of the company.




Version Française 


La une de L'Union illustre parfaitement la tension entre les défaillances structurelles profondes de la SEEG, et la recherche, toujours très commode, de trouver des boucs émissaires permettant au régime de se déresponsabiliser.


L'incapacité à fournir des services vitaux comme l'eau et l'électricité représente un risque majeur pour la capacité de tout gouvernement. Invoquer un sabotage interne, un complot ou une guerre occulte, comme le souligne l'éditorial de Lin-Joël Ndembet, permet de détourner la colère populaire, des décideurs vers des lampistes.


La paralysie du système d'achat d'unités met en évidence une fragilité critique de l'infrastructure informatique. Qu'il s'agisse de piratage ou d'une simple panne technique, cela révèle un manque de sécurisation des systèmes essentiels de l'entreprise.


L’article mentionne un rapport d'audit interne chiffrant les pertes à 50 milliards de FCFA par mois, avec près de 30 % de la distribution en situation de fraude. Ces données traduisent l'enracinement de pratiques déviantes et une corruption systémique qui dépassent de loin le cadre d'un incident isolé et une manipulation de simples boucs émissaires.


Dans la phase de gouvernance entamée à la suite des événements d'août 2023, la restauration de l'autorité de l'État et la refonte des institutions exigent des actes concrets plutôt que de simples effets d'annonce. La gestion de ce dossier SEEG est un test direct de crédibilité pour l'exécutif.


Pour que la thèse du sabotage soit recevable au-delà de la rhétorique, la rigueur exigerait que les autorités publient les données exactes des enquêtes et démontrent techniquement la nature de ces actes de malveillance.


Si des agents d'exécution sont pointés du doigt, la discipline organisationnelle impose que la direction générale de la SEEG assume également le bilan de ces failles béantes de sécurité et de supervision.


La communication autour de ces agents saboteurs peut éventuellement fonctionner à très court terme pour apaiser les tensions de la rue, mais elle ne saurait masquer indéfiniment l'urgence d'une restructuration financière et technique de l'entreprise.

Comments

Popular posts from this blog

GAGAN GUPTA’S MASTERFUL TRICK! LA MAGISTRALE ENTOURLOUPE DE GAGAN GUPTA !