PROVIDED THAT THE KOBE-KOBE PROJECT DOES NOT BECOME ANOTHER EKOBE-KOBE! POURVU QUE LE PROJET DE KOBE-KOBE NE DEVIENNE PAS QU’UNE AUTRE EKOBE-KOBE!







English version 


When a Fang says you are "ekobe-kobe," it means you are someone who talks nonsense, someone completely unreliable.


The Kobe-Kobe project, derived from the Fang word for "empty talk", located in the Estuaire province near Nyonié, is a massive infrastructure ecosystem. It includes a 500-hectare deep-water port, a 535-km mineral railway connecting to the Belinga iron ore deposits, and a 400-megawatt hydroelectric dam in Booué.


The first shipments are scheduled for 2031. For Gabon, the ambition is to break free from its exclusive dependence on oil and transform its geography into a major economic asset.


Historically, the port of Douala in Cameroon has dominated transit flows in Central Africa. With Kobe-Kobe, and in partnership with the operator Africa Global Logistics (AGL), Gabon aims to offer a faster, more modern alternative to capture this sub-regional traffic and become the true logistics hub of Central Africa.


The country possesses world-class deposits (notably Belinga's iron ore). This mineral port and its associated railway corridor are the vital lungs needed to extract, transport, and export these resources to international markets.


On paper, the projections are immense: the hoped-for creation of over 100,000 jobs, a potential GDP growth of over 50%, and estimated annual revenues in the billions of dollars.


For CBON, this project is of paramount importance to establish his political legitimacy and leave his mark on the country's history. 


Kobe-Kobe is the flagship project of his presidency. If successful, he will be perceived as the leader who modernized the nation and industrialized Gabon—a compelling argument to cement his popularity with the population and secure his political future.


However, there is the risk of a white elephant. A "white elephant" is an economic term designating a large-scale project, often publicly funded, whose construction and maintenance costs far exceed the benefits it generates, ultimately ending up abandoned or underutilized.


Should the Kobe-Kobe project fail or be poorly calibrated, the consequences for Gabon would be disastrous:


  • Railway, port, and hydroelectric infrastructures cost billions. If regional commercial traffic does not follow (for instance, if companies continue to prefer Douala or Kribi), or if global iron ore prices collapse, the Gabonese state would find itself saddled with a colossal, unpayable debt.


  • The Nyonié area is renowned for its exceptional biodiversity. Building a 500-hectare port entails heavy environmental sacrifices. Destroying this ecosystem for an infrastructure that would end up rusting away would be a double penalty.


  • The government has promised the creation of 100,000 jobs. If the project gets bogged down by corruption, delays, or a lack of funding (a frequent ailment in Gabonese mega-projects), the disillusionment of the population, particularly the job-seeking youth, could morph into social anger and weaken CBON grip on power.


  • A deep-water port requires regular dredging and costly maintenance. Without sufficient cash flows generated by port activity, the infrastructures would rapidly deteriorate, rendering operations quite simply impossible.


The success of Kobe-Kobe therefore depends not only on its construction, but on Gabon's ability to create a genuine industrial and logistical synergy around this new corridor over the coming decade.


If CBON does not want this project to turn into an ekobe-kobe, the ball is in his court!



Version française 


Quand un Fang dit que vous êtes « ekobe-kobe » cela signifie que vous êtes quelqu’un qui dit tout et n’importe quoi, sans fiabilité.


Le projet Kobe-Kobe, venant du Fang « parlotte », situé dans la province de l'Estuaire, près de Nyonié, est un écosystème d'infrastructures massif comprenant un port en eau profonde de 500 hectares, un chemin de fer minéralier de 535 km reliant les gisements de fer de Belinga, et un barrage hydroélectrique de 400 mégawatts à Booué. 


Les premiers chargements sont prévus pour 2031. Pour le Gabon, l'ambition est de s'affranchir de la dépendance exclusive au pétrole et de transformer sa géographie en atout économique majeur.


Historiquement, le port de Douala au Cameroun domine les flux de transit en Afrique centrale. Avec Kobe-Kobe, et en partenariat avec l'opérateur Africa Global Logistics (AGL), le Gabon veut offrir une alternative plus rapide et plus moderne pour capter ce trafic sous-régional et devenir le véritable hub logistique de l'Afrique centrale.


Le pays possède des gisements de classe mondiale (notamment le fer de Belinga). Ce port minéralier et le corridor ferroviaire associé sont les poumons nécessaires pour extraire, transporter et exporter ces ressources vers les marchés internationaux.


Sur le papier, les projections sont immenses : la création espérée de plus de 100 000 emplois, une croissance potentielle du PIB de plus de 50 %, et des revenus annuels estimés à plusieurs milliards de dollars.


Pour CBON, ce projet revêt une importance capitale pour asseoir sa légitimité politique et marquer l'histoire du pays. Kobe-Kobe est le projet phare de sa présidence. S'il réussit, il sera perçu comme le leader ayant modernisé la nation et industrialisé le Gabon, un argument de poids pour asseoir sa popularité auprès de la population et sécuriser son avenir politique.


Mais il y’a des risques d’éléphant blanc. Un éléphant blanc est une expression économique désignant une réalisation d'envergure, souvent d'initiative publique, dont le coût de construction et d'entretien est largement supérieur aux bénéfices qu'elle génère, finissant par être abandonnée ou sous-utilisée.


Si le projet Kobe-Kobe venait à échouer ou à être mal calibré, les conséquences pour le Gabon seraient désastreuses :


Les infrastructures ferroviaires, portuaires et hydroélectriques coûtent des milliards. Si le trafic commercial régional ne suit pas (par exemple, si les entreprises continuent de préférer Douala ou Kribi) ou si les cours mondiaux du fer s'effondrent, l'État gabonais se retrouverait avec une dette colossale impossible à rembourser.


La zone de Nyonié est connue pour sa biodiversité exceptionnelle. Construire un port de 500 hectares implique des sacrifices environnementaux lourds. Détruire cet écosystème pour une infrastructure qui finirait par rouiller serait une double peine.


Le gouvernement a promis la création de 100 000 emplois. Si le projet s'enlise à cause de la corruption, de retards ou d'un manque de financement (un mal fréquent dans les mégaprojets au Gabon), la désillusion de la population, particulièrement de la jeunesse en quête de travail, pourrait se transformer en colère sociale et fragiliser le pouvoir d'Oligui Nguema.


Un port en eau profonde nécessite un dragage régulier et une maintenance coûteuse. Sans flux de trésorerie suffisants générés par l'activité portuaire, les infrastructures se dégraderaient rapidement, rendant l'exploitation purement et simplement impossible.


Le succès de Kobe-Kobé ne dépend donc pas seulement de sa construction, mais de la capacité du Gabon à créer une véritable synergie industrielle et logistique autour de ce nouveau corridor au cours de la prochaine décennie.


Si CBON ne veut pas que ce projet se transforme en une ekobe-kobe, la balle est dans son camp !

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