THERE IS NOTHING MORE DANGEROUS THAN KOUNABELIK JOURNALISM! IL N’Y A RIEN DE PLUS DANGEREUX QUE LE JOURNALISME KOUNABELIQUE!








English version 


Dear readers, what you are reading above is the most repulsive form of sycophantic journalism or commissioned PR disguised as news, a phenomenon that is particularly visible across many Gabonese media outlets.


The overflowing enthusiasm of this type of article, featuring expressions like "Gabon challenges the great maritime nations" or "When Gabon dreams big!", poses several major risks to public debate and the country's actual development.


By presenting a project that has barely laid its first stone as if it were already a global success, this brand of journalism prevents citizens from asking the real economic questions:


  • What is the actual cost of the infrastructure?
  • What is the profitability model when facing maritime giants already established in West Africa?
  • What are the exact environmental impacts on the Komo-Océan department?


Gabon has a long history of mega-projects announced with great pomp that ultimately stagnated or turned into white elephants due to a lack of genuine funding, follow-up, or technical viability. The article itself mentions that the Belinga iron ore deposit remained at an embryonic stage for over a decade. Celebrating a mere signature or the laying of a foundation stone as a final victory creates a dangerous gap between media fiction and the daily reality of the population.


The primary function of journalism is to question, investigate, and verify. Here, the articles copy verbatim the official rhetoric of government authorities. By turning into a propaganda channel, the media fails to help the government correct its course, as it masks obvious logistical and financial hurdles (such as the announced construction of over 500 km of railway and a hydroelectric dam).


In an attempt to understand the newspaper's logic (without validating it), this type of narrative often seeks to build a national narrative to stir up pride and legitimize the current regime by showing that it takes action where previous administrations failed.


However, making people believe that a projected mineral port will instantly rival Rotterdam, Singapore, or Shanghai is nothing short of pure political hyperbole. Economic development requires rigor, time, and self-criticism, not just superlatives in the columns of a weekly newspaper.




Version Française 


Chers lecteurs , ce que vous lisez ci-dessus est la forme la plus répugnante du journalisme de révérence ou de communication commandée déguisée en information, un phénomène particulièrement visible dans de nombreux médias gabonais.


L'enthousiasme débordant de ce type d’articles, avec des expressions comme "Le Gabon titille les grandes nations maritimes"ou "Quand le Gabon rêve Grand !"), pose effectivement plusieurs risques majeurs pour le débat public et le développement réel du pays.


En présentant un projet dont on pose à peine la première pierre comme s'il était déjà une réussite mondiale, ce type de journalisme empêche les citoyens de poser les vraies questions économiques :

  • Quel est le coût réel de l'infrastructure ?
  • Quel est le modèle de rentabilité face à des géants maritimes déjà installés en Afrique de l'Ouest ?
  • Quels sont les impacts environnementaux exacts sur le département du Komo-Océan ?


Le Gabon a une longue histoire de mégaprojets annoncés en grande pompe qui ont fini par stagner ou devenir des éléphants blancs faute de financements réels, de suivi ou de viabilité technique. L'article mentionne lui-même que le gisement de fer de Belinga est resté au stade embryonnaire pendant plus d'une décennie. Célébrer une signature ou une première pierre comme une victoire finale crée un décalage dangereux entre la fiction médiatique et la réalité quotidienne des populations.


La fonction première du journalisme est de questionner, d'enquêter et de vérifier. Ici, les articles reprennent textuellement la rhétorique officielle des autorités gouvernementales. En se transformant en canal de propagande, le média n'aide pas le pouvoir à corriger ses trajectoires, car il masque les obstacles logistiques et financiers évidents (comme la construction annoncée de plus de 500 km de voie ferrée et d'un barrage hydroélectrique).


Pour essayer de comprendre la logique du journal (sans pour autant la valider), ce type de narration cherche souvent à bâtir un récit national pour susciter la fierté, et légitimer le pouvoir en place en montrant qu'il agit là où les régimes précédents ont échoué.


Cependant, faire croire qu'un port minéralier en projet va instantanément titiller Rotterdam, Singapour ou Shanghai relève de la pure hyperbole politique. Le développement économique exige de la rigueur, du temps et de l'autocritique, pas seulement des superlatifs dans les colonnes d'un hebdomadaire.

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