Wednesday, August 31, 2011

STATEMENT BY THE GABONESE CIVIL SOCIETY GROUP "ÇA SUFFIT COMME ÇA" (ENOUGH IS ENOUGH). DECLARATION DE LA SOCIETE CIVILE GABONAISE "ÇA SUFFIT COMME ÇA"




ENGLISH VERSION


Members of the civil society group "Ça Suffit Comme Ça" have decided to put their networks and brains together and play a different and more prominent role in advancing democratic principles in the Gabonese political system and society in general. Because of the refusal of the Ali Bongo regime to implement such democratic principles, this civil society group as issued a declaration we are printing below.


COALITION OF CIVIL SOCIETY ORGANIZATIONS FOR DEMOCRACY AND ELECTORAL TRANSPARENCY


Call for all Gabonese who believe in democratic and republican values to unite for electoral transparency in Gabon

The upcoming legislative elections are crucial for our country Gabon. Either they will lay the foundation for true democracy through the establishment of good political governance policy, or they will be the logical continuation of the 2009 disputed presidential election, in the denial of the expressed will of the people. In the event that the second hypothesis would be realized, the future of Gabon could be fatal. Gabon will remain in the status quo in which it has been for more than two decades now, precisely because of the lack of clarity of the various elections that have characterized its political life. As usual, the PDG, the party in power, will be able to use repression to suppress any hint of revolt by the people asking for their will to be respected. Repression is the only mode of expression known by this regime, especially in cities such as Port-Gentil and Libreville. Not to be forgotten, the town of Oyem which was invaded by the armed forces after the last presidential elections, to monitor the population. Oyem then had the appearance of a city under siege.
It is important to remember that the 2009 elections have caused a deep split between citizens and those in power. A general feeling of disillusionment now occupies the collective consciousness. Because of the way the 2009 presidential elections were held, Gabon unfortunately missed the opportunity to establish a democratic era. Those in power and the PDG chose the perpetuation of the problem of legitimacy of power, as long as they fraudulently maintained their privileges.
In order to avoid one more questionable election, the civil society has proposed 13 recommendations resulting from a careful and detailed analysis of the political system in place for 45 years without interruption and without power-sharing in Gabon.
"Ça Suffit Comme Ça" is convinced of the need for institutional reforms which could ensure the transparency of the electoral process and end post-election violence that are the logical consequence of electoral fraud.
For "Ça Suffit Comme Ça", electoral transparency is essential to establish democracy and must be applied in all political elections and to all political actors without the slightest reservation.
The revision of the electoral law just completed by Ali Bongo and which excludes biometry for the parliamentary elections of 2011 is simply unacceptable. Therefore "Ça Suffit Comme Ça" rejects it in the strongest terms.
Already, "Ça Suffit Comme Ça" denounces the conditions of massive fraud set up by the PDG in power that are currently visible on the ground.
"Ça Suffit Comme Ça" strongly calls to the attention of all people of goodwill, the risk that PDG in power takes by acting as it does now. It seems clear that the objective of the regime is to lead to Gabon in a political crisis even deeper than the one in which we are at the moment. Thinking only of their interests, those in power are purposefully creating an administrative chaos of the electoral process, which will cause incalculable consequences for the country, in terms of peace and stability.
That's why "Ça Suffit Comme Ça" calls for a broad mobilization for electoral transparency of all democratic and republican forces in Gabon, wherever they are, against the tendency of the sect in power and its secular arm the PDG, to confiscate systematically access to power and to disregard the authority and expression of the will of the people of Gabon.
Those in power and the PDG are committing genocide toward democracy in Gabon. They have been clinging to power by illegal means for decades. With that attitude, they are challenging the Gabonese people who have had enough of their actions and fraudulent practices.
To seal a true alliance of democratic and republican forces and against the PDG system, "Ça Suffit Comme Ça" is asking that all political parties, all organizations of civil society, all Gabonese residing within Gabon as well as those in the diaspora, to all who dream of a democratic and republican Gabon, to join this sacred union for the salvation of Gabon.
"Ça Suffit Comme Ça" is asking in the best interest of this sacred union, for the end of wars of leadership, infighting, useless accusations, grudges and sterile resentments, so that this criminal PDG system can be defeated.

Libreville, August 30, 2011

For civil society:
BRAINFOREST, SAEG, CONASYSED, SNEEPS, USDS, USAP, SYGEF, AFRIQUE HORIZONS, ROLBG, PUBLIEZ CE QUE VOUS PAYEZ (Publish What You Pay), OND, SENA, FESEENA

Press Contacts:
Marc Ona Essangui: Brainforest / Publish What You Pay: 29 July 41 40
Georges MPAG: ROLBG: 07 51 99 32
Alain MOUAGOUADI: CONASYSED: 07 39 45 85
Dieudonné MINLAMA: OND: 07 94 87 19
MOUPOPA: African Horizons: July 75 March 15
Master Paulette Oyane-ONDO, Barrister: 06267312





VERSION FRANCAISE


Les membres du groupe de la société civile "ça suffit Comme Ça" ont décidé de mettre leurs réseaux et leurs cerveaux a contribution, pour jouer un rôle différent et plus important dans la promotion des principes démocratiques dans le système politique gabonais et dans la société gabonaise en général. En raison du refus du régime Ali Bongo de mettre en œuvre ces principes démocratiques, ce groupe de la société civile a publié une déclaration que nous vous livrons ci-dessous.


COALITION DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE POUR LA DEMOCRATIE ET LA TRANSPARENCE ELECTORALE


Appel à l’union de tous les démocrates et républicains gabonais pour la transparence électorale

Les élections législatives à venir sont capitales pour notre pays le Gabon. Soit elles poseront les bases d’une véritable démocratie par la mise en place des bonnes pratiques de gouvernance politique, soit elles ne seront que la suite logique de la présidentielle contestée de 2009 dans la dénégation de la volonté exprimée du peuple. Dans le cas où c’est la deuxième hypothèse qui se réaliserait, l’avenir du Gabon s’annonce funeste. Le Gabon va demeurer dans l’immobilisme dans lequel il se trouve depuis plus d’une vingtaine d’années, à cause précisément du défaut de sincérité des différents scrutins qui ont caractérisé sa vie politique. Comme d’habitude, le pouvoir PDG va user de la répression pour mater toute velléité de révolte du peuple, s’il ose réclamer le respect de sa volonté. La répression étant le seul mode d’expression que connait le pouvoir PDG principalement dans les villes de Port-Gentil et de Libreville. Sans oublier Oyem qui avait été envahi par les forces de l’ordre et sécurité après les dernières présidentielles, afin de surveiller les faits et gestes de la population. Oyem avait alors les allures d’une ville en état de siège.
Il est important de rappeler que le scrutin de 2009 a provoqué une déchirure profonde entre les citoyens et le pouvoir exécutif. Un sentiment général de désenchantement habite désormais la conscience collective. Avec les présidentielles de 2009 telles qu’elles se sont déroulées, le Gabon est malheureusement passé à coté de l’opportunité d’instaurer une ère démocratique. Les tenants du pouvoir PDG ont préféré la perpétuation de la problématique de légitimité du pouvoir, tant qu’ils le conservent frauduleusement pour le maintien de leurs privilèges.
Dans le but d’éviter tout risque d’une élection tronquée de plus, la société civile a proposé 13 recommandations indispensables qui résultent de l’analyse minutieuse du système politique mis en place depuis 45 ans de règne sans discontinuer et sans partage du pouvoir PDG.
Ca suffit comme ça est persuadé de la nécessité de la reforme des institutions qui seule peut garantir la transparence du processus électoral et mettre fin aux violences postélectorales qui sont la conséquence logique de la fraude électorale.
Pour Ca suffit comme ça, la transparence électorale est indispensable pour asseoir la démocratie et doit s’imposer à toutes les élections politiques et à tous les acteurs politiques sans la moindre réserve.
La révision de la loi électorale à laquelle vient de procéder le Chef de l’Exécutif par ordonnance du… et qui exclut la BIOMETRIE pour les élections législatives de 2011, est tout simplement inacceptable. Par conséquent Ca suffit comme ça la rejette avec la dernière énergie.
D’ores et déjà, Ca suffit comme ça dénonce les conditions de fraude massive mises en place par le pouvoir PDG et qui sont actuellement visibles sur le terrain.
Ca suffit comme ça attire, vivement, l’attention de toutes les bonnes volontés sur le risque que prend le pouvoir PDG en agissant comme il le fait en ce moment. Il parait évident que l’objectif du pouvoir PDG est de mener le Gabon dans une crise politique encore plus profonde que celle dans laquelle nous vivons actuellement. Ne pensant qu’à leurs intérêts, les tenants du pouvoir PDG créent un désordre expressément administratif dans le processus électoral qui entrainera des conséquences incalculables pour le pays, en termes de paix et de stabilité.
C’est pourquoi Ca suffit comme ça appelle à une large mobilisation pour la transparence électorale de toutes forces démocratiques et républicaines gabonaises, où qu’elles se trouvent, contre la propension de la secte au pouvoir et de son bras séculier le PDG, à confisquer systématiquement le pouvoir et à méconnaitre l’expression de la volonté du peuple gabonais.
Les tenants du pouvoir PDG sont des génocidaires de la démocratie au Gabon. Ils s’accrochent au pouvoir par des moyens illégaux depuis des décennies. Par cette attitude, ils lancent un véritable défi au peuple gabonais qui n’en peut plus de leurs agissements et pratiques frauduleuses.
Pour sceller une véritable alliance des forces démocratiques et républicaines contre le système PDG, Ca suffit comme ça demande à tous les partis politiques, à toutes les organisations de la société civile, à tous les gabonais résidant au Gabon ainsi que ceux de la diaspora, à toutes les personnes qui rêvent d’un Gabon républicain et démocratique à se joindre à cette union sacrée, pour le salut du Gabon.
Ca suffit comme ça demande pour l’intérêt supérieur de cette union sacrée, la fin des guerres pour le leadership, des querelles intestines, des accusations inutiles, des rancunes et des rancœurs stériles pour vaincre le système criminel du PDG.

Fait à Libreville, le 30 aout 2011

Pour la société civile :
BRAINFOREST, SAEG, CONASYSED, SNEEPS, USDS, USAP, SYGEF, AFRIQUE HORIZONS, ROLBG, PUBLIEZ CE QUE VOUS PAYEZ, OND, SENA, FESEENA,
Contacts presse :
Marc ONA ESSANGUI : Brainforest/Publiez ce que vous Payez : 07 29 41 40
Georges MPAGA : ROLBG : 07 51 99 32
Alain MOUAGOUADI : CONASYSED : 07 39 45 85
Dieudonné MINLAMA : OND : 07 94 87 19
MOUPOPA : Afrique Horizons : 07 75 15 03
Maître Paulette OYANE-ONDO , Avocate : 06267312

THE WEEKLY "JEUNE AFRIQUE" DOES NOT PRACTICE JOURNALISM, IT IS A JUKEBOX. LE MAGAZINE "JEUNE AFRIQUE" NE FAIT PAS DU JOURNALISME, C'EST UN JUKE-BOX.





ENGLISH VERSION


A jukebox is by definition, a large coin-operated stereo containing several albums and operated by a mechanism to select and play songs. Jukeboxes were traditionally found in bars where customers who wanted to hear songs would put coins in the slot and select the favorite tunes. Nowadays, a weekly magazine aimed at African affairs practices jukebox journalism, it is "Jeune Afrique". That magazine is no longer in the business of providing information, but only exists to provide advertisement for African dictators. It has been well documented by former "Jeune Afrique" journalists, that African dictators from Omar Bongo, to Houphouet-Boigny or Mobutu, Eyadema or Kadhafi, have all in various times, paid that magazine for extensive complementary articles disguised as news stories. Despite growing criticism of these “pay-for-play” practices by "Jeune Afrique", they have not stopped that practice. It is a well known fact that "jeune Afrique" has an implicit agreement with various dictators in that they would anticipate favorable coverage of their regime and country, in exchange for money. Under those circomstances, the consumer of news who may read "Jeune Afrique" would not be aware of the fact that a given dictator bought a story in "Jeune Afrique". Despite the lack of full disclosure and transparency by "Jeune Afrique", that magazine has lost all credibility and its value as an unbiased source of information for consumers is at an all time low.

In an article published on Jan 13, 2010, the French bi-weekly "La Lettre du Continent" printed a story saying that Laure Olga Gondjout, who is currently the general secretary of the Gabonese presidential palace, the sitting of power, signed a contract with "Jeune Afrique" for the amount of 300000 Euros. That contract was the first installment for a series of articles "Jeune Afrique" was supposed to write to try to present Ali Bongo in a more pleasant light. It is therefore not surprising to find that in its current edition, "Jeune Afrique" is publishing a very one-sided view of Ali Bongo and of events surrounding his presidency. This is the music coming out of the jukebox and Ali Bongo is the customer. As everybody knows, in commerce the customer is always right. The article is supposed to be an interview, but the "Jeune Afrique" journalist is acting as a “stenographer, because he is taking dictation from Ali Bongo and there are no hard hitting questions, as one would expect from real journalism. It is clear that "Jeune Afrique" only transcribed, or typed, that for which they were dictated by Ali Bongo. The objective of such "pay for play" articles is to principally trumpet the given dictator's claims and minimize and belittle anything to the contrary. This interview in "Jeune Afrique" is clearly not as rigorous as it should have been. You cannot even compare this interview with the one Ali Bongo received from Michele Martin from NPR in the USA that we posted on this blog. "Jeune Afrique" left Ali Bongo completely unchallenged. For example, when Ali Bongo says that his wealth comes from his work as a businessman, this is a grave insult to the intelligence of every Gabonese because this is a total falsehood and "Jeune Afrique" knows it full well. Yet, they did not challenge Ali Bongo, because they are very happy to be the mouthpiece for whoever is willing and able to pay them. This clearly shows without a doubt that the customer is always right.




VERSION FRANÇAISE



Un juke-box est, par définition, un appareil stéréo contenant plusieurs albums et actionné par un mécanisme de sélection des chansons. On trouve traditionnellement les Juke-box dans les bars où les clients qui veulent écouter des chansons y mettent des pièces de monnaie et sélectionnent leurs morceaux préférés. Aujourd'hui, un magazine hebdomadaire destiné aux actualités africaines pratiques le journalisme juke-box; c'est «Jeune Afrique». Ce magazine n'a plus pour mission de fournir des informations, mais existe désormais seulement comme plateforme publicitaire pour les dictateurs africains. Il a été bien documenté et prouvé par des anciens journalistes de «Jeune Afrique», que les dictateurs africains, de Omar Bongo à Houphouët-Boigny ou Mobutu, d'Eyadema à Kadhafi, ont tous à différents moments, payé ce magazine pour des articles publicitaires déguisés en reportages et interviews. Malgré les critiques de plus en plus acerbes contre ces pratiques par «Jeune Afrique», rien n'y fait. C'est un fait bien connu que «Jeune Afrique» a conclu un accord implicite avec divers dictateurs en ce sens qu'ils recevraient une couverture favorable de leur régime et de leur pays, en échange d'espèces sonnantes et trébuchantes. Dans ces circonstances, les consommateurs de l'information qui peuvent lire "Jeune Afrique" ne seraient pas conscients du fait qu'un dictateur donné aurait acheté le droit à un article dans ce magazine et prendraient pour argent comptant le contenu du magazine. Malgré l'absence de franchise complète et de transparence par «Jeune Afrique» au sujet de ces pratiques, ce magazine a perdu toute crédibilité et valeur comme source impartiale d'information pour les consommateurs est à son plus bas taux de respectabilité parmi le lectorat africain.

Dans un article publié le 13 Jan 2010, le bimensuel français "La Lettre du Continent" publiait un article disant que Laure Olga Gondjout, qui est actuellement le secrétaire général du palais présidentiel du Gabon, avait signé un contrat avec «Jeune Afrique» pour la somme de 300 000 euros. Ce contrat était la première tranche d'une série d'articles que «Jeune Afrique» était censé écrire en vue d'essayer de présenter Ali Bongo de manière plus agréable. Il n'est donc pas surprenant de constater que dans son édition actuelle, «Jeune Afrique» publie portrait très laudatif d'Ali Bongo et des événements entourant sa présidence. C'est cela la musique qui sort du juke-box et Ali Bongo est le client. Comme chacun le sait, dans le commerce le client a toujours raison. L'article est censé être une interview, mais le journaliste de "Jeune Afrique" agit plutôt comme sténographe, parce qu'il est sous la dictée d'Ali Bongo et il n'y a pas de questions qui vont vraiment à la recherche de l'information, comme on pouvait s'y attendre si on assistait a du vrai journalisme. Il est clair que «Jeune Afrique» ne fait que transcrire et dactylographier ce qui lui est dicté par Ali Bongo. L'objectif de ce genre d'article est de mettre le dictateur sur un piédestal et de minimiser tout ce qui va dans le sens opposé. Cette interview dans «Jeune Afrique» n'est clairement pas aussi rigoureuse qu'elle aurait dû être. Vous ne pouvez même pas comparer cette entrevue avec celle qu'Ali Bongo reçu de Michèle Martin de NPR aux Etats-Unis, que nous avions posté sur ce blog. "Jeune Afrique" ne contredit jamais Ali Bongo. Par exemple, quand Ali Bongo affirme que sa fortune provient de son travail comme homme d'affaires, c'est une grave insulte à l'intelligence de tous les Gabonais, car cela est un mensonge total et grossier et «Jeune Afrique» le sait fort bien. Pourtant, ils n'ont pas contredit Ali Bongo, parce qu'ils sont très heureux d'être les porte-voix de quiconque est désireux et capable de les payer. Cela montre clairement, sans aucun doute que le client a vraiment toujours raison.

Tuesday, August 30, 2011

40 YEARS OF KADHAFI RULE IN LIBYA AND 40 YEARS OF BONGO RULE IN GABON. CAN WE COMPARE? 40 ANS DE POUVOIR KADHAFI EN LIBYE ET 40 ANS DE POUVOIR BONGO AU GABON. POUVONS NOUS COMPARER?





ENGLISH VERSION

The euphemistic Libyan "rebels" have taken Tripoli, and Kadhafi's days in power are all but over with his family scrambling to find safe asylum, it may be time to reflect about what this means for us in Gabon. It is to be made clear that this blog has no particular sympathy for Kadhafi, as we recognize him to have been a dictator. However, we are asking ourselves what is the difference between Kadhafi and Bongo? Why the dictatorship of Kadhafi must end and that of Bongo can continue infinitely from generations to generations? If both regimes are to be classified as ruthless dictatorships, then both must ne unacceptable.
The other aspect is that both families have spent a considerable amount of time in power in their respective country and we could compare what has been their performance regarding the economy, education, infrastructure, health etc. Today, a comparison between Gabon and Libya shows the following:

1 Infant mortality rate:
Libya: 20 deaths per 1000 births
Gabon: 50 deaths per 1000 births

2 Life expectancy:
Libya: 78 years on average
Gabon: 52 years on average

3 HIV prevalence:
Libya: 0.3%
Gabon: 6-7%

4 GDP per capita:
Libya: $14000
Gabon: $14500

5 Electricity production:
Libya: 24 billion kWh
Gabon: 1.8 billion kWh


6 Access to health care:
Libya: 97% of the population
Gabon: 33% of the population

As you can see by these comparative numbers, Gabon has a slightly higher GDP per capita than Libya. However, Libya had the highest level of well-being, the best economic output, the lowest infant mortality and the highest life expectancy. As a matter of fact, the number of children dying at birth is more than double in Gabon and yet Gabon is the richer country. A Libyan citizen lives a whopping 26 years longer than a Gabonese person, yet Gabon is the richer country. The rate of HIV infection is 23 times greater in Gabon than in Libya and yet Gabon is the richer country. Libya only has 4 times more population than Gabon, however it produces 13 times more electricity than Gabon and yet Gabon is supposed to be the richer country. While almost everybody in Libya has access to health care, in Gabon only a third of the population does and yet Gabon is the richer country.

As you can see, the contrast between Gabon and Libya after 40 years of mono-family regimes is startling. Gabon is richer that Libya but it is the Gabonese people who suffer most. What does the international community do? They attack Libya and are happy with Gabon. So goes the world we live in!


VERSION FRANÇAISE

L'euphemistiquement appelée "rébellion" libyenne a pris Tripoli, et les jours de Kadhafi sont comptés, surtout avec sa famille qui se démène pour trouver un asile sûr. Il est peut être temps de penser à ce que ces évènements signifient pour nous au Gabon. Il est à préciser que ce blog n'a pas de sympathie particulière pour Kadhafi, que nous reconnaissons comme avoir été un dictateur. Cependant, nous nous demandons quelle est la différence entre Kadhafi et Bongo? Pourquoi la dictature de Kadhafi doit prendre fin tandis que celle des Bongo peut continuer indéfiniment de générations en générations? Si les deux régimes sont à classer comme des dictatures impitoyables, les deux devraient être inacceptables.
L'autre aspect est que les deux familles ont passé un temps considérable au pouvoir dans leurs pays respectifs et nous pourrions comparer ce qu'a été leur performance concernant l'économie, l'éducation, les infrastructures, la santé, etc. En effet, une comparaison entre le Gabon et la Libye indique les faits suivants:

1 Taux de mortalité infantile:
Libye: 20 décès pour 1000 naissances
Gabon: 50 décès pour 1000 naissances

2 Espérance de vie:
Libye: 78 ans en moyenne
Gabon: 52 ans en moyenne

3 Prévalence du VIH:
Libye: 0,3%
Gabon: 6-7%

4 PIB par habitant:
Libye: 14000 $
Gabon: 14500 $

5 La production d'électricité:
Libye: 24 milliards de kWh
Gabon: 1,8 milliards de kWh


6 Accès aux soins de santé:
Libye: 97% de la population
Gabon: 33% de la population

Comme vous pouvez le constater par ces chiffres comparatifs, le Gabon a un PIB légèrement supérieur par habitant à celui de la Libye; donc est plus riche en théorie que la Libye. Cependant, la Libye de Kadhafi a le plus haut niveau de bien-être, le meilleur rendement économique, le taux de mortalité infantile le plus bas et l'espérance de vie la plus élevée. En fait, le nombre d'enfants qui meurent à la naissance est plus que le double au Gabon et pourtant le Gabon est plus riche. Un citoyen libyen vit 26 ans de plus qu'une personne gabonaise (toute une génération de plus), mais pourtant le Gabon est plus riche. Le taux d'infection au VIH est 23 fois plus grand au Gabon qu'en Libye, et pourtant le Gabon est plus riche. La Libye a seulement une population de 4 fois supérieure à celle du Gabon, mais produit 13 fois plus d'électricité que le Gabon qui est pourtant plus riche. Alors que presque tout le monde en Libye a accès aux soins de santé, au Gabon un tiers seulement de la population y a accès et pourtant le Gabon est plus riche.

Comme vous pouvez le voir, le contraste entre le Gabon et la Libye après 40 ans de régimes mono-familiale dans les deux pays, est saisissant. Le Gabon est plus riche que la Libye, mais c'est le peuple gabonais qui souffre le plus. Que fait la communauté internationale? Elle attaque la Libye et reste silencieuse sur le Gabon. Ainsi va le monde dans lequel nous vivons!

Monday, August 29, 2011

THE KIND OF DEBATE ALI BONGO DOES NOT WANT IN GABON. LE GENRE DE DÉBAT DONT ALI BONGO NE VEUT PAS AU GABON




English version


Although the Gabonese constitution states that all citizens have freedom of speech, press, assembly, association, and demonstration, one must realized that such activities are permitted only in support of government and the Bongo’s family objectives. The fact is that the Gabonese people and government controlled media are asked to follow certain norms dictated by the regime, if they are to be considered part of the fabric of the country. Any attempt to have independent idea is viewed by suspicion by the regime. The needs of the regime take precedence over individual, political or civil liberties.
Domestic media censorship is strictly enforced, and deviation from the official government line is not tolerated. Often, the regime prohibits foreign media broadcasts from reporting within the country as we saw during the election in 2009, the TV network “Africa 24” expelled from the country because they were providing a forum for candidates other than Ali Bongo to spread their message. Gabonese journalists are subject to severe punishment if they dare criticize or expose the regime. The editor of a newspaper called “Echos du Nord” was recently detained for having printed a story that questioned Ali Bongo’s birth certificate. Only ruling party cadres, however, have good access to government media. Newspapers, broadcasting, and other mass media controlled by either the government of the Bongo family, are major vehicles for dissemination of political propaganda. The official programming is truly atrocious and only exists to contribute to the cult of personality surrounding Ali Bongo. The authoritarianism of the Bongo regime is absolute when it comes to the control of the public media. The information is strictly monolithic and these media outlets would rather show a government minister dancing to celebrate Ali Bongo “greatness”, than the real issues facing the country.
But thanks to some very determined independent journalists and regular Gabonese, in recent years, numerous alternative means have been found to allow free Gabonese to have a debate that is impossible to have with the confinement of the official media in Gabon. Such an example is the news organizations “INRI Radio” that is broadcasted from Washington DC and often on Sundays, allows several hours of debates regarding what is occurring in Gabon. That program every Sunday afternoon is called “The Jacques Roger Show”, and is programming is truly democratic in that its direct and free exchange from guest coming from anywhere in the world. There is absolutely no censorship.

As an example, we are providing you with one of these broadcasts that had Professor Joseph John-Nambo, a member of the Gabonese opposition a principal guest, alongside Francis Nkea, an attorney for the regime Ali Bongo. However as you would find out if you listen to the debate, Francis Nkea did not show up. Our interpretation is that he refused to participate to a debate that was not circumscribed by the rules of the Bongo regime and may have been afraid to participate to a true debate. Alongside Professor Joseph John-Nambo, there were other excellent Gabonese participants such as Paulette Oyane-Ondo, Mister Mouketou and others. This debate is the kind of debate needed by the Gabonese people and Ali Bongo knows that such debates are dangerous for his regime and he cannot allow them to take root in Gabon. Please click on the link below, after the French version, to listen to the debate. This debate is in French.



Version Française


Bien que la Constitution gabonaise stipule que tous les citoyens aient la liberté d’expression, de presse, d'association et de manifestation, il faut réaliser que ces activités ne sont généralement autorisées que dans le soutien du gouvernement et des objectifs du clan Bongo. Le fait est que le peuple gabonais et les médias contrôlés par le gouvernement sont invités à suivre certaines normes dictées par le régime, si elles doivent être considérées comme partie intégrante du tissu du pays. Toute tentative d'avoir des idées indépendantes est considérée avec suspicion par le régime. Les besoins du régime sont prioritaires sur ceux des citoyens, que ce soit pour les libertés politiques ou civiles.
La censure des média officiels est strictement appliquée et toute déviation de la ligne officielle n'est pas tolérée. Souvent, le régime interdit a certains media étrangers de faire des reportages à l'intérieur du pays, comme nous l'avons vu lors de l'élection en 2009, la chaine de télévision «Africa 24» fut expulsée du pays parce qu'elle donnait un forum aux candidats autres qu’Ali Bongo pour présenter leur message. Les journalistes gabonais sont souvent sévèrement châtiés quand ils osent critiquer ou dénoncer le régime. L'éditeur d'un journal «Echos du Nord" a récemment été arrêté pour avoir publié un article sur l’acte de naissance d'Ali Bongo. Seuls les cadres du parti au pouvoir ont un bon accès aux médias publics. Les journaux, la radiodiffusion et autres médias de masse contrôlés soit par le gouvernement, soit par la famille Bongo, sont des véhicules de diffusion de la propagande politique du pouvoir. La programmation officielle est vraiment arriérée et n'existe que pour contribuer au culte de la personnalité dont s’enrobe Ali Bongo. L'autoritarisme du régime Bongo est absolu quand il s'agit de contrôler les médias publics. L'information y est strictement monolithique à-t-elle enseigne que ces médias préfèrent montrer les mouvements de danse d’un ministre du gouvernement célébrant la «grandeur» d’Ali Bongo, au lieu des vrais problèmes que connaît le pays.
Mais grâce à quelques journalistes indépendants et gabonaises déterminés, ces dernières années de nombreux autres moyens ont été trouvés pour permettre aux gabonaises et gabonais libres d'avoir un type de débat qui serait impossible dans le confinement de la presse officielle au Gabon. Un tel exemple est ce que fait l’organe de presse «INRI radio» qui diffuse à partir de Washington DC. Souvent le dimanche, cet organe permet plusieurs heures de débats à propos de ce qui se passe au Gabon. Ce programme chaque dimanche après-midi est appelé "The Jacques Roger Show", et le débat y est vraiment démocratique en ce que les échanges sont directs entre invités provenant du monde entier. Il n'y a absolument aucune censure, ni langue de bois.

Comme exemple, nous mettons à votre disposition l'une de ces émissions qui invitait le Professeur Joseph John-Nambo, un membre de l'opposition gabonaise, aux côtés de Francis Nkea, un avocat du régime Ali Bongo. Cependant comme vous le constaterez si vous écouter le débat, François Nkea ne s'est pas présenté. Notre interprétation est qu'il a refusé de participer à un débat qui n'était pas circonscrit par les règles du régime Bongo et a peut-être eu peur de participer à un vrai débat au cours duquel les participants expriment librement leurs pensées. Outre le professeur Joseph John-Nambo, il y avait d'autres excellents participants gabonais tels que Paulette Oyane-Ondo, Mister Mouketou et bien d’autres. Cette émission est le genre de débat nécessaire pour le peuple gabonais et Ali Bongo sait que de tels débats sont dangereux pour son régime et qu'il ne peut pas leur permettre de prendre racine au Gabon. Pour écouter l’émission, cliquez sur le lien ci-dessous.

TheJacquesRogerShow

Sunday, August 28, 2011

BECAUSE PEOPLE HAVE THE RIGHT TO KNOW: FOREIGN AID AND DEFENSE AGREEMENTS BETWEEN FRANCE AND GABON. PARCE QUE LE PEUPLE A LE DROIT DE SAVOIR : AIDE PUBLIQUE ET DÉVÉLOPPEMENT ET ACCORDS DE DÉFENSE FRANCE-GABON





English version


To expose as many as possible, the situation of dependency of Gabon vis-à-vis France and give to the average Gabonese the visibility of the open-air prison in which he is the locked, we propose today the following documents regarding development aid and defense agreements between France and Gabon. All these documents are in French. Click on the links in green below after the french version.



Version Française


Pour exposer au plus grand nombre la situation de dépendance du Gabon vis-à-vis de la France, et donner au gabonais moyen une meilleure visibilité de la prison à ciel ouvert dans laquelle on l’enferme, nous vous livrons pour lecture, les documents suivants concernant l’aide au développement et les accords défense entre la France et le Gabon. Cliquez sur les liens ci-dessous.


Accords défense 1

Accords défense 2

L’aide publique au développement

Saturday, August 27, 2011

ALI BONGO MAKES HIS FALSE IDENTITY UNFALSIFIABLE. ALI BONGO REND SA FAUSSE IDENTITE INFALSIFIABLE

Ali Bongo providing his fingerprints. Ali Bongo fournissant ses empreintes digitales




English version


Every country with a constitution has clauses determining the eligibility requirements for any citizen to become president. No, these requirements do not have anything to do with need for nerves of steel or charisma etc., but fundamentally with where the candidates were born, how old they are and since when have their families been citizens of the country?
In the United States of America, to be eligible for the presidency, one must be either born within the territory of the USA, or born abroad but to parents who were both citizens of the USA. This is why Barack Obama, whose father was Kenyan but because he was born in the USA, he could be president. However, Arnold Schwarzenegger, born in Austria from Austrian parents and naturalized American, could become governor of California, but could never become president. So are the rules, and everybody must follow them without exception.
A constitution is a plan that provides the rules for a government. Gabon has a constitution and it defines the conditions of eligibility to become president. The Gabonese constitution stipulates that to become president, one must be at least 40 years old, never have been naturalized or come from a family that has been in Gabon for at least 4 generations. This is where problems start for Ali Bongo. During the 2009 presidential election in Gabon, there was a controversy regarding the candidacy of Ali Bongo because a large majority of Gabonese believes him to have been born in Nigeria and to have been adopted by Omar Bongo as a byproduct of the biafran war. This scenario makes him unqualified for the presidency of Gabon. However, it turns out that to file for his candidacy, Ali Bongo submitted a forged birth certificate that purported to make him the son of a woman who has never been pregnant and who would have been between 12 and 14 years old at the time, in 1959 in Brazzaville. The problem is that this birth certificate looks nothing like an authentic document. It is riddled with errors, for example it uses the name Ali Bongo when it is a well known fact that the Bongos (father and son) did not convert to Islam until the 1970s. This forged birth certificate was manufactured in 2009 at one the mayoral offices in Libreville, far far away from Brazzaville the supposed place of birth. This document has been thoroughly discredited and Luc Bengone Nsi, a Gabonese opposition leader has a law suit against Ali Bongo for forgery, but in Gabon such law suits go nowhere.
The story becomes ridiculous because recently, Ali Bongo has decided to introduce a biometric identity card in Gabon. The reason for this measure is that such a card is impossible to falsify. In these cards, the most useful identification characteristic is the fingerprint. But the information to be linked to this fingerprint has to come from a birth certificate. Therefore, Ali Bongo used his fraudulent birth certificate to have the Gabonese police department establish a biometric identity card for him. Isn’t it ironic that Ali Bongo knowingly used fraudulent information to establish an unfalsifiable identity card? So the conclusion is that Ali Bongo has a true-false biometric identity card and he is proud of that.

So goes Gabon!



Version française


Chaque pays ayant une constitution, comporte des clauses déterminant les conditions d'éligibilité pour tout citoyen à devenir président. Non, ces exigences n'ont rien à voir avec le besoin de nerfs d'acier ou de charisme etc., mais fondamentalement, il s’agit de savoir où sont nés les candidats, leur âge et depuis quand leurs familles sont-elles citoyennes du pays?
Aux États-Unis d'Amérique, pour être éligible à la présidence, il faut être soit nés sur le territoire américain, ou nés à l'étranger, mais de parents qui étaient tous deux citoyens americains. C'est pourquoi Barack Obama, dont le père était kényan, mais parce qu'il est né aux Etats-Unis, peut être président. Cependant, Arnold Schwarzenegger, né en Autriche de parents autrichiens et lui-même naturalisé américain, peut devenir gouverneur de Californie, mais ne pourrait jamais devenir président des USA. Ainsi sont les règles, et tout le monde doit les suivre sans exception, dans les nations fortes.

Une constitution est un mode d’emploi qui prévoit des règles pour la gouvernance d’un pays donné. Le Gabon a une constitution et celle-ci définie les conditions d'éligibilité pour la présidence du pays. La constitution gabonaise stipule que toute personne ayant acquis la nationalité gabonaise ne peut se présenter comme candidat à la présidence de la République. Seule sa descendance ayant demeuré sans discontinuité au Gabon le peut, à partir de la quatrième génération. C'est là que les problèmes commencent pour Ali Bongo. Lors de l'élection présidentielle de 2009 au Gabon, il y avait une controverse au sujet de la candidature d'Ali Bongo, car une grande majorité des Gabonais pense qu’il est né au Nigéria et a été adopté par Omar Bongo au courant de la guerre du Biafra. Ce scénario le rendrait donc non qualifiable pour la présidence du Gabon. Cependant, il s'avère que dans son dossier de candidature, Ali Bongo a présenté un certificat de naissance falsifié qui prétendait faire de lui le fils d'une femme qui n'a jamais été enceinte et qui aurait été âgée entre 12 et 14 ans au moment de la naissance de cet enfant, en 1959 à Brazzaville. Le problème est que cet acte de naissance ne ressemble en rien à un document authentique. Il est truffé d'erreurs ; par exemple, il utilise le nom d'Ali Bongo quand il n’est un secret pour personne que les Bongos (père et fils) se sont convertis à l'islam dans les années 1970. Cet acte de naissance falsifié a été fabriqué en 2009 dans les bureaux d’une des mairies de Libreville, loin loin de Brazzaville, l'endroit supposé de cette naissance. Ce document a été totalement discrédité et Luc Bengone Nsi, un leader de l'opposition gabonaise a intenté un procès contre Ali Bongo pour faux et usage de faux. Mais au Gabon, de telles poursuites judiciaires ne vont nulle part.
L'histoire devient carrément ridicule parce que récemment, Ali Bongo a décidé d'introduire une carte d'identité biométrique au Gabon. La raison de cette mesure est qu'une telle carte serait théoriquement impossible à falsifier. Dans ces cartes, la caractéristique d'identification la plus solide est l'empreinte digitale. Mais l'information qui est liée à cette empreinte provient nécessairement d'un certificat de naissance. Par conséquent, Ali Bongo a utilisé son certificat de naissance frauduleux pour se faire établir par les services de police du Gabon, une carte d'identité biométrique. N'est-il pas ironique qu’Ali Bongo utilise sciemment des frauduleuses données d’état civil pour se faire établir une carte d'identité infalsifiable? Donc, la conclusion est qu’Ali Bongo a désormais une vraie-fausse carte d’identité biométrique et il est fier de cela.

Ainsi va le Gabon!

Friday, August 26, 2011

FORMER PRIME MINISTER JEAN EYEGHE-NDONG DELIVERS A SHARP CRITICISM OF ALI BONGO POLICIES. L’ANCIEN PREMIER MINISTRE JEAN EYEGHE-NDONG LIVRE UNE CRITIQUE ACERBE DES ACTIONS D’ALI BONGO

The former Prime Minister Jean Eyeghe-Ndong. L'ancien Premier Ministre Jean Eyeghe-Ndong.



English version

Former Prime Minister, Jean Eyeghe Ndong, who may be arguably the most genuinely popular dissident against Ali Bongo’s rule, delivered an address to the Gabonese people on the occasion of Independence Day on the 17 of august 2011. As usual, Jean Eyeghe-Ndong did not disappoint. He was factual, clear, concise, direct and most of all, called a spade a spade. The people of Gabon can always count on Jean Eyeghe-Ndong to speak the truth and this is what they expect from political figures. Below is Jean Eyeghe-Ndong’s statement.

Statement of Forces for Change by Jean Ndong Eyéghé

Ladies and gentlemen,

On august 17, the independence day of our nation, which is an important moment in the life of the nation, we should try to examined where we are and what could be done to improve the well being of the country and its people. But what do we see? In his address to the nation on August 16, on the occasion of Independence Day, Ali Bongo merely served the public with his propaganda which is usually only matched by his desire to legitimize the power he usurped on August 30, 2009. Ali Bongo has not met the legitimate expectations of the gabonese people. This statement is strictly speaking not a surprise because for two years, we have continued to denounce the amateurism of a regime that looks like a dictatorship.

Ladies and gentlemen,

Unfortunately, we see that Ali BONGO ONDIMBA remains true to himself, because his August 16 speech is far from the realities faced by the gabonese people. For example, for two years, the purchasing power of Gabon has not improved, or their access to health care. The Gabonese are still victims of untimely interruptions of water and electricity, better yet, society most vulnerable citizens face the acute shortage of clean drinking water.

The recently announced measures for students would have been good if they were part of a defined social policy of free education for all gabonese students. The 10% increase in the rate of scholarships to gabonese students outside the country and 25% for those students enrolled within the country look like they are made to get attention for the upcoming elections.

The housing problem remains for all Gabonese a figment of the imagination. It is not the promise of establishing a guarantee fund for housing that will reassure them.

The administrative reform would be meaningful only when it would be depoliticized and detribalized.

In addition, the “flying by sight” mode of governing used by the regime is a frantic search for legitimacy that leads Ali Bongo to want to capture a number of projects initiated and negotiated with external partners by President Omar Bongo Ondimba. This is the case of the widening of the highway National 1 until Ntoum, and other projects. The project of the National Health Insurance and Social Security, initiated and implemented by the last government of Omar Bongo Ondimba which resulted in the issuance of the first National Insurance card in December 2008 is another example.

Financially, the many pledges do not seem to take into account the debt capacity of Gabon. The public debt that had been reduced significantly during the last government of Omar Bongo Ondimba will, within two (02) years, be reaching levels so high that they would put Gabon in the category of countries at risk for foreign investors. The latest recommendations of the IMF are an obvious example of that risk.

Moreover, the gap between the budget passed by Parliament and the off-budget spending by the government serious damages the financial credibility of the country at the same time it undermines all social policies to make room for lavish spending such as:

- 65 billion CFA (100 million euros) for a private mansion in Paris;

- 3.5 billion CFA (6.5 million dollars) for a residence in Washington (Ted Kennedy former residence);

- 17 billion CFA in two years for luxury cars (Bentleys, Rolls-Royces etc.).

Regarding the football African Cup of Nations, Ali Bongo for once coming clean, had to inform us that the omnisports stadium, that was supposed to be a venue for the cup, as stipulated in the promises made to the African confederation, would not be ready for this competition. Yet, the opposition had rightly questioned from the very beginning, the ability of our countries to meet the delivery times for that stadium. History has proven us right.

In due course, the Gabonese people who are football fans will need to know the actual cost of the competition, given the tendency of this regime for financial mismanagement.

Ladies and gentlemen,

In its time, the Honorable Zacharie Myboto denounced a political charade in the media organized at the Office of the President to, as they wanted us to believe, introduce personal data in the preparation of the electoral registry. Indeed, soon after, nothing happened because Ali Bongo relied on a deliberately truncated and false reading of the opinion of the Constitutional Court. To hear Ali Bongo on August 16, biometry will not be implemented for the next parliamentary elections.

An ordinance taken during the last Council of Ministers, which amends many provisions of the Electoral Code would only be justified as an immediate application in accordance with Article 52 of the Constitution. Indeed, the right to legislate by ordinance can only be explained by the urgency of the situation. The urgency here is to hold the next parliamentary elections in a transparent manner. However, the regime has decided otherwise. This is the place to denounce the democratic backsliding that this change of electoral rules is causing. Among other serious setbacks for democracy, this ordinance does the following:

- It challenges the tradition of political consensus which has always preceded any change in the electoral code;

- It overturns to the principle of parity in the process of decision making within the Cenap (the electoral commission);

- It opens the possibility of relocating the headquarters of the Electoral Commission at the whim of those in power;

- It confiscates the democratic debate by reducing the duration of the campaign, leaving the field open to corruption and the purchase of votes.

Ladies and Gentlemen,

If for instance he had been brought to the head of the state by the will of the people of Gabon as he claims, can the current holder of supreme powers say that he is consistent with his conscience? Can he look the Gabonese people in the eyes and dares say that "I will continue the practice of responsibility, listening, dialogue and consensus that is constantly sought and is necessary for our progress as well as the preservation of peace that we know to be essentials"?

Can peace be really preserved as long as the people have no sense of freedom? As long as the Gabonese people will feel like foreigners in their own country and do not see themselves in the leadership of their country? As long as the people will not feel that they truly exercise their sovereignty and that the freedom to choose their leaders will not be respected?

This is the case of these elections that the regime claims to want to hold by the end of the year without the necessary transparency tools demanded by the people of Gabon. If the regime was listening to the people, if it took into account the social demands however expressed, all the conditions could be met for the forthcoming parliamentary elections do not give rise to disputes and do not lead to a crisis. "No biometry, hello danger! "Ali Bongo said in the famous dialogue with the opposition that he himself had called. Today Ali Bongo has chosen danger, and he is leading the country there.

Are we a people condemned to permanent trial and error, even on what is accessible to us through simple understanding?

Ladies and gentlemen, my dear compatriots,

We are all aware of the seriousness of the situation in which this regime is trying to lead us, by insisting on organizing the upcoming parliamentary elections in disastrous conditions that we have just mentioned. We cannot and must not accept this.

Responsibly, we are calling on all political parties of the opposition, on the civil society and on all citizens who love peace, freedom and democracy. We invite them to take action in order to defeat the obscure maneuvers of Ali Bongo who has no other ambition than to remain in power by any means.

In the Gabonese people, we renew our call to action and vigilance.

Thank you very much




Version française


L'ancien Premier ministre, Jean Eyeghe Ndong, qui est peut être le dissident le plus authentiquement populaire du regime Ali Bongo, a prononcé un discours au peuple gabonais à l'occasion du Jour de l'Indépendance du 17 août 2011. Comme d'habitude, Jean Eyeghe Ndong-n'a pas déçu. Il était factuel, claire, concis, direct et surtout, appellait un chat un chat. Le peuple gabonais peut toujours compter sur Jean Eyeghe Ndong pour dire la vérité et c'est ce qu'il attend des personnalités politiques. Ci-dessous la déclaration de Jean Eyeghe Ndong:


Déclaration des forces du changement par Jean Eyéghé Ndong

Mesdames et messieurs,

Le 17 août, date de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale, constitue un moment fort dans la vie de la nation, en ce qu’il doit nous permettre de dresser un bilan d’étape et d’envisager des perspectives d’amélioration du bien être général des populations et du pays. Or, que constatons-nous ? Dans son adresse à la nation du 16 août dernier, à l’occasion de la fête de l’indépendance, Ali BONGO ONDIMBA s’est borné à servir à la population sa propagande qui n’a d’égal que son désir de légitimer son pouvoir usurpé le 30 août 2009. Ali BONGO ONDIMBA n’a pas répondu aux attentes légitimes du peuple gabonais. Ce constat n’est à proprement parlé pas une surprise, car depuis deux ans, nous ne cessons de dénoncer l’amateurisme d’un pouvoir aux allures de dictature.

Mesdames et messieurs,

Nous observons malheureusement qu’Ali BONGO ONDIMBA reste fidèle à lui-même, car son discours du 16 août dernier est loin des réalités que vivent les gabonais. A titre d’exemple, depuis deux ans, le pouvoir d’achat des gabonais ne s’est guère amélioré, ni leur accès aux soins de santé. Les gabonais sont toujours victimes des coupures intempestives d’eau et d’électricité, mieux les couches sociales les plus vulnérables sont confrontées au manque criard d’eau potable.

Les mesures récemment annoncées en faveur des étudiants auraient été satisfaisantes si elles s’inscrivaient dans le cadre d’une politique sociale définie de gratuité de l’enseignement en faveur de tous les élèves. L’augmentation de 10% du taux des bourses aux étudiants gabonais à l’étranger et de 25% pour les étudiants inscrits localement ressemble fort à une mesure électoraliste.

Le problème du logement demeure pour l’ensemble des gabonais une vue de l’esprit. Ce n’est pas la promesse de la mise en place d’un fonds de garantie pour le logement qui les rassurera.

La réforme de l’administration n’aura de sens que lorsqu’elle sera dépolitisée et détribalisée.

Par ailleurs, le pilotage à vue du pouvoir en place, à la recherche effrénée d’une introuvable légitimité conduit Ali BONGO ONDIMBA à vouloir s’approprier un certain nombre de projets initiés et négociés avec les partenaires extérieurs par le président Omar BONGO ONDIMBA. C’est le cas du chantier relatif aux travaux d’élargissement de la route nationale 1 jusqu’à Ntoum, et d’autres projets encore. Le projet de la caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale, initié et mis en place par le dernier gouvernement d’Omar BONGO ONDIMBA qui a abouti à la délivrance des premières cartes aux assurés sociaux en décembre 2008 en est un autre exemple.

Sur le plan financier, les multiples engagements annoncés ne semblent pas tenir compte de la capacité d’endettement du Gabon. La dette publique qui avait été considérablement réduite sous le dernier gouvernement d’Omar BONGO ONDIMBA va, en moins de deux (02) ans, atteindre des niveaux si élevés qu’ils nous conduisent de plein pied dans la catégorie des pays à risque pour les investisseurs étrangers. Les dernières recommandations du Fonds monétaire international en sont un exemple patent.

Par ailleurs, l’écart observé entre le budget adopté par le Parlement et les dépenses hors budget réalisées par le pouvoir entament gravement la crédibilité financière du pays en même temps qu’il remet en cause l’ensemble des politiques sociales, pour laisser la place à des dépenses somptuaires :

- 65 milliards pour un hôtel particulier à Paris ;

- 3,5 milliards pour une résidence à Washington ;

- 17 milliards en deux ans pour les voitures de luxe.

Concernant la coupe d’Afrique des nations de football, Ali BONGO ONDIMBA se rendant pour une fois à l’évidence, nous informe finalement que le stade omnisports président BONGO, prévu dans le cahier des charges de la Caf ne sera pas opérationnel pour cette compétition. En son temps, l’opposition s’était à juste titre interrogée sur la capacité de notre pays à respecter les délais de livraison de ce stade. L’histoire nous donne raison.

Le moment venu, il faudra que le peuple gabonais, amoureux du ballon rond, soit édifié sur le coût réel de cette compétition lorsqu’on connaît la propension de ce régime aux errements financiers.

Mesdames et messieurs,

En son temps, l’honorable Zacharie Myboto avait dénoncé une mascarade médiatico-politique organisée à la Présidence de la République en vue, pouvait-on croire, de l’introduction des données à caractère personnel dans la confection du fichier électoral. En effet, peu de temps après, il n’en a rien été, car Ali Bongo Ondimba, s’est fondé sur une lecture volontairement tronquée et fausse de l’avis de la Cour Constitutionnelle. A entendre Ali Bongo le 16 août dernier, la biométrie ne sera pas prise en compte pour les prochaines élections législatives.

L’ordonnance prise lors du dernier Conseil des Ministres, qui modifie de nombreuses dispositions du Code électoral n’aurait trouvé sa justification que par une application immédiate conformément à l’article 52 de la Constitution. En effet, le droit de légiférer par ordonnance ne s’explique que par l’urgence de la situation. L’urgence ici consiste à organiser les prochaines élections législatives en toute transparence. Or, le pouvoir a décidé du contraire. C’est le lieu de dénoncer le recul démocratique que constitue cette modification par ordonnance des règles du jeu électoral. Entre autres graves reculs démocratiques, cette ordonnance :

- remet en cause la tradition de consensus politique qui a toujours précédé toute modification du Code électoral ;

- revient sur le principe de la parité dans le processus de prise de décision au sein de la Cenap ;

- ouvre la possibilité de délocaliser le siège de la Commission électorale selon le bon vouloir du pouvoir en place ;

- confisque le débat démocratique par la réduction de la durée des campagnes électorales, laissant le champ libre à la corruption et à l’achat des consciences.

Mesdames, Messieurs,

Si par hypothèse il avait été porté à la tête de l’Etat par la volonté du peuple gabonais comme il le prétend, le détenteur actuel du pouvoir suprême est-il en phase avec sa conscience ? Peut-il regarder les Gabonaises et les Gabonais dans les yeux quand il ose affirmer que « je continuerai à m’inscrire dans l’optique de responsabilité, d’écoute, de concertation et de consensus sans cesse recherché, nécessaire à notre avancée, ainsi qu’à la préservation de la paix civile et sociale dont nous sommes des acteurs essentiels » ?

La paix civile et sociale peut-elle véritablement être préservée tant que le peuple n’aura pas le sentiment de liberté ? Tant que les Gabonais se sentiront étrangers chez eux et qu’ils ne se reconnaîtront pas dans les dirigeants de leur pays ? Tant que le peuple n’aura pas le sentiment d’exercer réellement sa souveraineté, que la liberté de choix de ses dirigeants ne sera pas respectée ?

C’est le cas des élections que le Pouvoir prétend vouloir organiser avant la fin de l’année, sans les éléments nécessaires de transparence tant réclamés par le peuple Gabonais. Si le pouvoir était à l’écoute du peuple, s’il tenait compte de la demande sociale qui pourtant s’exprime, toutes les conditions pouvaient être réunies pour que les élections législatives prochaines ne donnent pas lieu à des contestations et ne débouchent sur une situation de crise. « Pas de biométrie, bonjour les dégâts ! » avait déclaré Ali Bongo lors de cette fameuse concertation qu’il avait lui-même convoqué… Aujourd’hui Ali Bongo a fait le choix des dégâts, il y conduit le pays.

Serions-nous un peuple condamné au tâtonnement permanent, même sur ce qui nous est accessible grâce à notre simple intelligence ?

Mesdames et Messieurs, mes chers compatriotes,

Nous avons tous conscience de la gravité de la situation dans laquelle ce pouvoir veut nous amener, en s’entêtant à vouloir organiser les prochaines élections législatives dans les conditions calamiteuses que nous venons d’évoquer. Nous ne pouvons et ne devons l’accepter.

En responsabilité, nous lançons un appel solennel à l’ensemble des partis politiques de l’opposition, à la société civile et à tous les citoyens épris de paix, de liberté et de démocratie. Nous les invitons à se mobiliser en vue de faire échec aux manœuvres obscures d’Ali Bongo qui n’a d’autre ambition que de se maintenir au pouvoir par tous les moyens.

Au peuple gabonais, nous renouvelons notre appel à la mobilisation et à la vigilance.

Je vous remercie.

Thursday, August 25, 2011

THE ATROPHY OF POLITICAL OPPOSITION IN GABON. L’ATROPHIE DE L’OPPOSITION POLITIQUE AU GABON




English version


The experts, specialists and analysts agree that an opposition is an integral part to a functional democracy. In fact, the presence or absence of institutionalized opposition is considered to be one of the criteria for the classification of any political system or a society into one of two categories: liberal or dictatorial, democratic or authoritarian, pluralistic or monolithic. Therefore, we can say that the history of the world demonstrates that political opposition is the sine qua non of democracy and is required in one form or another for a given regime to be called “democratic” with any real meaning.

In Gabon, under pressure, Omar Bongo accepted political pluralism in 1990. At the time, political opposition was very robust and the Gabonese people wanted real democracy in the sense of a system in which the people choose among alternative contenders for public office. However, Omar Bongo clearly did not want to relinquish power. So much so that during the presidential election of 1993, an opposition leader, Paul Mba Abessole, won the polls, but a panicked Omar Bongo ordered his interior ministry to declare him the winner with 51% of the vote. That stolen election is well document by Joseph Wilson, the former United States ambassador to Gabon, in his memoir entitled: “The Politics of Truth”. In this book, Wilson explains how Omar Bongo and the French stole the election and how his armed forces from that point on destroyed the infrastructure of the principal opposition party at the time known as “Morena-Bucherons”. Because of the real prospect of losing his grip to power, Omar Bongo decided to demolish the strength of the opposition, renders it completely ineffectual and discredits it in the minds of the Gabonese people. In fact, Omar Bongo wanted to have some kinds of monolithic pluralism, which is to say several so called opposition parties, but no real opposition to his rule. This strategy became known by the term “convivialité” and his most ardent proponent was no other that Paul Mba Abessole, the man who had legitimately won the election in 1993. Therefore, if it is well accepted that the existence of a strong opposition is very nearly the most distinctive characteristic of democracy, we may take the absence of a strong opposition as evidence, if not conclusive proof of the absence of democracy. We can conclusively say that Omar Bongo created in Gabon a monolithic pluralism in which the opposition assumes the roles of window dressing for the appearance of democracy.

If you track politics in Gabon, you are well aware that upon his death in 2009, Omar Bongo was succeeded by his son, Ali Bongo, following another stolen election and the killing of protestors in Port-Gentil, the second town in the country. Since he has come to power, Ali Bongo is expanding on the strategy of weakening the opposition used by his father. These days, just two years after Ali Bongo ascended to power, numerous observers of the Gabonese political and social scene have noticed and deplored the ever-narrowing political space imposed by the ruling party (PDG) and the government. A major opposition party was purely dissolved by government decree and its members were and still are unable to pursue peaceful political activities either in the capital city of Libreville, or in the rural areas of the country, because of harassment by government forces. Members of the Gabonese civil society have also been the target of government intimidation campaigns. However, many observers are of the opinion that the ruling party and its supporters are making a big, big mistake, in their attempt to control and constrain all form of vigorous opposition? It seems that by undermining multiparty politics, Ali Bongo only reinforces the notion that he has no popular legitimacy and he does not want a strong opposition to demonstrate just how unpopular he his? It is clear that the regime is tarnishing its own image and slowing down the prospect for Gabonese progress, when it harasses and undermines the already weak and fragmented opposition. People know that Ali Bongo already enjoys the full privileges of incumbency as he took over from his father and the monopoly of his family over public resources, as well as the loyalty of all the country’s institution. Taken together, a lot of observers are asking why Ali Bongo needs to kill the opposition? Why is he so afraid of the opposition?

If Gabon would like to experience the reality of free, fair and peaceful elections without the disagreements that predictably always flare between the ruling party and the opposition regarding the outcome of every election, sometimes degenerating into deadly civil disturbances and chaos, causing immense destruction of human life and property, the political landscape need to have a strong opposition and the people of Gabon need to have a credible alternative to the ruling party. Finally, the turn over at the head of state in Gabon has to become a reality. This situation of 40 years rule followed by a hereditary succession can no longer be tolerated. As long as the current situation will continue, Gabon will not be stable despite what the ruling clan would like for their cronies to think.



Version française

Les experts, spécialistes et analystes s'accordent à dire que l'opposition est partie intégrante d'une démocratie fonctionnelle. En fait, la présence ou l'absence d'opposition institutionnalisée est considérée comme l'un des critères classificatifs de tout système politique ou d’une société dans l'une des catégories suivantes: libérale ou dictatoriale, démocratique ou autoritaire, pluraliste ou monolithique. Par conséquent, nous pouvons dire que l'histoire du monde montre que l'opposition politique est la condition sine qua non de la démocratie et qu’elle est nécessaire sous une forme ou une autre pour qu’un régime donné puisse être appelé «démocratique» de façon réellement significative.

Au Gabon, sous la pression, Omar Bongo accepta le pluralisme politique en 1990. À cette époque, l'opposition politique avait été très robuste et le peuple gabonais désirait une démocratie réelle dans le sens d'un système au sein duquel les gens choisissent parmi des prétendants réellement alternatifs lors d’élections aux fonctions d’état. Cependant, Omar Bongo n'avait manifestement pas envie de renoncer au pouvoir. Tant et si bien que lors de l'élection présidentielle de 1993, un leader de l'opposition, Paul Mba Abessole, remporta le scrutin. Mais dans une panique Omar Bongo, ordonna à son ministère de l'Intérieur de le déclarer vainqueur avec 51% des voix. Cette élection volée est bien documentée par Joseph Wilson, ancien ambassadeur des Etats-Unis au Gabon, dans son mémoire intitulé: «The Politics of Truth". Dans ce livre, Wilson explique comment Omar Bongo et les Français ont volé l'élection et la façon dont ses forces armées à partir de cet instant, détruisirent l'infrastructure du principal parti d'opposition du moment qui était connu sous le nom «Morena-Bucherons". En raison de la perspective réelle de perdre son emprise du pouvoir, Omar Bongo décida de démolir la force qu’était à l’époque l'opposition ; la rendre totalement inefficace et la discréditer dans l'esprit du peuple gabonais. En fait, Omar Bongo voulu se munir d’un certain type de pluralisme monolithique ; c'est à dire de plusieurs partis dits de l'opposition, mais sans véritable opposition à son pouvoir. Cette stratégie fut connue sous le terme de «convivialité» et son plus ardent défenseur n'était autre que Paul Mba Abessole, l'homme qui avait légitimement gagné les élections en 1993, ironie. Par conséquent, s’il est bien admis que l'existence d'une opposition forte soit à peu près la caractéristique la plus distinctive de la démocratie, nous pouvons considérer l'absence d'une opposition forte en revanche comme preuve concluante de l'absence de démocratie. Nous pouvons définitivement affirmer qu’Omar Bongo a créé au Gabon un pluralisme monolithique dans lequel l'opposition joue un rôle de figurant dans l'habillage pour l'apparence de démocratie.

Si vous suivez la politique gabonaise, vous êtes certainement au courant qu’à sa mort en 2009, Omar Bongo a été succédé à la tête du Gabon, par son fils, Ali Bongo, suite à une autre élection truquée et le massacre de manifestants à Port-Gentil, la deuxième ville du pays. Depuis qu'il est arrivé au pouvoir, Ali Bongo Ondimba est en pleine expansion de la stratégie d'affaiblissement de l'opposition utilisée par son père. Ces jours-ci, deux ans seulement après qu’Ali Bongo accéda au pouvoir, de nombreux observateurs de la scène politique et sociale du Gabon ont remarqué et ont déploré l'espace politique de plus en plus étroit imposée par le parti au pouvoir (PDG) et le gouvernement, à la dissidence et à l’opposition dans toutes ses formes. Un grand parti d'opposition a été purement dissous par décision gouvernementale et ses membres ont été empêchés de poursuivre leurs activités politiques pourtant pacifiques, soit dans la capitale Libreville, ou dans les zones rurales du pays, grâce à un harcèlement par les forces gouvernementales. Des membres de la société civile gabonaise ont également été la cible de campagnes d'intimidation du gouvernement. Toutefois, de nombreux observateurs sont d'avis que le parti au pouvoir et ses partisans font une grosse, grosse erreur, dans leur tentative de contrôler et de limiter toute forme d'opposition vigoureuse. Il semble qu’en décidant de saper la politique multipartite véritable, Ali Bongo ne fait que renforcer l'idée qu'il n'a pas de légitimité populaire et qu’il ne veuille donc pas d'une opposition forte qui puisse démontrer à quel point il serait impopulaire? Il est clair que le régime est en train de ternir sa propre image et effectue un ralentissement des perspectives de progrès au Gabon, en harcelant et érodant une opposition déjà relativement faible et fragmentée. Les gens savent qu’Ali Bongo jouissait déjà de tous les privilèges de la succession « maison », ayant pris la relève de son père et bénéficiant du monopole de sa famille sur les ressources publiques, ainsi que de la loyauté de toutes les institutions du pays. En somme, beaucoup d'observateurs se demandent pourquoi Ali Bongo a besoin de tuer l'opposition? Pourquoi a t-il si peur d’une vraie opposition?

Si le Gabon voudrait faire l'expérience de la réalité des élections libres, justes, équitables et pacifiques, et en finir avec les désaccords entre le parti au pouvoir et l'opposition observables à l'issue de chaque élection, qui parfois dégénèrent en troubles meurtriers et chaos provoquant des destructions immenses des biens et aussi en vie humaine, le paysage politique a besoin d'avoir une opposition forte et le peuple doit avoir une alternative crédible à l’hégémonie et la confiscation du pouvoir par le parti et la famille au pouvoir. Enfin, l’alternance à la tête de l'Etat au Gabon, doit devenir une réalité. Cette situation de règne de 40 ans suivie d'une succession héréditaire, ne peut plus être tolérée. Tant que la situation actuelle sera présente et perdurera, le Gabon ne sera pas stable malgré ce qu’en pensent le clan au pouvoir et ses courtisans.

Wednesday, August 24, 2011

THE LATEST NEWS FROM GABON AS PRINTED BY “LA LETTRE DU CONTINENT”. LES DERNIERES NOUVELLES DE LA LETTRE DU CONTINENT

English version


Dear readers, today we provide you with the news from Gabon published by a French bi weekly magazine called “La Lettre du Continent”. Because this publication is pay per view online, we cannot go beyond showing you what is on screen as we are trying to not violate too blatantly their copyright. Therefore you can only see the French version. They also publish an English version but we would be going beyond what is acceptable if we were to translate their content from French to English


Version française

Chers lecteurs, voici les dernières nouvelles de La Lettre du Continent. Nous ne pouvons pas traduire ces articles en anglais pour nos amis anglophones, car La Lettre du Continent étant un service payant, publie déjà en bilingue et nous ne voulons pas abuser de leur compréhension dans la mesure où nous publions déjà leurs articles en français.










Tuesday, August 23, 2011

DESMONSTRATION IN FRONT OF THE KENNEDY RESIDENCE IN WASHINGTON D.C. ON AUGUST 22, 2011. MANIFESTATION DEVANT LA RESIDENCE KENNEDY A WASHINGTON D.C. LE 22 AOUT 2011

English version

Yesterday, on Monday 22, 2011, a group of Gabonese activist decided to stage a demonstration to protest the purchase of the late senator Ted Kennedy’s mansion, for 6.5 million dollars, by Ali Bongo, while the country of Gabon continues to suffer from chronic poverty, disease, malnutrition, lack of schools and infrastructure etc. The Gabonese citizens were incensed by the fact that in a country that has been found to heave one of the lowest human development index among oil producers and a country in which more than 60% of the population has been found by the United Nations agencies to live on about 2 dollars a day, the president deems that the priority is to buy a mansion in France for about 100 million Euros and another one in Washington for 6.5 million dollars. These purchases indicate that the Bongo family absolutely does not give a hoot about the people of Gabon.
Several videos are presented and these videos are all in French.


Version française

Hier, lundi 22 aout 2011, un groupe d'activistes gabonais organisait une manifestation pour protester contre l'achat de la résidence du défunt sénateur Ted Kennedy, pour 6,5 millions de dollars, par Ali Bongo, alors que le Gabon continue de souffrir de pauvreté chronique, des maladies, de la malnutrition, du manque d'écoles et d'infrastructures etc. Ces citoyens gabonais ont été exaspérés par le fait que dans un pays ayant l'un des indices de développement humain les plus bas parmi les producteurs de pétrole et un pays dans lequel plus de 60% de la population, d’après les organismes des Nations-Unies, vit avec environ 2 dollars par jour, Ali Bongo juge que la priorité est d'acheter une propriété en France pour environ 100 millions d'euros et un autre à Washington pour 6,5 millions de dollars. Ces achats indiquent que la famille Bongo n’accorde absolument aucune importance aux besoins et exigences des gabonais.
Plusieurs vidéos sont présentées et ces vidéos sont toutes en français.



















THE IRONY OF GABON ASKING FOR DEMOCRACY IN LIBYA. L’IRONIE DU GABON QUI DEMANDE LA DEMOCRATIE EN LIBYE


Ali Bongo, tout sourire, rendant visite à son « ami, grand frère et père» Kadhafi en mai 2010 à Tripoli. Aujourd’hui il renie Kadhafi





English version


This week end, the spokesman for the Gabonese ministry of foreign affairs announces that its government was recognizing the National Transitional Council as the legitimate representative of the Libyan people. In that press release, it is clear that the Gabonese government ironically said that it was recognizing the Libyan rebels because of some of the same abuse the Gabonese government is often found guilty of inflicting upon the Gabonese people. In other words, the Bongo regime is not much better than the Kadhafi regime and should be in no position to chastise anybody. The Gabonese government said that they were recognizing the rebels because:
1. The Kadhafi regime has killed civilians. But the Bongo regime has done the same on numerous occasions.
2. The Kadhafi regime has a very bad human right track record. The Bongo regime has violated and continues to violate human rights in Gabon every day.
3. The Kadhafi regime has denied the Libyan people their freedom, democracy and their dignity. The bongo regime has done exactly the same thing in Gabon for more than 40 years and Ali Bongo has just said that the upcoming elections will take place without any kind of guaranties for transparency as asked by members of the civil society.
This is, as you can see, an amusingly hypocritical stance by the Gabonese regime. After having been in lock step with Kadhafi for more than 40 years, the Bongos are now pretending that they could separate themselves from Kadhafi. The reality is that for 40 years, the Bongos have rules Gabon in much of the same way Kadhafi has Libya.
When exactly did Ali Bongo found out that Kadhafi was a bad man? When as recently as a year ago, during a visit to Tripoli (see pictures above), Ali Bongo did everything to seek support from Kadhafi. The news agency, Gabonews which is owned by Ali Bongo’s palace Chief of Staff, did publish several articles praising Kadhafi a great friend of Ali Bongo. At what point did Ali Bongo realize that Kadhafi was bad for the Libyan people?



Version en Francais


Ce weekend, le porte-parole du ministère gabonais des affaires étrangères annonçait que son gouvernement reconnaissance du Conseil national de transition (CNT) libyen comme seul représentant du peuple et du gouvernement libyen. Dans ce communiqué de presse, l’ironie est claire, quand le gouvernement gabonais déclare reconnaitre les rebelles libyennes sur la base de certains des abus dont le même gouvernement gabonais est souvent reconnu coupable face au peuple gabonais. En d'autres termes, le régime Bongo n'est pas beaucoup mieux que le régime de Kadhafi et ne peut pas s’ériger en quelconque censeur. Le gouvernement gabonais a dit qu'il reconnaissait les rebelles pour les raisons suivantes:
1. Le régime de Kadhafi a tué des civils. Mais le régime Bongo a fait de même à de plusieurs reprises.
2. Le régime de Kadhafi viole les droit de l’homme. Le régime Bongo a violé et continue de violer les droits humains au Gabon et au quotidein.
3. Le régime de Kadhafi a denié au peuple libyen sa liberté, la démocratie et sa dignité. Le régime Bongo a fait exactement la même chose au Gabon depuis plus de 40 ans et Ali Bongo vient de dire que les prochaines élections auront lieu sans aucune garantie de transparence comme exigé par les membres de la société civile.

Comme vous pouvez le constater, le régime gabonais a choisi d’adopter une amusante posture hypocrite. Après avoir été la main dans la main avec Kadhafi pendant plus de 40 ans, les Bongos prétendent desormais qu’il leur est impossible de frequenter Kadhafi. La réalité est que depuis 40 ans, les Bongos ont géré le Gabon en grande partie de la même manière que Kadhafi a gouverne la Libye.
A quel moment exactement Ali Bongo a découvert que Kadhafi était un mauvais leader? Il y a encore moins d’un an, lors d'une visite à Tripoli (voir photos ci-dessus), Ali Bongo a tout fait pour solliciter l'appui de Kadhafi. L'agence Gabonews qui est la propriété du secrétaire général de la présidence d’Ali Bongo, publia plusieurs articles, lors de ce séjour, faisant l'éloge de Kadhafi comme grand ami d'Ali Bongo. À quel moment Ali Bongo s’est-il rendu compte que Kadhafi était nocif pour le peuple libyen?

Monday, August 22, 2011

GABON, THE PERENNIAL BAD EXEMPLE OF THE “RESOURCE CURSE”. LE GABON, L'EXEMPLE PAR EXCELLENCE DE LA «MALEDICTION DES RESSOURCES»




ENGLISH VERSION

While the buffoons running the Gabonese government’s controlled media, which are nothing more than mouth pieces for the Bongo regime, are carrying on with their ridiculous assertion that Gabon is a country functioning based on the rule of law and on its way to becoming an emerging nation, some independent people and international media outlets are beginning to let the word out regarding what is going on in Gabon. In an article published by “Sudan Tribune” looking for an economic path forward for South Sudan, a new African country blessed with numerous natural resources.

In that article, an analysis of economies primarily driven by natural resources such as oil, was performed. A professor from the University of Pennsylvania, John Ghazvinian, is quoted in the article as saying: "Since 1990 alone, the petroleum industry has invested more than $20 billion in exploration and production activity in Africa. and, a further $50 billion will be spent between now and the end of the decade, the largest investment in the continent’s history. Unfortunately most Africans on the ground are seeing little benefit from this influx of oil drillers and investment. Consider Gabon, which produces about 300,000 barrels of oil a day. It’s covered with tropical rainforest, but it’s hard to find bananas that are grown there. They are mostly imported from Cameroon. At one point, Gabon was the world’s largest per-capita importer of champagne. The oil — and the champagne — will eventually run dry. Gabon, with relatively small reserves, is already coming to terms with that possibility. By then, much of the rest of the country’s economy will have atrophied”. The author of the article ask its fellow citizens not to follow the path of Gabon by saying: “Like Gabon, we have the huge rainforests and are we still not finding it hard to get locally grown fruits and vegetables in our biggest open market of ‘Konyo Konyo’ in Juba the capital city. Like Gabon which imports its food mostly from Cameroon, we in South Sudan are entirely dependent on Uganda for food. As for the champagne it is needless to talk about it for all is set to dry sooner or later. By the way Gabon produces 300,000 barrels of oil a day just more or less as we do. However with good knowledge, good governance and proper planning we can be able to avoid the route taken by Gabon and be able to safeguard the interests of the future generations".
This article proves to us the joke that is the economic records of the Bongo’s regime since 1967. The objective observers only know Gabon as a bad example not to be followed. Yet, when one listens to the astonishing claims of the Gabonese state owned media, one would think that the Bongo regime has accomplished a lot in Gabon.


LA VERSION FRANCAISE

Alors que les bouffons qui s’expriment dans les médias contrôlés par le gouvernement gabonais, qui ne sont que les caisses de résonances du régime Bongo, continuent leurs affirmations ridicules que le Gabon soit un pays reposant sur la primauté du droit et soit sur le chemin pour devenir un pays émergent , certaines personnes indépendantes et des médias internationaux commencent à faire savoir ce qui se passe au Gabon. Dans un article publié par "Sudan Tribune" décrivant la démarche économique à suivre pour le Sud Soudan, ce nouveau pays africain béni de nombreuses ressources naturelles.

Dans cet article, une analyse des économies de pays essentiellement basées sur l’exploitation des ressources naturelles comme le pétrole, a été effectuée. Un professeur de l'Université de Pennsylvanie, John Ghazvinian, est cité dans l'article en disant: "rien que depuis 1990, l'industrie pétrolière a investi plus de 20 milliards de dollars dans l'exploration et la production en Afrique et une somme supplémentaire de 50 milliards va être investie d’ici la fin de la décennie, le plus gros investissement dans l'histoire du continent. Malheureusement très peu d’africains sur le terrain beneficient de cet afflux d'investissement. Considérons le Gabon, qui produit environ 300.000 barils de pétrole par jour. Il est couvert de forêt tropicale, mais il est difficile de trouver des bananes qui y sont cultivées. Ces bananes sont principalement importées du Cameroun. A un moment, le Gabon a été le plus grand importateur de champagne au monde par tête d’habitant. Le pétrole (et le champagne) finira bien par tarir. Le Gabon, avec des réserves relativement amoindries, a déjà accepté cette possibilité. D'ici là, une grande partie du reste de l'économie du pays se serait atrophiée ". L'auteur de l'article demande à ses concitoyens de ne pas suivre le chemin du Gabon en disant: "Comme au Gabon, nous avons les forêts tropicales énormes et nous avons encore pas mal à obtenir des fruits et légumes cultivés localement dans notre plus grand marché ouvert de Konyo-Konyo à Juba, la capitale. Comme le Gabon qui importe sa nourriture essentiellement du Cameroun, nous au Sud-Soudan sommes entièrement dépendants de l'Ouganda pour la nourriture. Pour le champagne, il est inutile d'en parler. Par ailleurs, le Gabon produit 300.000 barils de pétrole par jour, juste plus ou moins comme nous le faisons. Cependant, en étant attentif, en pratiquant la bonne gouvernance et une planification appropriée, nous pouvons être en mesure d'éviter l'itinéraire emprunté par le Gabon et parvenir à sauvegarder les intérêts des générations futures ».

Cet article nous prouve que le bilan économique du régime Bongo depuis 1967 est une plaisanterie et un gâchis. Les observateurs objectifs savent que le Gabon est un mauvais exemple à ne pas suivre. Pourtant, quand on écoute les dithyrambes étonnants des médias d'état gabonais, on pourrait penser que le régime Bongo a beaucoup fait progresser le Gabon.

LE BLOG "LE GABON ENERVANT" DÉSORMAIS BILINGUE ANGLAIS-FRANCAIS. THE BLOG “LE GABON ENERVANT” IS NOW BILINGUAL FRENCH-ENGLISH




This blog has been publishing daily bulletins for about 20 months now. Until today, we had been publishing in French only as our intended audience had been those coming from the country of Gabon. However, as our readership has grown, we have realized that people living in the English speaking world may also be interested in finding out how Ali Bongo, as his father did for 40 years, was hell bent in keeping Gabon as their family private fiefdom, so they could continue to plunder its riches until nothing is left. This is why, beginning today, we will dedicate ourselves to the publishing of a bulletin that would describe in both French and English our latest opinions of what is going on in Gabon. Below is our first bilingual bulletin.


WHAT TO THINK OF A GOVERNMENT THAT DOES NOT WANT FREE AND FAIR ELECTIONS

In Gabon, the ruling party and its ruling family have been in power since 1967 or soon to be 44 years. Needless to say that the Gabonese people are more than sick and tired of these people in power, plundering the country and stealing it blind. We want to begin with an overview of what democracy is. We can think of democracy as a system of government with four key elements:

1. A system of choosing and replacing a government through free and fair elections.
2. An active participation of the people, as citizens, in politics and civic life.
3. The Protection of the human rights of all citizens, regardless of their political leaning.
4. The rule of law, in which the laws and procedures apply equally to all citizens, regardless of rank and class.

Because the Bongo family has been able to keep itself in power by manipulating all elections by blatant cheating, the Gabonese people of all stripes have asked that the electoral system be strengthened by introducing guaranties for fairness and taking steps for the growing of a true democratic system in the country. However, not surprisingly, the Bongo government has said that nothing will change and the next elections would take place in the same manner as the preceding ones. Because the Gabonese people know what this means, several groups have openly criticized the Bongo position of refusing to reform the electoral system. Just to give you an indication of how fraudulent the electoral system is in Gabon, it is widely admitted that the number of Gabonese people does not exceed 1.3 millions. It is also known that about 50% of the population is of less than 18 years of age. Therefore, the number of voting adults should not exceed 600000 people. But, during the last presidential election in 2009, the electoral rolls had more than 850000 names of adults, which is a statistical impossibility. But in Gabon, these kinds of contradictions do not stop those in power, because he who has the power gets to do as they please.

Several Gabonese individuals have taken upon themselves to push those in power toward the understanding that a true democracy is what is needed now in Gabon. Not tomorrow, but now. Such a coalition of Gabonese people called “Ça Suffit Comme Ça” or in English “Enough is Enough”. This group made of members of the Gabonese social society has drafted a document containing 12 resolutions they would like to be implemented for the reform of the Gabonese electoral systems. They are asking that the government proceeds with the following reforms before any other election can take place in Gabon:

1. They are asking for the overhaul of the entire constitutional court, which is presided over by a totally corrupt lady, at the moment, who is a former mistress of Ali Bongo’s father with questionable credentials. An unacceptable situation.
2. They want a new electoral law.
3. They are asking for the reform of the national communication council. Today it is just a thought police that tries to punish journalist taking shots at Ali Bongo.
4. They are asking for the reform of the electoral commission.
5. They are asking that the presidential mandate become reduced to 5 instead of the current 7 years.
6. They are asking that military people vote outside their barracks and dressed in civilian clothes.
7. They are asking that elections be conducted in two rounds instead of the single round as currently done.
8. They are asking for a more accurate electoral map.
9. They are asking that outside partnerships be established to help with free and fair elections.
10. They are asking that biometry be introduced within the electoral process.
11. They are asking that publicly owned media have to be made accessible to all in the country and not just to those in power.
12. They are asking for a referendum to amend the constitution.


But not surprisingly, the Bongo regime has decided to ignore these recommendations and requests and has decided that the future elections will be conducted using the system they have always used. It is clear that for this regime, the opportunity for the Gabonese people to choose their own leaders should not happen. This regime is afraid to provide to the people the prospect to hold their leaders accountable for their policies, their conduct while in office and how they manage the economy. It is clear that the regime Bongo refuses to believe that a government should be based on the consent of the governed. Those in power in Gabon would like nothing less than continue to entrap the Gabonese people in a ruthless dictatorship. This regime does not wish for the people to be sovereign. Ali Bongo does not believe that power flows from the people and that a given leader would only hold power temporarily. For him, power should be hereditary and eternal. This is truly scary for the future of Gabon.

The Gabonese people understand that for elections to be free and fair, they have to be administered by a neutral, fair, and professional body that treats all political parties and candidates equally. This is hardly the case in Gabon and Ali Bongo knows it and this situation suit him and his cronies just fine and that is why they refuse to implement any of the suggestions sent to them by the opposition and the civil society. As far as they are concerned, they have the power and everybody else can go to hell.




VERSION EN FRANCAIS

Ce blog publie des bulletins quotidiens depuis environ 20 mois maintenant. Jusqu'à aujourd'hui, nous publions en français seulement, parce que notre public cible venait principalement du Gabon. Cependant, comme notre lectorat a augmenté, nous avons réalisé que les gens vivant dans le monde anglophone peuvent également être intéressés à savoir comment Ali Bongo, comme son père pendant 40 ans, maintient le Gabon comme fief familial privé, afin de pouvoir continuer à piller ses richesses jusqu'à ce que rien ne soit laissé. C'est pourquoi, dès aujourd'hui, nous allons nous consacrer à la publication d'un bulletin qui décrirait en français et en anglais nos avis sur ce qui se passe au Gabon. Ci-dessous notre premier bulletin bilingue.


QUE PENSER D’UN GOUVERNEMENT QUI NE VEUT PAS D’ÉLECTIONS LIBRES ET ÉQUITABLES

Au Gabon, le parti au pouvoir et la famille régnante sont au pouvoir depuis 1967, ils le seront bientôt pour 44 ans. Inutile de dire que le peuple gabonais est fatigué de cette situation et du pillage du pays. Nous voudrions commencer par un aperçu de ce qu'est la démocratie. Nous pouvons penser de la démocratie comme un système de gouvernement avec quatre éléments clés:

1. Un système de choix et de remplacement de gouvernants par des élections libres et équitables.
2. Une participation active du peuple, en tant que citoyens, dans la vie politique et civique.
3. La protection des droits de l'homme de tous les citoyens, indépendamment de leur orientation politique.
4. La primauté du droit, dans lequel les lois et procédures s'appliquent également à tous les citoyens, indépendamment de leur grade et de leur classe sociale.

Parce que la famille Bongo a réussi à se maintenir au pouvoir en manipulant toutes les élections par la fraude flagrante, le peuple gabonais demande désormais que le système électoral soit renforcé en introduisant des garanties d'équités et de prise des mesures pour l’implantation d'un véritable système démocratique dans le pays. Toutefois, sans surprises, le régime Bongo a dit que rien ne changera et que les prochaines élections auraient lieu dans les mêmes conditions que les précédentes. Parce que le peuple gabonais sait ce que cela implique, plusieurs groupes ont ouvertement critiqué la position de refus de Bongo, de réformer le système électoral. Juste pour vous donner une indication de l’absurdité du système électoral au Gabon, il est largement admis que le nombre de gabonais ne dépasse pas 1,3 millions. Il est également vérifié que 50% environ de la population est de moins de 18 ans. Par conséquent, le nombre d'adultes en droit de voter ne devrait pas dépasser 600 000 personnes. Mais, au cours de la dernière élection présidentielle en 2009, les listes électorales avaient plus de 850000 noms d’adultes, ce qui est une impossibilité statistique. Mais au Gabon, ce genre de contradiction n’arrête pas ceux qui sont au pouvoir, parce que celui qui a le pouvoir fait ce qu’il veut grâce au verrouillage du pays.

Plusieurs gabonais, de manière citoyenne, ont pris sur eux de pousser le pouvoir vers la compréhension que la vraie démocratie est nécessaire maintenant au Gabon. Pas demain, mais maintenant. Une de ces coalitions de gabonais est appelé «ça suffit Comme Ça" ou en anglais «Enough is Enough". Ce groupe, composé de membres de la société civile gabonaise, a rédigé un document contenant 12 résolutions qu'ils aimeraient être mises en œuvre pour réformer le système électoral gabonais. Ils demandent que le gouvernement procède aux réformes suivantes avant toute autre élection au Gabon:

1. Réformer fondamentalement la cour constitutionnelle ;
2. Réviser de la loi électorale;
3. Réformer le Conseil National de la Communication ;
4. Réformer la CENAP en intégrant les membres de la société civile ;
5. Ramener le mandat présidentiel à cinq (5) ans renouvelable une seule fois ;
6. Faire voter les militaires hors des casernes comme tous les citoyens et en civil ;
7. Revenir aux élections à deux tours ;
8. Procéder au redécoupage électoral en tenant compte du facteur démographique ;
9. Impliquer les partenaires au développement dans le processus de transparence électorale ;
10. Introduire la biométrie dans la confection du fichier électoral ;
11. Ouvrir les médias publics à tous les acteurs de la Nation ;
12. Modifier la constitution par voie référendaire pour intégrer toutes les réformes ;

Mais il n'est pas surprenant que le régime Bongo ait décidé d'ignorer ces recommandations et arrêté que les futures élections se tiendraient en utilisant le système qu'ils ont toujours utilisé. Il est clair que pour ce régime, l'occasion pour le peuple gabonais de choisir ses propres dirigeants ne devrait pas arriver. Ce régime a peur de donner aux gens la perspective de tenir leurs dirigeants pour responsables de leur politique, de leurs actes, de leur conduite pendant leur mandat et de la façon dont ils gèrent l'économie. Il est clair que le régime Bongo refuse de croire que la gouvernance devrait être basée sur le consentement des gouvernés. Ceux qui sont au pouvoir au Gabon ne souhaitent rien de moins que de continuer à plier le peuple gabonais dans une dictature impitoyable. Ce régime ne souhaite pas pour le peuple d'être souverain. Ali Bongo ne pense pas que le pouvoir provienne du peuple et que les leaders donnés ne détiennent le pouvoir que temporairement. Pour lui, le pouvoir doit être héréditaire et éternelle. C'est vraiment effrayant pour l'avenir du Gabon.


Le peuple gabonais comprend que pour que des élections soient libres et justes, elles doivent être administrées par un organisme neutre, équitable et professionnelle, qui traite tous les partis politiques et candidats de manière égale. Ce n'est guère le cas au Gabon et Ali Bongo le sait et c’est une situation qui le sied, lui et ses courtisans, très bien et c'est pourquoi ils refusent de mettre en œuvre toutes les suggestions envoyées par l'opposition et la société civile. Pour eux, ils ont le pouvoir et se fichent du reste.