A COUNTRY THAT WANTS TO MOVE FORWARD NEEDS ITS INTELLECTUALS! UN PAYS QUI VEUT AVANCER A BESOIN DE SES INTELLECTUELS!





English version


The politician manages the present and often thinks according to the preservation of their power. The intellectual, on the other hand, thinks in generations. Their role is not to please, but to analyze, criticize and deconstruct official narratives. When a government proposes a law (such as the one on the nationality we were talking about), the intellectual is the one who reads between the lines, anticipates the long-term consequences and alerts the people to potential excesses. Without them, a society is blind and easily seduces itself by demagogy or populism.


Moving forward, yes, but to which destination? A country is not only built with roads, bridges or hospitals. It is first built on a vision: what kind of society do we want? What justice? What educational system? Sociologists, philosophers, economists, writers and jurists are the ones who conceptualize this vision. They provide the ideological and moral software that the state needs to function soundly.


In our society fragmented by identity, ethnic or partisan retreats, the intellectual’s mission is to raise the debate. It brings the discussion back to the field of ideas, rationality and facts, thus preventing public debate from sinking into insult or violence.


However, for an intellectual to be useful, they must meet a non-negotiable condition: independence. One of the dramas here is that intellectuals:


Sell their pen and brain to the people in power for ministerial positions, privileges or money.


Become the griots of dictatorships, justifying the unjustifiable with all the customary contortions.


Are silent for fear of reprisals or losing their social status.


When the intellectuals of a country become courtisans, the people find themselves without ideological defenders, and the country stagnates or retreats.




Version française 


Le politicien gère le présent et pense souvent en fonction de la préservation de son pouvoir. L'intellectuel, lui, pense en générations. Son rôle n'est pas de plaire, mais d'analyser, de critiquer et de déconstruire les narratifs officiels. Lorsqu'un gouvernement propose une loi (comme celle sur la nationalité dont nous parlions), l'intellectuel est celui qui lit entre les lignes, anticipe les conséquences à long terme et alerte le peuple sur les dérives potentielles. Sans eux, une société est aveugle et se laisse facilement séduire par la démagogie ou le populisme.


Avancer, oui, mais vers quelle destination? Un pays ne se construit pas seulement avec des routes, des ponts ou des hôpitaux. Il se construit d'abord sur une vision : quel type de société voulons-nous ? Quelle justice ? Quel système éducatif ? Les sociologues, les philosophes, les économistes, les écrivains et les juristes sont ceux qui conceptualisent cette vision. Ils fournissent le logiciel idéologique et moral dont l'État a besoin pour fonctionner sainement.


Dans notre société fragmenté par des replis identitaires, ethniques ou partisans, l'intellectuel a pour mission d'élever le débat. Il ramène la discussion sur le terrain des idées, de la rationalité et des faits, empêchant ainsi le débat public de sombrer dans l'insulte ou la violence.


Cependant, pour qu'un intellectuel soit utile, il doit remplir une condition non négociable : l'indépendance. L'un des drames chez nous, est que les intellectuels :

  • Vendent leur plume et leur cerveau au pouvoir en place pour des postes ministériels, des privilèges ou de l'argent.
  • Deviennent les griots de la dictatures, justifiant l'injustifiable avec toutes les contorsions d’usages.
  • Se taisent par peur des représailles ou de perdre leur statut social.


Quand les intellectuels d'un pays deviennent des courtisans, le peuple se retrouve sans défenseurs idéologiques, et le pays stagne ou recule.


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