AFTER THE NEW YORK AFRICA FORUMS, HERE IS THE LIBREVILLE INTERNATIONAL FORUM! APRÈS LES FORUMS NEW YORK AFRICA, VOICI LE FORUM INTERNATIONAL DE LIBREVILLE!
English version
At a time when Gabon is going through a major financial crisis, with many strikes, what does CBON find to do? He organizes his « New York Forum Africa ». He just needs to bring back Richard Attias to lead it.
Orchestrated by Richard Attias’ agency between 2012 and 2015, the NYFA was fundamentally a vast public relations operation. It was a matter of selling the concept of Emerging Gabon to international financiers who never came. In short, it was an expensive subcontracting of the country’s diplomatic image to a Western communication agency.
The narrative of the CBON forum is refocused on Libreville as a crossroads of influence in Central Africa, marking a desire to take back control of the diplomatic and economic agenda. But is this the most urgent need right now?
We know that NYFA was an opaque financial abyss. Analyses of budget execution revealed that these summits cost billions of CFA francs, up to 4.7 billion FCFA disbursed for the 2015 edition alone.
The return on investment (infrastructure, local jobs, foreign direct investment) was almost zero for the Gabonese population.
This new event logically inherits the distrust of the public. In order not to reproduce the model of waste, its success will not be measured by the prestige of its guests, but by its economic transparency.
The real breakup will require the government to publish a clear balance sheet of organizational costs and prove that the funds allocated result in real development contracts, not in simple receipt costs.
Version française
À l'heure où le Gabon traverse une crise financière majeure, avec de nombreuses grèves, que trouve CBON à faire ? Il organise son « New York Forum Africa ». Il ne manque plus qu’il nous ramène Richard Attias à la baguette.
Orchestré par l'agence de Richard Attias entre 2012 et 2015, le NYFA était fondamentalement une vaste opération de relations publiques. Il s'agissait de vendre le concept du Gabon Émergent aux financiers internationaux qui ne sont jamais venus. C'était, en somme, une sous-traitance coûteuse de l'image diplomatique du pays à une agence de communication occidentale.
Le narratif du forum de CBON est recentré sur Libreville en tant que carrefour d'influence en Afrique centrale, marquant une volonté de reprendre en main l'agenda diplomatique et économique. Mais est-ce le besoin le plus urgent en ce moment ?
Nous savons que le NYFA fut un gouffre financier opaque. Les analyses de l'exécution budgétaire ont révélé que ces sommets coûtaient des milliards de francs CFA, jusqu'à 4,7 milliards de FCFA décaissés pour la seule édition de 2015.
Le retour sur investissement (infrastructures, emplois locaux, investissements directs étrangers) a été quasi nul pour la population gabonaise.
Ce nouvel événement hérite logiquement de la méfiance du public. Pour ne pas reproduire le modèle du gaspillage, son succès ne se mesurera pas au prestige de ses invités, mais à sa transparence économique.
La véritable rupture exigera que le gouvernement publie un bilan comptable clair des coûts d'organisation et prouve que les fonds alloués se traduisent par des contrats de développement réels, et non par de simples frais de réception.
Comments
Post a Comment