THE PROFESSIONALIZATION OF KOUNABELISM HARMS THE STATE! LA PROFESSIONNALISATION DU KOUNABELISME NUIT À L’ETAT!





English version


A state, a head of state, a governance surrounded by systematic applauders and courtisans often condemns itself to stagnation, even blindness.


This is why the rejection of these professional applauders who pile around CBON is vital for the viability and development of Gabon.


Flatterers create an echo chamber disconnected from reality. When a regime hears only praise, it becomes unable to perceive the real social emergencies, emerging crises or the flaws of its own system.


Innovation and the improvement of public policies are born of questioning. If every decision is applauded in principle, the state loses its ability to correct itself and adapt. The unanimity of facade often masks intellectual paralysis.


To truly move forward, a nation must rely on critical minds, strong counter-powers and an independent press. True loyalty to the state does not consist in flattering it, but in telling it the truth, even and especially when it disturbs.


Historically, regimes that demanded performative admiration ended up collapsing under the weight of their own contradictions, unable to manage realities they refused to see.


Even Nicolas Machiavelli, in The Prince, the only book that CBON proudly declared to have read, warned the leaders of the deadly danger posed by flatterers for the exercise of power.


When the state apparatus perceives criticism, even the most supported and benevolent, as a personal attack or a threat to its stability, it deprives itself of its best assets.


A country that truly wants to move forward has a vital need for its intellectuals, thinkers and civil society. It is precisely these divergent voices that shed light on the blind spots of public action.


When developing fundamental texts or structural reforms, such as those that may affect the nationality code or institutions, the absence of a rigorous and free contradictory debate always risks producing decisions disconnected from the realities on the ground.


History often tends to judge with great severity the eras and actors who preferred the comfort of conformism to the rigor of the truth.


The great challenge in Gabon, particularly in pivotal periods of redefinition of the social contract, is to succeed in institutionalizing this culture of debate. It is a matter of moving from a logic where the dissonant voice is immediately described as dissent, to a political culture where it is understood as a real citizen contribution.





Version française 


Un État, un chef d’Etat, une gouvernance entouré d'approbateurs systématiques et de courtisans se condamne souvent à la stagnation, voire à l'aveuglement.


Voici pourquoi le rejet de ces applaudisseurs professionnels qui pillulent autour de CBON est vital pour la viabilité et le développement du Gabon.


Les flatteurs créent une chambre d'écho déconnectée de la réalité. Lorsqu'un régime n'entend que des louanges, il devient incapable de percevoir les véritables urgences sociales, les crises émergentes ou les failles de son propre système.


L'innovation et l'amélioration des politiques publiques naissent de la remise en question. Si chaque décision est applaudie par principe, l'État perd sa capacité à se corriger et à s'adapter. L'unanimité de façade masque souvent une paralysie intellectuelle.


Pour avancer véritablement, une nation doit s'appuyer sur des esprits critiques, des contre-pouvoirs solides et une presse indépendante. La véritable loyauté envers l'État ne consiste pas à le flatter, mais à lui dire la vérité, même et surtout lorsqu'elle dérange.


Historiquement, les régimes qui ont exigé une admiration performative ont fini par s'effondrer sous le poids de leurs propres contradictions, incapables de gérer des réalités qu'ils refusaient de voir. 


Même Nicolas Machiavel, dans Le Prince, le seul livre que CBON a fièrement déclaré avoir lu, avertissait les dirigeants du danger mortel que représentent les flatteurs pour l'exercice du pouvoir.


Lorsque l'appareil d'État perçoit la critique, même la plus étayée et la plus bienveillante, comme une attaque personnelle ou une menace pour sa stabilité, il se prive de ses meilleurs atouts.


Un pays qui veut véritablement avancer a un besoin vital de ses intellectuels, de ses penseurs et de sa société civile. Ce sont précisément ces voix divergentes qui permettent d'éclairer les angles morts de l'action publique. 


Lors de l'élaboration de textes fondamentaux ou de réformes structurelles, comme celles pouvant toucher au code de la nationalité ou aux institutions, l'absence d'un débat contradictoire rigoureux et libre risque toujours de produire des décisions déconnectées des réalités du terrain. 


L'histoire a d'ailleurs souvent tendance à juger avec une grande sévérité les époques et les acteurs qui ont préféré le confort du conformisme à la rigueur de la vérité.


Le grand défi au Gabon, particulièrement dans des périodes charnières de redéfinition du contrat social, est de réussir à institutionnaliser cette culture du débat. Il s'agit de passer d'une logique où la voix dissonante est d'emblée qualifiée de dissidence, à une culture politique où elle est comprise comme une véritable contribution citoyenne.

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