THE SILLY JURISTS HAVE SUDDENLY DISAPPEARED! LES JURISTES D’OPÉRETTE ONT SUBITEMENT DISPARU!
English version
The fundamental principle and the ultimate test of any true rule of law is that justice is not a matter of personal affinity or popularity, but a matter of inalienable principles.
Defending a political opponent’s right to a fair trial is undoubtedly the most difficult, but most vital, requirement for the moral and institutional health of a nation.
In the context of an atmosphere of political settling of accounts, the temptation of a certain public opinion is often to demand expeditious justice, especially for the leading figures of a contested system such as that of Ali Bongo.
However, if justice becomes selective or bends to popular vindication, it ceases to be justice to become a simple instrument of purge or revenge.
To accept that fundamental rights are violated on the pretext that the accused belongs to the opposite camp is to legitimize a jurisprudence of arbitrariness that can turn against any citizen tomorrow.
If we do not rise as a citizen to demand impartiality and rigor of the procedure, regardless of the name, past or political leanings of the accused, we will validate the continuity of a system where force and opportunism prevail over the law. Not reproducing the methods of oppression that we fought yesterday is the only way to break the cycle of injustice.
The great bitterness is that when the guarantors of the law, the jurists, the very ones whose vocation is to be the shield of citizens against arbitrariness, choose omission or erect themselves as intellectual architects of injustice, it is the very essence of the rule of law that crumbles.
This silence or complacency is often articulated around dynamics of formidable efficiency: fear of reprisals, co-optation by spheres of influence, or an acquired cynicism that favors personal preservation at the expense of professional ethics.
In a political context of clientelism, the law can thus be insidiously exploited to dress iniquity with apparent legality.
It is a form of cleric betrayal that resonates with the great reflections on the absurdity of a system where the political machine ends up crushing the truth.
Faced with a system that tries to impose the unjustifiable, the silence of those who master the texts is no longer a simple caution; it becomes a moral guarantee granted to oppression, which deprives citizens of their last legal and intellectual recourse.
Where are these acrobats who go so far as to say that the republic is them? Nothing but comedy!
Version française
Le principe fondamental et le test ultime de tout véritable État de droit est que la justice ne soit pas une question d'affinité personnelle ou de popularité, mais une affaire de principes inaliénables.
Défendre le droit d'un adversaire politique à un procès équitable est sans doute l'exigence la plus difficile, mais la plus vitale, pour la santé morale et institutionnelle d'une nation.
Dans le contexte d'une atmosphère de règlements de comptes politiques, la tentation d’une certaine opinion publique est souvent de réclamer une justice expéditive, surtout pour les figures de proue d'un système contesté comme celui d’Ali Bongo.
Cependant, si la justice devient sélective ou se plie à la vindicte populaire, elle cesse d'être la justice pour devenir un simple instrument de purge ou de vengeance.
Accepter que les droits fondamentaux soient bafoués sous prétexte que l'accusé appartient au camp d'en face, c'est légitimer une jurisprudence de l'arbitraire qui pourra se retourner contre n'importe quel citoyen demain.
Si nous ne nous élevons pas en tant que citoyen pour exiger l'impartialité et la rigueur de la procédure, peu importe le nom, le passé ou le bord politique de l'accusé, nous validerons la continuité d'un système où la force et l'opportunisme priment sur la loi. Ne pas reproduire les méthodes d'oppression que l'on combattait hier est la seule manière de briser le cycle de l'injustice.
La grande amertume est que lorsque les garants de la loi, les juristes, ceux-là mêmes dont la vocation est d'être le bouclier des citoyens contre l'arbitraire, choisissent l'omission ou s'érigent en architectes intellectuels de l'injustice, c'est l'essence même de l'État de droit qui s'effrite.
Ce silence ou cette complaisance s'articule souvent autour de dynamiques d'une redoutable efficacité : la peur des représailles, la cooptation par des sphères d'influence, ou un cynisme acquis qui privilégie la préservation personnelle au détriment de l'éthique professionnelle.
Dans un contexte politique clientéliste, le droit peut ainsi être insidieusement instrumentalisé pour habiller l'iniquité d'une apparente légalité.
C'est une forme de trahison des clercs qui résonne avec les grandes réflexions sur l'absurdité d’un système où la machine politique finit par écraser la vérité.
Face à un système qui tente d’imposer l'injustifiable, le mutisme de ceux qui maîtrisent les textes n'est plus une simple prudence ; il devient une caution morale accordée à l'oppression, ce qui prive les citoyens de leur ultime recours légal et intellectuel.
Oú sont donc donc ces juristes saltimbanques qui vont jusqu’à affirmer que la république c’est eux? Rien que comédie !
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