THOSE WHO ARE THE APOSTLE OF THE ARBITRARY OFTEN END UP IN ITS VICTIMS! CEUX QUI SONT LES APÔTRES DE L’ARBITRAIRE FINISSENT SOUVENT EN SES VICTIMES!
English version
History is full of examples of leaders who have put in place an unjust legal system to punish others, which still ended up grinding them.
Under the Terror, Maximilien Robespierre and his ally Georges Couthon were the architects of the formidable law of 22 prairial (June 10, 1794) in France. This law reorganizes the Revolutionary Tribunal in a terrible way. It simply removes the right for suspects to have a lawyer to defend themselves, as well as the right to make witnesses heard.
The jurors rely only on « moral evidence », and only two outcomes are possible: acquittal or death. This is the beginning of the Great Terror.
Barely a month and a half later, on 9 Thermidor (July 27, 1794), Robespierre was overthrown by the Convention. To ensure his quick end, he is declared outlawed. This legal status implies that he is deprived of any trial and any means of defence. He was guillotined the next day, without being able to justify himself, struck by the expeditious and arbitrary judicial machine that he himself had pushed to its climax.
In the 16th century, Thomas Cromwell was the powerful and feared minister of King Henry VIII of England. To get rid of the king’s political and religious opponents without cluttering himself with the traditional judicial procedure, Cromwell massively uses a parliamentary weapon: the Act of Attainder.
It is a law passed by Parliament that declares a person guilty of high treason and sentences them to death without any trial, without formal evidence presented before a judge, and without the accused having the right to be heard.
In 1540, Cromwell fell from grace. Henry VIII, who has become paranoid, decides to eliminate him. Cromwell is arrested, imprisoned at the Tower of London and sentenced to death by... an Act of Attainder.
He is beheaded without ever having had the opportunity to defend himself in court, victim of the same tool of legal tyranny that he had perfected and used against so many others.
These examples (as well as the famous phrase of Georges Danton who asked « forgiveness to God and men » for having instituted the Revolutionary Tribunal that will eventually condemn him) illustrate a major political lesson: unjust jurisdictions and the suppression of human rights almost always end up falling on those who established them.
With common sense...
Version française
l'histoire regorge d'exemples de dirigeants ayant mis en place un système juridique inique pour punir les autres, qui a tout de même fini par les broyer.
Sous la Terreur, Maximilien Robespierre et son allié Georges Couthon sont les architectes de la redoutable loi du 22 prairial (10 juin 1794) en France. Cette loi réorganise le Tribunal révolutionnaire de manière effroyable. Elle supprime purement et simplement le droit pour les suspects d'avoir un avocat pour se défendre, ainsi que le droit de faire entendre des témoins à décharge.
Les jurés ne s'appuient plus que sur des "preuves morales", et seules deux issues sont possibles : l'acquittement ou la mort. C'est le début de la Grande Terreur.
À peine un mois et demi plus tard, le 9 Thermidor (27 juillet 1794), Robespierre est renversé par la Convention. Pour s'assurer de sa fin rapide, il est déclaré hors la loi. Ce statut juridique implique qu'il est privé de tout procès et de tout moyen de défense. Il est guillotiné le lendemain, sans avoir pu se justifier, foudroyé par la machine judiciaire expéditive et arbitraire qu'il avait lui-même poussée à son paroxysme.
Au XVIe siècle, Thomas Cromwell est le puissant et redouté ministre du roi d'Angleterre Henri VIII. Pour se débarrasser des opposants politiques et religieux du roi sans s'encombrer de la procédure judiciaire classique, Cromwell utilise massivement une arme parlementaire : l'Acte d'Attainder (Act of Attainder).
Il s'agit d'une loi votée par le Parlement qui déclare une personne coupable de haute trahison et la condamne à mort sans aucun procès, sans preuves formelles présentées devant un juge, et sans que l'accusé n'ait le droit d'être entendu.
En 1540, Cromwell tombe en disgrâce. Henri VIII, devenu paranoïaque, décide de l'éliminer. Cromwell est arrêté, emprisonné à la Tour de Londres et condamné à mort par... un Acte d'Attainder.
Il est décapité sans avoir jamais eu l'occasion de se défendre devant un tribunal, victime du même outil de tyrannie légale qu'il avait perfectionné et utilisé contre tant d'autres.
Ces exemples (tout comme la célèbre phrase de Georges Danton qui demanda « pardon à Dieu et aux hommes » pour avoir fait instituer le Tribunal révolutionnaire qui finira par le condamner) illustrent une leçon politique majeure : les juridictions iniques et la suppression des droits humains finissent presque toujours par s'abattre sur ceux qui les ont instaurées.
À bon entendeur…
Comments
Post a Comment