CBON ON FRANCE 24! CBON SUR FRANCE 24!
English version
This interview on France 24 is an exercise in strategic balancing where CBON attempts to establish his international stature while managing domestic Gabonese frustrations.
He wants to project the image of a confident head of state who is completely in control.
The interview reveals a communication style that oscillates between an assumed and often down-to-earth populism—economic sovereignty, jabs at macroeconomic figures that, according to him, feed no one—and the discourse of a scrupulous legalist constantly hiding behind texts and institutions, even though he knows very well that the separation of powers is not effective in Gabon.
This media appearance directly prepares for his state visit to France, announced for July 20, 2026. The goal is to show Paris the face of a reliable and normalized partner capable of managing the handover of Camp de Gaulle and the future of France's mining interests without brutality.
On the national level, CBON is facing intense scrutiny. The daily problems of the Gabonese facing power outages, the prolonged suspension of social networks, and the economic growth slowdown to 2.6% highlighted by the African Development Bank are creating a climate of doubt. He clumsily attempts to regain control of the narrative.
Faced with the delays in the audit program with the IMF, he shifts the debate. He highlights the buyout of Assala Energy, which makes Gabon the leading producer of its own oil, and underscores the firm ultimatum set for 2029 to force Eramet to process manganese locally.
To justify the imprisonment of former Prime Minister Alain-Claude Bilie-By-Nze or the internet censorship by the High Authority for Communication, CBON systematically invokes the separation of powers.
He presents himself as a mere spectator of sovereign institutions. This posture aims to personally detach him from any accusation of political persecution, while maintaining strict control, which naturally leaves legitimate questions hanging over the true probity and methods of his direct political entourage.
He even exonerates Ali Bongo, describing him as a man diminished by his stroke during the last five years and now free to move about. On the other hand, he explicitly targets his wife and son as the true shadow managers and the exclusive culprits of past financial excesses. This is quite ridiculous.
Finally, he categorically asserts that there will be no Oligui dynasty and that a son will no longer be able to succeed his father. He attempts to reassure the public of his commitment to securing durable political successions that adhere to pluralistic norms.
Version française
Cette interview sur France 24 est un exercice d'équilibrisme stratégique où CBON tente d'asseoir sa stature internationale tout en gérant les frustrations domestiques gabonaises.
Il veut projeter l'image d'un chef d'État décomplexé et en parfait contrôle.
L'entretien révèle une communication qui oscille entre un populisme assumé et souvent terre à terre: souverainisme économique, pique contre les chiffres macroéconomiques qui ne nourrissent personne selon lui; et un discours de légaliste scrupuleux s'abritant constamment derrière les textes et les institutions, alors qu’il sait très bien que la séparation de pouvoirs n’est pas effective au Gabon.
Cette sortie médiatique prépare directement sa visite d'État en France, annoncée pour le 20 juillet 2026. Il s'agit de montrer à Paris le visage d'un partenaire fiable et normalisé capable de gérer la rétrocession du Camp de Gaulle et l'avenir des intérêts miniers de la France sans brutalité.
Sur le plan national, CBON est attendue au tournant. Les problèmes quotidiens des Gabonais face aux délestages, la suspension prolongée des réseaux sociaux, et le ralentissement de la croissance à 2,6 % souligné par la Banque Africaine de Développement créent un climat de doute. Il essaie maladroitement de reprendre la main sur le narratif.
Face aux retards du programme d'audit avec le FMI, il déplace le débat. Il met en avant le rachat d'Assala Energy qui fait du Gabon le premier producteur de son propre pétrole, et souligne l'ultimatum ferme fixé à 2029 pour forcer Eramet à transformer le manganèse localement.
Pour justifier l'emprisonnement de l'ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze ou la censure d'Internet par la Haute Autorité de la Communication, CBON invoque systématiquement la séparation des pouvoirs.
Il se présente en simple spectateur d'institutions souveraines. Cette posture vise à le détacher personnellement de toute accusation de persécution politique, tout en maintenant un contrôle strict, ce qui laisse naturellement planer des questions légitimes sur la véritable probité et les méthodes de son entourage politique direct.
Il dédouane même Ali Bongo, le décrivant comme un homme diminué par son AVC lors des cinq dernières années et désormais libre de ses mouvements. En revanche, il cible explicitement son épouse et son fils comme les véritables gestionnaires de l'ombre et les responsables exclusifs des dérives financières passées. C’est assez ridicule.
Pour finir, il affirme catégoriquement qu' il n'y aura pas de dynastie Oligui et qu'un fils ne pourra plus succéder à son père. Il tente de rassurer sur sa volonté d’obtenir durablement des successions dans les normes pluralistes.
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