THE GABONESE WILL END UP WITHOUT THEIR LAND OR THEIR LIVES! LES GABONAIS FINIRONT SANS LEURS TERRES NI LEURS VIES!
English version
When the homes of Gabonese citizens in the Vallée Sainte-Marie were demolished, the rhetoric of the "super-patriots" was cynical and shameless. We were repeatedly told that you cannot make an omelet without breaking eggs, thereby trivializing the destruction of the living environments of many fellow citizens in the name of a supposed development imperative.
The machine then escalated in the London neighborhood, where Gabonese citizens were expropriated for the benefit of Lebanese investors. Faced with this dispossession, the dominant discourse mutated to justify the unjustifiable: we were told it was an excellent development, as these investors would replace the locals' shacks with modern buildings. Dispossession on one's own land suddenly became synonymous with progress.
This alienation reached its peak with the much-touted construction projects spearheaded by CBON. When it is pointed out that showcases like the Baie des Rois or the Cité Émeraude actually belong to these very same Lebanese interests, the apologists for this system still find an excuse. For them, it is supposedly better to house foreign-owned towers on our soil than to be homeowners—even of modest dwellings—in our own country. It is the total abdication of our economic sovereignty.
Faced with this uninterrupted progression of injustice, the current escalation was sadly predictable. How can anyone be surprised that today, the national gendarmerie has resorted to killing Gabonese citizens whose only crime is refusing to cede their land to Lebanese interests? Verbal and economic violence has logically spawned physical and lethal violence.
The State, which is supposed to protect its citizens, seems to have become the armed wing of their expropriation. The descent into hell for our land sovereignty and our liberties is only just beginning.
Version française
Quand les foyers des Gabonais de la Vallée Sainte-Marie ont été démolis, la rhétorique des super patriotes s'est voulue cynique et décomplexée. On nous a martelé qu’on ne faisait pas d’omelette sans casser les œufs; banalisant ainsi la destruction du cadre de vie de nombreux concitoyens au nom d’un prétendu impératif d'aménagement.
Quand la machine s'est emballée au quartier London, où des Gabonais ont été expropriés au profit d'investisseurs libanais. Face à cette spoliation, le discours dominant a muté pour justifier l'injustifiable : on nous a expliqué que c'était une excellente chose, car ces investisseurs allaient remplacer les bicoques des nationaux par des immeubles modernes. La dépossession sur sa propre terre devenait soudainement synonyme de progrès.
L'aliénation a atteint son paroxysme avec les fameux projets de construction portés par CBON. Lorsqu'il est souligné que les vitrines que sont la Baie des Rois ou la Cité Émeraude appartiennent en réalité à ces mêmes intérêts libanais, les chantres de ce système trouvent encore une parade. Pour eux, il vaudrait mieux abriter sur notre sol des tours appartenant à des étrangers plutôt que d'être propriétaires, fussent de modestes habitations, chez soi. C'est l'abdication totale de notre souveraineté économique.
Face à cette gradation ininterrompue dans l'injustice, l'escalade actuelle était tristement prévisible. Comment peut-on s’étonner qu'aujourd'hui, la gendarmerie nationale en vienne à tuer des Gabonais dont le seul crime est de refuser de céder leurs terres à des Libanais ? La violence verbale et économique a logiquement enfanté la violence physique et létale.
L'État, censé protéger ses citoyens, semble s'être fait le bras armé de leur expropriation. La descente aux enfers de notre souveraineté foncière et de nos libertés n’en est qu’à son début.
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