THE SPLIT OF SEEG DOESN’T SOLVE ANYTHING! LA SCISSION DE LA SEEG NE RIME À RIEN!





English version 


CBON has just decided to split the state-owned enterprise SEEG into two separate entities: water on one side and electricity on the other. This solution is presented as a technical panacea. However, dismantling the SEEG without tackling the deep-rooted evils eating away at it runs a high risk of being merely window dressing.


  • The physical infrastructure deadlock: Creating two distinct entities does not generate a single new megawatt, nor does it plug any leaks in the distribution network. The real crux of the problem remains the investment deficit in basic infrastructure. Without fresh capital to modernize turbines or water treatment plants, the split will only divide the shortage.


  • The toxic management of financial liabilities: The SEEG is burdened by colossal debt and degraded financial ratios. The split poses an accounting headache: how do you allocate this sovereign or quasi-sovereign debt? Without an absolute requirement for transparency in public spending and a complete audit of arrears, the new companies will be born technically bankrupt, weighing heavily on the country's macroeconomic indicators.


  • The risk of bureaucratic multiplication: Dividing a company often means duplicating management structures. If the split simply boils down to creating two distinct boards of directors and multiplying the positions of directors general and executives without optimizing field staff (engineers and technicians), the explosion of the wage bill will wipe out any hope of profitability.


Such a transformation requires much more than a signature at the bottom of a decree. Separating IT systems, customer databases, supply chains, and human resources represents a major operational challenge.


To avoid a collapse of services during the transition, it is imperative to apply strict change management protocols and conduct a rigorous risk assessment at every stage. Without these structural safeguards to guarantee compliance and the continuity of public service, the reorganization risks creating administrative chaos that will directly penalize the end consumer.


For SEEG split to be a genuine solution and not a misguided idea, it must necessarily be accompanied by the depoliticization of its management, the implementation of pricing that reflects the true costs of production, and an opening up to partnerships (public-private or otherwise) capable of bringing in the missing technical expertise and capital.




Version française 


CBON vient de décider de la scission de la société d'État la SEEG, entre l’eau d’un côté et l’électricité de l’autre. Cette solution est présentée comme une panacée technique. Pourtant, démanteler la SEEG sans s'attaquer aux maux profonds qui la rongent risque fort de n'être qu'un simple maquillage.


  • L'impasse des infrastructures matérielles : Créer deux entités distinctes ne génère aucun nouveau mégawatt et ne colmate aucune fuite sur le réseau de distribution. Le véritable nœud du problème reste le déficit d'investissement dans les infrastructures de base. Sans capitaux frais pour moderniser les turbines ou les stations d'épuration, la scission ne fera que diviser la pénurie.


  • La gestion toxique du passif financier : La SEEG traîne une dette colossale et des ratios financiers dégradés. La scission pose un casse-tête comptable : comment répartir cette dette souveraine ou quasi-souveraine ? Sans une exigence absolue de transparence dans la dépense publique et un audit complet des arriérés, les nouvelles sociétés naîtront techniquement en faillite, pesant lourdement sur les indicateurs macroéconomiques du pays.


  • Le risque de multiplication bureaucratique : Diviser une entreprise signifie souvent dupliquer les structures de direction. Si la scission se résume à créer deux conseils d'administration distincts et à multiplier les postes de directeurs généraux et de cadres sans optimiser les effectifs de terrain (les ingénieurs et techniciens), l'explosion de la masse salariale annulera tout espoir de rentabilité.


Une telle transformation exige bien plus qu'une signature au bas d'un décret. Séparer les systèmes informatiques, les bases de données clients, les chaînes d'approvisionnement et les ressources humaines représente un défi opérationnel majeur.


Pour éviter l'effondrement des services lors de la transition, il est impératif d'appliquer des protocoles stricts de gestion du changement et de procéder à une évaluation rigoureuse des risques à chaque étape. Sans ces garde-fous structurels pour garantir la conformité et la continuité du service public, la réorganisation risque d'engendrer un chaos administratif qui pénalisera directement le consommateur final.


Pour que la scission de la SEEG soit une véritable solution et non une fausse bonne idée, elle doit obligatoirement s'accompagner d'une dépolitisation de sa gestion, de la mise en place d'une tarification reflétant les coûts réels de production, et de l'ouverture à des partenariats (public-privé ou autres) capables d'apporter l'expertise technique et les capitaux manquants.


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