CBON’S CARDBOARD ECONOMIC PATRIOTISM! LE PATRIOTISME ÉCONOMIQUE EN CARTON DE CBON!




English version 


The press has just highlighted a blatant disconnect between the promises of economic sovereignty championed by CBON and the reality on the ground.


While CBON builds its rhetoric around the reclamation of national wealth by the Gabonese people, the article reveals that the true beneficiaries of the redistribution of mining permits in Gabon are foreign operators:


  • Khalil Rihan, a Lebanese businessman.
  • Karl Rolly, his stepson, a French businessman.


This duo has established itself as the largest holder of gold exploration and exploitation licenses in Gabon, controlling no fewer than 13 mining permits.


To bypass public scrutiny and maintain the illusion of economic patriotism, the article highlights the use of shell companies and ad hoc structures where the actual beneficiaries do not appear directly in the bylaws:


  • Mineralis: A company (once managed by a member of their family) that has obtained massive permits (Ntoum, 1,400 km²; Lassio, 840 km²; Ndjolé, etc.).


  • Emiga: Suspected of directly managing CBON's private assets, initially set up by Karl Rolly, it holds 5 permits (including a former primary gold mine belonging to Managem).


  • Arab Africa Mining Co: Created in June 2026 to bring in partners from Abu Dhabi at the expense of other operators.


The normal functioning of ministries and public administrations, which are supposed to guarantee the public interest and transparency, is bypassed in favor of personal influence networks:


  • Squeezing out the Ministry: Khalil Rihan bypasses the Minister of Mines, Sosthène Nguema Nguema (who opposes their methods), by relying directly on the Deputy Director General of Mines, Alain Serge Nzamba Manzanza, to obtain confidential documents and sign off on asset transfers.


  • Parallel Diplomacy: Equipped with Gabonese diplomatic passports, Rihan and Rolly conduct parallel economic diplomacy (notably with the United Arab Emirates), interfering in the sovereign prerogatives of the State.


The article mentions pressure exerted on established foreign multinationals (such as the French company Eramet or the Moroccan group Managem):


  • The Minister of Mines deplores methods that border on threats to force companies to bend, enter their capital by force, or demand a share of their revenues.


  • These practices of predation and financial choking, carried out under the banner of the public debt task force chaired by Pierre Duro, actually serve as leverage to redistribute assets in favor of the inner circle of power.


Far from returning mining resources to the Gabonese people or to independent national champions, the system described by the press resembles crony capitalism. By concentrating gold (and soon oil) permits in the hands of an informal Lebanese advisor and his French partner, who are suspected of managing the direct financial interests of the presidency, CBON seems to be perpetuating, under a new rhetoric, the very practices of resource grabbing that the 2023 coup claimed to abolish.





Version française 


La presse vient de mettre en lumière un décalage flagrant entre les promesses de souveraineté économique prônée par CBON et la réalité des faits sur le terrain.


Alors que CBON axe son discours sur la réappropriation des richesses nationales par les Gabonais, l'article révèle que les véritables bénéficiaires de la redistribution des permis miniers au Gabon sont des opérateurs étrangers :


  • Khalil Rihan, un homme d'affaires libanais.
  • Karl Rolly, son beau-fils, un homme d'affaires français.


Ce binôme s'est imposé comme le plus grand détenteur de licences de recherche et d'exploitation aurifères au Gabon, contrôlant pas moins de 13 permis miniers.


Pour contourner l'affichage public et maintenir le mirage du patriotisme économique, l'article souligne l'utilisation de structures écrans et de sociétés ad hoc où les véritables bénéficiaires n'apparaissent pas directement dans les statuts :


  • Mineralis : Une société (un temps gérée par un membre de leur famille) qui a obtenu d'immenses permis (Ntoum, 1 400 km² ; Lassio, 840 km² ; Ndjolé, etc.).


  • Emiga : Suspectée de gérer directement les actifs privés CBON, initialement constituée par Karl Rolly, elle détient 5 permis (dont une ancienne mine d'or primaire de Managem).


  • Arab Africa Mining Co : Créée en juin 2026 pour intégrer des partenaires d'Abu Dhabi au détriment d'autres opérateurs.


Le fonctionnement normal des ministères et des administrations publiques censés garantir l'intérêt général et la transparence est court-circuité au profit de réseaux d'influence personnels :


  • Outrepasser le ministère : Khalil Rihan contourne le ministre des Mines, Sosthène Nguema Nguema (qui s'oppose à leurs méthodes), en s'appuyant directement sur le Directeur général adjoint des mines, Alain Serge Nzamba Manzanza, pour obtenir des documents confidentiels et faire signer des cessions d'actifs.


  • La diplomatie parallèle : Équipés de passeports diplomatiques gabonais, Rihan et Rolly mènent une diplomatie économique parallèle (notamment avec les Émirats arabes unis), s'ingérant dans les prérogatives régaliennes de l'État.


L'article mentionne des pressions exercées sur les multinationales étrangères établies (telles que le français Eramet ou le marocain Managem) :


  • Le ministre des mines déplore des méthodes s'apparentant à des menaces pour faire plier des sociétés, entrer de force dans leur capital ou exiger une partie de leurs revenus.


  • Ces pratiques de prédation et d'asphyxie financière, opérées sous la bannière de la task force sur la dette publique présidée par Pierre Duro, servent en réalité de levier pour redistribuer les cartes en faveur du premier cercle du pouvoir.


Loin de restituer les ressources minières au peuple gabonais ou à des champions nationaux indépendants, le système décrit par la presse s'apparente à un capitalisme de connivence. En concentrant les permis d'or (et bientôt de pétrole) entre les mains d'un conseiller informel libanais et de son associé français, soupçonnés de gérer les intérêts financiers directs de la présidence, CBON semble perpétuer, sous une nouvelle rhétorique, les pratiques de captation des ressources que le coup d'État de 2023 prétendait pourtant abolir.

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