IF YOU LIKE A LIFE FED BY NGORI, YOU CONDEMN YOURSELF TO POVERTY! SI VOUS AIMEZ UNE VIE ALIMENTÉE DE NGORI, VOUS VOUS CONDAMNEZ À LA PAUVRETÉ !
English version
Dear readers, if you enjoy reading that enriches the mind and helps you understand the dangers faced by a population reduced to living off ngori in Gabon, we strongly advise you to read Alexis de Tocqueville, particularly his essay « Memoir on Pauperism. »
The assertion that charity leads to poverty is rooted in the idea of asymmetry in human relations. Relying on the generosity of others can, over the long term, numb the entrepreneurial spirit, the appetite for risk, and personal effort. The individual becomes accustomed to a passive flow of resources, which stifles the development of their own productive skills.
Anyone who depends on the goodwill of others places themselves in a position of extreme precariousness. If the source of charity runs dry (due to economic crisis, donor fatigue, or a shift in priorities), the recipient is instantly left destitute, without any capital of skills or infrastructure to bounce back. It is in this way that structural dependency institutionalizes poverty rather than curing it.
In the face of a systemic shock (war, famine, bankruptcy, illness), charity and solidarity are indispensable. They prevent a total collapse and preserve human dignity at a given moment. In these circumstances, aid serves as a stepping stone to rebuild one's strength.
The danger arises when emergency aid morphs into a permanent system with no prospect of an exit. This is what economists sometimes refer to as the "inactivity trap" or the perverse effects of dependency, where the opportunity cost of effort becomes psychologically or financially too high compared to the immediate gain of assistance.
To escape this dilemma, modern thought has often sought to replace the concept of charity (which is vertical, discretionary, and sometimes humiliating) with that of solidarity or social justice (which is horizontal, contractual, and rights-based).
The economic objective of a just society is not to sustain poverty through perpetual assistance, but to create the conditions for empowerment; that is to say, to provide everyone with the educational, legal, and economic tools to break free from want and become autonomous, productive actors.
Everyone knows the famous adage attributed to Confucius: "Give a man a fish and you feed him for a day. Teach a man to fish and you feed him for a lifetime." Dependency is born when fish are distributed without ever lending the fishing rod.
In Gabon, perpetual ngori is a social poison; do not participate in it!
Version française
Chers lecteurs, si vous aimez les lectures qui enrichissent l’esprit et vous comprendre les dangers que courent la population réduite à vivre du ngori, au Gabon, nous vous conseillons de lire Alexis de Tocqueville, notamment son ouvrage « Mémoire sur le paupérisme ».
L'affirmation selon laquelle la charité mène à la pauvreté repose sur l'idée de l'asymétrie des relations humaines. Compter sur la générosité d'autrui peut, à long terme, anesthésier l'esprit d'entreprise, le goût du risque et l'effort personnel. L'individu s'habitue à un flux de ressources passif, ce qui freine le développement de ses propres compétences productives.
Celui qui dépend du bon vouloir des autres se place dans une situation de précarité extrême. Si la source de la charité se tarit (crise économique, lassitude du donateur, changement de priorités), le bénéficiaire se retrouve instantanément démuni, sans capital de compétences ou d'infrastructures pour rebondir. C'est en cela que la dépendance structurelle institutionnalise la pauvreté plutôt qu'elle ne la guérit.
Face à un choc systémique (guerre, famine, faillite, maladie), la charité et la solidarité sont indispensables. Elles empêchent la chute totale et préservent la dignité humaine à un instant t. Ici, l'aide est un tremplin permettant de reconstituer ses forces.
Le danger survient lorsque l'aide d'urgence se transforme en un système permanent sans perspective de sortie. C'est ce que les économistes appellent parfois la trappe à l'inactivité ou les effets pervers de l'assistanat, où le coût d'opportunité de l'effort devient psychologiquement ou financièrement trop élevé par rapport au gain immédiat de l'aide.
Pour sortir de ce dilemme, la pensée moderne a souvent cherché à remplacer la notion de charité (verticale, discrétionnaire et parfois humiliante) par celle de solidarité ou de justice sociale (horizontale, contractuelle et basée sur des droits).
L'objectif économique d'une société juste n'est pas d'entretenir la pauvreté par de l'aide perpétuelle, mais de créer les conditions de l'encapacitation; c’est à dire de donner à chacun les outils éducatifs, juridiques et économiques pour s'affranchir du besoin et devenir un acteur productif autonome.
Tout le monde connaît le fameux adage attribué à Confucius : « Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour. Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours. » La dépendance naît quand on distribue le poisson sans jamais prêter la canne à pêche.
Au Gabon, le ngori perpétuel est un poison social ; n’y adhérez pas !
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