WHEN WE ARE TOLD THAT AFRICA IS DEVELOPING, THIS KIND OF RANKING BRINGS US BACK TO REALITY! QUAND ON VOUS DIT QUE L’AFRIQUE SE DÉVELOPPE, CE GENRE DE CLASSEMENT NOUS RAMÈNE À LA RÉALITÉ!
English version
Shown above is a ranking of average math scores among 15-year-olds from the OECD's PISA 2025 results. PISA (Programme for International Student Assessment) is a standardized test run every three years that measures how well students can apply math, reading, and science to real-world problems, not just recall what they were taught. The dotted line marks the OECD average of 463.
Why does it matters?
• It's a common yardstick. Few tools compare education systems across dozens of countries on the same scale.
• It guides policy. Governments study top performers like Singapore, Japan, and Estonia and adapt their reforms.
• It signals future skills. Math ability is tied to a country's capacity for innovation, engineering, and tech-driven growth.
• It shows gaps. Results can reveal inequality between rich and poor countries, or between regions.
Caveats
• China's score covers only four regions (Beijing, Shanghai, Jiangsu, Zhejiang), as the chart's footnote says, so it isn't a national average.
• PISA only tests students who are still in school, and one test can't capture everything a good education does.
So, the question for this blog is : why are African countries missing from this ranking ?
Two things are worth separating here: this chart only shows countries scoring 443 and above, so African countries may be missing either because they didn't participate or because they scored lower. Both are real problems for Africa, for different reasons.
Why it matters
• Missing data means missing diagnosis. PISA is one of the few tools that compares education systems on the same scale. Without it, governments can't see how their students compare or which reforms are working elsewhere.
• Math skills feed the economy. Strong math and science skills are linked to a country's capacity for innovation, engineering, and tech. The top of this chart is dominated by East Asian economies that invested heavily in this.
• Investment and policy follow data. Donors, investors, and international agencies use rankings like this to direct attention and funding. Countries absent from the data are easier to overlook.
• Africa's young population is a big stake. With the world's youngest population, the quality of learning, not just school enrollment, will shape whether that becomes a demographic dividend or a burden.
• Others define the narrative. Where Africa is absent or scores low, the story gets told from outside, often without context on funding, language of instruction, or access.
Nuances
• A few African countries do take part in PISA or in similar assessments (TIMSS, PASEC, SACMEQ), but participation is limited, often because of cost or fear of poor results.
• While these types of rankings aren't everything, they nonetheless reflect resources, history, and curriculum fit as well as teaching quality in the tested countries. Once again, Africa seems to be left behind.
Version française
Le classement ci-dessus présente les scores moyens en mathématiques des jeunes de 15 ans, d'après les résultats PISA 2025 de l'OCDE. PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) est un test standardisé organisé tous les trois ans, qui mesure la capacité des élèves à appliquer les mathématiques, la lecture et les sciences à des problèmes concrets, et pas seulement à restituer ce qu'on leur a enseigné. La ligne en pointillés indique la moyenne de l'OCDE, soit 463.
Pourquoi est-ce important ?
• C'est un outil de mesure commun. Peu d'instruments permettent de comparer les systèmes éducatifs de dizaines de pays sur une même échelle.
• Il oriente les politiques publiques. Les gouvernements étudient les pays les plus performants, comme Singapour, le Japon et l'Estonie, et adaptent leurs réformes.
• Il annonce les compétences de demain. Le niveau en mathématiques est lié à la capacité d'un pays à innover, à former des ingénieurs et à croître grâce à la technologie.
• Il révèle des écarts. Les résultats peuvent mettre en évidence des inégalités entre pays riches et pays pauvres, ou entre régions.
Réserves
• Le score de la Chine ne couvre que quatre régions (Pékin, Shanghai, Jiangsu et Zhejiang), comme l'indique la note de bas de graphique ; il ne s'agit donc pas d'une moyenne nationale.
• PISA ne teste que les élèves encore scolarisés, et un seul test ne peut pas rendre compte de tout ce qu'apporte une bonne éducation.
Voici donc la question que ce pose ce blog : pourquoi les pays africains sont-ils absents de ce classement ?
Deux choses méritent d'être distinguées : ce graphique ne montre que les pays ayant obtenu 443 points ou plus. Les pays africains peuvent donc en être absents soit parce qu'ils n'ont pas participé, soit parce qu'ils ont obtenu des scores plus faibles. Les deux situations sont de vrais problèmes pour l'Afrique, mais pour des raisons différentes.
Pourquoi est-ce important ?
• Des données manquantes, donnent un diagnostic manquant. PISA est l'un des rares outils qui permettent de comparer les systèmes éducatifs sur une même échelle. Sans lui, les gouvernements ne peuvent pas voir comment se situent leurs élèves ni quelles réformes fonctionnent ailleurs.
• Les compétences en mathématiques alimentent l'économie. De solides compétences en mathématiques et en sciences sont liées à la capacité d'un pays à innover et à se développer dans l'ingénierie et la technologie. Le haut de ce classement est dominé par des économies d'Asie du Sud-Est qui ont beaucoup investi dans ce domaine.
• Les investissements et les politiques suivent les données. Les bailleurs de fonds, les investisseurs et les agences internationales s'appuient sur ce type de classement pour orienter leur attention et leurs financements. Les pays absents de ce type de classification sont plus faciles à négliger.
• La jeunesse de l'Afrique représente un enjeu majeur. Le continent ayant la population la plus jeune du monde, la qualité des apprentissages, et pas seulement le taux de scolarisation, déterminera si cette jeunesse deviendra un dividende démographique ou un fardeau.
• Le récit est écrit par d'autres. Lorsque l'Afrique est absente ou obtient de faibles scores, le rapport est écrit de l'extérieur, souvent sans tenir compte du contexte : financement, langue d'enseignement, accès à l'école.
Nuances
• Quelques pays africains participent à PISA ou à des évaluations similaires (TIMSS, PASEC, SACMEQ), mais la participation reste limitée, souvent en raison du coût ou de la crainte de mauvais résultats.
• Même si ces classements ne représentent pas tout, ils reflètent néanmoins les ressources, l'histoire et l'adéquation des programmes scolaires, ainsi que la qualité de l'enseignement dans les pays testés. Une fois de plus, l'Afrique semble laissée pour compte.
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