DEMOCRATIE IS FORBIDDEN IN CENTRAL AFRICA! L’AFRIQUE CENTRALE INTERDITE DE DÉMOCRATIE

Photo: AFP




English version

If reasonable people can agree on the fact that societies which have evolved differently have developed different specificities, no one can argue today that on democracy and human rights, there is an African specificity apart from international principles. Doing it means taking a similar posture to that of Flavien Enongoué who recently wrote that the idea of removing the political parties in Gabon was to be considered; an opinion that only service to a dictatorship can induce.

There is no fundamental human rights, political, legal, which should only be valid in the West and not in Africa. From the moment we speak of the state, we automatically refer to the citizen, the individual, and therefore to their rights as well. The political power therefore has responsibilities vis-à-vis the citizens. One of these responsibilities is to give citizens the opportunity to choose their leaders. How to want the progress of a society if basic freedoms are restricted? How can you blame the simple citizen motorist for occupying the road as if he were the only user when regularly, the president for each trip, closes roads to traffic; thus causing huge traffic paralysis?

Can the population be asked to display civisms when those who are responsible for the state structures are the masters of incivility? Why are the particularly undemocratic regimes of Central Africa considered as pledges of "stability" by an obsolete françafrique? For Flavien Enongoué and his francafrican sponsors, countries like Gabon and Congo are simply not ready for democracy, and there is therefore no need to want the liberation in mass of the people who live there. For this blog, democracy is not a luxury that must happen after development; but on the contrary, it is an essential tool for that development, totalitarian regimes are often the worst obstacles to a possible development.

Gabon, Congo, Cameroon etc., have significant economic potential; and yet the social and economic performance of these countries remain low, despite "stable" dictatorships of 50 years. In the countries of Central Africa, we can all see that dictatorships prevent the emergence of a market economy distinct from oil revenues. The economic sector is stifled because dictatorships often break any possibility of sustainable business. In Central Africa, when social and political freedom are not allowed to individuals, economic freedom suffers, and vice versa. In addition, the greed of the people at the head of the states undermines public finances and put our countries in debt.

The worst examples are the forums organized in Gabon and Congo by Richard Attias, where all sorts of celebrities are invited at the poor people expense. A true coronation of ridicule and expense that swallows huge sums of money. These mechanisms are a vehicle for these regimes to finance "legally" their friends of françafrique.

Advocates of dictatorial "stability" in Central Africa will tell you that in Central Africa, only dictatorship can induce progress. They will serve as an example the Chinese model. These arguments must be rejected and we must ask for Central Africa, the same rights and freedoms as those existing elsewhere.



Version française

Si des gens raisonnables peuvent s’accorder sur le fait que des sociétés ayant évolué différemment aient des spécificités différentes, personne ne peut aujourd’hui soutenir le discours selon lequel en matière de démocratie et de droits de l’homme, on puisse parler d’une spécificité africaine échappant aux canons internationaux. Le faire revient à prendre une posture similaire à celle de Flavien Enongoué qui écrivait récemment qu’il faillait examiner l’idée de supprimer les partis politiques au Gabon ; une opinion que seul le service à une dictature peut induire.

Il n’y a pas de droits fondamentaux de l’homme, politique, juridique, qui soient valables seulement en occident et non en Afrique. A partir du moment où on parle d’Etat, on fait automatiquement allusion au citoyen, à l’individu, et par conséquent à ses droits aussi. Le pouvoir politique a donc des responsabilités vis-à-vis des citoyens. L’une de ces responsabilités est de donner aux citoyens l’occasion de choisir leurs dirigeants. Comment vouloir du progrès d’une société si les libertés fondamentales y sont restreintes ? Comment peut-on reprocher au simple citoyen automobiliste d’occuper la chaussée comme s’il en était le seul utilisateur, quand régulièrement, le président se permet à chacun de ses déplacements, de fermer les artères à la circulation ; causant ainsi une énorme paralysie de la circulation ?

Peut-on demander du civisme à la population, quand ceux qui sont responsables des structures de l’Etat sont les maitres de l’incivisme ? Pourquoi les régimes de nature particulièrement antidémocratiques de l’Afrique Centrale sont-ils considérés comme des gages de « stabilité » par une françafrique plus que jamais désuète ? Pour Flavien Enongoué et ses parrains françafricains, des pays comme le Gabon et le Congo ne seraient simplement pas prêts pour la démocratie, et il n’y aurait donc pas lieu de vouloir la libération en masse des gens qui y vivent. Pour ce blog, la démocratie n’est pas un luxe qui doit arriver après le développement ; mais bien au contraire, elle est un outil essentiel pour assurer ledit développement, les régimes totalitaires étant souvent les pires des entraves à un éventuel développement.

Le Gabon, le Congo, le Cameroun etc., ont un potentiel économique important ; et pourtant les performances économiques et sociales de ces pays restent faibles, malgré des dictatures « stables » de 50 ans. Dans les pays d’Afrique Centrale, nous pouvons tous constater que les dictatures empêchent l’éclosion d’une véritable économie de marché se démarquant de la rente pétrolière. Le secteur économique est malmené car les dictatures y brisent souvent toute possibilité d’entreprise durable. En Afrique Centrale, quand on ne laisse pas de liberté sociale et politique à l’individu, la liberté économique en pâtit, et vice versa. En plus de cela, la cupidité des gens à la tête des États sape les finances publiques et endette nos pays.

Les pires exemples sont ces forums organisés au Gabon et au Congo par Richard Attias, où sont invités toutes sortes de célébrités, aux frais de peuples pauvres. Un véritable sacre du ridicule et de l’onéreux qui englouti des sommes faramineuses. Ces mécanismes sont un véhicule permettant à ces régimes de financer « légalement » leurs amis de la françafrique.

Les défenseurs de la « stabilité » dictatoriale en Afrique Centrale vous diront qu’en Afrique Centrale, seule la dictature peut induire le progrès. Ils vous serviront l’exemple Chinois comme modèle. Ces raisonnements sont à rejeter et nous devons demander pour l’Afrique Centrale, les mêmes droits et libertés que celles existants ailleurs.

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