SHOULD THE VIDEO OF ABUSED BUSINESS WOMEN HAVE BEEN PUBLISHED? YES ABSOLUTELY! FALLAIT-IL PUBLIER LA VIDÉO DES FEMMES COMMERÇANTES MALMENÉES? OUI ABSOLUMENT !




English version

It is due to the spread on social networks of the video showing how women traders have been treated by the repressive forces of Ali Bongo’s regime; and the amplification of the discontent among the Gabonese population that ensued, that the Interior Ministry came to declare laconically, not that sanctions were taken against the unscrupulous police officers, but against the person that filmed the video. In other words, dear readers, it is the video that was a problem to the regime and not the causes that enabled the scenario unfolding in that to take place. We have here again, all the evidence of the evil of that regime.

Thanks to the internet, particularly to the various platforms of social networks established by free and independent Gabonese, we can now largely circumvent censorship and propaganda that continue to dominate the state media in Gabon and expose to the world the horror subjected by this regime upon the Gabonese people. Gabonese ordinary citizens know that what this video demonstrates only embarrasses this regime only because of the media scope we have given to this event. If this video had not existed, the regime would have said that the police had not abused the women and that any assertion to the contrary would be liable to prosecution for defamation. But faced with these images, the system finds itself caught red handed; faced with its own horrors and unable to explain itself coherently! This video is a real "inventory" of what is Gabon today; and this is what embarrasses the regime!

Internet and social networks promote and enable diversification, enrichment and opening up of citizen actions facing the dictatorship. This contributes, that the regime likes it or not, to a broadening of the public debate, obviously helped by the censorship increasingly massive and arbitrary in state media that, far from muzzling the speech and thoughts of the Gabonese people, sharpen them on the contrary and push them to rally together to defend their common space that is the country.

Several regime’ sycophants even dared to want to advance the argument that by posting this video, we undermined the dignity of these women and participated in the pain of their relatives. No but they are sick, these hypocrites! These people asking us: "how would the families of these women receive these images you post?" should ask their security forces how they could behave in this way with mothers. Responsibility for the content of the video lies with the regime and its forces and not with us who are showing the world how this regime behaves. This is the same argument that is used when we show the images children mutilated bodies killed by ritual crimes; the henchmen of the regime, certainly to protect the sponsors, come to complain and say that we are messing with the country's image. But a country that allows such atrocities expects to have what kind of image?

The hypocrisy of the Interior Ministry is staggering. If that ministry wants to show compassion for these women traders, it must ask its forces not to rip them off every day; it must ask its officers to treat them with more respect and not like cattle. This video is a slap in the face of this regime always quick to trample the rights of citizens, regularly slipping towards totalitarianism, but suddenly feeling "emotional" when the video of its own horrors is made public!

The regime would have liked for all this to happen behind closed doors; but no, there is this video that shows the world the moral values of this regime. For this, we published, are publishing and will re-publish this video!



Version française

C’est suite à la propagation de la vidéo montrant comment les femmes commerçantes ont été traitées par les forces de répression du régime Ali Bongo, sur les réseaux sociaux; et à l’amplification du mécontentement parmi la population gabonaise qui s’en est suivi, que le ministère de l’Intérieur est venu déclarer laconiquement, non pas que des sanctions étaient prises contre les agents de police indélicats, mais contre la personne qui a filmé la vidéo. En d’autres termes, chers lecteurs, c’est la vidéo qui pose problème au régime et non les causes qui ont permis au scenario se déroulant dans cette vidéo d’avoir lieu. Nous avons là encore une fois, toute la preuve de l’iniquité de ce régime.

Grace à Internet, et en particulier aux divers plateformes de réseaux sociaux mises en place par des Gabonais libres et indépendants, nous pouvons désormais très largement contourner la censure et la propagande qui continuent de dominer les médias d’Etat au Gabon et exposer au monde entier toute l’horreur que ce régime fait subir au peuple Gabonais. Les citoyens Gabonais ordinaires savent que ce que démontre cette vidéo n’embarrasse le régime qu’à cause du champ médiatique que nous avons donné à cet évènement. Si cette vidéo n’avait pas existé, le régime aurait dit que les policiers n’avaient nullement maltraité ces femmes et que toute affirmation du contraire serait passible de poursuite pour diffamation. Mais face à ces images, le régime se retrouve le bec dans l’eau ; confronté à ses propres horreurs et incapable de s’expliquer de manière cohérente ! Cette vidéo est un véritable « état des lieux » de ce qu’est le Gabon aujourd’hui; et c’est cela qui embarrasse le régime !

Internet et les réseaux sociaux favorisent et permettent une diversification, un enrichissement et un décloisonnement des usages citoyens face à la dictature. Cela contribue, que le régime le veuille ou non, à un élargissement du débat public, favorisé évidemment par la censure de plus en plus massive et arbitraire dans les medias d’Etat qui, loin de museler la parole et la pensée des Gabonais, les aiguisent au contraire et poussent ceux-ci à se mobiliser collectivement pour défendre leur espace commun qui est le pays.

Plusieurs chantres du régime ont même osé vouloir avancer l’argument selon lequel en publiant cette vidéo, nous ayons porté atteinte à la dignité de ces femmes et participé à la douleur de leurs proches. Non mais ils sont malades ces hypocrites! Ces gens qui nous demandent : «comment les familles de ces femmes vont recevoir ces images que vous publiez ?», auraient dû poser la question à leurs forces de l’ordre de savoir comment ces derniers pouvaient se conduire de cette manière avec des mères de familles. La responsabilité du contenu de la vidéo incombe au régime et à ses forces de l’ordre et non à nous qui montrons au monde entier comment se comporte ce régime. C’est le même argument qui est utilisé quand nous montrons les images des corps des enfants mutilés par les crimes rituels ; les sbires du régime, certainement pour protéger les commanditaires, viennent se plaindre en disant que nous salissons l’image du pays. Mais un pays qui permet de telles atrocités s’attend à avoir quelle image ?

L’hypocrisie du ministère de l’Intérieur est sidérante. Si ce ministère veut faire preuve de compassion pour ces femmes commerçantes, qu’il demande à ses forces de l’ordre de ne plus les arnaquer au quotidien ; qu’il demande à ses policiers de les traiter avec plus d’égard et non comme du bétail. Cette vidéo est une gifle au régime toujours prompt à porter atteinte aux droits des citoyens, glissant régulièrement vers le totalitarisme, mais qui subitement éprouve de « l'émotion » quand la vidéo de ses propres horreurs est rendue publique !

Le régime aurait voulu que tout ceci se passa à huit clos ; mais non il y a cette vidéo qui prouve au monde entier la valeur morale de ce pouvoir. Pour cela, nous avons publié, publions et republierons cette vidéo !

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