THE DESPAIR OF GABONESE BUSINESSWOMEN. LE DESESPOIR DES FEMMES COMMERÇANTES GABONAISES






English version

The Gabonese people have often been criticized for their lack of entrepreneurial spirit, resourcefulness, and their too pronounced tendency for idleness and for office jobs. Nevertheless, there is a sample of the Gabonese population that has always escaped this stereotypical description: they are the women traders who sell their products in various markets across the country and carry by themselves our informal economy.

The images shown by the above video are shocking in that they show us how these brave women, just wanting to sell their products on the market, were induced to revolt by stripping in public in protest of the treatment meted out to them by the police and tax authorities of the regime; and in response to which they were arrested and mistreated by those same authorities always ready to apply repression, when other methods would have been more appropriate.

Why did these women strip in public?

These brave women earn their living by their sweat and tears, quite literally. They receive no government or state aid. They have no access to credit from financial institutions operating in Gabon. But they are continually harassed by the authorities who put many roadblocks before them and causing a huge shortfall to them. It is not uncommon for these authorities to confiscate their products or require them to pay arbitrary taxes that are only one form of racket and exploitation of those women who therefore continually see their rights violated.

Faced with these multiple abuses, and before the contemptuous attitude displayed towards them by the authorities in place, these women were keen to make their voices heard, and used the only mean that was available to them. Who can believe for a moment that a complaint by these women would have been considered by the judicial services of the regime? No, the only thing left to them was to take control and use local cultural codes to express their discontent to the regime.

Indeed, in various African cultures in general, and Gabonese ones especially, an ancestral practice is that nudity can be used by women to curse someone, to shame them, or to protest against an injustice. Knowing that chastity of adult women is sacred in local cultures, to undress in public means for these women an extremely strong protest message that shows the power that be that social cohesions rules are now bursting. It is a way for these women to curse the leaders who are responsible for this situation.

Dear readers, when we look at these ladies who are of the age of our adult sisters, our mothers, our aunts, resist by nudity; when we observe their weeping, with their hair disheveled, waving their clenched fists, with their naked bodies; screaming in despair, tears streaming down their cheeks; it is that they have reached their limit; they have been pushed to the edge and they have nothing to lose.

These scenes may seem surreal to those who do not read the signs of the time, but the despair of these women is an extension of the general feeling of rejection that the Gabonese population feels for Ali Bongo, his regime and their methods. But God, why do these folks not leave us alone? When will we discard them? The ball is firmly in our court, because these women have done their part; they can hardly be asked to do more!




Version française

On a souvent reproché aux Gabonais (es), leur manque d’esprit d’entreprise, de débrouillardise, et leur tendance trop prononcée pour l’assistanat et les emplois de bureau. Néanmoins, il y a un échantillon de la population gabonaise qui a toujours échappé à cette description stéréotypée : ce sont les femmes commerçantes qui vendent leurs produits dans les divers marchés du pays et font fonctionner à bout de bras, notre économie informelle.

Les images présentées par la vidéo ci-dessus sont révoltantes, en ce qu’elles nous montrent comment ces braves femmes, qui ne demandent qu’à écouler leur produit sur les marchés, ont été conduites à se révolter en se dénudant sur la place publique, en protestation au traitement qui leur est infligé par les autorités policières et fiscales du régime en place ; et en réponse de quoi elles ont été molestées et arrêtées par ces mêmes autorités toujours prêtes à la répression, quand d’autres méthodes auraient été plus adaptées.

Pourquoi ces femmes se sont dénudées sur la place publique ?

Ces braves femmes gagnent leur vie à la sueur de leur front, c’est le cas de le dire. Elles ne reçoivent aucune aide gouvernementale ou étatique. Elles n’ont accès à aucun crédit des institutions financières ayant pignon sur rue au Gabon. Mais elles sont continuellement harcelées par ces autorités qui leur font de multiples complications sur le terrain et leur causent un énorme manque à gagner. Il n’est pas rare que ces autorités confisquent leurs produits ou leur demandent de payer des taxes arbitraires qui ne sont qu’une forme de recèle et d’exploitation de ces femmes qui voient donc leurs droits continuellement bafoués.

Face à ces multiples exactions, et devant l’attitude méprisante affichée à leur égard par les autorités en place, ces femmes ont tenu à faire entendre leur voix, et ont utilisé le seul moyen qui leur était disponible. Qui peut un seul instant penser qu’une plainte de ces femmes aurait été considérée par les services judiciaires du régime en place ? Non, il ne leur restait qu’à se prendre en main et à utiliser les codes culturels locaux pour exprimer au régime en place leur mécontentement.

En effet, dans divers cultures africaines en générale, et gabonaises en particulier, une pratique ancestrale veut que la nudité puisse être utilisée par les femmes pour maudire quelqu’un, lui faire honte, ou encore pour protester contre une injustice. Sachant que la pudeur des femmes adultes soit sacrée dans les cultures locales, se dénuder en public signifie pour ces femmes un mode de protestation extrêmement fort qui indique au pouvoir en place que les règles de cohésions sociales sont en train d’éclater. C’est une façon pour ces femmes de maudire les dirigeants qui sont responsables de cet état de fait.

Chers lecteurs, quand nous observons ces dames qui ont l’âge de nos sœurs adultes, de nos mères, de nos tantes, faire cette résistance par la nudité ; quand nous les observons éplorées, les cheveux défaits, brandissant les poings serrés, le corps nu ; hurlant de désespoir, des sillons de larmes sur les joues ; c’est qu’elles sont à bout ; on les a poussé à bout et elles n’ont plus rien à perdre.

Ces scènes peuvent paraitre surréalistes à ceux qui ne savent pas lire les signes du temps, mais le désespoir de ces femmes est le prolongement du sentiment général de rejet que la population Gabonaise éprouve pour Ali Bongo, son régime et leurs méthodes. Mais Dieu, pourquoi ces gens ne nous foutent-ils pas la paix ? Quand allons-nous en faire le débarras ? La balle est résolument dans notre camp, car ces femmes ont fait leur part ; on peut difficilement leur en demander plus !

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