CEUX QUI NE VEULENT RIEN FAIRE ACCUSERONT TOUJOURS CEUX QUI ONT LE COURAGE D’ESSAYER





Notre Gabon est véritablement géré comme une plantation coloniale du temps de l’esclavage. On y retrouve dans la population, les mêmes pathologies que celles qui affectaient les esclaves. C’est ainsi que dans notre pays, on remarque un grand paradoxe dans l’attitude de la majorité de la population gabonaise. Ce paradoxe veut que malgré le fait que l’écrasante majorité de la population étouffe sous les régimes Bongo, quand il s’agit de passer à l’action et de travailler de concert pour faire fléchir voir tomber le régime, nous avons toujours invariablement deux position paradoxales qui s’affrontent au sein de la population : nous avons ceux qui osent mettre la main à la pâte, et ceux qui passe leur temps à les moraliser. Pourtant les deux camps s’accordent sur leur aversion pour les Bongo ; mais comme pour les esclaves qui se battaient parce qu’ils travaillaient soit dans la maison du maitre, soit dans le champ du maitre, oubliant qu’ils étaient tous soumis à l’esclavage, les contemporains gabonais s’entredéchirent pour des bêtises comme demander pourquoi faire des appels de Paris, de Barcelone ou du New Jersey ; oubliant le principal, c'est-à-dire les Bongo qui nous empoisonnent la vie.

1. Le principal n’est pas l’endroit d’où vient l’appel, mais son contenu et ses objectifs
Quand on observe les réactions de certains gabonais, on a l’impression d’avoir affaire à un peuple qu’on a dressé comme on dresse un chien ou un cheval. Quand les uns sortent dans les rues, manifestent et grondent de leur colère face à ce régime, qu’ils le fassent à Paris, Londres, Libreville, Bitam ou dans le New Jersey, l’objectif et le message reste le même; les autres les critiquent, les raillent et les maudissent en leur reprochant d’agir soit de l’étranger, d’être non représentatifs du terrain, ou encore carrément d’être de telle ou telle ethnie. Dans tout ça, on fini par oublier le principal, c'est-à-dire les Bongo. Pourtant, nombreux sont les gabonais qui n’ignorent pas que le 18 Juin 1940, c’est de Londres que le General De Gaulle lança son fameux appel a la résistance, contre l’occupation nazi. Pourtant les patriotes français répondirent à cet appel pour s’organiser en associations de résistants et combattre les nazis. Depuis la libération de la France, cet appel du 18 juin 1940 est commémoré chaque année par les français et les associations de résistance qui vont se recueillir devant les monuments aux morts et les mémoriaux érigés dans la plupart des villes françaises. On peut imaginer que si De Gaulle avait été gabonais, la réaction de certains auraient été : Mais pourquoi il a fait son appel à Londres ? Chers lecteurs, il faut que nos compatriotes comprennent que quel que soit le point d’origine d’un mouvement, l’essentiel reste l’objectif. Nous pouvons tous contribuer, où que nous soyons, pour soutenir ceux qui courageusement, font de leur mieux pour faire avancer les choses dans le sens d’un Gabon sans Bongo.

2. Evitons les raccourcis faciles et les idées reçues paralysantes
Face à l’activisme de Moubamba, de Mengara, de Gregory Ngbwa Mintsa ou encore de Marc Ona, il n’est pas rare d’entendre certains gabonais s’exclamer : « ce sont des anarchistes, leur seule intention est de plonger le pays dans un interminable chaos ». Mais face à ces compatriotes accusateurs et pleins d’idées reçues, ce blog répond qu’il vaut mieux un désordre houleux et temporaire dans le cadre des revendications populaires appelant au départ des Bongo, que la perpétuation du désordre muet et eternel que nous font subir les Bongo qui nous pillent et nous spolient sans pitié depuis 43 ans. Aux faux moralisateurs qui disent que nos activistes veulent détruire l’existence même de l’état gabonais, ce blog répond que la seule chose à détruire au Gabon, est l’existence de l’état tyrannique, de l’état féodalisé à une famille et aux partisans de la dictature, de l’état policier où le droit du citoyen ne vaut pas un clou. Il faut remplacer cet état gabonais, par un état permettant la naissance de la démocratie. A ceux qui disent que les gens qui s’opposent aux Bongo seront pire qu’eux s’ils arrivaient au pouvoir, ce blog répond que la vérité, nul ne la détient ; mais par contre nous devons juger les gens en considérant les faits et non les intentions. Les Bongo ont déjà prouvé leur boulimie prédatrice et nous avons les faits qui le prouvent. Il faut permettre à d’autres gabonais, de l’intérieur ou l’extérieur, d’apporter leur pierre à l’édifice Gabon, mais sans les Bongo.

Certes nous sommes conscients que la chute d’un seul homme ne suffira pas à éradiquer la dictature au Gabon, les suppôts des Bongo étant encore trop nombreux pour que la tache soit si simpliste. Mais il faut bien avouer que la chute de ce régime donnerait la chance au Gabon d’effectuer un nouveau départ, le pays ayant raté sa course vers le développement sous les Bongo. Un peuple ACTIF, n'accepterait pas la présence des Bongo au gouvernail du Gabon. Beaucoup de gabonaises et gabonais seraient capables de diriger le pays et réellement faire changer nos mœurs en matière de gouvernance et de politique. Mais ceux qui ne sont pas à la hauteur, qui ne sont pas compétitifs et veulent la vie facile que leur garanti le régime Bongo, préféreront le statuquo pour encore mille ans. Il faut que les gabonais aient des opinions politiques pragmatiques et non seulement des opinions sentimentales. Dire que les Bongo doivent rester 100 ans au pouvoir tout simplement parce qu’on n’aime pas Moubamba ou Mengara ou encore quelqu’un d’autre, est totalement absurde.

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