THE ASSETS OF ONE OF ALI BONGO’S LOBBYISTS ARE SEIZED IN THE USA. LES BIENS D’UN LOBBYISTE D’ALI BONGO SONT SAISIS AUX USA



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Traduction française

Les États-Unis saisissent les biens d’un lobbyiste ayant des liens avec le président du Gabon

C’est l’aboutissement d’une enquête ayant durée une année sur les flux financiers provenant de cette nation d’Afrique Centrale



Les agents fédéraux ont saisi près d'un demi-million de dollars chez un lobbyiste de Washington accusé d'aider la famille au pouvoir du Gabon et d'autres clients à se soustraire à la réglementation sur le blanchiment d'argent.

Le lobbyiste, Joseph Szlavik, a reçu des millions de dollars en provenance du Gabon, d’Abu Dhabi et de Suisse, dans un compte qu'il a ouvert à la Citizens Bank et a décaissé ces fonds sous la direction de ses clients, selon les documents présentés par les procureurs fédéraux cette semaine à Washington , DC

La plainte porte sur 475405 dollars débités de comptes liés à M. Szlavik, propriétaire de la firme de lobbying : Scribe Strategies & Advisors, qui a des bureaux en Pennsylvanie et à Washington, DC. Les procureurs ont déclaré que les fonds étaient le produit de «transferts internationaux non autorisés d’argent».

M. Szlavik n'a pas encore été accusé d'infraction criminelle. Il n'a pas répondu à nos appels ou à nos emails.

Les lois sur la confiscation permettent au gouvernement de saisir des biens liés à des crimes, tels que le produit de la corruption ou du trafic de drogue. Dans le cadre de la confiscation civile, les procureurs n’ont pas à condamner quiconque d'un crime, mais ils doivent simplement démontrer devant les tribunaux que, plus probablement que le contraire, les biens qu'ils cherchent à saisir sont d’une provenance criminelle.

Le Wall Street Journal a rapporté en 2014 que les autorités américaines avaient fait une perquisition du domicile de Pennsylvanie de M. Szlavik dans le cadre d'une enquête menée par les agents du Département de Sécurité Intérieure sur les mouvements des fonds en provenance du Gabon.

L’enquête de quatre ans fait partie d'un effort plus large lancé par l'administration Obama en 2010 pour empêcher les dirigeants étrangers de placer les fonds soupçonnés venir de la corruption, dans le système financier des États-Unis.

Une revue de ce programme en 2014 a révélé que le gouvernement américain avait recouvré 600 millions de dollars sur les 1,2 milliard de dollars envisagés, dans 15 cas contre des dirigeants actuels ou anciens et des hommes d'affaires originaires d’au moins 14 pays différents.

Les banques américaines ont historiquement apprécié le prestige de pouvoir traiter avec les pays étrangers et leurs dignitaires, mais l'application accrue de la réglementation sur le blanchiment d'argent a élevé les risques pour ces institutions financières et les a rendus méfiants. En conséquence, il est devenu plus difficile pour les dirigeants étrangers de pays soupçonnés de corruption de transférer de l'argent aux États-Unis, créant ainsi une opportunité d'affaires pour des intermédiaires qui le feraient à leur place.

De 2010 à 2013, un compte à la Citizens Bank ouvert par M. Szlavik a reçu des dépôts de plus de 7,5 millions de dollars provenant de sources étrangères, la plupart du Gabon, où M. Szlavik occupait la fonction de conseiller spécial du président gabonais Ali Bongo, selon La plainte de confiscation du 9 mai dernier, déposée dans un tribunal du district fédéral à Washington, DC

M. Szlavik a ensuite distribué ces fonds à l'épouse de M. Bongo à Los Angeles, à une société de production, à une société de location d'avion en Floride, à un dentiste à Alexandrie, en Virginie et à un bijoutier de New York, entre autres, selon la plainte de confiscation.

Baptisé «l’avocat du diable» dans un article de New Républic, M. Szlavik a également représenté des clients du Swaziland, de l'Ouganda, de l'Érythrée, du Cameroun et du Nicaragua, entre autres. Un porte-parole du gouvernement gabonais a déclaré qu'il n'était pas au courant du statut de conseiller spécial de M. Szlavik, mais a refusé de commenter davantage.

Un porte-parole de Citizens Bank, basé à Rhode Island, a refusé de commenter, tout comme un porte-parole de Homeland Security Investigations, une instance d'enquête du Department of Homeland Security qui gère l’enquête.

Le Gabon, une nation faite de forêt équatoriale, de deux millions d’habitants, ayant à peu près la taille du Colorado, est l'un des meilleurs alliés des États-Unis en Afrique centrale. C'est aussi un exemple des gouvernements dynastiques et corrompus qui caractérisent encore la région, même si la démocratie évolue ailleurs sur le continent.

Les liens de M. Szlavik avec le pays remontent au moins aux années 1990, quand il a commencé à faire du lobbying aux États-Unis pour le père de M. Bongo, Omar Bongo, qui a régné pendant 42 ans, transformant le Gabon en un allié occidental exportateur de pétrole, populaire auprès des entreprises françaises.

Deux enquêtes du Sénat des États-Unis depuis les années 1990 ont conclu que l'ancien président Bongo a utilisé sa position pour accumuler une fortune personnelle lors du boom pétrolier gabonais. Depuis sa mort, son fils a remporté deux élections présidentielles, toutes deux critiquées par les observateurs comme ayant été truquées - et ont fait suite à des manifestations violentes par des électeurs mécontents. Au pouvoir, M. Bongo a promu plusieurs objectifs américains dans la région, ce qui a permis de stabiliser une région riche en pétrole et de déployer des agents formés aux États-Unis pour combattre les braconniers, et participer à un effort militaire peu connu aux Etats-Unis, pour aider à sauver l'éléphant d'Afrique. D’autres personnes liées à M. Bongo ont également été à maintes reprises dans le viseur des enquêteurs américains de blanchiment d'argent.

L’enquête de la Sécurité Intérieure a commencé après que les agents des douanes de l'aéroport international de Los Angeles aient déclaré avoir trouvé plus de 150000 dollars dans les bagages d'un coiffeur et employé de M. Bongo en 2013. Les agents ont saisi l'argent de cet homme parce qu'il n'avait pas révélé le montant total sur les formulaires de voyage, selon les documents judiciaires.

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