MENACES D’ÉTAT Á L’ENCONTRE D’UNE COMPATRIOTE DANS L’AFFAIRE ROLAND DÉSIRÉ ABA’A ET COMME PRÉVU LE POUVOIR NE VEUT PLUS DE L’EXISTENCE DU PARTI « UNION NATIONALE »




Qu'il avait fière allure le porte parole du ministère de la santé, qui avec le zèle du parfait larbin, donnait lecture lors du journal de 20 heure sur la RTG1 de ce jeudi, du communiqué de son patron, Nziengui-Nzoundou, concernant la reprise de la grève de la faim par notre compatriote Roland Désiré Aba'a. En effet, monsieur Aba'a a quitté la fondation Jeanne Ebori, où il était retenu contre son gré, pour aller à son domicile, d’où il a annoncé la reprise de sa grève en vue d'une réévaluation des rapports entre la France et le Gabon sur bien des points. Mais en lieu et place d'une analyse du gouvernement ou du ministère de la santé à propos des revendications formulées par notre compatriote, le porte parole de la santé s'est mis à raconter sa vie, en insistant cette fois que le gouvernement gabonais avait été contacté par l'ambassade de France qui lui demandait d'aller aider le gréviste à la demande de la famille de ce dernier. Chers lecteurs, encore une version des faits à dormir debout. Il est clair que le pouvoir sait que ses mensonges ont été mis à nu et il tente de sauver ce qu'il peut. D'après le porte parole du ministère de la santé, alors que des soins étaient prodigués à Roland Désiré Aba'a, une compatriote répondant au nom de Sylvie Mbot se serait introduite dans les locaux de l'hôpital Jeanne Ebori et fait sortir monsieur Aba'a qui est allé poursuivre la grève de la faim à son domicile. Le représentant du pouvoir a poursuivi en menaçant cette compatriote de représailles, sans qu'on ne sache réellement lesquelles, et aussi en affirmant prendre la communauté internationale à témoin (oh cette formule!) du fait du geste de cette dame. Chers lecteurs, quand on sait que le pouvoir a séquestré notre compatriote contre son gré, il est amusant de voir que le régime soit courroucé par l'acte LIBRE de Roland Désiré Aba'a qui a simplement décidé de s'affranchir d'une situation de captivité. Le pouvoir est très mal placé pour reprocher quoi que ce soit à Sylvie Mbot ou à quiconque d'autre. Le syndrome du larbin qui consiste à menacer, au nom de ses maitres, toute personne empêchant l'imposture de tourner en rond, est une affection endémique dans le Gabon des Bongo.





Autre fait cocasse, la confirmation par le conseil d'état de la dissolution du parti "Union Nationale". Franchement, c'est le contraire qui aurait été étonnant. Il est évident que pour Ali Bongo et ses sponsors, toute opposition doit être neutralisée et écartée. Il faut aménager à Ali Bongo un paysage politique dans lequel sa domination est assurée. Le fait de traquer ceux qui osent critiquer sa gestion du pouvoir prouve à suffisance qu’il sait qu'il ne maitrise pas les choses et manque d’assurance. Mais pour qu'Ali Bongo puisse être dépeint comme l’homme "indispensable", l’homme de la situation, il lui faut une opposition fantoche contrôlée par ses services. Etre un opposant agréé par le régime, autorisé à avoir politiquement pignon sur rue, revient à agir plutôt en larbin; ce qui, bien entendu, est à l’opposé de ce que l’on attend d’une démocratie républicaine. Le ridicule n'a pas empêché David Ella Mintsa de venir dire à la télévision:

"Cette décision du conseil d'état démontre l'enracinement de l'état de droit au Gabon".

"Il est important maintenant de refermer ce chapitre".

"En démocratie, le respect de l'institutionnelle est un principe inviolable".

Quand a Francis Nkea, un avocat membre du PDG, il dira ceci:

"C'est une très bonne décision, une décision inébranlable".

"Le Gabon a une justice indépendante".

Pitoyable, n'est ce pas? Chers lecteurs, la vérité est qu'au Gabon, l'histoire est en marche, il y a un souffle, un désir d'autre chose. La décision du pouvoir ne reflète qu'une logique politique dogmatique et absurde qui voudrait réprimer la dissidence. Mais de plus en plus de gabonais, n'ayant aucune affiliation politique pour la plupart, disent non à la logique de malhonnêteté qui est l'empreinte des Bongo. Au Gabon on se rapproche vraiment des régimes fascistes.

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