LOSING SPEED, CBON DECIDES TO BREAK THE STOPWATCH! EN PERTE DE VITESSE, CBON DÉCIDE DE CASSER LE CHRONOMÈTRE !
English version
The High Communication Authority (HAC) of Gabon has just announced a radical measure: the immediate suspension of all social media throughout the national territory, until further notice.
The analysis of the official speech delivered on February 17, 2026 reveals several interesting elements about the current posture of CBON power:
The argument for state security: The HAC justifies this prohibition by implicitly stating that online freedom of expression now threatens to destabilize the institutions of the Republic and endanger national unity.
The democratic paradox: The press release tries to reconcile the irreconcilable by stating that this censorship ironically aims to protect « democratic advances and achievements », even though the cutting of social media is historically one of the most coercive tools for controlling public space in dictatorships.
Historically, the use of a digital blackout rarely occurs in times of serenity. This is often an urgent reaction to popular discontent or criticism that has become too viral to be curbed by traditional channels.
By choosing to suspend the space where the protest is expressed (the thermometer) rather than publicly defuse the causes of this social or political grumbling (the disease), the regime actually shows signs of fever.
The next political steps may be turbulent.
Version française
La Haute Autorité de la Communication (HAC) du Gabon, vient d’annoncer une mesure radicale : la suspension immédiate de tous les réseaux sociaux sur l'étendue du territoire national, et ce jusqu'à nouvel ordre.
L'analyse du discours officiel prononcé ce 17 février 2026 révèle plusieurs éléments intéressants sur la posture actuelle du pouvoir de CBON :
- L'argumentaire de la sécurité de l'État : La HAC justifie cette interdiction en affirmant implicitement que la liberté d'expression en ligne menace désormais de déstabiliser les institutions de la République et de mettre en péril l'unité nationale.
- Le paradoxe démocratique : Le communiqué tente de concilier l'inconciliable en affirmant que cette censure vise ironiquement à protéger les « avancées et les acquis démocratiques », alors même que la coupure des réseaux sociaux est historiquement l'un des outils de contrôle de l'espace public les plus coercitifs dans les dictatures.
Historiquement, le recours à un blackout numérique intervient rarement en période de sérénité. Il s'agit souvent d'une réaction d'urgence face à un mécontentement populaire ou à une critique devenue trop virale pour être endiguée par les canaux traditionnels.
En choisissant de suspendre l'espace où la contestation s'exprime (le thermomètre) plutôt que de désamorcer publiquement les causes de cette grogne sociale ou politique (la maladie), le régime montre effectivement des signes de fébrilité.
Les prochaines étapes politiques risquent d’être turbulentes.
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