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Traduction française

Bongo ne veut pas s’en aller

Le président du Gabon est réélu, grâce à un taux de participation de 99,93% dans sa province natale

Ali Bongo Ondimba bat Jean Ping par quelques milliers de votes

6 septembre 2016


AU GABON, un pays d'Afrique centrale de 1.8 million d’habitants, il est difficile d'éviter le visage du président Ali Bongo Ondimba. A l'aéroport, ses portraits sont accrochés derrière le guichet de l'immigration, M. Bongo s’appuyant sur une chaise couteuse. Dans les bureaux d’Etat, de même, et dans ceux des entreprises privées aussi. Lorsque votre humble correspondant s’y est rendu, il rayonnait sur posters de la dernière édition de la revue française, Jeune Afrique. Dans les journaux locaux, il est généralement le principal sujet dont traite la première page.

Ceci semblerait peu susceptible de changer de sitôt. Le 27 Août, M. Bongo, qui est président depuis 2009, suite à son père qui a régné pendant 42 ans, s’est présenté à une réélection. Peu d’observeurs pensaient qu’ils les perdraient, et il ne les a pas déçus. Mais le résultat fut beaucoup plus serré que ne l’aurait pensé la plupart des analystes. Au final, les résultats ont pris quatre jours à venir, et quand M. Bongo a été déclaré vainqueur de Jean Ping, ancien président de la commission de l'Union africaine, cela était de quelques milliers de votes.

C’était loin d'être un résultat propre. L'Union Européenne a déclaré que le vote "manquait de transparence". Cela semble être un euphémisme. Pour obtenir une quantité de voix lui donnant la victoire, M. Bongo s’est adjugé 95% des voix dans sa province natale, le Haut-Ogooué, avec un taux de participation de 99,93%. Dans cette province, depuis le début, le nombre d’habitants était déjà contesté.

Après le vote, les partisans de M. Ping ont déclenché une émeute, mettant le feu à l'Assemblée Nationale du Gabon dans la capitale, Libreville. Plusieurs personnes ont été tuées dans des affrontements avec les forces de sécurité. Les bureaux de M. Ping ont été encerclés et il a été, en effet, mis en résidence surveillée. Aujourd'hui, les rues sont calmes. M. Ping a été libéré, après que la pression française (la France est l'ancienne puissance coloniale et est toujours influente). Mais le calme ne pourra pas durer. Le Parti Socialiste au pouvoir en France a en effet appelé à M. Bongo à se mettre de côté, une chose qu'il n'a évidemment pas vraiment l'intention de faire. M. Ping, quant à lui, s’est tourné vers le New York Times, demandant le peuple américain à "aider mon pays qui traverse une crise pour la survie de notre démocratie».

Le problème de M. Bongo est qu'il semble vouloir être considéré comme un véritable homme d'Etat mondial, démocratiquement élu, et non pas comme un autocrate voyou. Lorsque The Economist l'a interviewé en Juillet, il a catégoriquement soutenu être tolérant à la critique. « Il existe très peu d'endroits dans le monde où vous pouvez voir un chef d'Etat traité de la façon dont je suis traité», a-t-il dit. Cela peut être admis, jusqu'à un certain point. La campagne de M. Ping a allégué même que M. Bongo n’est pas vraiment gabonais. Les Président Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, ou Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de la Guinée équatoriale, ne permettraient jamais de telles attaques. Mais M. Bongo n'a jamais voulu faire partie de leur club.

Maintenant, qu'il le veuille ou non, il a rejoint ses voisins. Il reste à prouver s'il peut supporter les conditions d'adhésion. S’il avait été en mesure de remporter le vote proprement, et sans la violence post-électorale, la France et d'autres alliés occidentaux importants aurait probablement ignoré un peu de répression. Maintenant, ils ne peuvent ne pas la remarquer.

Et M. Bongo dirige un pays traversant une profonde crise économique, à cause de la baisse du prix du pétrole. Le pays avait connu 2,5% d'excédent par rapport au PIB en 2014, mais cela a été converti en déficit l'an dernier. Cette année, le déficit est susceptible d'être encore plus large, à cause des dépenses liées à la Coupe d'Afrique des Nations l'an prochain. Le gouvernement admet qu'il devra emprunter pour faire la différence cette année ou au début de la prochaine ; très probablement auprès du FMI. La stratégie de M. Bongo a été jusqu'ici de vanter les investissements directs étrangers pour compenser le pétrole. Cela a un peu marché. La part du pétrole est passée de 50% du PIB en 2008 à moins d'un tiers aujourd'hui. Mais avec sa réputation maintenant dans les toilettes, cela fonctionnera-t-il toujours?

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