L’AFFAIRE DE LA « NAISSANCE » UN DISCOURS D’UN AUTRE TEMPS, D’APRÈS ALI BONGO. AH BON ?






Lors de son discours de ce jour à Koulamoutou, Ali Bongo a déclaré que ceux qui parlent de « cette affaire » de naissance, devraient « le laisser avancer », car ce serait d’après lui, un discours d’une autre époque. Voici qui est bien drôle, car pour nous ce qui est d’un autre temps et d’une autre époque, sont les pratiques suivantes:

1. Le besoin pour le pouvoir d'exalter la personnalité du chef pendant des semaines entières, par des chants à sa gloire sur les chaines de télévision publiques, pourquoi tant d’insistance ? Pour avoir un impact de masse ? Pour se légitimer malgré tout ? Pour sa satisfaction personnelle ? La création artistique n’est pas toujours libre, car pour bénéficier d’un soutient étatique, elle doit avant tout servir à glorifier le régime.
Si vous regardez la RTG, depuis plusieurs jours vous êtes soumis à un bombardement de chants à la gloire d’Ali Bongo par les groupes d’animations de l’Ogooué-Lolo. Comme quoi, on fait toujours autant bouger les fesses des femmes dans leur royaume





2. La promotion des béni oui ouistes et des mécanismes qui poussent les gabonais à accepter et aimer d’être asservis. On veut que la soumission envers le culte de la personnalité coure dans les veines des gabonais. La propagande du régime est surtout caractérisée par une présentation du prince comme un héros infaillible qui fait tout pour le bonheur de son peuple : les 5000 logements par année, etc. L’information est manipulée pour essayer de tromper l’opinion publique, mais en vain les canaux d’information indépendants sont là pour rétablir les faits.

3. La continuité de l’état totalitaire. Par définition, un régime est totalitaire quand la totalité des pouvoirs appartiennent à un individu, à parti unique et qui ne tolère aucune véritable opposition, sauf celle qui est contrôlée, c'est-à-dire « conviviale » et dite « responsable ». Tout est contrôlé par l’état ; la population est privée de libertés et de toutes véritables formes d’expression démocratique.

4. La terreur par laquelle le régime réduit les populations au silence et qui frappe tous ceux qui chercheraient à s’opposer trop énergiquement. Les opposants au régime sont radiés de la fonction publique, ou sont soustraits de leurs fonctions d’enseignants universitaires. Les individus soupçonnés de traîtrise au sein même du PDG, sont jugés et demis de leurs capacités de parlementaires de manière extrajudiciaires ; leurs émoluments sont tout de suite suspendus.

5. La population qui est surveillée étroitement par une police politique. Des cadres du pays sont régulièrement pris en filature pour savoir qui ils fréquentent, de manière à savoir s’ils sont vraiment dévoués au prince.

6. La manipulation de l’histoire, avec comme exemple des biographies truquées, des parents inventés, des lieux de naissance factices, des actes de naissance bidons.

7. La promotion de l’idée qui veuille que toute hostilité à la monarchie des Bongo au Gabon, ne puisse trouver sa source que de l’esprit des jaloux, des ennemis de l'unité national, car le bon gabonais obéissants, passif et totalement lessivé par le culte de la personnalité, doit penser que seuls les Bongo seraient garants de cette unité nationale.


Voici une série de pratiques d’un autre âge.

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